Le CRIME de l’ORIENT-EXPRESS (2017)

Sans l’ombre d’un doute

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« Mais pourquoi donc ai-je inventé cette détestable et assommante petite créature ? (…) Certes, je dépends beaucoup d’elle financièrement. Mais par ailleurs, elle me doit sa propre existence. Parfois je lui fais savoir qu’en quelques coups de plume je pourrais lui ôter la vie. Et elle me réplique alors : « Impossible de se débarrasser de Poirot : il est bien trop intelligent ! » »

Agatha Christie

Depuis qu’un jour un train est entré en gare de La Ciotat, locomotive et cinéma ont avancé de pair. D’abord spectatrice immobile sur un quai, la caméra fut vite montée sur rail, embarquant le spectateur pour un voyage moins ennuyeux. Et pour ajouter un peu de frisson à l’épopée ferroviaire, quoi de mieux que de choisir une ligne qui passe par la littérature policière, une œuvre connue pour voyager en première et qui s’intitulerait « Le Crime de l’Orient-Express ». Le très british Kenneth Branagh prend son ticket de metteur en scène auprès de Scott et compagnie, et s’en va faire le Poirot sur le quai de la gare.

Depuis la parution en 1934 du roman d’Agatha Christie, Branagh n’est pas le premier à suivre la voie en images. Il y eut d’abord la version de Sydney Lumet (autre homme de théâtre affectionnant les étroites marges de manœuvre), puis quelques déclinaisons télévisuelles avec notamment l’emblématique David Suchet chargé de l’enquête. Ce dernier a ancré dans l’imaginaire collectif l’image d’un Hercule Poirot replet, nœud papillon et jolie montre à gousset élégamment glissée dans une poche de son costume trois pièces. Dans sa panoplie, Branagh a gardé la canne qui frappe le sol pour déclencher les foudres de la loi (celles qu’il abat après avoir joué les redresseurs de « Thor » au sein de la Marvel). Mais il entend aussi en changer la physionomie, et propose du détective imbu de ses impressionnantes moustaches un portrait un peu toqué.

Son obsession de la taille des œufs et des cravates bien mises traduite avec malice et second degré font le pendant d’un personnage qui ne vit que pour rétablir le parfait équilibre sur la balance de la justice. « Quoiqu’en disent les gens, il y a le bien, et il y a le mal » dit-il à un militaire admiratif, mais la foi anime l’exécution de cette tâche va bientôt être remise en cause par l’affaire qui l’attend. Lorsqu’il dépose ses valises dans le Calais Coach du plus célèbre des trains à vapeur, on découvre avec lui le voisinage et les variations de paysage. L’histoire débute à Jérusalem (tandis que dans le roman, Poirot s’en revenait d’Alep), pour une résolution éclair d’un vol de relique. En quelques scènes, le fin observateur confond le coupable au pied du Mur et rabiboche les religieux perdus dans leurs lamentations. Il jette ensuite l’opprobre sur la force publique dans une métaphore fort inutile et transparente. La démonstration a bien sûr valeur d’exemple, elle nous prépare à des dilemmes moraux de plus grande envergure.

Passé ce préambule dans la ville Sainte, le voyage commence réellement au cœur battant d’une Istanbul dorée au numérique, lieu de convergence des douze passagers de prestige qui montent à bord du train de luxe. Une traversée de l’Europe à bord de l’Orient-Express n’est pas donnée à tout le monde, il faut mériter sa place. Au regard de leur carrière, certains la mérite sans conteste, tels Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Willem Dafoe ou Judi Dench. Avec sa tête de gangster trempé dans l’alcool prohibé, Depp fait un coupable idéal autant qu’une victime désignée auprès de laquelle la belle Michelle s’essaie à des liaisons dangereuses. Déjà passé par le « Grand Budapest Hotel », Dafoe retrouve avec bonheur l’accent Mitteleuropa d’un fasciste universitaire qui cache mal son jeu. Quant à l’impériale Judi Dench, elle fait évidemment une impeccable princesse russe et renfrognée qui se paie le luxe d’avoir à son service celle qui fut elle-même couronnée le temps d’une saison. Olivia Colman (Elisabeth dans « The Crown ») joue ainsi les gouvernantes inféodées, mais laisse la palme de l’austérité à une Pénélope Cruz des plus bigotes.

