Le cas RICHARD JEWELL

Les preuves de force

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« La fatalité mène les héros, et personne ne peut rien faire pour l’arrêter. »

Clint Eastwood, « entretiens avec Michael Henry Wilson », avril 2003.

Il y eut d’abord Christine Collins, victime d’un sordide « échange » avant d’être conduite à l’asile. Puis il y eut Chesley Sullenberger, dit « Sully », pilote de ligne émérite qui sauva l’ensemble des passagers de son avion lors d’un amerrissage d’urgence sur l’Hudson River, avant de se voir reproché cet acte de bravoure par sa compagnie. Deux accusés, sous les feux des institutions, désavoués et seuls contre tous. A ces deux cas Clint Eastwood ajoute désormais celui de « Richard Jewell », agent de sécurité qui donna l’alerte après avoir découvert une bombe sur le site Olympique d’Atlanta en 1996 avant de se voir accusé de l’avoir lui-même posée. Soucieux du sort de son prochain et de la mémoire de ses pairs américains, le réalisateur épaule sa caméra comme naguère la Winchester afin de sauver l’honneur d’un citoyen méritant.

Au mur du bureau de l’avocat Watson Bryant, interprété avec espièglerie par l’excellent Sam Rockwell, on peut voir affiché une reproduction de la Constitution des Etats-Unis. De ce côté de la pièce, le patriotisme du personnage s’expose sans ambiguïté, dans le respect des valeurs qui fondent la Nation toute entière. Sur le mur d’en face on peut en revanche lire sur une affiche la phrase suivante : « Je crains le gouvernement plus que je ne crains le terrorisme. » En toile de fond, Eastwood annonce donc clairement sa position politique et morale, sans amalgame. Lorsque Jewell, s’apprêtant à répondre aux questions des agents du FBI, se sent soudain intimidé de devoir s’expliquer devant le gouvernement des Etats-Unis, son avocat lui rétorque immédiatement que ce n’est pas le gouvernement, que ce sont juste « trois glandus qui bossent pour lui ».

Il ne fait aucun doute que le rôle de Bryant serait revenu à Clint s’il avait eu quelques années de moins. Il faut se souvenir que l’acteur/réalisateur est familier de ce type de personnage, prêt à prendre les armes pour aider son prochain, volant au secours des plus modestes, des victimes du sort, « Pale Rider » ou « American Sniper ». Il n’a pas hérité de William Wellman, son premier mentor cinématographique, que son efficacité sur les plateaux de tournage (une prise suffit si elle est bonne), mais également une certaine idée de la justice depuis la vision marquante de « the Ox-Bow Incident ». Watson Bryant, l’avocat de Richard Jewell, n’a toutefois rien du cavalier solitaire et énigmatique descendu des montagnes pour jouer les bons samaritains. Sa dégaine peu conventionnelle, son indépendance d’esprit et ses convictions chevillées au corps l’apparentent davantage au redoutable inspecteur Harry Callahan, voire à Steve Everett, ce journaliste dipsomane qu’Eastwood interprétait dans « Jugé coupable ».

Loin de jouer leur rôle de contre-pouvoir, les médias sont ici très clairement dans la ligne de mire du réalisateur qui règle ses comptes par le truchement de « son » avocat. La cible première est cette journaliste arriviste qui, fort d’une confidence obtenue sur l’oreiller, propulsa le pauvre Jewell à la Une des coupables désignés. S’appuyant sur un scénario signé Billy Ray (dont le plus récent titre de gloire n’est autre que… « Terminator : dark fate »), on ne peut pas dire qu’Eastwood travaille le personnage de Kathy Scruggs dans la nuance, et ce ne sont pas les quelques larmes de remord versées par Olivia Wilde lors de l’appel lancé au Président par la mère de Jewell qui suffiront à faire la preuve de sa rédemption. Il n’aura pas davantage d’égards pour le « Bureau » (constituant la deuxième tête de cette hydre qualifiée de « horrific forces » par l’avocat lors de la conférence de presse) incarné ici par l’agent Shaw, confié à l’ex-Mad Men Jon Hamm, dont la condescendance et l’antipathie naturelle se laissent déguster à la faveur d’une de ses premières répliques : « je vaux mieux que ça » dit-il au beau milieu d’une foule qui se lance dans une Macarena joyeuse.

