PARASITE

La ligne de démarcation

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« Et la maison était merveilleusement distribuée : des grands espaces vides, soigneusement conçus, s’emboîtaient sans heurt pour donner l’illusion qu’elle était encore plus vaste qu’elle ne l’était en réalité. (…) Le fantôme n’a pas vu le moindre détritus de la fête souillant la maison. C’était immaculé. »

Brett Easton Ellis, Lunar Park, 2005.

La fracture. S’il y a bien un pays qui en mesure les conséquences c’est bien la Corée. Politique et idéologique, celle-ci est depuis longtemps inscrite au patrimoine mémoriel du Nord et du Sud, dans l’ADN de chaque citoyen qui sait qu’à tout instant, le ciel peut lui tomber sur la tête. Mais depuis quelques temps, depuis l’essor économique de la moitié fréquentable de la péninsule, s’ajoute une fracture sociale, sourde et souterraine, qu’auront su ressentir nombre d’artistes autochtones. L’excellent Bong Joon-ho est de ceux-là. Descendu du wagon qui transperçait neige, le voici de retour sur ses terres, toujours au pied des inégalités, dans une traque au « Parasite » qui s’avère féroce et jouissive.

Après la remise de la récompense des mains de Catherine Deneuve, après avoir servi un beau discours à la noble assemblée des professionnels de la profession réunis pour célébrer sous les ors du palais cannois la grandeur du septième art mondial, Bong Joon-ho a déclaré à la presse : « Maintenant, je vais aller me bourrer la gueule. » Ce trait d’humour qui lui ressemble tant est également à l’image des spécimens qu’il filme dans ce nouveau métrage, un quatuor familial brut de décoffrage, d’ailleurs à demi coffré dans un appartement crade des bas-fonds de Séoul, vivant d’expédients et autres combines aux limites du licite. Bong aura beau tenter d’anoblir les lieux d’élégantes harmonies signées Haendel, ce que trahissent les chaussettes suspendues au séchoir du plafond ne trompe personne : ci-git la Corée qui rumine, qui sue et qui croupit.

Chez Bong Joon-ho, tout tourne toujours autour d’« une affaire de famille » (ce qu’il partage avec la Palme précédemment attribuée au japonais Kore-eda), et on ne sera pas surpris de retrouver à la place du chef son compagnon de toujours Song Kang-ho. Naguère inspecteur en galère des « Memories of Murder », ou abruti au grand cœur dans « The Host », l’acteur donne à nouveau le meilleur dans ce rôle de patriarche moins futé qu’il ne prétend l’être. Ce monsieur Kim (dont le patronyme convoque celui d’une bonne moitié de la population coréenne) incarne avec sa femme et ses deux enfants majeurs, toute une frange de la population en butée sur la dernière marche, celle de l’accès à la réussite et à l’insertion sociale. Parce que Ki-woo a échoué à ses examens d’anglais, parce que Ki-jung s’est plantée dans ses études d’art, parce que la mère Chung-sook n’a pas su lancer le marteau olympique suffisamment loin, ils se voient remisés à la périphérie, condamnés aux tâches ingrates, sous le seuil de respectabilité .

Mais de l’entresol à l’entre-soi, il n’y a parfois que quelques degrés, il suffit d’emprunter le bon escalier. Depuis les profondeurs de la capitale, tout au bout de son impasse existentielle, prise dans les rets électrifiés des quartiers défavorisés, la famille Kim n’a pas renoncé à l’ascension. « Je connais toutes les routes situées au sud du 38ème parallèle » dit ainsi Ki-Taek le père à son riche employeur Monsieur Park. Ki-taek saura suivre le meilleur itinéraire quand son fiston aura mis un pied dans la place. Chez Bong, l’orgueil et l’audace sont des traits de caractère qui payent. Ils sont forces motrices, portent ses personnages face aux courants contraires, aident à enfoncer les lignes comme le faisait Curtis Everett, l’insurgé du « Snowpiercer » remontant armes à la main le train de la hiérarchie sociale.

Ce Spartacus de l’ère glaciaire post-apo avait pour compagnon de lutte un dénommé Namgoong. Bong n’a sans doute pas choisi par hasard d’associer le nom de l’ingénieur ferroviaire à celui de l’architecte de la maison des Park. Il est le père d’une vaste demeure aux lignes épurées, au design étudié et aux volumes emboîtés, parfait écrin pour un huis-clos hilarant et anxiogène. Son âme semble encore hanter le grand bocal à la géométrie experte, sorte de grand manoir moderne et minimaliste désormais occupé par la famille de l’entrepreneur fortuné : on le voit d’ailleurs poser tout sourire devant son œuvre sur un cliché en Noir & Blanc devant lequel s’incline avec respect l’actuelle gouvernante.