A ce rassemblement d’apôtres bien suspects s’ajoutent quelques célébrités montantes au premier rang desquelles on trouvera la charmante Daisy Ridley, revenue de sa guerre des étoiles bras dessus bras dessous avec un amant (Leslie Odom Jr troquant le rôle de colonel du roman pour un toubib de couleur). Au sein de cette cosmopolite assemblée, Branagh s’amuse à faire chanter les accents, en commençant par son Hercule si fort en thème comme en capacités de déduction, peuplant à l’envi ses répliques de « mon ami », « allons-y », « forgive me, I am belgian » qui aident lui forger une aura de sympathie. Truculent et inflexible, le Poirot façon Kenneth nous montre aussi ses failles, ses accès de doute et une profonde tristesse (« J’ai joué pour la télévision un Wallander blessé, brisé, mais qui possède toujours son formidable don de clairvoyance. Peut-être la mélancolie que j’ai donnée à Poirot vient-elle un peu de là. » explique le réalisateur). Mais quand Branagh cherche à entrer dans chaque compartiment, il le fait parfois avec maladresse, voire une forme d’empressement dans le montage qui vient brouiller les lignes de l’enquête.

D’ailleurs, la résolution ne semble pas l’objet du film (elle sent le whodunnit éventé pour trop de spectateurs), l’objectif est d’en mettre d’abord plein la vue. Ainsi l’Orient-Express traverse-t-il des paysages fantastiques, transperçant neiges et montagnes au mépris d’une nature déchaînée, avant de voir sa course interrompue à la faveur d’une avalanche. Alors la caméra prend le relai, s’enfile dans les allées étroites avant de monter sur le toit du wagon pour prendre l’air, comme incapable de s’en tenir à un huis-clos meurtrier. Les entretiens en cabine cèdent donc la place aux tasses de thé en bordure de voie. Tandis que les interrogatoires se déconfinent, ils tournent parfois en course-poursuite sur les échafaudages d’un pont à la structure plutôt bancale.

« Ce sera un film de cinéma très cinéma » avait promis Kenneth Branagh, mais comme l’écrivait la romancière, une enquête d’Agatha Christie est aussi une affaire de style, et malgré son rythme enlevé et sa curieuse galerie de stars recyclées, ce « Crime de l’Orient-Express » aurait tendance à l’oublier. La faute sans doute à ses ambitions de franchise là où se dissimule un cas des plus cauteleux. Aucune surprise n’attend le spectateur au fait de la résolution, et déjà se profile une autre destination pour Hercule qui se change en Ulysse, sans cesse écarté du chemin de sa maison. Gageons qu’au bord du Nil, Branagh trouvera un terrain plus fertile pour y planter les pieds de Poirot.

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45 réflexions sur “Le CRIME de l’ORIENT-EXPRESS (2017)

    • C’est un peu le problème lorsque l’on connaît les ressorts du crime, seul le style, l’écriture des personnages, un peu d’audace dans la mise en scène permettent de conserver l’intérêt. Branagh fait un Poirot différent des autres, pas forcément raccord avec la description qu’en fait Mrs Christie. Par contre, je trouve que le film ne permet pas aux autres rôles de s’épanouir, de sortir du lot. Et pourtant, c’est peu dire qu’il y a du beau monde ! Johnny Depp à la rigueur, mais je trouve qu’il nous fait une version burinée et limite excessive de son Dillinger.
      Certes ce n’est pas désagréable, et dans l’ensemble joliment exécuté, parfois avec un excès d’emphase visuelle comme ce plan-séquence dans la gare qui nous fait passer du quai jusque dans le train. Branagh se prend pour Scorsese mais je trouve qu’il peine à installer l’atmosphère appropriée à l’enquête. On sent aussi la patte Ridley Scott derrière, notamment dans le paysage numérique qui recrée le temps passé (avec une imagerie moins portée sur les Beaux-arts néanmoins).
      Cela m’a donné envie de revoir la version de Lumet du coup.