Non content de canarder sans retenue la presse et de flinguer à boulets rouges les autorités dites compétentes, Eastwood entend bien également dénoncer le mépris de classe, quitte à verser dans la démagogie facile. C’est pourtant là qu’il touche juste, en laissant apparaître derrière les iniques accusations envers un brave type (dont le réalisateur nous laisse entendre qu’il succomba dix ans plus tard des conséquences du stress provoqué par toute cette affaire), le calvaire d’un jeune homme simple, de condition modeste, vivant chez sa mère (formidable Kathy Bates, dont l’aménité est la réponse affective à la toxicité de celle de « J. Edgar »). Sa naïveté le rend vulnérable à la rouerie des policiers, et son surpoids fait l’objet d’une litanie de quolibets abjects.

Ce malaise sourd, cette colère rentrée que le metteur en scène choisit de faire exploser finalement, après une humiliante séance de prélèvements ADN, donne à Paul Walter Hauser la possibilité d’élever Richard Jewell au-delà de la simple performance mimétique, d’être enfin le premier rôle, de s’exprimer pleinement hors du contrôle de l’avocat (dont on ne doute jamais de la bienveillance), de sceller lui-même son destin lors de l’entretien final. Eastwood n’est jamais aussi bon que lorsqu’il fait saillir les failles, quand il met ses personnages face à leurs contradictions (la mère qui déteste les armes mais qui s’enorgueillit du fait que Richard ait fait 98 sur 100 au test de tir), où lorsqu’il sème ici et là quelques détails éloquents rendant la critique et les raccourcis plus acceptables : le drapeau de la Confédération dans les bureaux du FBI, l’attention qu’il porte à filmer deux femmes noires dont l’une succombera à l’attentat, rappellent les intentions du véritable terroriste et le contexte d’un Etat réputé pour son racisme endémique.

Il manque pourtant dans « le cas Richard Jewell » une dimension autocritique, voire une pointe d’ironie, ces bémols nécessaires qui rendaient in fine « la Mule » si sympathique. Ne surnage ici qu’un désagréable sentiment d’aigreur, la mise en cause sans appel d’un système auquel depuis longtemps Clint Eastwood ne croit plus.

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57 réflexions sur “Le cas RICHARD JEWELL

  1. Pingback: Le cas Richard Jewell, Clint Eastwood – Pamolico : critiques, cinéma et littérature

  2. Je crois que cette histoire ne « méritait » pas, et Clint a TRES bien fait, l’ironie qu’il a mis dans La mule, qui était coupable alors que Richard est un innocent.

    La journaliste obtient la révélation avant même l’oreiller. Donc, malgré son arrivisme, elle tient promesse… Je n’ai pas du tout aimé l’interprétation d’Olivia Wilde. Ses trois scènes en salle de rédaction sont pénibles. Elle rit et se comporte très vulgairement je trouve. .
    Clint est impitoyable avec ce personnage et ses larmes sont ridicules.
    L’autre réplique assassine de Jon Jammbon est : « votre client est toujours coupable selon moi ».

    Je ne crois pas Jewell intimidé (au contraire, il veut toujours la ramener, même et surtout quand on lui demande de se taire) mais totalement en admiration.

    Bon, tu ne donnes pas très envie, j’espère que tes lecteurs se feront leur propre idée.

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    • J’ai relu plusieurs fois, mais je ne comprends pas trop ce que tu veux dire dans ton premier paragraphe.

      Moi j’aime bien Olivia Wilde, mais j’ai peut-être d’autres critères. Ceci dit, objectivement elle fait le job comme l’aurait fait par exemple Emma Stone ou Margot Robbie à sa place (toi qui a vu, « Scandale » je pense que tu peux comparer).
      Si Clint avait eu plus de temps pour s’emparer du scénario, peut-être aurait-il été plus avisé de le tourner du point de vue de la journaliste justement, personnage très intéressant il me semble, et dont le tempérament est une réponse tempétueuse à celui de l’avocat (S’il était Bill Munny, elle aurait été son Little Bill, ou disons English Bob).

