Le HOBBIT : un voyage inattendu

Holm, sweet Holm

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« Farewell, dear Bilbo. Safe travels, darling Ian. »

Peter Jackson

Des abysses cosmiques traversés à bord du Nostromo à la grande saga du « Seigneur des Anneaux », tant d’univers ont été visités par Ian Holm, acteur magique à l’œil étincelant ! Beaucoup se souviendront de lui fumant la pipe à l’orée de son trou, dans un coin reculé de la Comté de Tolkien. Grâce à Peter Jackson, il était devenu Bilbo, « Le Hobbit » inventé par un universitaire, un vétéran de la Grande Guerre qui lui-même avait vécu « un voyage inattendu ». Mais déjà, dans cette seconde trilogie, il était un Bilbo fatigué, laissant à Martin Freeman le soin d’explorer pour lui la Terre du Milieu. Maintenant qu’à tout jamais il a fermé les yeux, il est plus que temps de refaire en son nom cet « unexpected journey ».

Bilbo s’en va-t-en quête, ne sait s’il en reviendra. Après « le Retour du Roi », près de dix ans auront passé pour enfin rouvrir le journal du Hobbit et raconter dans le détail ses exploits à leur source. Pour Peter Jackson, raconter des histoires de hobbits, c’est plus qu’un hobby, c’est presque un sacerdoce. Après avoir consacré huit années de sa vie à mettre en images l’inadaptable trilogie du « Seigneur des Anneaux », il avait bien songé à confier cette « préquelle » à un séide doué, un certain Guillermo del Toro qui aurait sans doute largement fait l’affaire. Et puis, comme souvent dans ce genre de projets au long cours, les problèmes s’accumulent et dissolvent certains engagements. Ainsi, après avoir visité l’île de « King Kong » et accompagné Spielberg dans les aventures d’un jeune reporter belge, Jackson s’y recolle, il refait la route vers la Terre du Milieu pour un cycle de trois films tournés à vive allure (quarante-huit images par seconde !).

Il s’accorde tout de même le coup de main bienvenu de son acteur fétiche, Andy Serkis promu réalisateur de seconde équipe. Plus schizophrène que jamais il réinvestit aussi la dépouille rachitique et numérique de Gollum. Tous deux rassemblent l’ost des grandes figures de la première trilogie sans qu’aucune ne manque à l’appel : Ian McKellen renfile le costume gris du mage Gandalf et Christopher Lee fait un passage éclair en compagnie d’Hugo Weaving et de Cate Blanchett, tandis que Ian Holm et Elijah Wood assurent le trait d’union avec les films précédents. Néanmoins, le souvenir magnifique de l’adaptation du « Seigneur des Anneaux » suscite chez les admirateurs des attentes gloutonnes, rendant le projet d’autant plus épineux à mettre en images sans apparaître redondant.

La tonalité et le contenu du livre auquel s’attaque Jackson ne lui facilitent pas vraiment la tâche. Beaucoup plus enlevé et merveilleux (au sens littéral), le premier roman de J.R.R. est bien différent de la quête sombre et âpre qui conduisait Frodon vers la Montagne du Destin, et à l’intérieur de laquelle le réalisateur dût, parfois maladroitement, insérer quelques brins d’humour (à travers la rivalité guerrière entre Gimli et Legolas). Grâce au brainstorming conjugué de ses collaboratrices (indispensables Fran Walsh et Pippa Boyens), la transition trouve sa réponse dans l’incipit du film. Comme on avait laissé s’éteindre la flamme des héros de la quête de l’Anneau Unique à la fin du « Retour du Roi », Peter Jackson se propose de la rallumer au coin du feu, avec la pipe de Bilbo, comme si le grand-père voulait nous raconter une nouvelle histoire.

« Dans un trou dans le sol, vivait un hobbit. » Le film est un conte qui débute par les premières phrases du livre, et la suite suivra le même esprit. « Bilbo, c’est moi » aurait pu dire d’ailleurs Tolkien dans un élan flaubertien, reconnaissant par ailleurs, sa « taille mise à part », être lui-même « un Hobbit ». Peter Jackson prend acte de cet aveu pour composer une somme de récits enchâssés, intégrant à la source principale quelques appendices, ainsi que quelques aménagements qui heurteront sans doute les puristes : le compte-rendu de la bataille de la Moria introduit un antagoniste sérieux au valeureux guerrier de la Compagnie, un orque albinos qui se fait appeler Azog. Ce faisant, Jackson gonfle son scénario pour une nouvelle trilogie peut-être trop ambitieuse.