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      • Entièrement d’accord avec toi. La réalisation, l’écriture des personnages… Il fallait faire plus, avoir du style, de l’audace comme tu dis, pour permettre aux spectateurs connaissant déjà les ressorts de l’intrigue (donc la majorité d’entre eux ?) d’être happés par cette dernière malgré tout. Pour moi le film de Branagh, c’est « vite vu, vite oublié ». Tandis que le Lumet, son atmosphère reste encore ancré en moi. Mais je ne l’ai pas revu depuis longtemps, peut-être que c’est la nostalgie qui parle aussi, je ne sais pas.

        Bref. Nostalgie ou pas, le constat est là : le film de Branagh est quand même relativement quelconque, on n’y sent pas la « patte » Christie.

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        • C’est un peu dommage, mais je pense que tu as fort raison. Et pourtant, Branagh déploie les grands moyens pour faire de son film un grand spectacle. La question à se poser est donc la suivante : les romans d’Agatha Christie sont-ils solubles dans le blockbuster ? Christie, ce n’est pas Conan Doyle, dont le sens de l’atmosphère, frôlant le fantastique parfois, était sans doute plus adapté à ce type de cinéma qui mise sur l’épate.
          En prenant l’exemple de la version Lumet (je pourrais ajouter les amusantes versions des romans de Mrs Christie par Pascal Thomas), on voit bien que l’on prend plaisir à revoir ces films, plus modestes mais sûrement plus ingénieux, et ce même en connaissant les aboutissants. Tout est donc, comme je l’écrivais, une affaire de style.

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          • Et Branagh est en train de peaufiner son MORT SUR LE NIL… Et en bon fan de Christie que je suis, je le verrai… Mais pas au ciné. J’attendrai la location sur Amazon. Il y a quelques mois j’ai vu CROOKED HOUSE (2017), toujours d’après Agatha. Bon casting. Ambiance feutrée/dérangée so British. Classique mais sympa à suivre. Rien de génial mais l’ambiance déjà, est dix coudée au-dessus de L’ORIENT-EXPRESS.

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  1. « la résolution ne semble pas l’objet du film »
    C’est tout à fait ça. Sur le coup, ça m’avait choqué de voir à quel point l’enquête était finalement mise en retrait, en contradiction avec l’esprit Agatha Christie.
    Résultat, même s’il y a de belles images, ça reste pour moi un film à la limite du hors sujet et par moment bien long. ^^

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    • Branagh et Scott misent sur un public peut être plus jeune, qui ne connaît pas l’univers d’Agatha Christie. Cela reste louable de tenter de faire de ces enquêtes une réponse élégante aux prouesses des héros américains en costumes. Le résultat est un peu fade, manque de relief, mais je le trouve plus à mon goût que les Sherlock Holmeseries signées Guy Ritchie.

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  2. En lisant, en fait je me demande si je n’avais quand même pas vu le film … mais j’ai peur aussi de confondre avec le fait tout simplement d’avoir lu le livre.
    Ca ne fait pas tellement envie de courir le voir ce film du coup …

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    • L’intrigue est sans doute une des plus célèbres d’Agatha Christie, la stratégie de résolution est donc sérieusement compromise sur ce point du scénario. Ensuite, l’intrigue repose énormément sur les personnages, la manière dont ils prennent leur place dans le scénario. Mais là aussi, on sent le traitement tiraillé entre l’enquête de Poirot (je n’ai pas parlé de ces flash-backs en Noir & Blanc dans un style télévisuel un peu désuet), et l’envie de mettre du mouvement, de l’action. C’est louable d’essayer de tenter le coup un peu comme l’avait fait Guy Ritchie avec Sherlock Holmes (qu’est-ce qu’ils étaient moches ces films), mais comme le dit plus haut le Monstrothécaire, on frôle le hors-sujet du coup. Pas du tout le style des « armchair detective » qui misent avant tout sur la matière grise, et pas sur les courses poursuites.

