ROMA

Et le ciel, et la Terre

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« I have been here before,
But when or how I cannot tell:
I know the grass beyond the door,
The sweet keen smell,
The sighing sound, the lights around the shore. »

Dante Gabriel Rossetti, Sudden light, 1863

« Rien ne dure sans fin ; nul souvenir, si intense soit-il, qui ne s’éteigne. »

Juan Rulfo, Pedro Páramo, 1955

Trouver le lien qui unit le ciel et la terre, ce fil invisible qui met l’homme en résonnance avec le cosmos, avec les forces invisibles de l’univers, telle semble être la quête métaphysique conduite par Alfonso Cuarón à travers son cinéma. Pour ce faire, il explore tous azimuts, tout droit vers « les grandes espérances » ou dans un futur sans perspective (« les fils de l’homme »), dans les arcanes d’un monde magique (« le prisonnier d’Azkaban »), se projète en orbite, aux frontières du néant (« Gravity »), avant de revenir en ce bas monde. Cuarón a fait le tour de la terre, et c’est désormais le cercle de l’intime qu’il referme, à l’aventure de ses souvenirs, au cœur des douleurs et des bonheurs passés. « Amarcord » disait Fellini, alors il se souvient de sa « Roma ».

Cuarón revient au berceau, Mexico City, y retrouve le quartier de son enfance, fouille ses vies antérieures pour réveiller le goût du Mezcal, le lait tendre des âges révolus. Il s’arrête au 21 de la Calle de Tepeji, Colonia Roma, sur les lieux où il a vécu, où il a grandi. Il se définit comme étant Paco, le deuxième, « celui qui joue sur les toits et qui reçoit des gifles ». Il y a des souvenirs qui marquent assurément dans cette fratrie de quatre. Dans ce foyer, cohabitent maîtres et servants, mais plutôt que de retrouver sa chambre de gosse, son univers familier, il choisit d’investir les quartiers ancillaires, dans le bâtiment d’en face, tout en haut de l’escalier de fer. Sa caméra s’éprend de l’indigène domestique, descendante d’un peuple conquis.

Elle s’appelle Yalitza Aparicio dans la vraie vie, mais sera une bonniche nommée Cleo pour sa première fois dans un film. Son physique indien, sa nature réservée font d’elle le vestige de la soumission d’un peuple, une prise de guerre qui entretient encore la langue des ancêtres. Appréciée des enfants, elle et sa cothurne Adela sont à peine plus libres que les canaris qui pépient derrière leurs barreaux, un cran au-dessus du chien, ce qui leur vaut peut-être de ne pas avoir leur tête accrochée au mur. Chez les amis de la famille, dans les Haciendas luxueuses, on parle yankee, la langue des dominateurs. On flingue à tout va, on s’enivre au champagne pendant que la forêt brûle. Chez ces bourgeois, on aime que tout le monde suive « la Règle du Jeu », que le carrelage soit nickel, que tout s’imbrique au millimètre comme la Ford Galaxie dans l’allée du domicile. Un monde carré sur lequel pourtant les chiens défèquent.

D’emblée Cuarón  renoue avec la gravité, celle qui plonge notre regard vers le sol, en signe d’humilité. Mais par un soudain effet miroir, à la faveur d’une marée savonneuse, le ciel soudain apparaît, et l’espoir de s’y envoler avec. Pourtant tout ici empêche la vue de s’élever, ces chambres nivelées sur un même étage, cette rue que l’on arpente en travelling latéral, et même le regard de Cleo coincée dans la voiture, cherchant des yeux un signe de secours venant des hauteurs. C’est pourtant là qu’elle pense à son salut, aspirant au bonheur sur fond cocasse de « Grande Vadrouille », ou sous l’aile d’un « faucon » martial qui pourtant bien vite abandonnera sa proie.

