MIDSOMMAR

Souviens-toi, l’été dernier

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« Quand les dieux veulent nous punir, ils exaucent nos prières. »

Oscar Wilde, un mari idéal, 1895

Dans un pays où le soleil ne se couche pas, il y a de quoi faire des insomnies. Quand vient le temps du solstice d’été, les jours les plus longs sont propices en Suède aux fêtes du « Midsommar », un rite païen et ancestral qui célèbre le renouveau d’un cycle naturel. Le réalisateur américain Ari Aster, attaché à toutes formes de patrimoine, envoie un groupe d’étudiants observer ces curieuses pratiques de plus près, afin d’en faire l’objet d’une thèse à la pastorale effroyable.

Tout débute un soir de neige, quelque part aux Etats-Unis. Dani Ardor n’est pas sereine, elle s’inquiète pour sa sœur qui souffre de problèmes mentaux. Elle aimerait partager ses inquiétudes avec son boyfriend qui ne lui prête qu’une oreille lointaine, ne faisant montre que d’une compassion de surface. On devine déjà la distance qui sépare ces deux-là, Aster choisissant à dessein de ne pas les réunir dans la même pièce. Christian est avec son groupe de copains de fac : il y a Mark le fort en gueule, Josh passionné d’anthropologie, et Pelle l’aimable scandinave au joli coup de crayon. Déjà dans le précédent long métrage d’Aster, il était question d’un drame familial, d’un deuil douloureux, d’un fardeau difficile à porter.

Il y a tout cela dans ce deuxième film, et bien d’autres éléments de rapprochement. Pourtant, à l’image, Ari Aster fait en sorte qu’entre « Hérédité » et « Midsommar » soient comme la nuit et le jour. Aux espaces confinés, suffocants, à l’oppression des ténèbres sous-jacents, aux secrets de famille enfouis dans les recoins de la maison répond ici une Nature chatoyante, forêts enchantées et vallée en fleurs, le ciel est bleu et l’été resplendit sur les petites maisons dans la prairie. Le réalisateur opère un changement de paradigme en renversant la polarité. Plutôt que de se cloîtrer dans le souvenir des disparus comme Annie dans le film précédent, Dani espère chasser ses démons en prenant le large avec Christian et ses amis, respirer le bon air scandinave dans le « village » natal de son ami Pelle. Mais comme le résume très bien Jean-François Rauger dans son article du Monde : « C’est parce que tout semble fait pour éloigner la peur que celle-ci, évidemment, s’impose. »

Après des décennies de films d’horreurs déclinées sur tous les tons, s’il on veut choquer, ébranler les esprits blasés, laisser s’échapper le cri du sorcier, il faut faire vriller la base archétypale (un groupe de jeune piégés dans une communauté moins sympathique qu’elle n’en a l’air) en l’éclairant d’un soleil bien moins radieux qu’il n’en a l’air. Tout est visible, révélé à qui veut bien ouvrir les yeux, annoncé sur les panneaux peints, exposé dans un parterre fleuri, suspendu dans un poulailler, « viens, je vais te montrer… » dit même une jeune fille accorte à l’un des invités. Le folklore suranné, toutes les simagrées New Age tout droit exportées de l’île du « Wicker Man », n’ont qu’une fonction illustrative, ne sont que les catalyseurs d’une épouvante aux dehors grotesques mais dont « la Source » est intérieure. Ainsi le séjour de Dani à Hårga s’apparente-t-il à la « Descent » spéléo de Sarah dans le terrible film de Neil Marshall, à savoir que chaque épreuve, chaque expérience vécue la rapprochera de la vérité sur autrui, la conduira sur un sentier funeste pavé de fleurs menant à l’acceptation de sa renaissance et aux improbables retrouvailles avec ses chers disparus.

« Midsommar » peut être vu comme un mélodrame (Aster, admirateur de l’œuvre de Sirk, parle d’une « anti-comédie romantique ») qui vire au rite initiatique s’employant à débarrasser Dani de ses encombrements présents qui la tirent par le fond, cet entourage toxique et insincère qui lui mine le moral et l’empêche de rejoindre la lumière. Cela commence évidemment par les amis de Christian, une bande de camarades qui paraissent volontiers mal dégrossis, tel ce Josh interprété par William Jackson Harper (bien connu des amateurs de la série « The good Place »), mais aussi Mark confié à Will Poulter (aperçu près du « Revenant » d’Iñárritu), voire même ce couple de jeunes britanniques qui fait presque office de figuration. Ils ne sont que des tâches dans l’entourage de Dani, des nuages passagers qui assombrissent son ciel mental. Plus le film progresse, plus ses aspirations tendent vers le blanc immaculé.