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    •  » Le grand Sidney Lumet, qui avait réalisé la précédente version du Crime de l’Orient-Express au cinéma – et que j’ai eu la chance de connaître un peu –, avait insisté sur le fait que son film était un divertissement. C’est aussi ce que j’ai voulu offrir avec le mien.  »
      Kenneth Branagh rend à travers cette déclaration dans Télérama un hommage à la précédente version, mais force est de constater que leurs mises en scène sont radicalement différentes. C’est d’ailleurs curieux pourtant car tous deux viennent du théâtre.
      Beaucoup s’accordent à dire que David Suchet compose dans les téléfilms le Poirot le plus exemplaire. Je ne déteste pas celui de Branagh, qui fait preuve d’une certaine sensibilité (qui vire à la sensiblerie dans certaines scènes, il faut l’admettre), qui peut se montrer malicieux, voire excentrique (ses éclats de rire en lisant la petite littérature de gare dans sa cabine, son protège-moustache pour dormir la nuit,…) C’est bien aussi parfois de casser les codes, encore faut-il avoir quelque chose d’intéressant à proposer à côté.

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  3. La bande annonce ne m’avait pas convaincu mais alors pas du tout ! Si la résolution du crime est mis en de côté, je trouve cela désolant. C’est l’essence même de l’histoire. Qu’importe si on connaît tous la fin, la façon de mener l’enquête reste le point d’orgue d’une adaptation de Poirot.
    Moi je suis une inconditionnelle de David Suchet. Il a éclipsé pour moi tous les autres Poirot.
    J’avais été emballé par l’idée d’un Branagh en Poirot mais je pense que Branagh a perdu de sa superbe avec le temps.

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    • Certes ce n’est plus le Branagh shakespearien de la grande époque, mais je lui trouve un certain charme avec l’âge. je n’ai jamais vu un épisode des enquêtes de Wallander, mais j’imagine que le costume du flic un peu abattu et mélancolique lui va bien. Il y a un peu de ça chez le Poirot du « Crime de l’Orient-Express », mais si cela semble un peu plus artificiel dans la forme.
      L’enquête n’est pas complètement mise de côté, je te rassure, elle reste tout le même le combustible principal de l’intrigue policière. Mais sans surprise, donc forcément on essaie de se raccrocher à la peinture des personnages, et là aussi c’est un peu faible. Bien joué (par des acteurs de haut vol comme je l’écris dans l’article), mais faiblard.

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  4. Alors bien sûr si on connait l’univers d’Agathe Christie, on connait Le crime de l’Orient Express…. Il fallait la jouer (très) fine pour surprendre le spectateur, du moins ceux qui connaissent. C’est à dire la plupart. Ce qui nuit d’avance au suspens. Bref, une vraie gageure !
    Et heureusement, il y a les chronique de Princecranoir qui donnent envie. 👍
    Merci à toi. 🙏
    Belle fin d’aprem’, douce soirée et bonne semaine à viendre 😉
    A bientôt !

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    • J’aurais tellement aimé que Kenneth Branagh la joue plus fine, même la moustache est un peu trop épaisse à mon goût dans cette version. 😉
      Merci pour ce très sympathique message, le film reste divertissant malgré tout.
      Très belle soirée à venir,
      A bientôt SOlène

