La GUERRE des ETOILES

Ainsi vint la Force

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« J’ai fait la Guerre des Etoiles la peur au ventre. Je ne savais pas réellement où j’allais. »

George Lucas

« Non, n’essaie pas ! Fais-le, ou ne le fais pas ! Il n’y a pas d’essai. »

Yoda à Luke Skywalker in L’Empire contre-attaque, Irvin Kershner, 1980

Que peut-on bien trouver dans une galaxie lointaine, très lointaine ? « La Guerre des Etoiles » bien sûr ! La seule, l’unique, celle de Georges Lucas. Si vous cherchez votre salut auprès d’aliens et de droïdes, de rebelles et de tyrans, si vous êtes en quête d’héroïsme et de fantaisie, avide de science et de fiction, elle sera votre « Nouvel Espoir ». Il est l’épisode fondateur d’une saga interstellaire qui a fini par échapper à son créateur. En perpétuelle expansion, on n’a toujours pas atteint l’horizon de ses évènements.

Autre temps, autre monde : une galaxie prenait vie grâce aux lumières magiques de Gilbert Taylor, aux symphonies spatiales et triomphales de John Williams, aux croiseurs impériaux animés par John Dykstra (assistant de Doug Trumbull sur « 2001, Odyssée de l’espace ») et à l’impressionnant travail sur le son (de la respiration sous scaphandre de Darth Vador aux cris d’orfraie des chasseurs Ti). « Star Wars » parvenait à subjuguer son auditoire, à convaincre le spectateur le plus sceptique de la réalité de ce monde lointain, espace de conte situé à des éons-lumière de notre pâté de maison.

C’est une version liftée, nettoyée et engraissée de rajouts numériques qui s’offre à nous aujourd’hui, une version révisée, voire révisionniste puisqu’elle tend à nier désormais jusqu’à l’existence de la précédente. On aura droit à un petit coup de jeune à la palette numérique par-ci, un peu de gore par-là (un bras coupé), une scène entière rajoutée avec un Jabba de synthèse largement dispensable, sans compter les hasardeux raccords chronologiques (« je ne crois pas avoir jamais possédé un droïde » remarque Obi-wan en voyant R2-D2 alors qu’il s’en trimballe un dans les épisodes I, II et III). Un encombrement bien inutile pour un film qui, malgré une longue maturation et contre toute attente, était parvenu à conquérir le public par son dynamisme inédit et sa touchante candeur, plus que par ses personnages encore lisses et stéréotypés, ou son histoire guidée par des étoiles binaires.

« Je me suis dit qu’on pourrait peut-être aussi faire un film pour les plus jeunes, ceux de dix, onze ans. A leur âge, nous avions les westerns, les films de pirates, d’aventures, etc… ; eux n’avaient plus rien » aurait dit Lucas (selon des propos rapportés par Peter Biskind dans « le Nouvel Hollywood ») après la sortie de « American Graffiti ». George Lucas entreprend donc de faire un « Disney » comme il dit, entrevoyant le possible pactole à la clef, et ce en dépit des conseils malavisés de ses potes Coppola et De Palma le conjurant de laisser tomber pour prendre les rênes d’« Apocalypse Now ». Bien lui en a pris (on peut en effet se demander ce que Lucas aurait fait de ce film sur le Viet Nam) puisque le film remportera un succès planétaire, bien plus large que la « rencontre du troisième type » de son autre pote Spielberg qui lui avait d’ailleurs prédit son succès : « cette fois c’est moi qui ai fait le film ésotérique. »

Pas de science-fiction anxiogène et pessimiste dans ce film, Lucas compte bien en faire l’opposé de son intellectuel (et néanmoins fascinant) « THX 1138 ». Après des années d’écriture et de réécriture, il y incorpore tout l’univers de son enfance mêlé à ses propres références cinéphiles (Kurosawa, Ford, David Lean à qui il emprunte Alec Guinness et les serials de tous genres), littéraires (« le seigneur des anneaux », les légendes Arthuriennes et les écrits d’un certain Carlos Castaneda, écrivain psychédélique qui lui aurait inspiré « la Force » et le personnage de Kenobi) et universitaires (le désormais culte « héros aux mille visages » de l’anthropologue Joseph Campbell).