Christian, le petit ami de plus en plus distant, est laissé à Jack Reynor, un solide gaillard au physique plus avenant et plus aryen que ses compagnons de voyage. Lui aura droit à un traitement de faveur. Pour être sa Dani, Aster a jeté son dévolu sur Florence Pugh qu’il avait repérée dans « The Young Lady ». Son interprétation doloriste du personnage l’emporte vers les confins de la névrose où elle rejoint Toni Colette dans le précédent film d’Aster. Tandis qu’une lumière crue et implacable s’abat sur le village de Hårga, apparaissent soudain nettement les liens qui unissent « Midsommar » à « Hérédité » : ces granges communes posées dans la vallée rappellent les maquettes construite par Annie, on y décèle le même souci du détail, un goût prononcé pour le dessin naïf teinté d’une appétence pour le difforme. S’ajoute une prédilection pour les coupures abruptes dans le montage, annonçant les morts violentes, de préférence par combustion. A l’extrémité du village, dans l’axe d’un grand mat recouvert de fleurs, se dresse un édifice pointu, de couleur vive, dont la seule présence à l’arrière-plan suffit à inquiéter autant que la cabane perchée du film précédent.

Aster organise tous ces éléments dans une mise en scène d’une fluidité et d’une précision remarquables, composant un paysage cryptique que n’aurait sans doute pas renié Stanley Kubrick. Pris en charge par un autre, « Midsommar » aurait pu n’être qu’un agrégat ésotérique et indigeste, voire la déclinaison d’une recette insipide et convenue. Bien au contraire, Aster affine la formule, en efface les outrances, persiste et signe une œuvre qui éblouit autant qu’elle vous terrasse.

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30 réflexions sur “MIDSOMMAR

  1. J’aurais voulu l’aimer… Mais non. J’ai accroché jusqu’à la scène au sommet de la montagne, puis j’ai trouvé que ça manquait de crédibilité, d’enjeux… J’ai même trouvé certaines scènes drôles malgré elles. Tant pis.

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    • Comme je l’exprimais chez Rick, certaines scènes sont drôles en effet, sauf que personnellement, le rire m’est resté coincé au fond de la gorge tant j’étais pris dans ce vertige.
      Dommage que tu sois passé à côté, c’est pourtant un film qui rebat drastiquement les cartes avec intelligence.

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      • J’ai beaucoup de respect pour le réalisateur et pour ce film, même si je n’ai pas du tout aimé. Ça n’a pas marché avec moi, c’est dommage. Par contre, quand tu dis qu’il « rabat drastiquement les cartes »… Oui mais pas sur tous les points. Dans la deuxième partie (attention je divulgâche), je trouve justement que le film n’évite pas les écueils des mauvais (ou des trop classiques) slashers : on sait qui va y passer par exemple (on peut presque deviner l’ordre) et il y a encore des comportements peu crédibles de la part des victimes en devenir pour justifier leur présence sur les lieux. C’est un détail, sans doute, mais ça a ajouté du sel sur la plaie de ma déception.

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      • Je fais confiance à Oli, il retentera le film dans quelques années pour voir si la pilule passe mieux. Peut-être en Director’s Cut (que je n’ai toujours pas vu d’ailleurs).
        La scène au sommet de la montagne, bon ben, ça fait bien une heure de film, déjà bien 😀

        D’ailleurs, thématiquement et même au niveau du style, on voit que MIDSOMMAR fait l’opposé de HEREDITARY dés le début, dans le premier plan qui réunit les deux personnages. Au lieu de filmer les personnages en deuil en plan serré et fixe comme dans HEREDITARY, la caméra commence loin, puis s’avance jusqu’à passer par la fenêtre, montrant déjà que le « salut » pour Dani viendra de l’ouverture, de nouveaux horizons. Ce que montre bien le magnifique (et parfois un peu drôle oui, mais aussi parfois bien émotionnel pour moi) final, fait de cris, de larmes, de flammes et de sons stridents.

