DUNKERQUE

Never surrender

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« Nous irons jusqu’au bout, nous nous battrons en France, nous nous battrons sur les mers et les océans, nous nous battrons avec toujours plus de confiance ainsi qu’une force grandissante dans les airs, nous défendrons notre Île, peu importe ce qu’il en coûtera, nous nous battrons sur les plages, nous nous battrons sur les terrains de débarquement, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les collines ; nous ne nous rendrons jamais. »

Winston Churchill, we shall fight on the beaches, discours prononcé le 4 juin 1940 à la Chambre des Communes.

Quand Christopher Nolan est parti au fond du ciel pour tourner « Interstellar », il s’est d’abord arrêté sur la Lune. Il y a ramassé une pierre qu’il a ensuite jetée en l’air. Elle s’est brisée en trois morceaux : l’un est retombé sur l’eau et s’est changé en petit bateau, l’autre est resté accroché dans le ciel sous la coque d’un avion, le troisième a roulé sur la plage créant alors un môle vers la ville de « Dunkerque ».

Le navire de plaisance que l’on voit quitter le petit port du Dorset en cette fin de mai 1940 est une coque de noix baptisée « Moonstone ». A son bord, un paquet de gilets de sauvetage chipés à la Royal Navy. Sa destination : la côte française où le corps expéditionnaire britannique en passe de tomber entre les griffes de l’armée allemande, attend patiemment, en files bien ordonnées, les navires de rapatriement. La poche de Dunkerque, la débâcle anglaise, l’opération Dynamo, tout ceci est connu, mais bien peu raconté. Pas question pour Nolan de donner pour autant des leçons d’Histoire au spectateur, encore moins d’aller conter fleurette comme Jean-Paul Belmondo en « Week-end à Zuydcoote ». Pas question de sortir les cartes en couleur, de convoquer un sosie de Churchill avec son Etat-major, de pérorer de beaux discours sur le sacrifice des valeureux, sur l’héroïsme des soldats qui firent un rempart à la barbarie nazie. Nolan ne veut « que de l’action et des sensations brutes. » Ce qu’il cherche avant tout, c’est offrir une expérience immersive, de pouvoir s’imaginer le temps d’un film, alors que l’on est en sécurité confortablement assis dans un fauteuil, ce que put être le vécu d’un pilote agrippé à son manche, d’un marin qui se voit englouti par les eaux, d’un officier qui scrute l’horizon avec l’espoir de voir arriver les secours, ou d’un simple homme de troupe coincé du mauvais côté de la côte, séparé de chez lui par un petit bras de mer.

Nolan se souvient du débarquement sur Omaha Beach filmé par le vieux Spielberg dans « Saving Private Ryan », de sa manière de restituer en images mais aussi par le son, la banalité de la mort, le stress des hommes, et l’irrépressible invasion de la peur. Ce jour-là, sur la plage de Dunkerque, c’est jour d’écume, et ce n’est pas un seul homme qu’il faut sauver, ce sont des milliers. L’Angleterre est sur la réserve (elle attend sa bataille), il faudra faire avec les moyens du bord. Au milieu de la noria des « little ships » voguant à la rescousse des troupes en rade, on trouve donc le fier capitaine du Moonstone, Mark Rylance (inoubliable espion sur le pont de Spielberg, encore lui) bravant les torpilles et les bombes pour faire son devoir. Il drague la peur dans son sillage, car les U-Boots et les bombardiers allemands risquent de n’en faire qu’une bouchée, ils s’en sont déjà donnés à cœur joie sur des navires beaucoup plus gros. L’officier qu’interprète Cillian Murphy en sait quelque chose. Il survit depuis prostré, sans plus un soldat à commander, abandonné seul sur le débris flottant d’un destroyer coulé par le fond. Un bateau qui coule, ça fait un bruit effrayant. Nolan le sait, comme il sait nous faire entendre les stridents hurlements des chasseurs allemands qui fondent sur des troupes désarmées, ou bien encore le sifflement des balles qui ricochent sur les carlingues, qui transpercent les cloisons, qui font tomber les hommes. Le son est la clé des sensations, et Nolan le mélange aux bourdonnements expérimentaux et au tic-tac obsédant de son compositeur Hans Zimmer.