Dans le « Seigneur des Anneaux », l’histoire était encore à écrire, tandis que celle-ci a, semble-t-il, déjà été vécue. Les propos narrés ainsi en flash-back auront (comme dans le roman) un parfum de redite. Ils peuvent aussi revêtir des contours fabuleux sans que cela ne choque outre mesure, un peu à l’image la légende de cet ancêtre de Bilbo qui se serait couvert de gloire dans une guerre contre les Gobelins (et qui aurait au passage « inventé le golf »). Le récit ouvre donc grand la porte à des querelles titanesques de géants de pierre peuplant les hauts reliefs, à une cité sous la montagne aux proportions infinies et surtout à ce dragon dévastateur (habilement dissimulé derrière un écran de fumée afin d’entretenir savamment le mystère), créature tout droit sortie des contes de jadis et qui vient, tout feu tout flamme, squatter un fabuleux trésor niché au cœur du Mont Solitaire.

On accompagnera donc une petite troupe de Nains revanchards et sans domicile fixe, fermement résolus à reprendre leur bien grâce au soutien actif du magicien Gandalf et d’un apprenti cambrioleur nommé Bilbo. Le choix exquis de Martin Freeman pour le rôle s’impose comme une évidence « élémentaire » pour celui qui joua les Watson dans une série remarquée. On croisera au passage la trajectoire de l’Istari excentrique Radagast qui, sur son traîneau tiré par une demi-douzaine de lièvres agiles, entament une savoureuse danse avec les ouargues. Peter Jackson n’a rien perdu de son affection pour les paysages majestueux, insufflant à son récit ce même lyrisme qui enchantait la transposition du « Seigneur des Anneaux ». La Compagnie des Nains galopant sur les crêtes escarpées, traversant des forêts balayées par la pluie ou se frayant un chemin à flanc de montagne, ne manque vraiment pas d’allure.

Le metteur en scène de « Bad taste » retrouve en sus son sens de la comédie (l’invasion drôlissime du trou du hobbit est à ce titre une franche réussite), principalement à travers les portraits bigarrés des Nains (qui, à l’instar de ceux de Disney, sont identifiables par leur corpulence et leurs traits de caractères bien définis). Il pousse la note jusqu’à devenir musicale en incluant certaines parties chantées à sa folklorique quête. Et si Gandalf est toujours là pour recentrer le débat, comptant et recomptant sa petite équipe après chaque épreuve comme le ferait un maître d’école lors d’une sortie scolaire, c’est surtout la haute figure de l’orgueilleux Thorin Oakenshield, roi déchu d’Erebor, qui inspire le respect. Richard Armitage lui procure suffisamment de prestance pour compenser une taille nécessairement réduite, particulièrement à l’aune des créatures monstrueuses qui lui barrent le chemin : Trolls querelleurs, orques cruels et surtout caverne infestées par d’hideux gobelins dans laquelle se joue le moment de bravoure le plus mémorable du film. La course poursuite sur ponts suspendus qui permet à la Compagnie d’échapper à une horde vindicative ressemble à un grand huit vertigineux qui vient s’atteler aux prouesses visuelles laissées en friche par Spielberg et Lucas dans les entrailles du « Temple Maudit ». Le nouvel imagier de Peter Jackson n’en était encore qu’à ses prémices, laissant deviner moult trésors et plus d’un tour dans sa poche.

La Route se poursuit sans fin
Descendant de la porte où elle commença.
Maintenant loin en avant s’est poursuivie la Route
Que d’autres la suivent, qui le pourront !
Qu’un nouveau voyage ils commencent ;
Moi enfin, les pieds las,
Vers l’auberge éclairée je me tournerai
Pour trouver mon repos du soir et le sommeil.

J.R.R. Tolkien, Le retour du Roi, 1955.

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45 réflexions sur “Le HOBBIT : un voyage inattendu

  1. En réalité, les parties chantées sont assez fidèles à l’esprit Tolkien, je trouve. Il y a énormément de chants dans le corps de ses romans.
    Le Hobbit est un très bon film, même s’il a quasiment été renié par Peter Jackson, qui a détesté les conditions de tournage. 🙂

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    • Exactement, les chansons peuplent les romans de Tolkien mais elles étaient quasiment absentes de l’adaptation du Seigneur des Anneaux. Elles seront aussi nettement en retrait dans les suites du Hobbit malheureusement, sans doute Jackson cherchant à installer peu à peu un univers plus sombre à raccorder avec Lors of the Rings. Elles sont pourtant ici source de bonne humeur, et de mélancolie.