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  5. Les pubs c’est INFERNAL (ici d’ailleurs ça clignote toujours autant, on me propose une Jeep Renegade… qu’est ce que je ferais de ce machin ?). J’ai pu zapper vers Billie Eliott toutes les demi heures.
    Revenons-en à notre Poirot.
    Question réalisation, le Lumet est impeccable, un vrai régal. Moins spectaculaire que le Brannagh, chic sans être toc.
    Côté casting, un gros miam aussi. Et j’ai soupiré amèrement, regretté que Richard Widmark soit la victime et disparaisse aussi vite.
    Par contre, si Albert Finney (méconnaissable) ne m’est pas apparu comme un miscasting, je n’ai pas compris son interprétation. Il est tordu (physiquement) et on dirait un débile. Pour moi, il était irregardable et profondément agaçant. Il m’a vraiment gâché le plaisir.
    En fait sans doute est il plus en accord avec la description des bouquins ce qu’en pensait Dame Agatha elle-même :
    « détestable et assommante petite créature ».
    Sur ce point, rien à redire, il est détestable et assommant.
    Igrid Bergman moche c’est surprenant. L’improbable accent de Sean Connery, la coiffure hilarante de Michael York, la pâleur vampiresque de la vieille comtesse, la présence des superbes Vanessa, Jacqueline et Lauren, la raideur de John Gielgud (je ne vérifie pas l’orthographe), le (PÉNIBLE) running gag de Martin Balsam pour qui tout le monde est coupable, mais séparément, si tu vois ce que je veux dire… tout cela est une curiosité mais cela fait un peu catalogue et le manque de cohésion des acteurs m’a sauté aux yeux comme jamais. Chacun fait son petit numéro sans se préoccuper des autres. Même ceux censés former des couples jouent chacun pour soi. Comme si des ego se baladaient à l’écran.
    Bref tout cela m’est apparu bien vieillot et interminable.
    Le plus moderne et naturel est… Jean-Pierre Cassel, vraiment très bien.
    Tu l’as compris, je préfère la fantaisie et la mélancolie de Kenneth Brannagh qui donne beaucoup d’âme à Poirot, même si cette vision ou lecture est une trahison du personnage littéraire.
    La comparaison me fait comprendre pourquoi je n’ai jamais aimé Poirot… jusqu’à Kenneth.

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    • Merci pour ce retour sur la version Lumet. Pas parfaite, c’est certain, nettement plus sobre néanmoins que celle de Branagh.
      C’est clair que sir Finney n’avait pas le charme de Kenneth, mais comme tu le soulignes, bien plus raccord avec l’idée que l’on s’en fait dans le roman. En ce qui concerne le défilé d’ego, tu ne m’étonnes guère, tant le travers était courant dans ces films collectifs de stars des années 70.
      J’essaierai de faire le voyage jusqu’en Égypte pour reconsidérer mon option sur la version Branagh. Peut-être même que j’irai en Jeep Renegade. 😉

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  6. Belle critique ! Pour moi, c’est un film raté, qui n’aurait d’ailleurs jamais du voir le jour. J’avais l’impression que Branagh voulait faire avec Poireau ce que Guy Ritchie avait fait avec Sherlock Holmes, le talent en moins.

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  7. Pour ma part, je n’ai pas passé un mauvais moment. Mais la version de Lumet reste au-dessus. Branagh me donne l’impression de trop se mettre en avant et de chercher le spectaculaire là où il n’est pas nécessaire. Très bon générique de fin cela dit, interprété par Michelle Pfeiffer elle-même.

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    • Ah, je n’avais pas noté ce détail. Ceci dit, je n’ai pas spécialement trouvé la chanson finale très en rapport avec l’époque. Dommage.
      Branagh est effectivement au centre du jeu, et veut clairement en mettre plein la vue comme je l’écris dans l’article. Me reviennent ainsi les mots très justes de Jean de Baroncelli, critique du Monde, lors de la sortie du film de Lumet, et qui pourraient aussi s’appliquer ici :
      « Écrits d’une plume allègre, les romans de tante Agatha sont faits pour être lus d’une traite. Leur vocation n’est pas de devenir des superproductions. »

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    • Cela reste un grand spectacle plutôt bien mené.
      Je comprends ta surprise au moment du dévoilement de culpabilité. J’avoue que moi aussi la première fois (c’était en voyant la version de Lumet), je ne m’y attendais pas.

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