L’ennemi, de son côté, ne montre pas son visage. Il reste cantonné derrière la cloison, de l’autre côté des sacs de sable, dans le cockpit adverse. Jamais encore on n’avait senti à ce point trembler la carcasse d’un Spitfire, entendu si distinctement fulminer les cylindres du Merlin si rudement sollicité. Co-pilote d’un Tom Hardy qui pourtant s’y connaît pour faire rugir les moteurs de la « Fury Road », on ne se sent pas très rassuré dans cette boîte de conserve défiant les lois de la gravité. Et pourtant, rarement ballet aérien n’aura procuré autant de tension et d’allégresse mêlées, filant sur « les Ailes » de Wellman, tutoyant « les anges de l’enfer » d’Howard Hugues, jusqu’à ce que l’avion ne soit plus qu’un oiseau silencieux planant au-dessus de la plage, comme en apesanteur. Si les dernières séquences aériennes de Nolan sont parmi ses plus belles (rappelant ce drone en vol perpétuel dans « Interstellar »), elles ne doivent pas faire oublier le sort des fantassins qui tentent de se sortir des sables de Dunkerque. Avant que la « Patrie » ne vienne à leur rescousse dans les jumelles de Kenneth Branagh, ils vont endurer bien des tourments. A portée de vue de leur terre natale, le supplice dont Nolan se fait rapporteur vire parfois au désespoir. Ce sentiment de résignation ressemble à celui de cet anonyme qui entre dans les vagues espérant qu’elles le porteront à bon port, tandis que d’autres construisent des ponts de fortune, ou bien attendent que la marée ne les emporte au loin avec les cadavres flottant de leurs compagnons.

Au milieu de l’escouade des Highlanders, le minet arrogant Harry Styles ne regarde que dans one direction, celle qui mène de l’autre côté du Channel. Pour ce faire, il voudra bien sacrifier un de ses camarades, acceptera de boire la tasse, de nager dans des eaux noircies au mazout. Nolan le conduit à l’endroit où l’air, la terre et la mer sont enfin réunis, rassemblant les débris d’une narration jusqu’alors dispersée façon puzzle. Les corps d’armées se tiennent enfin la main, se serrent les coudes pour prendre le chemin du retour. Si la nuit qui les accompagne fait briller au loin les feux encore vifs du combat, c’est pour mieux attiser ce sentiment de honte, de devoir inaccompli qui empoisonne la retraite. Dans ce récit de peu de mots mais rempli de bruit et de fureur, Christopher Nolan attrape au vol quelques moments de guerre, fait le pari de la défaite pour un film puissant qui va au-delà de la gloire.

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45 réflexions sur “DUNKERQUE

  1. A reblogué ceci sur heart1001 (e-motions & movies)et a ajouté:
    « Dans ce récit de peu de mots mais rempli de bruit et de fureur, Christopher Nolan attrape au vol quelques moments de guerre, fait le pari de la défaite pour un film puissant qui va au-delà de la gloire. » Magnifique texte, ou quand le film et l’oeuvre d’art en général deviennent points de départ pour d’autres jeux en majesté, et ici de la belle, inspirée et forte littérature que je m’empresse de célébrer ici en reblogant avec vivacité. :))

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  2. Seulement sur l’exergue : ayant été dans ma jeunesse un inconditionnel d’Iron Maiden, j’ai ce discours parfaitement à l’oreille sans savoir sa date exacte mais devinant sa portée, peut-être sa popularité. En tout cas cet encouragement à ne jamais abandonner (tout autant une définition de la guerre totale) excite encore davantage mon envie de me plonger dans l’expérience… en espérant toutefois de ne pas être plongé dans un simple film de guerre mais, sachant déjà me retrouver dans une impasse les murs lentement se resserrant, tomber dans un nouveau labyrinthe. (Ton très mystérieux premier paragraphe -je n’ai pas été plus loin !- ne ferme pas la possibilité du rêve bien au contraire)

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    • Sans vouloir briser tes espérances, il faut bien admettre que ce film a une approche de la guerre très « terre à mer », parcimonieusement élégiaque il faut le reconnaître. Mais l’expérience d’immersion totale dans cette déroute est portée par ce sentiment de l’impasse guerrière autant que par son inéluctable nécessité, ne serait-ce que pour sauver sa peau en l’occurrence (ou celle des autres en ce qui concerne les pilotes de Spitfire). Pour te rassurer, on est tout de même loin du programme formaté aux bons sentiments.