Dans la dystopie des « fils de l’Homme », l’humanité devenue stérile trouvait chez la femme enceinte son héritage miraculeux, son cadeau le plus précieux. Le retour à l’état fœtal devenait même facteur de résilience dans « Gravity ». La maternité n’a ici-bas plus la même importance, fardeau que les femmes portent comme une croix, éternelles coupables d’une faute qu’elles n’ont pourtant jamais commise. « Peu importe ce qu’ils disent, nous les femmes sommes toujours seules » crache, amère et ivre, la Señora Sofia, maîtresse de maison et femme cocue. Car avanies et turpitudes n’ont que faire des classes sociales, pourvu qu’elles fassent souffrir les êtres avec lesquels le mauvais sort s’amuse. Chacun ici aura son lot de souffrances, comme pour payer les fautes commises dans les vies antérieures.

A l’origine, le réalisateur avait en tête un autre projet. « Le film était parlé dans une langue ancienne, se passait au Moyen-Orient il y a cent mille ans. » Optant pour une temporalité différente, il n’oublie pas de dérouler l’étrange fil d’une mystique transmigratoire : le plus jeune de la famille se souvient régulièrement des moments « où il était vieux », ce qui renvoie à certains principes bouddhistes dont Borgès, entre autres, se fit écho en ces termes : « Des six destins qui sont permis aux hommes, le plus difficile est d’être un homme et nous devons profiter de ce destin-là pour faire notre salut. » Alors mieux vaut peut-être encore ces « amours chiennes » (jadis dépeintes par le compadre Iñárritu), ces amants lâches ou infidèles, qu’une vie de ces chiens qui courent en si grand nombre les rues du Mexique.

A la tristesse s’ajoute la violence des lieux, inhérente au pays et qui lui colle à la peau (le tournage a même été le théâtre d’une violente agression). Cuarón s’arrête au temps de la répression, à l’époque de la Guerra Sucia menée par le président Echeverría (et pilotée par la CIA), du massacre des Corpus Christi, le 10 juin 71. Les temps changent au gré des flammes de l’incendie, des secousses sismiques, sous la violence des vagues et des courants contraires. Magie du réalisme. La mort fait ici jeu égal avec l’injustice et l’impuissance des faibles. Cleo vient d’un peuple spolié, s’est trouvée un toit relativement bienveillant pour accueillir sa vie misérable, sans doute pas le pire des refuges pour ceux et celles de son espèce en attendant la mort. « J’aime bien être morte » dit-elle imitant Pepe qui joue à faire semblant.

Alfonso Cuarón préfère lui l’immortaliser, en numérique et en très haute définition, dans la symphonie des bruits de son enfance (les sifflements du rémouleur, le tintamarre de la parade militaire, où le grondement lourd des avions qui décollent). Dans un Noir & Blanc qu’il a choisi et soigné lui-même, et qui naguère illuminait « María Candelaria » de son compatriote El Indio (au civil Emilio Fernandez, qui jouait Mapache dans « la Horde Sauvage »), il suscite louanges et admiration. Faute de la Palme de Cannes comme son aîné, il se contentera d’un Lion d’Or et d’une diffusion réduite au petit écran, car ainsi va sans doute l’avenir du cinéma. « Un moment triste pour un film qui est pur bonheur » constate néanmoins, sous le charme, Michel Guerrin dans les colonnes du Monde, mais qui nous laisse bien seuls et désemparés au terme de sa narration, abandonnés au hasard des couloirs aériens.

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45 réflexions sur “ROMA

  1. Un film à voir en solitaire. C’est un peu triste quand même cette redéfinition du cinéma par un système qui individualise tout (pour ne pas dire qui opte pour un « chacun pour sa gueule »), qui privilégie la liberté créative mais à condition de ne plus la vraiment la partager et qui entend, cela va de soit, se battre pour un monopole. Moi je ne le verrai pas avant longtemps ce film. Happy few.