Telle une vision prémonitoire de la trilogie à venir, « La guerre des étoiles » s’organise en triptyque, rattachant chaque chapitre à un genre particulier. Tourné en Tunisie pour ses paysages désertiques et arides, le premier segment sur Tatooine renvoie directement à l’univers du western, avec ses canyons, ses indigènes hostiles, sa ferme incendiée (comme dans « la prisonnière du désert » de John Ford) et la mémorable scène de saloon rebaptisé Cantina. On y découvre Han Solo, fringant Harrison Ford post- « American Graffiti » ici en mercenaire vénal à souhait qui fait tournoyer son blaster comme John Wayne sa Winchester, un vrai personnage de caractère. Cette partie assez longue, profite d’une présentation soignée des personnages (Luke, son oncle, Ben, les droïdes drolatiques), une mise en place précise des enjeux du récit, et de vraies réussites de mise en scène (les hommes des sables, le duel dans le saloon entre Greedo et Solo).

La deuxième, largement tournée en Angleterre, investit plus nettement les franges de la SF médiévale, à l’assaut du donjon pour délivrer la princesse retenue d’une main de fer par le terrible Darth Vador, âme damnée d’un seigneur maléfique nommé Tarkan. Celui-ci, en arborant traits creusés et sévères d’un Peter Cushing en fin de vie, fait office d’hommage évident à l’horrifique Hammer, que Lucas appuie en recrutant Dave Prowse, un des interprètes du monstre de Frankenstein, pour jouer son chevalier noir (il complètera le tout en appelant Christopher Lee à le rejoindre sur la deuxième trilogie). L’évasion s’avère un brin rocambolesque, surtout avec cette descente à suspense au vide-ordures (rallongée plus que de raison pour glisser un clin d’œil aux « Jaws » de Spielberg), et il faut reconnaître que le duel entre Vador et Kenobi n’a pas grand-chose d’une rencontre au sommet. Mais la séquence s’achève par une poursuite enlevée dans les couloirs de la base impériale qui nous mène, comme il se doit, dans les étoiles. Fin stratège, Lucas a néanmoins gardé l’apothéose de l’action pour la fin, avec la formidable bataille spatiale digne des plus grands affrontements aériens du cinéma, conduisant à un bombardement en règle de l’Etoile de la Mort comme on le fit naguère sur « les ponts de Toko-ri ».

Cet ensemble de qualités eut fait un merveilleux film d’aventures, s’il n’y avait quelques ombres au tableau. L’aseptisation à outrance qui cible le jeune public cadre mal avec les mouvements sociaux et politiques de l’ère post-Nixon. Tandis que le Nouvel Hollywood s’empare du cinéma pour crier son mécontentement, Lucas préfère fuir dans une galaxie agitée de soubresauts où la mort est propre et virtuelle, une odyssée tintinesque pour fans de Flash Gordon. Pas de sexe non plus, même pas une œillade « incestueuse » entre Luke et Leïa, juste un bisou qui « porte chance », toujours pour répondre au même cahier des charges. Tout juste entrevoit-on les allusions à la guerre civile (les rebelles gris contre l’Union de noir vêtue) où les méchants sont habillés comme des Nazis et les gentils dans des kimonos de samouraïs.

Lucas invente une forme de patchwork stylisé (une sorte de Tarantino pour enfant) pas assez convaincant pour contenter ses détracteurs qui sentent, à juste titre, avec le succès du film, la porte s’ouvrir vers un cinéma de blockbusters sous contrôle des studios. « La Guerre des Etoiles c’est le film qui a bouffé l’âme et le cœur d’Hollywood. On lui doit la vague des bandes dessinées à gros budget et la mentalité qui va avec. » dixit Paul Schrader, qui pouvait alors s’enorgueillir du scénario de la Palme d’or 1976. Sans approuver totalement ces réserves, on peut leur reconnaître la justesse du pressentiment au regard de ce qui devient peu à peu une grosse machine industrielle (certes lumineuse et magique) qui entretient le mythe jusqu’à saturation. « Votre manque de foi me consterne. » nous dirait le seigneur Sith on ne peut plus contrarié. Car en effet, si l’on connaît désormais chaque recoin de cette galaxie lointaine, passée à la loupe des scientifiques, des philosophes et autres psychanalystes des contes de fée, la magie opère toujours, et en cela, on peut dire que c’est un véritable tour de Force.

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38 réflexions sur “La GUERRE des ETOILES

    • En effet, un excellent film d’anticipation cérébral et politique qui montrait qu’au sein du groupe des « movie brats » Lucas passait pour l’intello. Puis vint Star Wars qui puise autant dans la féerie de jeunesse que dans ses influences universitaires.