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  3. J’aime ta prose 😉
    Dunkerque au bout de 15mns j’en avais déjà assez, il faisait frais dans la salle j’en ai profité pour faire 2/3 sommes, toujours ça de pris lorsqu’il fait canicule dehors.
    De ttes façons c’était couru d’avance, j’aime pas le nord & la Manche …..
    ++

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    • Merci 🙂
      J’ai pas très bien saisi : tu n’aimes ni le chaud ni le froid, ni ce Dunkerque vu par Nolan, pourtant hors des sentiers battus. Ici pas de super-Garfield pour ramener à la nage soixante-quinze Tommies de l’autre côté de la Manche au son des trompettes de la renommée. Le profil bas sous la casquette de Branagh, ça me va mieux. 😀

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  4. Je retiens donc ce « sentiment de l’impasse guerrière », de la peur et de l’attente… J’ai aussi pensé au planeur perpétuel d Interstellar, presque une image poétique… Une critique à venir chez nous au plus vite ! Et heureux jour, nous revoilà concordants !

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  5. Un film assez intéressant de par son point de vue (ou plutôt sa multiplicité des points de vue) assez raccord à une autre production Warner. Je suis d’ailleurs assez étonné que Warner n’a pas songé à la même promotion, bien plus alléchante. Je ne comprends par contre pas ces critiques évoquant la lâcheté des soldats au cours du film. Survivre n’est en soi pas faire preuve de lâcheté à mon sens.

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      • C’est un truc que j’ai vu plusieurs fois sur les réseaux sociaux, au point qu’en voyant le film je n’ai pas bien compris. Le personnage mystère Gibson ne fuit pas par lâcheté. Il sait pertinemment qu’il ne sera pas libre si les nazis restent sur place. Il ne s’agit que de survivre.

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        • Et quand bien même ce serait le cas, la lâcheté est une conséquence de la guerre, et Nolan ne la juge pas, il ne fait que la montrer. Le personnage joué par Murphy en fait montre également, et pourtant les marins non plus ne la jugent pas en tant que telle, car personne ne peut se mettre à la place de ceux qui ont vécu de telles choses.

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          • C’est surtout ça en effet qui prime. Ce sont des hommes qui ont subi une certaine forme de traumatisme, certains sont très jeunes et se retrouvent envoyés en plein enfer. La seule chose qu’ils veulent faire c’est en sortir. Cela passe donc par la survie. La lâcheté n’a rien à voir là dedans. De même que Nolan fait une fiction en se focalisant sur le point de vue des anglais en priorité. S’il écarte assez rapidement les français, c’est aussi parce que ce n’est pas d’eux dont il a envie de parler.

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  6. Excellente mise en perspective de ce film énorme mon prince. Je souscris à ton propos. En effet, Nolan réinvente le film de guerre. Nous devenons à sa vision ces soldats prisonniers en ordre de repli dans cette unité de lieu. Nous sommes également refoulés dans cette enclave par le reflux des eaux marines, les attaques de l’aviation ennemie mais aussi par les torpilles mortifères de l’envahisseur.
    Comme tu le dis, entre ciel, mer et terre, les points de vue de l’engagement et de la survie s’entrelacent dans un temps décalé selon le regard des protagonistes de l’histoire.L’action intelligemment construite par Nolan est omniprésente. Elle est la force vive de ce film au discours épuré mais toujours bien placé. Cette action est savamment orchestrée par une musique haletante et oppressante sans que celle-ci dénature l’opus. Bien au contraire,elle accompagne, elle donne sens à la réalisation.
    Je trouve que cette citation de Churchill résume bien l’esprit du film de Nolan:  » Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte ».