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    • Crois-moi, j’en suis le premier désolé. J’ai par ailleurs souligné dans les commentaires d’autres blogs parlant du film que « Roma » était un film pourtant pensé d’abord pour la salle, par son format, sa définition d’image, sa qualité sonore. Roma, c’est Gravity appliqué au néo-réalisme, une version 2.0 du cinéma immersif qui n’est finalement pas en contradiction avec les images brutes initiales des maîtres italiens. Truffaut, que Cuaron adore par ailleurs (il suffit de voir le photogramme que j’ai placé en fin de texte comme citation des « 400 coups ») aurait pu aujourd’hui ré-écrire « une certaine tendance du cinéma  » en évoquant cette mutation inquiétante qui marginalise certains projets ambitieux. « Roma » s’est fait sans l’aide des grands studios, porté par la société de production de Cuaron Esperanto Filmoj. Et c’est sans doute parce qu’il a gagné beaucoup d’argent avec « Gravity » qu’il a pu réaliser « Roma » sous cette forme, le présenter dans les festivals, y recueillir des prix. Certes, il est un coup marketing pour Netfilx qui, ne soyons pas dupes, n’a rien à secouer du cinéma d’auteur mais profite d’un créneau délaissé par Hollywood pour miser sur une offre de prestige, mais le film est visible partout dans le monde, en VO. Si l’on doit féliciter Netflix sur un point, c’est peut-être celui-là.

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  2. Une tragédie qu’un tel film (pas encore vu, pas plus que celui des frangins) soit réduit au petit écran. A quoi pensent-ils ceux qui décident de ça ? Comme si le petit écran pouvait remplacer, égaler les sensations ressenties en salle ?

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    • Il faut bien comprendre que pour Cuaron le choix de Netflix est un pis-aller, aucun distributeur ne voulant se risquer à programmer son film en Noir et Blanc, en espagnol et en mixtèque (au passage, étymologiquement « le. Peuple des nuages », ce qui ajoute à la signification des images), sur fond de drame conjugal et de bidonvilles mexicains. Pas très vendeur, même signé du réal de Gravity. Alors, pour Cuaron, Netflix c’est mieux que rien.

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    • Moi ça me fait penser à l’évolution du support pour la musique : la qualité se détériore, les sensations sont potentiellement moindres sur les supports les plus « modernes » (dématérialisés et réduits), le spectacle et les émotions affadis. Et malgré tout, c’est ce qui s’impose.

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      • C’est tout à fait vrai, et l’attachement aux œuvres s’en trouve à mes yeux largement altéré.
        Heureusement, le marché continue de produire des supports physiques, une sorte de sursaut du passé, qui permet aux artistes de ne pas entamer leur parti-pris créatif.
        En ce qui concerne le cinéma, et particulièrement les films financés par les plate-forme VOD, le plus grand risque à mes yeux est d’induire une réalisation pensée pour le format télé, en gros, de faire du téléfilm.

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  3. Nivellement par le bas et formatage des goûts, un tandem implacable de destruction massive de la culture des arts en général et le cinéma ne fait pas exception! J’ai, et comme d’habitude, trouvé cette critique riche, complète et située dans son contexte, succulente! Merci beaucoup Princecranoir!

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  4. Étrange qu’un grand nom puisse ainsi sombrer dans la marginalité. Attention toutefois au terme « américain » qui, quoique souvent éclairé par le contexte, m’a fait hésiter au regard des deux grandes langues américaines au sens continental. J’en profite pour faire un lot de mes griefs (que je me permets parce que j’admire ta prose et ne désire qu’en être plus ébloui encore) : de l’italique pour les mots étrangers et tout sera parfait.

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  5. Question pour continuer cet échange : comment Cuaron est-il financé par Netflix ? Ne s’agit-il que de droits achetés directement par le diffuseur aux producteurs ? Ou bien y a-t-il possibilité d’une renégociation au nombre de clics « équivalent nombre d’entrées » ? Et quid du financement producteur / réalisateur ?