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  1. Je ne crois pas que personne ait jamais pensé à l’époque que la vie de certains spectateurs d’alors ne serait plus faite que de produits dérivés Star Wars. Toutefois la chambre des enfants de Poltergeist (1982) donne peu de temps après l’épisode IV un aperçu assez clair du cauchemar en cours.

    Cela ne m’empêche pourtant pas de frissonner encore à revoir certains passages du premier film et des suivants.

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    • J’ai frissonné d’autant plus récemment puisque j’ai eu la chance d’assister à une projection en ciné concert à la Philharmonie de Paris. Porté par la puissante partition de John Williams, le film prend une toute autre dimension. Son efficacité demeure intacte.
      A l’époque de Poltergeist, la trilogie est déjà en ordre de marche (impériale), affirme sa démarche conquérante de par le monde, impose sa vision de la culture du divertissement.

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  2. Même si les enfants sont la nouvelle cible les adultes de la 1ere heure qui ont aimé aiment toujours. C’est éternel.
    Et je ne suis pas d’accord il y a des oeillades incestueuses entre les jumeaux, surtout de la part de Luke.
    Tu parles à peine de Leia. Elle m’avait impressionnée cette fille à poigne.

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    • Les enfants étaient déjà là cible privilégiée du film, tout en touchant aussi les adultes nostalgiques de Flash Gordon. Il se trouve que cet univers a, de generation en génération, le don de réveiller cette fibre nostalgique en nous, cette envie d’ailleurs et de merveilleux.
      Les relations Luke/Leïa sont très polies dans le film. Et il ne faut pas oublier qu’à sa sortie, ces deux-là n’ont aucun lien de parenté connu. Le meilleur reste tout de même cet amour vache ponctué de piques et de petites phrases comme on les aime que s’échangent la princesse et le cow-boy.

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  3. John Williams for ever. Il entre pour beaucoup dans le charme intact de ce film d’aventures interstellaires pour les 7 à 77 ans qui se nourrit comme tu dis de plusieurs influences (la plus directe étant La Forteresse cachée de Kurosawa dont viennent les personnages de C3PO et R2D2 (des paysans chez Kurosawa), certains plans, l’idée de la capture au début de C3PO/R2D2 qui se retrouvent ensuite, la princesse, le découpage en volet, etc.)

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    • Je peux te dire que dans la salle Pierre Boulez, l’accompagnement musical de Williams prenait toute sa phénoménale ampleur !
      De 7 à 77 ans, pour un film de 77 ça ne convenait que mieux. 😉
      Kurosawa est en effet souvent présent dans cet univers de fantaisie. Lucas (avec Coppola) rendront d’ailleurs au maître la monnaie de sa pièce en ‘participant à la diffusion de « Kagemusha » à l’international.
      Une belle occasion de repartir à l’assaut de « la Forteresse Cachée » en effet.

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  4. Bon article. Qui peut aujourd’hui prétendre créer un conte moderne aussi riche visuellement et thématiquement, pour tout public, toute culture, toute génération ? Un univers qui ouvre sur d’autres formes de cinéma (John Ford, Akira Kurosawa…). Lucas n’était pas seul dans le succès de sa trilogie d’origine (Gary Kurtz, la scénariste de Howard Hawks et quelques autres que tu cites ont leur part dans ces succès). Exemple parfait comme quoi le cinéma c’est une vision personnelle et aussi du collectif, un art ET une industrie, ce qu’on oublie encore souvent en France où le milieu du cinéma baigne dans le culte du cinéma d’auteur. Alors que même dans ce cinéma là on trouve de la merde, là aussi on trouve des clichés, le même politiquement correct abrutissant que dans des blockbusters.

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    • Un art et une industrie (light & magic même), tout à fait, sur tout dans l’esprit des grands studios américains en vérité. Où en serait Lucas si la Fox n’avait pas accepté au départ de financer ces histoires de Force obscure et de sabres laser ? Là où je ne te rejoins pas, c’est que précisément, « La Guerre des Etoiles » est du cinéma d’auteur, c’est une vision de cinéma qui appartient à Lucas comme Godard a la sienne, comme Antonioni, Fellini, Fassbinder avaient la leur. Les choses ont bien changé depuis évidemment, et c’est pour cela qu’il faut, malgré la tentative de botoxage numérique de 97, essayer de le voir encore pour ce qu’il représentait à l’époque aux yeux de Lucas, aux yeux du public qui découvrait cette étrange hybridation de genres, et en marge de cette saga qui l’a proprement phagocyté.