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    • La critique parle de l’aspect Churchillien du film justement, et du trait excessivement patriotique souligné sur la fin. Je me demande en quoi il déroge d’ailleurs à ce titre aux autres films du genre par ailleurs admirés. Ce qui est sûr, c’est que ce film de Nolan apparaît comme le plus tenu, le plus accompli.

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  7. Des images plein les oreilles, des sons plein les yeux. Ah non zut, c’est l’inverse. J’ai bien aimé ce Dunkerque de Nolan, même s’il a un petit côté catalogue militaire (tout y passe, à terre, sur mer et dans les airs). Pari réussi pour cette expérience immersive, même si la manœuvre a aussi ses limites. Le film ne fait pas l’impasse sur le patriotisme, c’est de bonne guerre. Un bon moment de cinéma en somme (petit clin d’oeil à la bataille de… mais c’est une autre histoire).

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    • Surtout que Dunkerque, c’est plutôt le Pas-de-Calais 😉
      Grand film de guerre à mes yeux car, même s’il fait « catalogue » il n’est jamais didactique, et surtout il est sans doute le premier à restituer ainsi la relativité temporelle de l’expérience de survie. « Dunkerque » n’est donc pas qu’un film immersif, c’est aussi une mécanique narrative parfaitement huilée.

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  8. J’aime bien ton paragraphe d’ouverture. Mais tu as davantage trouvé ton compte que moi. Je trouve que Nolan retombe dans ses travers, après son émouvant et réussi Interstellar. Obsédé par la relativité du temps, il livre un nouveau film conceptuel où l’enjeu narratif (comment imbriquer trois fils narratifs à la temporalité différente, l’un d’une semaine sur terre, et les deux autres d’une journée dans le ciel et sur mer) écrase des personnages sans épaisseur. Un genre de survival peut-être (quoique je me suis senti moins immergé qu’occupé à essayer de distinguer les points d’intersection des trois fils narratifs à l’écran), mais surtout un film décontextualisée (cela pourrait se passer ailleurs qu’à Dunkerque en juin 1940) et assez froid sauf à la fin. L’ambition est démiurgique, le canevas narratif large, la reconstitution des combats aériens assez impressionnante, mais les émotions délivrées ne sont pas à la hauteur. Je développe tout cela dans ma critique chez moi. 😉

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    • J’en conviens, le postulat de Nolan est un exercice de style, un essai expérimentale qui repose sur un fait réel. Mais pour moi, c’est ce qui fait toute la valeur de ce film qui refuse de raconter l’Histoire de manière classique (les documentaires sur le sujet le font très bien), en répondant systématiquement aux attentes mélodramatiques du genre. A-t-on besoin d’en savoir plus sur ces soldats pris dans la guerre ? Je ne crois pas. Il font partie de la « patrie » d’Angleterre et c’est cela qui compte avant tout, quand bien même on reprochera alors l’éloge patriotique (qui ne concerne que la toute fin et ne peut suffire à caractériser le film contrairement à certaines critiques lues ici ou là). Les personnages les plus développés sont d’ailleurs le marin, son fils et leur passager de dernière minute et, paradoxalement, leur « épaisseur » renvoie à une forme d’artificialité dramatique (l’explication sur l’expertise aérienne du capitaine du Moonstone). Peu d’émotion peut-être, mais des sensations assurément, et le cinéma est là aussi pour ça (quid de l’épaisseur des personnages dans « l’arrivée d’un train en gare de La Ciotat » ?) C’est du cinéma primal et en même temps éminemment moderne. Tout pour me plaire en sorte.

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      • C’est vrai des sensations, j’en conviens aussi et je n’ai nullement regretté ma séance (je suis peut-être un peu dur ci-dessus). Simplement, ma conviction est qu’au cinéma les sensations laissent une empreinte courte, alors que les émotions laissent une empreinte longue.

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    • Je ne l’ai jamais vu mais comme toi j’adore Attenborough. Et alors qu’est-ce que ça vaut ?
      Sinon, on peut aussi voler avec « un yankee dans la RAF » au côté d’un Tyrone Power qui descend des Stukas au-dessus des plages de Dunkerque.