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    • Netflix, si j’en crois Cuaron, a acheté les droits de diffusion. Il est ici son propre producteur, via sa société Esperanto Filmoj. Quant à l’audience réelle du film, Netflix, comme pour l’ensemble de son contenu, reste très opaque. Quoiqu’il en soit, il y a bien, à travers cette acquisition, une réelle offensive de la plateforme sur le segment cinéphile. Ajoutons dans leur escarcelle la restauration de « the other side of the Wind » d’Orson Welles, film qui a fait fantasmer tout un pan de la cinéphilie française pendant des décennies. Netflix s’impose comme le nouveau mécène d’une certaine idée du cinéma, à l’instar d’un Luc Besson (oui oui, celui de « Valerian », qui finança tout de même Malick, Tommy Lee Jones, Bertrand Bonello …), et avant lui Bouygues (CB2000) ou encore Megan Ellison (à qui on doit les derniers Anderson, PT et Wes, ainsi que… le dernier Coen, tiens donc). Il ne leur reste plus qu’à ouvrir leur propre chaîne de salles, peut-être qui sait, la prochaine étape de leur business plan.

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  6. Mais une chaîne de salles serait une très bonne idée ! Le cinéma a toujours été une industrie. Qu’il y ait des businessmen derrière, ne me choque pas outre mesure. Mon appréciation concernant Besson ne perdait d’ailleurs pas de vue l’argent en partie alloué au cinéma d’auteur (ajoutons Gondry aussi !). Bon, aujourd’hui, pour Besson, il semble que ce soit autre chose, avec le gouffre à pognon Valerian. Le cinéma a cette complexité là, un art né d’une industrie et aujourd’hui renouvelé par une industrie (ceci dit d’autres arts par le passé -et encore aujourd’hui- avaient leurs mécènes et l’argent propose depuis longtemps sa propre sélection d’artistes). Toutefois, la question « où voir les films » n’avait jamais vraiment été à ce point repensée et là-dessus Netflix bouscule un peu tout le monde et pousse les professionnels à repenser leur façon de faire. Idem avec la question de la disponibilité des films qui se voit reposée (ainsi le Welles que tu prends en exemple). Peut-être découlera-t-il quand même de tous ces débats quelque chose de mieux pour le public ?

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    • On verra bien, après tout Netflix était initialement une banque de de location de DVD, alors pourquoi pas investir le marché du film en salle. Pas sûr que les grands groupes qui se partagent le marché actuellement voient un nouveau venu de cet acabit d’un très bon œil.

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    • « Quand nous préparions le film, nous voulions garder le mystère tant sur mon nom en tant que réalisateur que sur le sujet. Pour des raisons pratiques, de récolte des fonds, de permissions de tourner dans les rues du quartier, mes collègues producteurs l’ont appelé Roma. Ce titre provisoire ne me plaisait pas du tout. Et en fin de compte, nous l’avons gardé ! Il contient un lien secret qui m’unit à Fellini et Rossellini. Et c’est aussi l’inverse de amor ! »

      Alfonso Cuarón in Positif n°694

      Une lecture que je recommande chaudement.

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  7. On en a parlé ensemble. C’est vrai que c’est dommage qu’une telle œuvre n’ai pas eu sa chance en salle. Un film qui m’a fait vibrer. Le noir et blanc, le rythme lancinant.. Je pense que le fait de parler de la minorité indienne au Mexique, des exclus, n’a pas semblé « bankable » (quel horrible mot) pour les studios. Ta critique est magnifique. Je ne choisi pas ce mot au hasard. Tu as un vrai point de vue sur le cinéma, étayé par des arguments solides. Excellente soirée 🙂

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    • Merci pour ces éloges qui reviennent d’abord au film qui m’a largement inspiré.
      Pas un projet très vendeur en effet, mais que Cuarón a su mener selon son désir, sous la forme qui lui semblait être la plus pertinente.
      Il y a je pense une vraie réflexion à mener aujourd’hui sur l’avenir du mode de financement et de distribution de ce genre d’œuvre. Cannes a fini par fermer les portes de son festival à ces œuvres devenues indésirables (un comble quand on sait que c’est Thierry Frémeaux qui a suggéré à Cuarón de repartir faire un film au Mexique !), Venise s’est montré plus compréhensive en allant jusqu’à lui décerner sa récompense suprême. Voilà qui fait les beaux jours de Netflix qui enfonce le clou aux Golden Globes avant de récidiver peut-être bientôt aux Oscars dont il est le grand favori pour la catégorie des films étrangers.