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      • Maintenant que la Fox passe sous la coupe de Disney, pourra-t’on enfin revoir les versions d’origines restaurées et pas juste traitées comme de simples bonus (cf. les coffrets dvd/BR dans le commerce) ? Il doit exister des tonnes d’archives filmées jamais exploitées. Mais Lucas a certainement son mot à dire.

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        • Je ne suis pas certain que la politique de Disney, et moins encore les intérêts de Lucas ardemment défendus par Miss Kennedy, aillent dans cette direction. Il faut croire que le « Star Wars » de 77 soit bel et bien enterré ou voué à être revendu à prix d’or par les quelques fans ayant conservé une VHS d’origine ou la brève édition DVD qui proposait les deux versions.

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  5. George Lucas n’est pas un génie. Des inspirations que l’on remarque beaucoup quand on cherche (La forteresse cachée, John Carter from Mars, Flash Gordon, Joseph Campbell etc). Il ne réalise pas bien, même si certains de ses films sont bons (on le remarquera encore plus sur L’empire contre-attaque fait par un « faiseur » qui réalise beaucoup mieux que lui). Mais avec ce film il réussit à poser un univers, avec des personnages iconiques et des effets-spéciaux encore phénoménaux. Il y a deux gros impacts dans la sf dans la deuxième partie du XXème siècle : 2001 et Star Wars. 2001 pour le visuel qui sortait complètement de la grosse série b. Star wars qui arrive certes après Star trek, mais qui joue pleinement sur un visuel novateur aussi et que pas mal de films (dont même Alien qui ne se serait pas fait sans Star wars, ni 2001) reprendront à leur manière.

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    • Tu as raison de pointer les maigres qualités de réalisateur de Lucas, particulièrement sur ce film qui a subi les pires déconvenues durant son tournage. Sans doute conscient de ses faiblesses, à laquelle s’ajoute son aversion de la direction d’acteur, il a sagement délégué à dautres le soin de réaliser les suites. Ils n’en sont pourtant pas moins d’authentiques films de Lucas car on peut tout de même lui accorder une certaine intelligence du scénario. Il faut dire que celui de « la guerre des étoiles » a vécu bien des remaniements avant de devenir ce que l’on voit à l’écran.
      Il n’en demeure pas moins un film qui a marqué l’histoire et à joué un rôle majeur dans l’économie du genre.

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      • D’ailleurs la même chose sera constatéE sur la prélogie où clairement en dehors de certains acteurs, la direction est quand même pas terrible et je ne parle même pas des moments de bravoure qui sont souvent noyés par l’aspect numérique qui entoure les personnages.

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        • Je crois qu’en reprenant le chemin de la mise en scène sur la deuxième trilogie, Lucas se rassurait en faisant le choix des studios, se protégeant des aléas de la nature. Évidemment on regrettera ces moments de bravoure en tout numérique, restent tout de même quelques belles scènes. Je ne suis pas le pourfendeur de cette trilogie qui, à bien des égards, fait montré d’autres qualités. J’ai surtout du mal à y retrouver la naïveté qui faisait le charme de La Guerre des Étoiles.

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  6. Bel article. Je n’ai pas adhéré à la prélogie ni aux dernières sorties made in Disney. Pour moi, il n’y a que « la guerre des étoiles » et « l’empire contre attaque »(j’ai moins aimé le troisième) qui ont marqué l’histoire du cinéma à jamais. Il y a un avant et un après. Je pense que la créativité de Lucas est morte à partir du moment où il a eu de gros budgets. Pour la guerre des étoiles, il était fauché mais quel film ! Sans doute l’œuvre cinématographique la plus connu au monde. Je suis contre les rajouts numériques qui dénaturent l’œuvre originelle. Comment Lucas a t’il pu céder à cette mode du tout numérique.. Je préfère les décors carton pâtes et les maquettes, les costumes de l’œuvre originelle. 🙂

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    • Merci. Même chose pour moi, je garde un fort attachement nostalgique à ce début de saga, par sa simplicité, son énergie et, il faut le souligner, ses formidables qualités techniques (sans parler des symphonies exceptionnelles signées Williams sur lesquelles je ne reviens pas).
      J’ai retrouvé avec un certain bonheur cette énergie dans le film d’Abrams « le réveil de la Force », hommage sincère et puissant aux premiers Star Wars (il a d’ailleurs été largement attaqué sur ses similitudes avec la trilogie initiale), vrai film de fan qui réussit à mon sens là il échouait avec « super 8 », en renouant avec l’esprit d’origine sans chercher à l’émuler, comme le font d’ailleurs aujourd’hui de sombres exhausteurs de goût au service des grands studios, ces suites et spin-off sans intérêts pilotés par des réalisateurs qui tentent d’emporter cette galaxie sur des orbites plus sur des orbites qui ne lui ressemblent plus (cf mon article sur « les derniers Jedi »). La balle est donc dans le camp d’Abrams désormais en charge de conclure cette nouvelle séquence.