      Par contre, les gens de AJC n’ont pas du tout apprécié le traitement du personnage : « le portrait de notre reporter est choquant, faux, et a été inventé par Hollywood » dixit Kevin Riley, rédac chef de l’AJC, avant d’ajouter : « le film commet exactement le péché dont il accuse les médias : il invente des faits de toutes pièces. » Je ne suis pas sûr qu’Eastwood fut totalement conscient de tout cela lorsqu’il tourna ce scénario (et le tourna à sa façon). Quoiqu’il en soit, j’imagine que les larmes finales sont bien là pour adoucir un peu le portrait de la jeune femme. Le carton final qui précise bien que Jewell est mort en 2007 d’un arrêt cardiaque (dont Eastwood montre les signes avant-coureurs dans le film), ne dit rien en revanche sur le décès de Kathy Scruggs en 2001, sans doute aussi des conséquences de l’affaire. Là, c’est limite je trouve.

      Je ne suis peut-être pas très élogieux, mais je trouve à ce « Richard Jewell » des qualités certaines, dont la première est d’être passionnant sur plus de deux heures de récit, ce qui n’est pas donné à tous les films.

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      • Je voulais dire que l’ironie aurait été déplacée ici.

        Olivia je ne la connais pas et bien qu’étant une fille, j’apprécie beaucoup le physique de beaucoup de filles. Là, elle ne me plaît pas et je lui trouve un visage ingrat (dans ce film en tout cas), je ne l’ai repérée dans aucun autre film.
        Par ailleurs elle joue sans la moindre subtilité. Je suis une arriviste, ambitieuse donc je joue comme une arriviste ambitieuse et je déteste mes collègues…
        Ah sa danse de la joie et son rire gras dans la salle de rédaction… décidément je ne peux pas !
        Mais oui, le fait que la vraie personne soit morte, c’est pas cool, clintiquement parlant 🙂
        Pour le reste, peut-être pas un GRAND film mais un EXCELLENT film.

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        • Olivia, je l’avais déjà trouvée sympa entre Daniel Craig et Harrison Ford dans le sympathique « Cow-boys vs extraterrestres ». Pas le même registre ceci dit.
          Excellent, je n’irai sans doute pas jusque là. C’est un Clint plutôt pas mal, c’est déjà bien.
          Je viens de voir « L’échange » (pas mal de points communs sur la charge anti-presse et anti-police). Cinématographiquement ça en jette un peu plus. On sent bien qu’aujourd’hui on ne lui prête plus la même somme au vieux. Mais tant qu’il aura du souffle, je crois qu’il fera des films.

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  3. Bouh, tous ces commentaires mitigés ! =) J’ai beaucoup apprécié ce film, bien plus que la Mule en tout cas. Et ça faisait très longtemps que j’attendais de Clint Eastwood qu’il nous fasse du Clint Eastwood, à la Mystic River de l’ancien temps.

    Pour moi, il n’y a aucun temps mort dans ce film (même si l’antihéros est parfois un peu répétitif dans son jeu d’acteur et qu’on reste toujours autour d’une même confrontation manichéiste) et que des personnages forts. J’ai apprécié le traitement réservé à la justice américaine, et j’ai beaucoup aimé le développement de l’histoire en deux temps : première partie le héros, deuxième partie le doute. J’ai aimé de bout en bout le scénario, avec des tirades piquantes et évidemment le jeu d’acteur de l’avocat. J’ai aimé aussi le personnage de la journaliste et son petit côté James bond girl inversé. Ça rejoint d’ailleurs la thématique de Scandale, où les femmes sont parfois aussi coupables que les hommes.
    Oui, en fait, j’ai aimé beaucoup de choses… Jusqu’à la Macarena en plein milieu du film.

    Après, j’apprécie moins les hommages aux armes à feu, (mais bon Clint et les armes…) Et parfois, cette histoire manichéiste manquait de nuance et comme tu le dis, sans doute d’ironie. Certes. Mais ça reste bien mieux qu’un film à la Red Corner ou au Verdict de Lumet.

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    • Les histoires de faux coupables ne manquent pas dans le cinéma américain, et ça remonte à bien avant Hitchcock (et même dans le cinéma français mais je ne le dis pas trop fort, les Césars arrivent bientôt…). Mieux qu’un film de Lumet par contre, ça se discute. En tout cas « Mystic River » c’était bien mieux (et nettement plus sombre) que « Richard Jewell ».