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  8. Trouver le lien qui unit la terre et le ciel, rien que cela ! J’essayerai de le voir car tu donnes envie. Sinon, ce n’est pas Netflix le fléau, mais la politique actuelle des grands studios. Netflix remplit utilement un vide même s’ils utilisent leurs productions de prestige comme produits d’appel.

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    • Tu as parfaitement raison de pointer la responsabilité des studios en l’occurrence. Netflix fait preuve d’un opportunisme bienvenu pour certains cinéastes qui n’ont pas renoncé à réaliser des films très personnels, indépendants sans être totalement fauchés. On voit aussi, et heureusement, d’autres mécènes s’inviter dans la boucle. On en vient donc à une forme de division des champs de compétences, les grands studios concentrant leur fonds vers des productions grand public tournées vers des films de divertissement (pas toujours mauvais d’ailleurs), et les circuits alternatifs (dans lesquels j’inscris Netflix) pour des œuvres plus personnelles.

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  9. Ce débat Netflix, si compliqué. Parce que ce film ne méritait pas d’être vu un petit écran (j’ai tout fait pour « faire du cinéma » à la maison mais bon on fait comme on peut !) mais en même temps s’il passe par ça (comme désormais beaucoup de réalisateurs), c’est qu’il y a aussi des raisons économiques derrière pas très fun comme on dit. Et malheureusement, le fric prend tjs le dessus et non l’art (et ses conditions de visionnage). Si dommage, j’aurais aussi voulu voir ce très beau film sur un grand écran, mais sans Netflix, il n’aurait peut-être pas vu le jour tout court. Quelle drôle d’industrie.

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    • Bonjour Tina,
      Comme toi, je pense que Roma n’est pas un film taillé pour le petit écran, il n’a d’ailleurs pas été pensé comme tel. Et je te rejoins sur la nature spécifique de cet art qui dépend beaucoup de son économie. Les contraintes économiques ont toujours fait partie du cinéma, et de nombreux débats sur ses modes de diffusion ont émaillé sa longue histoire. Les films coûtent cher à produire, et sans un minimum de rentabilité, ils ne peuvent plus se faire.
      Néanmoins, comme je le disais plus haut, on ne peut pas réellement dire que Roma a « vu le jour » grâce à Netflix (car le film s’est monté sans la plateforme), mais assurément Roma doit à Netflix le fait d’être vu aujourd’hui. Peut-être que, sans Netflix, Roma n’aurait été vu qu’au Mexique, ou aurait attendu sagement dans les cartons de la société de Cuaron qu’il soit enfin vendu à un distributeur à la faveur d’un deal sur un blockbuster par exemple, d’ici peut-être plusieurs années. Comme le disait Strum, Netflix fait le choix du prestige cinéphilique comme produit d’appel, la diffusion du film d’Orson Welles en constitue la preuve la plus éloquente sans doute. Le grand Orson Welles a toujours eu les pires difficultés à monter, tourner, et même finir ses films alors qu’il était la coqueluche des cinéphiles, que « Citizen Kane » était régulièrement cité comme étant le plus grand film de tous les temps. Le septième art n’est hélas pas synonyme de succès et surtout de rentabilité, les films ne prennent pas de valeur financière avec la reconnaissance et la patine des années comme c’est le cas de la peinture par exemple. C’est donc un investissement autrement plus risqué.

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  10. Pingback: [Rétrospective 2018/12] Le tableau étoilé des films de décembre par la #TeamTopMensuel – Les nuits du chasseur de films

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