Dès que la caméra de Bong s’introduit dans la forteresse luxueuse, une impression d’inconfort s’installe, comme une intrusion dans un espace illégitime. Ce milieu de vie constitue un appât idéal pour la famille Kim qui va bientôt, se laisser piéger volontairement, selon un « plan » bien réfléchi. Jo Yeo-jeong, que l’on a connue accorte chanteuse sous emprise dans « the Servant », est ici maîtresse de maison, desperate housewife à peine méfiante prête à ouvrir sa porte sur recommandation. Entre la famille du paraître et celle du faux-semblant, s’entame une étrange cohabitation, une proximité limitée par la frontière infranchissable qui sépare l’employeur des employés. Les Kim changent de monde certes, s’élèvent par la gruge et par la séduction, mais s’en tiennent néanmoins à l’escalier de service. C’est la règle du jeu. Mais Bong sait bien que le désir de jouissance ne peut se satisfaire d’un espace limité, et la frontière qui sépare les deux mondes semble appeler à un franchissement pour le bonheur de la dramatique et de la bouffonnerie.

C’est le plus jeune de la famille Park qui sera le premier à flairer l’odeur de l’arnaque. Car l’idée géniale de Bong Joon-ho dans « Parasite », c’est d’en faire avant tout une histoire d’infection. Ce jeu de dupe, le réalisateur a résolu de nous le faire sentir, littéralement, à travers les relents du mépris de classe. Il ajoute ainsi une dimension supplémentaire à son film, une caractéristique évidente d’une fracture gangrenée, qui pourrit et qui suinte de l’embrasure opaque donnant accès à l’étage noble, qui le sépare de l’inframonde d’à côté, du peuple souterrain, celui des âmes damnées. Très récemment, avec « Us », Jordan Peele faisait pareillement émerger des profondeurs les bannis de la terre, tous ces doubles refoulés qui réclament à juste titre leur part de steak. C’est par un même effet mimétique que Bong Joon-ho jette le trouble sur les deux familles en présence, l’une réclamant une place chez l’autre sans pour autant en être plus digne. La vulgarité avec laquelle les intrus se vautrent dans le nid des nantis pendant leur absence ne brille en effet pas franchement en leur faveur, Bong se gausse de la trivialité de leurs agissements inconsidérés, s’amusant à les mettre dans les positions les plus inconfortables ensuite.

Ce préambule à l’ébullition finale, au retour à l’âge de pierre, marque le premier pas vers une guerre tribale couvée, un débordement pressenti. En bon fan de Chabrol, le réalisateur aborde ce moment comme un cérémonial, comme l’hémorragie d’un chaos annoncé. De part et d’autre de la barrière sociale, Bong Joon-ho brocarde comme personne l’outrance des actes et les travers humains, s’adressant à tous ceux qui s’affichent les mains propres alors qu’ils oublient souvent de rappeler qu’ils ont aussi les pieds sales. Il pratique sans vergogne l’enfumage tout au long de son métrage, jusqu’à l’obtention, sur le tapis cannois, de lauriers bien mérités.

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51 réflexions sur “PARASITE

  1. Nous avons eu la bonne idée de publier nos critiques simultanément ou presque et je t’attends donc chez moi. 🙂 Comme tu dis, des lauriers bien mérités pour Bong. Même s’il ne s’agit pas de son meilleur film (Memories of murder et The Host me paraissent plus achevés et originaux), ce Parasite reste un sacré morceau de bravoure où l’on se plait autant à suivre les tribulations de notre famille italo-coréenne (car on pense à la comédie à l’italienne) qu’à repérer les nombreuses métaphores proposées par Bong dans son film.

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    • J’ai aussi pensé aux Affreux de la comédie italienne. Memories et the Host ont eu le privilège d’arriver avant, d’être ces œuvres révélatrices, suscitant un attachement particulier à l’auteur. Mais il faut reconnaître à ce Parasite ce formidable alliage du drame et de la comédie, sa remarquable maîtrise formelle, la férocité des portraits et son efficace sens du récit.
      Je vais illico lire ta prose que je pressens tout aussi enthousiaste.