      Mais prenons effectivement « le cas Richard Jéouelle » (qui a inventé ce titre français idiot ?) pour ce qu’il est : la réhabilitation d’un homme d’honneur. Le discours sur les armes ne me semble pas être apologétique, plutôt une source de vanne d’ailleurs (mince j’ai écrit qu’il n’y avait pas d’ironie dans le film, bon quand même un peu mais ce n’est pas ce qui surnage). Et si on doit trouver le traitement manichéen, c’est avant tout dans sa critique de la presse et de l’Etat central (Eastwood, et là c’est bien lui et pas le scénario, désigne clairement son ennemi à l’écran : il s’appelle Bill Clinton) plutôt que des individus.

      Je ne reviens pas sur le rôle de la journaliste que tu as très bien développé, et je suis plutôt de ton avis. Quant à l’agent Shaw, une scène juste après l’attentat nous aide à comprendre son point de vue aussi, et son acharnement à mettre un coupable sous les verrous le plus rapidement. Chacun a ses raisons, c’est aussi la « règle du jeu » des films de Clint Eastwood.

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    • Son absence de politiquement correct de plus en plus affirmée avec l’âge il faut bien le dire. Parfois, c’est jubilatoire comme dans « la Mule », parfois il tire un peu fort sur la manche comme ici. Mais le film reste intéressant, bien mené et bien joué, de bout en bout.

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    • L’acteur est très bien dans cette apparente apathie, cette candeur mêlée d’une sincère envie de coopérer, cette confiance aveugle dans les institutions chargées de représenter la « loi et l’ordre » dans son pays. Comme je l’écris dans le texte, l’explosion de sa colère le fait soudain basculer de spectateur passif de la manipulation à un véritable acteur de son destin, philosophie si chère à Clint Eastwood. C’est une des très bonnes choses du film. Mais le ton général me laisse tout de même un goût amer.

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  4. Bonsoir Princecranoir
    Ton article et tes analyses m’ont vivement intéressée. Je trouve tes remarques sur l’avocat et la journaliste très justes. Pour moi c’est un bon cru et certains points m’ont fait sourire, malgré l’aigreur que tu fais bien de souligner. Mon film préféré de Clint Eastwood reste « Gran Torino ». Merci à toi.

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    • Merci beaucoup !
      « Gran Torino » est un film qui a beaucoup plu, et pourtant je suis mitigé à son sujet aussi.
      J’ai revu en revanche il y a deux jours « American sniper », que j’ai trouvé à nouveau formidable. Il s’appuie sur « une histoire vraie » et un héros broyé par la guerre (Eastwood est farouchement anti-guerre, il suffit de revoir aussi son diptyque « flags of our fathers/letters from Iwo Jima » pour s’en convaincre) qui voulait lui aussi « protéger et servir ». Ce qui motive Chris Kyle à s’engager ce sont les attentats, notamment celui du 11 septembre. Envoyé sur zone de guerre, il finira par se griller le cerveau avant d’être abattu par un vétéran. Pour Richard Jewell, autre « chien de berger » dans l’âme, l’attentat est ici aussi déclencheur de son calvaire, et par la faute du FBI et de la presse, il fera de lui une sorte de victime collatérale.

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  5. Merci pour la critique. Pas emballé, donc. Personnellement j’attendrai la location, mais le sujet est intéressant. Et j’ai plutôt confiance en Clint. Je suis né avec Clint. J’ai grandi avec Clint. Je vieillis avec Clint – bon j’espère ne pas mourir avec lui quand même.^^ Ces dernières années sa filmo connait des hauts et des bas, mais il est âgé, vit pas/pour son métier, il se fait plaisir… Il a bien raison. Et malgré des films de qualité inégale, je trouve qu’il y a toujours de bonnes surprises – AMERICAN SPIDER, SULLY, c’était bien. THE MULE, très, très bien, avec plusieurs niveaux de lecture je trouve. Mon film de l’année, à sa sortie.

    A bientôt princecranoir… Et à bientôt Clint, je n’en doute pas un instant !

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  6. Pingback: [Rétrospective 2020/2] Le tableau étoilé des films de février par la #TeamTopMensuel – Les nuits du chasseur de films

  7. Le film est intéressant mais pourtant il m’a quand même assez déçue (même si c’est pas non plus une cata ou autre). Je trouve que le tout manque pas mal d’émotions, les thèmes sur le rapport entre héros et médias survolés et les personnages secondaires (Hamm et Wilde) très mal écrits.