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  9. Moi j’aime plutôt bien le Nord et la Manche. Bien sûr Dunkerque est ce qui se fait de plus nord en France. Mais j’aime plutôt bien ce film de bruit et de fureur d’un parti-pris bien sûr anglissime mais qui serre de si près aviateurs, marins et fantassins pour peu qu’ils soient d’outre Manche. Mais c’est diablement humain. Partition de Hans Zimmer, à mon sens, remarquable.
    P.S. Comment vous faites pour reconnaître Tom Hardy? C’est incroyable mais vrai, je n’arrive jamais à visualiser cet acteur que j’ai pourtant vu plusieurs fois au cinéma.

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    • Aaah Modrone, Tom Hardy ne doit pas te faire le même effet qu’à moi. Même en pièces détachées, je le reconnaîtrais entre mille ! Ceci dit, cet acteur à la présence très virile ne m’a jamais autant convaincue que lorsqu’il lançait un regard courroucé à Charlize theron dans Fury Road, qui lui volait allègrement la vedette. Son ego a dû prendre un vilain un coup 🙂

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      • Pareil que Sentinelle. Il faut dire que Nolan aime lui coller un masque sur la bouche (cf Bane dans « Dark Knight Rises » ). De fait, Hardy est peut-être le meilleur acteur du haut du visage du cinéma anglais. J’adore ce moment d’hésitation lorsqu’il regarde sa jauge de carburant et se demande s’il doit faire demi-tour, hésitation qui ne se lit qu’à travers des mouvements d’yeux.

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  10. Bonsoir,
    Merci pour cette belle chronique, fidèle au film. C’est très juste et je ne l’avais pas noté, on ne voit jamais le visage de l’ennemi ça le rend d’autant plus angoissant. Il surgit d’ici comme de nulle part. Ce n’est pas juste un exercice de style (certes brillant), mais plutôt une mise en situation comme seul peut le faire du très bon cinéma. (je pense notamment à la scène de l’avion dans « Mort aux trousses »).

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  11. Magnifique prose, grandissime critique. Si l’histoire tient en une phrase, la mise en scène est époustouflante. Les différents point de vue, la mer, la plage et le ciel, donnent de la dynamique au film en plus de l’immersion sonore qui nous submergent, quand les bombes fracassent, le sable, quand les bombes fracassent le ponton, quand les bombes fracassent le navire. Bref, ça fracasse, ça dézingue, c’est magistral, du grand cinéma – pour moi -, un grand Nolan

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  12. à princecranoir – le film est pas mal du tout!
    On suit l’histoire d’une petite unité dont John Mills se retrouve malgré lui au commandement (le chef de patrouille a été tué lors de leur débarquement sur la plage) quant à Richard Attenbourough qui ne veut pas participer à cette guerre car il est civil, il se retrouve parmi tous ces petits bateaux réquisitionnés qui ont permis de sauver des milliers de soldats Anglais.

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  13. Certes les sensations, certes l’immersion, mais je suis resté rivé (quitte, tant pis, à donner la désagréable impression de sur-interpréter) à l’idée du labyrinthe, même si celui-ci adopte une forme nouvelle, plus proche d’un Marienbad ou d’une Jetée (comme ose avancer Strum), qu’un de ceux plus cloisonnés habituellement rencontrés.

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  14. Et bravo pour cette envolée lyrique.

    C’est ma foi vrai qu’on ne voit pas un fridolin.

    Et pour le beau morceau de bravoure final que Nolan offre à Tom Chou d’amour avec son coucou, je lui pardonne de le cacher une fois encore.

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    • C’est une expérience intense et très immersive (surtout en salle) où il faut se laisser porter par les évènements. Si la construction de Nolan qui consiste à lier les êtres à travers des fils narratifs à temporalités décalées peut sembler très sophistiquée, je trouve la démarche intéressante et surtout très pertinente dans la cadre du genre historique.

      A toi de voir si tu voles avec Hardy ou si tu coules avec Murphy. 😉

      Merci de ton passage.

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