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    • Ah, j’avoue que j’attendais ton avis avec impatience, surtout après ce prix à Cannes et je ne suis absolument pas déçue ! J’ai parfois un peu de mal avec le cinéma coréen, que je trouve légèrement surjoué, mais j’essaie de m’y mettre et je vois que celui-ci doit faire partie de ceux à ne pas louper, alors je prends note 😃

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      • Il y a parfois de l’outrance c’est vrai, mais elle est ici assumée comme un ressort comique. Il ne faut pas s’y tromper néanmoins, il s’agit bien en l’occurrence d’une comédie noire, parfois cruelle, qui fait saillir les comportements déviants de nos contemporains, voire de nos travers à tous (aller capter le wifi du voisin par exemple, tout est dit dès la première scène).
        A voir absolument, comme les autres films de Bong d’ailleurs.

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  2. Être, paraître et disparaître ; les trois maîtres-mots d’une œuvre extraordinaire qui m’a laissé bouche bée au point qu’il me fallut reprendre ma respiration lorsque l’écran noir final est apparu. Ce n’est plus un tissu de mensonges mais bien une véritable toile dont la magnificence n’a d’égale que l’intelligence. Je dis chapeau !

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    • Le jury cannois ne s’y est d’ailleurs pas trompé en lui decernant la récompense suprême. Etre, paraître et disparaître, voilà en effet qui synthétisé à merveille l’essence de ce grand film coréen.
      Grand merci pour ce commentaire à forte impression.

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  3. Une très belle critique de ta part sur un cinéaste qui n’a de cesse de m’interpeller (c’est bon signe😉). J’ai très envie de voir cette palme d’or qui fait œuvre de consensus (pour une fois) sur sa qualité exceptionnelle. Le cinéma asiatique, notamment coréen apporte un regard très intéressant, enrichissant sur notre monde. Il y a de vrais pépites et je suis très heureux de voir récompenser des réalisateurs aussi talentueux !

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    • Oh merci ! 😊
      Bong Joon-ho est un des cinéastes coréens les plus doués de sa génération, capable de toucher un large public (son Snowpiercer fit un carton dans les salles des matins calmes) tout en conservant sa liberté artistique d’auteur. Il fait par ailleurs montre d’une remarquable capacité à fusionner les genres, à jouer sur tous les tons au sein du même film, portant un regard toujours très vif sur son pays et son époque.
      Je te le recommande chaudement, ainsi que ses précédents films (Okja est toujours visible sur Netflix notamment).

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  4. Bonsoir mon Prince,
    Quel film et quelle belle façon de le magnifier. Je souscris à ton propos. Je découvre un réalisateur qui a te lire distille sa marque de fabrique au fur et à mesure de sa construction filmique. Son style est déjà estampillé et le jury de Cannes ne s’y est pas trompé. J’ai adoré ce film.
    Deux familles viennent cristalliser une autre forme d’hostilité dans la société Coréenne, celle des classes.
    L’une trônant sur le mont olympe dans une bâtisse bétonnée dans un design aseptisé et sans vie. Mais tout espace déifie est construit sur une part d’ombre en l’occurrence des profondeurs crasses. C’est sans doute la résurgence d’une mémoire traumatique et paranoïaque.
    L’autre entité familiale est cafardeuse et rampante. Elle est animée par l’avidité. Bancale, elle fonctionne dans la tromperie hasardeuse et parcellaire de la connaissance à la mode Google. Même dans le travestissement, elle ne peut pas sortir de sa condition sordide. Elle est prédestinée à l’échec à l’image des projets professionnels multiples de Kim, tous voués à la liquidation judiciaire.
    Telle la limace rampante aux pieds noirs, celle-ci ne peut se départir de son odeur, non sans être imprégnée par la trace du déshonneur. C’est un enracinement irréversible dans les bas fonds ou même les fumigènes anti-nuisibles sont inopérants. Finalement, Bong nous dépeint une lutte des classes profondément marquée par le déséquilibre mutuel. La cohabitation est génératrice de chaos. C’est une vision féroce de sa société animée et hantée par une dysharmonie majeure.

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    • Salut mon Vince,
      Tu dis parfaitement, employant la formule ad hoc, ce que convoque ce film de Bong Joon-ho : une mise en boîte de deux « espèces » sociales, l’une représentant la part refoulée et nuisible (le terme est plutôt bien choisi) de l’autre. De tout ça Bong tire des situations d’une cocasserie hors-norme, qui déclenchent l’hilarité (Strum y revient à plusieurs reprise dans son excellent article), qui ajoutent au pathétique de leurs agissements respectifs. Qu’il s’agisse des pauvres qui se jouent des riches, ou des riches suffisamment naïfs pour se laisser berner par ces pauvres, par des produits prétendument de qualité car made in USA, ou par leur insupportable gamin ! Sans parler des chausse-trapes et autres double-fonds qui garnissent le scénario habilement concocté par Bong.