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    • Pourtant celui de Wilde est vraiment intéressant pour ce qu’il montre de l’arrivisme comme mode de survie dans un monde dominé par les hommes. A mettre en parallèle avec Pentagon Papers.
      Je te rejoins ceci dit sur le côté mineur du film, qui reste néanmoins un bon Eastwood.

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      • Le truc du personnage de Wilde, en ce qui me concerne, c’est que je trouve qu’elle passe trop du coq à l’âne, y a quelque chose de trop grossier dans ce qu’elle incarne. Ca m’a souvent sortie du film.

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          • Franchement oui cela aurait pu être un point de vue intéressant. Hum au tac au tac, j’aurais dit David Fincher. Deux de ses films se déroulent dans le milieu de la presse, il sait aussi mettre en scène des personnages féminins complexes, torturés, parfois à la morale douteuse mais sans qu’elles tombent justement dans la caricature (alors que justement elles auraient être caricaturales à souhait).

            Et là j’y pense, mais vu l’affaire en question (finalement pas entièrement traitée par Eastwood – mais je ne lui en veux pas car il faut bien faire des choix narratifs), je trouve qu’une mini-série aurait également pu être pertinente !

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  8. Un film assez édifiant sur un cas d’école. Un héros qui fait son devoir et devient un paria dans une situation intenable et injustifiée. Eastwood se paye les médias, mais aussi le fbi qui pendant des années a laissé un terroriste faire ce qu’il avait à faire en cherchant au mauvais endroit. Très bon casting et une réalisation qui épouse parfaitement le côté oppressant de l’intrigue.

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  9. D’après le tableau que tu fais de ce film que je comptais allé voir à sa sortie, Clint dénonce, comme à son habitude, les crétins et les fourbes, les prétentieux et les faux derches de l’état, pas de surprise alors ? Tant mieux ! Je me le calerai bientôt, hâte de voir ce Watson Bryant et ce Richard Jewell.

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      • Je l’ai regardé hier soir. C’est vrai que j’ai vu mieux, mais ça reste du Clint. Le gros problème, enfin je trouve, c’est que le dénouement est plus que prévisible. A part ça, j’ai passé un bon moment, du film doc policier classique, mention spéciale à la maman de Jewell qui amène beaucoup au drama. Entre l’avocat et l’agent de sécu, l’alliance est forte, sans nuances, ils sont tous les deux du bon côté, unis contre les pourris, parfois la vie est simple ! 😉

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        • Oui c’est un peu ça qui m’a gêné, même s’ils ne sont pas exempts de défauts l’un comme l’autre.
          Kathy Bates est formidable dans le film. Elle avait même décroché une nomination aux Oscar cette année, mais elle n’était pas favorite.
          La fin est d’autant plus prévisible qu’elle respecte la réalité des faits. Je pense que le dénouement n’est pas le principal objet du film, mais bien cette tortueuse plongée dans la manipulation mediatico-policière.

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  10. Un nouveau film de bonne facture pour Clint, qui expose encore une fois un homme « qui a juste fait son travail », mais qui se retrouve jeté en pâture aux médias. Il est vrai que le film manque un peu de recul par rapport à son sujet, qu’on regrette un peu la complexité d’American Sniper, mais le tout reste efficace et parfois même émouvant, notamment grâce à des acteurs excellents.

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    • Efficace, économe et sans doute un peu trop univoque. Je comprends l’indignation du journal mis en cause, sans compter le portrait de la journaliste qui n’a pas survécu non plus à cette histoire (ce qui es tû sur les cartons fin aux). La question du point de vue est cruciale dans le cinéma d’Eastwood (cf J Edgar), il sert toujours son propos sur le pays et sa philosophie des choses (American Sniper avait aussi fait grincer beaucoup de dents). Comme il le fait avec talent, on veut bien le suivre sans trop discuter.

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  11. Beaucoup aimé. Sujet bouleversant auquel le classicisme de Clint va comme un gant… le tout auréolé d’un superbe trio d’acteurs. Clint tire à balles réelles. Parfois un peu trop fort ? Il a encore de l’énergie, le bougre. THE MULE et maintenant RICHARD JEWELL… Difficile de croire que Clint s’arrêtera un jour. Éternel géant.

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    • A chaque fois j’y pense. Ça nous mettre un coup quand ça sera son tour.
      Je crois qu’il s’est pris De Oliveira pour modèle, bien décidé à faire des films passé le centenaire. Souhaitons lui d’en faire d’aussi bons jusqu’au bout.

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