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  7. Mon cerveau français : La guerre des étoiles ? Kesseucé ? Han, Stare Ouarze !

    Mon cerveau de bloggeur : que c’est mainstream.

    Mon cerveau d’écrivain : que c’est bien écrit.

    Mon cerveau de cinéphile : alors comme ça, j’ai regardé Star Wars avec tant de naïveté que je ne me suis pas posé la question du lieu de tournage ?

    Mon cerveau de lecteur : c’est instructif et beau, mais je désespère de toute manière de te voir faire une chronique médiocre ! Tu as mon like habituel et c’est mérité.

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    • J’accueille avec une joie teintée d’humilité cette étoile qui trouve ici sa pleine expression. Mainstream bien sûr, mais la magnitude exceptionnelle de cet épisode au sein de la constellation qui l’accompagne lui procure un statut qui le place au zenith. Je suis le premier surpris de prendre toujours le même plaisir à en scruter les reliefs et les zones d’ombre. A chaque vision l’éclairage change : cette fois c’est le début sur Tatooine qui m’a paru long alors que j’ai jubilé de cette improbable évasion de l’Etoile de la Mort (Death Star pour les puristes). Une cure de jouvence que je recommande à tout le monde.

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  8. Un film qui fait briller les yeux des enfants (pour ceux et celles qui l’ont revu « en famille » plusieurs années après), un des plus beaux méchants de l’histoire du cinéma, les premières batailles spatiales à ressembler à quelque chose, la création d’un univers qui n’en a jamais fini de s’étendre, une partition éternelle, l’hommage d’un homme aux passions de son enfance permettant au plus grand nombre par recherches et associations (à une époque sans internet) de découvrir Kurosawa Ford ou Campbell, l’invention d’un modèle économique innovant, des images que l’on peut revoir sans s’en lasser,… Au-delà de toutes les limites que l’on peut lui trouver, comment nier que cette oeuvre est essentielle au cinéma ? Impossible, car comme le dit Ben à son terrible adversaire : « Si tu me terrasses, je deviendrai bien plus puissant que tu ne pourrais jamais l »imaginer »

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    • Comme souligné précédemment, la réussite de Star Wars découle de la somme des talents qui s’y sont investis, de tous ceux qui ont sué sang et eau pour offrir à Lucas le produit de ses visions les plus hallucinantes. Portées par une symphonie grandiose, le silence qui suit la dernière note de cet espace operatique est encore de Williams.

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  9. Dois-je vraiment commenter ce film? Tu connais la réponse j’en suis sur… sans compter sur le ciné-concert de l’autre jour.
    un petit silence vaux mieux qu’un grand commentaire. Les VHS d’origine t’attendent (version de 1995, la dernière avant la réédition de 1997)

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    • Grand moment pour un grand souvenir que ce ciné-concert partagé avec une audience en harmonie et en communion. Je crois que nous garderons encore pour en mémoire ce tonnerre d’applaudissements qui suivit le générique final en forme d’apothéose. J’en frissonne encore.
      Mets les VHS sous clef. Je garde le magnétoscope à portée de télécommande. 😀

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  10. Quel moment en effet, une pensée aux spectateurs du lendemain qui ont entendu la marche impériale en live (surement pour ça que les places se sont envolées).
    Tu nous re chronique la trilogie originale?

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  11. N’ayant pas pu voir le « star war in concert » du mois de novembre (le réveil de la force) j’espère bien me rattraper en allant voir « le retour du jedi » en mai 😉
    J’adhère totalement au commentaire de F.Malonda car il est évident qu’il y a un avant et un après. J’ajouterai même que, souvent par manque de budget, la créativité permet de faire des merveilles !

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    • C’est souvent le cas en effet, les restrictions de budget stimulent l’inventivité de la mise en scène.
      « Le retour du Jedi » en ciné-concert ça doit donner ! A Paris, je crois que les séances sont déjà complètes. Il doit encore rester des places pour « le Réveil de la Force ».

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