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  5. C’est vrai mon prince. Vous avez toi et Strum bien mis en évidence les traits hilarants et burlesques des situations dépeintes par Bong. En effet, cela sonne le gong du pathétique mais avec une certaine dose de pathos. Je pense que l’on peut aussi évoquer les traits caricaturaux des personnages. J’ai en tête l’image de la première gouvernante qui revient sonner au mont olympe. Dans l’encadrement de la télé-interphone, elle est métamorphosée en bidochon ou en bodin. Elle est quasiment méconnaissable, le physique devenu miserable, la peau abîmée, le bouton à la lèvre, synonyme de mauvaise alimentation etc…
    La frontière entre deux mondes est plutôt bien marquée. La dimension et la posture physique des personnages renforcent cette ligne de démarcation entre les deux sociétés.

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    • Il me semble que l’ex-gouvernante, lorsqu’elle revient, a carrément le visage tuméfié (lèvre fendue et œil poché). Elle évacue d’ailleurs ce détail et il me semble que Bong n’y revient pas ensuite (ou bien j’ai loupé un élément). Mais effectivement, cette réapparition est le premier point de bascule totalement inattendu et improbable du film.
      J’évoquais aussi le lien avec ses autres films : le plus évident reste celui qui lie « Parasite » à « The Host », dans un cas le nuisible est énorme, dans l’autre il est minuscule, tous les deux se nichent dans les profondeurs de la ville, mais ce qui est certain, c’est que le parasite a besoin d’un hôte (merci Pascale).

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  6. Ah le père c’est le flic ? J’ai revu Memories au cinéma hier, je ne l’ai pas reconnu. J’espère pouvoir revoir ses autres films et découvrir les super cochons… car on m’a donné des codes netflixiens.
    Quelle palme ! Quelle tension !
    J’ai ADORÉ la scène où la famille Kim se retrouve embusquée très inconfortablement alors que les Park… chahutent dans le canap, et surtout lorsqu’ils se retrouvent dehors (peut-être pour une fois honteux). J’ai trouvé les plans, l’image la lumière absolument sublimes. Le grand escalier au loin, les fils électriques, la nuit ocre…
    Et la 1ère course dans ATTENTION MINI SPOILER le labyrinthe sous terrain, et les conversations, et le visage de M. Kim qui se ferme peu à peu lassé d’entendre M. Park parler d’odeurs et de lignes à ne pas franchir… Bref ce film est à décortiquer plan par plan et à savourer.
    J’ai également trouvé l’interprétation parfaite. C’est incroyable la transformation physique des Kim !

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    • Oui et c’était déjà le père de la gamine dans « The Host ». Il y a toujours chez Bong ces liens du sang indéfectibles, qui transcendent la morale et la bêtise des personnages. En l’occurrence ici, seule madame Park semble marquée par une certaine candeur (sans doute liée à sa condition de potiche d’un homme riche), chez les Kim on fait mine d’astuce et de roublardise.
      Ah, cette scène dans le salon, mémorable, et sa suite en effet, avec le déluge (un récurrent du cinéma coréen, qu’aime également employer Na Hong-jin), magnifiquement photographié par Hong Kyeong-pyo, le chef op’ de « Burning » (que tu avais beaucoup aimé je crois).

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      • Ah en plus tu t’es spécialisé dans l’écriture des noms coréens. Chapeau bas.
        Je n’avais pas aimé The host et le Perceneige. Je les avais sans doute vus au premier degré.
        Mme Park est totalement déconnectée de la réalité. Il suffit de voir ses chiens 😁

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      • Oui excellent ce garçon à transformations…. Même dans Memories entre le début et la fin il est méconnaissable. Il se fond dans les costumes qu’il porte.
        La dernière image de Memories sur son visage stupéfait, incrédule est géniale.

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  7. Un film magistral qui me secoue encore même encore quelques jours après sa sortie. Comme pour Memories of murder, The Host et Mother, je sais que ce film me restera en tête, déjà un classique à mes yeux.