      C’est juste, le Néo-zélandais qui voulait être plus en retrait sur ce film a finalement été contraint de s’en emparer comme il l’avait fait avec la précédente trilogie. Du fait, on sent moins de fougue, moins d’originalité, moins d’envie. Cela reste un beau livre d’images, souvent enlevé, parfois même émouvant et dramatique. Mais pas au niveau de l’autre trilogie, il faut le reconnaître.

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      • C’est plus que cela pour Jackson. Il a repris un tournage en cours, et résultat, n’a rien pu faire comme il voulait, ne pouvant rattraper « un an et demi de retard ». Les scènes se jouaient alors qu’aucun story board n’avait été dessiné, parfois les acteurs étaient balancés comme ça à la va vite devant les caméras, parce que pas le temps de décider en amont ce qu’ils devaient faire. Peter Jackson a même été jusqu’à dire qu’il s’était senti plusieurs fois « pressé d’en terminer », tellement c’était déplaisant.

        Pour les chansons du Seigneur des Anneaux, elles sont bien présentes (et au moins une dans chaque opus), mais souvent coupées dans la version courte. 🙂 Si tu veux les entendre, il faut voir la version longue. Pour le Hobbit, un voyage inattendu, autant celle des nains et l’homme de la lune sont sympas, autant celle des gobelins versait dans le parodique. Raison peut-être pour laquelle les films suivants en comportent moins. Le « trop » de chanson pouvait déranger.

        Pour avoir regardé maintes et maintes fois les deux trilogies, j’avoue que maintenant, je ne sais plus trop laquelle des deux je préfère. ^^ Chacune est intéressante à sa manière.

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        • Pour peu qu’on se laisse porter (comme les Nains par le torrent), le spectacle est à ravir. Et la chanson murmurée par les apatrides d’Erebor reste durablement en tête longtemps après la vision du film. Comme toi, je ne le conçois bien sûr que dans sa version longue, et en VO qui garde sa nature littéraire ( » In a hole in the ground there lived a hobbit. Not a nasty, dirty, wet hole full of worms and oozy smells. This was a hobbit-hole and that means good food, a warm hearth, and all the comforts of home. » avec la voix de Ian Holm pour narrateur 😢).
          Je ne suis pas sûr que Del Toro ait tourné la moindre prise au moment où il était encore associé au projet. Je crois que Jackson a dû se charger de tout, y compris une reprise du scénario avec Fran Walsh et Pippa Boyens (« Le script a beaucoup évolué depuis qu’il est parti » expliquait elle en interview dans L’écran Fantastique). Pas une partie de plaisir pour celui qui voulait se tenir à distance, encore moins pour les acteurs désespérés par ces fonds verts envahissants (je crois même que McKellen était à deux doigts de craquer).
          Ce fut une autre aventure que celle du tournage. 😉

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  2. J’avais assez bien aimé ce premier opus, par contre les 2 autres *gros gros soupir*. Il a surtout fait un SdA pour la génération suivante en reniant complètement l’esprit du livre, ce qui à la limite n’aurait pas été grave si les films avaient été à la hauteur.

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    • Je trouve que l’esprit du conte « Bilbo le Hobbit » est plutôt bien retranscrit dans ce premier volet. Il l’est certainement moins dans les suivants qui s’égarent vers des nécessités plus marketings (une elfe pour compenser la carence en personnages féminins) que vraiment artistiques.

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  3. J’étais peiné d’apprendre sa disparition. Le soucis de cette trilogie du Hobbit s’est qu’elle s’étire sur plusieurs heures là où je pense que deux films auraient suffis amplement. Le livre lui-même ne souffre d’aucune comparaison avec la sublime trilogie du Seigneur des anneaux. Tolkien a bâti un univers tellement riche, complexe. Pour moi, le seigneur des anneaux en livres et films est indépassable ! Merci pour cette belle chronique 😊

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    • Trist nouvelle en effet que la disparition vendredi de Ian Holm.
      Il restera dans les mémoires l’émouvant Bilbo le Hobbit de Peter Jackson, habilement secondé par le sympathique Martin Freeman qui interprète le rôle dans ses jeunes années.
      Tu as raison au sujet de cette trilogie. Jackson l’a enrichie sans doute à l’excès, la source littéraire à laquelle il va puiser étant si abondante. Deux films étaient initialement prévus pour adapter Bilbo, et Guillermo del Toro devait en être le réalisateur. Mais le destin l’a obligé à changer ses plans (sans doute un coup du « mauvais œil » 😉).
      J’aime beaucoup le roman de Tolkien, plus accessible que Lord of the Rings car il était écrit pour ses enfants. On y trouve un côté plus merveilleux, un univers fabuleux peuplé de dragons et de sorciers, et que Jackson a plutôt bien traduit en images. C’est vrai que les suites peuvent apparaitre moins maîtrisées. Mais toujours très spectaculaires.