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  8. J’ai vu quelques films sud-coréens comme « Frères de sang » en 2005, « The Strangers » en 2016, « The Chaser » en 2009, « J’ai rencontré le Diable » 2011, excellent thriller et c’est vrai que parfois, c’est surjoué et la réaction des personnages dans certains films peut paraitre décalée mais il faut s’habituer au cinéma coréen qui réalise des films excellents suivant le réalisateur. Je n’ai pas vu « Parasite » mais j’ai hâte!

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  9. « The Strangers » et « The Chaser » sont deux excellents films, très traumatisants. On a d’ailleurs beaucoup comparé « The Chaser » à « Memories of Murder » de Bong Joon-ho, sorti quelques temps auparavant. Il y a néanmoins ce sens du grotesque chez Bong, que Na Hong-jin, sans doute plus mystique, n’introduit pas dans ses films très sombres (je n’ai pas vu son deuxième « the murderer »).
    Quant aux deux autres, je ne les connais que de réputation.

    Je te conseille aussi les films de Corée du Nord (j’en ai chroniqué un sur le Tour d’Ecran), plus atypiques encore. 😉

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  10. Bonjour,
    Je n’ai vu qu’un film de Bong Joon-ho ; Okja
    Après avoir visionné toutes la bandes-annonces des films que tu recommandes, j’ai bien envie de les mettre à mon agenda dans les prochaines semaines…
    J’ai été particulièrement été impressionnée par Snowpiercer.

    Un grand merci pour cet article qui me permet d’explorer un nouvel univers cinématographique…

    Amitiés et bonne soirée
    Manouchka

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    • Bonjour Madeleine,
      Si tu as vu Okja, tu es déjà familiarisée au ton Bong Joon-ho, à sa manière caustique de s’emparer d’un sujet de société (en l’occurrence l’exploitation animale par l’économie de marché) et d’en tirer un drame burlesque. Transpercneige est l’adaptation d’une bande dessinée française formidable (dont je recommande vivement la lecture) et bénéficie de moyens et d’un casting international impressionnants.
      Parasite revient à quelque chose de plus modeste, quitte les abords de la fable anticipatrice pour revenir aux problématiques sociales coréennes actuelles, à savoir une société à deux vitesses dans laquelle les riches restent entre eux et les plus défavorisés se voient dépourvus de tout ascenseur social.
      L’avantage avec Bong, c’est qu’on a l’embarras du choix. 😉

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  11. Pingback: Parasite | Coquecigrues et ima-nu-ages

  12. Ami, ce sont tes virgules les parasites. « Ce trait d’humour qui lui ressemble tant, est », « va bientôt, se laisser ». Comment, je regarde un pixel de ton image globale ? Il me faut bien cet exutoire pour digérer que tu m’apprisses des mots !

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  13. Pas le meilleur du réalisateur à mes yeux, The host ou Memories lui sont supérieurs et plus profondément originaux, ceci dit c’est quand même un très chouette retour pour un film coréen. Sa courte période américaine ne m’avait pas du tout convaincu.

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    • Semi-americaine tout de même, Okja se déroulant en Corée et Snowpiercer étant l’adaptation d’une BD française.
      Parasite est en effet un prolongement cohérent de l’œuvre entamée avec Barking dogs, dont les éléments saillants sont les deux titres que tu mentionnes. On y retrouve la société à étages de son premier film (et de Snowpiercer, mise à l’horizontal), son intérêt pour le portrait de famille. Il met ici en sourdine sa fibre ouvertement militante, largement à l’œuvre dans ses films SF.

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      • Sur ce dernier point -la sourdine- je ne crois pas. La projection du fils à la fin, où la famille parasite remet la main sur la maison, est à mes yeux la métaphore assez claire de la reprise de la Corée par le peuple. La grande bourgeoisie ici incarnerait comme dans The host, et c’est en cela que Parasite en est le prologement, la caste coréenne au pouvoir sous l’influence directe (et pesante) américaine.

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  14. Savoureux retour de Bong Joon Ho avec ce film où les riches regardent les petits avec dédain et ceux qui travaillent pour eux de même avec ceux qu’ils ont dégagé progressivement. L’embourgeoisement et le confort sont omniprésents au point que tout cela ne peut que dégénérer au bout d’un moment. Parasite est fascinant autant qu’il fait rire. Pas un rire aux éclats, mais celui plus grinçant du genre de celui du premier long de Bong Barking dog. Il en a même la petite saveur trash, là où les films entre étaient plus sérieux et même s’ils avaient une certaine ironie, étaient plus radicaux.

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