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  4. Bonsoir Princecranoir, ou bonjour.

    Encore jamais lu le pourtant très célèbre J.R.R Tolkien. Pas plus le Hobbit que le Seigneur des anneaux. Et aussi incroyable que ce cela puisse paraître, pas vu les films, non plus.
    Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, n’est-ce pas ?
    En tout cas, je viens de passer un bien agréable moment de lecture, encore une fois. Tu as éveillé ma curiosité (une fois de plus) avec Bilbon, le sorcier Gandalf ( des noms qui me sont cependant familiers)… les nains barbus. J’y arrive à la fantasy, j’y arrive -« je sens ça 😊
    Merci à toi pour cette excellente chronique. Bon dimanche. A bientôt.

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    • Bonjour SOlène,
      Il n’est jamais trop tard pour changer d’univers littéraire.😉

      En ouvrir les pages sera peut être la meilleure porte d’entrée vers ce monde fabuleux gouverné par la magie et peuplé d’etranges créatures. Le style très élégant de Sir Tolkien en est la clé. Le kiwi Peter Jackson, qui s’est pris de passion pour son œuvre a produit pour le cinéma une œuvre des plus fidèles, s’autorisant même cette fois à y ajouter sa griffe.

      Je te souhaite un très beau dimanche, peut être au milieu des elfes musiciens dans quelque forêt luxuriante. 😀🐿️

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      • Vais commencer par la lecture, les célèbres œuvres de Tolkien. Et je verrai ensuite les adaptations cinéma. J’adore retrouver à l’écran les personnages papier quittés à regret.
        Et là je sais d’avance que c’est réussi

        Re…. bon dimanche, à bientôt Princecranoir 🌞

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  5. J’étais triste d’apprendre sa mort et surprise de son âge, 88 ans. Je le croyais immortel.
    Quelle carrière ! Il est même dans le 5ème élément. J’adore son beau rôle dans Greystoke (miroir, rasoir).

    Je n’aime pas la seconde trilogie malgré Robert Armitage très bien. Je n’aime pas Martin LibreHomme. C’est physique. J’arrive pas à le regarder. Son visage ratatiné sans lèvres… pouah.

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    • Une très belle carrière que celle de Ian Holm c’est vrai. Je ne suis pas fan du « Cinquième élément », mais je me souviens en effet de son rôle. Mais aussi de ses apparitions chez Cronenberg, notamment dans « Exystenz » . Et puis bien sûr, n’oublions pas Ash, la caution scientifique inquiétante à bord du cargo spatial Nostromo.

      Cette trilogie du du Hobbit jouit d’une très moindre côte d’amour, et on peut le comprendre (surtout si on n’aime pas Martin Freeman 😉). Je n’ai pas trop aimé les ajouts, le retour d’Orlando Bloom et l’elfe jouée par Evangeline Lily qui apparaît dans le suivant, et les digressions vers Dol Guldur. Néanmoins, comme toi, je retiens la partition très shakespearienne d’Armitage dans le rôle de Thorin, le Nain qui voulait redevenir roi. Et quelques morceaux de bravoure assez réussis face à Smaug.

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  6. RIP Ian Holm, un sacré second rôle (quelle carrière dans ce domaine, on aurait dit qu’il avait le don d’ubiquité). Sinon, cette seconde trilogie façon jeu video m’a cassé les pieds. Elle trahit complètement le livre délicieux de Tolkien. J’avais déjà des réserves sur le Seigneur des Anneaux belliqueux de Jackson qui est une adaptation spectaculaire certes mais qui reste à la surface du livre (trop d’action, trop de batailles, un Frodon trop mièvre loin du personnage du livre), mais là, vraiment, non.

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    • Comme toi, j’aime beaucoup « Bilbo le Hobbit » de Tolkien, plus encore peut-être que le « Seigneur des Anneaux » car il est empreint d’une candeur qui disparaitra ensuite dans les ombres du Mordor.
      Les adaptations n’ont pas eu tes faveurs, et je peux le comprendre. Nombre de fidèles de l’œuvre de Tolkien lui ont reproché en effet de trahir les visions de l’auteur, un fossé que la récente exposition à la BNF a tenté je crois de mettre en exergue en s’appuyant sur les illustrations et les inspirations du romancier.
      Ayant baigné dans cet univers depuis mon enfance, je reste client, malgré leurs défauts, des deux trilogies. Comme Peter Jackson, je me suis laissé porter par ce vieux rêve de gosse de voir un jour s’animer donjons et dragons sur un grand écran.

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  7. J’ai eu beaucoup de mal avec cette trilogie. Le 1er film est le moins mauv… non, j’exagère. Les films ne sont pas mauvais. Je rembobine : le 1er film est le meilleur des trois je trouve. Je l’avais vu au ciné. J’en étais ressorti déçu malgré tout, et j’avais attendu de longues années avant de voir les suites – je crois les avoir découvertes il y a un ou deux ans en fait. Et j’ai trouvé ça tout juste passable. A mon sens, le problème c’est d’avoir eu les yeux plus gros que le ventre – un seul film de 2h30 aurait largement suffi. Mais là… on a raccroché les wagons de Bilbo à la trilogie LOTR… du coup la comparaison s’impose comme une évidence, et Bilbo en pâtit (sans même parler de toutes les incongruités présentes, le show des super elfes, etc.). On aurait pu avoir un « Willow moderne », fun et un brin enfantin, et finalement on a un sous-LOTR. En tous les cas c’est comme ça que je l’ai vécu…

    Bel article Princecranoir, et RIP Ian Holm. Un super acteur, très attachant, à la carrière éclectique. Des Charriots de feu à Time Bandits en passant par Alien, LOTR et… Le Cinquième élément – un exploit d’être bon dans un film qui a si mal vieilli. Bravo et merci.

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    • Merci à toi Oli. C’etait un acteur qu’on avait plaisir à retrouver dans des contextes tellement divers.
      Tu es sévère avec le film, d’autant que ce premier volet est peut être le plus enfantin des trois. Et comment ne pas l’imaginer dans sa continuité avec Lord of the Rings, tant les deux histoires ont tendance à se répondre. On y sent néanmoins le goût d’un impossible retour, comme une formule que l’on tente de retrouver sans pourtant y parvenir vraiment.
      J’ai quand même pris à nouveau grand plaisir à traverser la Terre du Milieu avec ces Nains mal élevés, et beaucoup ri de voir le casanier Bilbo se laisser entraîner dans cette épopée. Je crois que je ne tarderai pas à me remettre en route pour le Mont Solitaire, quitte à susciter la colère des dragons de la critique.

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  8. Oh ben mince alors… Je suis passée à côté de cette triste nouvelle.
    Il restera à jamais Ash, l’entraîneur d’Harold, le franc-maçon Sir Gull, le gardien du temple Cornélius, le capitaine d’Arnot, le baron Frankenstein, et bien sûr Bilbon !
    J’en oublie sûrement, mais ce sont ces films dont je me souviens le plus.

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  9. Pero, je viens à peine de découvrir la trilogie du seigneur des anneaux, et dans sa version longue. Autant dire que j’ai adoré ! Je regrette amèrement de ne pas m’y être plongé plus tôt ! Je me suis fait la trilogie du Hobbit dans la foulée, et je n’ai pas été déçu non plus. J’ai du mal à comprendre pourquoi cette dernière est moins appréciée.

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    • Quelques lourdeurs parfois, des excès d’effets numériques et puis, surtout, un récit bien moins touffu et artificiellement gonflé d’enjeux qui n’appartiennent pas au roman.
      Bilbo le Hobbit est davantage un conte qu’un roman épique comme le Seigneur des Anneaux, c’est peut être aussi pour cela qu’elle est moins appréciée.
      Mais comme tu l’as lu dans mon article, ce premier volet ne manque pas de qualités. 😉

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  10. Pas revu la trilogie en entier depuis 2014. En revanche, j’ai un très bon souvenir des deux premiers opus, inventifs visuellement et à la fois fun et épique. Par contre, on peut trouver certains effets cgi trop voyants par rapport à ceux du Seigneur des anneaux. J’avais également adhéré à l’hfr 3d qui permettait un côté plus réaliste à l’image, moins lissé.

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  11. Il faudrait que je revoie cette trilogie mais dans mon souvenir elle est quand même un cran en dessous de celle du Seigneur des anneaux. Ce premier film reste sans doute le meilleur avec quelques séquences encore iconiques. Bel hommage à Ian Holm.

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    • Merci. Il le méritait tant.
      Jackson un cran en-dessous du « Seigneur des Anneaux » c’est vrai, mais tout de même efficace dans lenrigstre du divertissement. On trouvera quelques motifs de jubilation cinématographique dans « un voyage inattendu », comme dans « la désolation de Smaug ». Le volet de conclusion est clairement le plus faible.

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      • Je suis globalement d’accord avec toi. Smaug est l’attraction du deuxième film et je suis très déçu par le dernier épisode. Peut-être que la version longue (pas vu) améliore notamment la dernière bataille qui, à mon sens, possède pas mal d’ellipses.

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