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        • A Oli : tu as complètement raison de dire que le sort des personnages (qui n’échappent d’ailleurs pas aux archétypes) est prévisible. Ari Aster l’annonce même, de manière programmatique à travers les multiples indices qu’il dispose. Comme je l’écris, il montre tout, au grand jour, mais la mise scène remarquable, qui nous fait naviguer toujours dans le cercle très obtus de Dani et des amis de son ami, nous aveugle tout autant qu’eux. N’oublions pas aussi que l’on est dans un parcours de deuil, comme dans Hérédité (ce que soulignes aussi très bien Rick), et que le point de vue est faussé par cette plaie. Il se recentre sur le « complot » et les mesquineries qui divisent le groupe des garçons sans s’attarder sur la toile de fond (encore une fois, les panneaux dessinés annoncent tout à l’avance). Personnellement, je trouve cela très fort.

          A Rick : Je te rejoins sur « l’ouverture » et le salut de Dani. Le film touche à une forme de résilience par la transcendance spirituelle aux contours perturbants et dangereux. Comme dans toute secte, ici l’individu n’est plus envisagé que dans le collectif (ces communions dans la joie et surtout la souffrance) au nom de principes supérieurs. Elle se trouve avalée malgré elle par le groupe. Cela nous renvoie bien sûr aux dérives extrémistes qui font encore florès dans certaines communautés.
          Et ce prologue d’introduction, terrifiant, efficace, parfait pour poser le cadre. J’ai lu deux trois choses sur la version longue (qui visiblement en rajoute sur la rivalité « universitaire » entre Josh et Christian) ne bouleverse à mon avis pas vraiment le rendu global.

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          • Il va falloir que l’on regarde ce genre de films en même temps, car du coup tu me donnes sérieusement envie de le revoir également, histoire de déceler s’il y a quelques petits éléments qui m’auraient échappé.

            Pour moi le film montre clairement dés son ouverture que la thématique part à l’opposé de son précédent film. HEREDITARY enfermait la famille dans un cadrage serré et immobile, montrant déjà la fatalité générale de l’ensemble, alors qu’ici, il y a plus de mouvement, d’ouverture, et donc d’évolution. Cette manière de livrer des clés dés le départ est passionnante et bien trouvée de la part d’Aster (qui a pourtant fait le film en seulement un an, HEREDITARY sortant je crois quasi un an au mois près comparé à MIDSOMMAR).
            Finalement, pas seulement dans certaines communautés extrêmes. Encore beaucoup de gens, dans la société en général, ne font que suivre l’avis des autres, et prennent ce qu’on leur dit pour une vérité absolue.

            Je pense que ça ne bouleverse pas le film et sa narration, mais ça peut ajouter quelques trucs intéressants, un peu comme pour le Director’s Cut de DOCTOR SLEEP.

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            • Le rapport entre MIDSOMMAR et HEREDITE ressort de cette « inversion de polarité » dont je parle dans l’article. Il y a effectivement un mouvement inverse (cf le renversement de l’image sur la route d’Hargar), tout en étant jalonné par des motifs communs. C’est déjà une forme de signature pour ce réalisateur. MIDSOMMAR avait en effet été programmé avant que ne commence le tournage de HEREDITE, ce qui fait qu’Aster a dû enchaîner les deux métrages. On peut envisager les deux films comme les deux faces d’une même pièce.
              Un petit ciné-club virtuel, en voilà une belle idée !
              On invitera Oli pour qu’il apporte la nécessaire contradiction. 😉

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              • Ah oui, ce plan j’en parlais à l’époque dans mon article, cette scène m’avait visuellement marqué. Déjà la facilité du réalisateur de faire avancer la narration par le visuel (le passage de la porte amenant de l’appartement à l’avion) puis ce renversement d’image qui indique clairement qu’à partir de là, tous nos repères sont faussés. À partir de là, j’étais totalement à fond et je savais que j’allais adorer sur toute la lignée, j’étais en confiance.
                Aster à un style et des thèmes qu’il continue de développer, la marque des grands. Reste à voir la suite maintenant.
                Haha je faisais ça à une époque avec une amie Canadienne, on se faisait 2/3 films de suite à distance, pas toujours facile à caler, vu le décalage horaire (ce qui pourrait être le cas avec Oli aussi, dans l’autre sens le décalage cette fois).
                Seulement avec Oli, on se connait depuis quasi 10 ans, et on est très souvent d’accord. Nos désaccords sont finalement très rares, et encore, souvent, on arrive à se comprendre malgré tout. C’est beau tout ça 😀

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              • Pareil ! Déjà le prologue m’a bien calé dans mon fauteuil, et puis le départ pour la Suède, le renversement de caméra sur un plan Kubrickien en diable (on aurait pu se croire en route vers l’Overlook Hotel) a fini de me convaincre. A partir de là, je savais où je mettais les pieds, mais je savais pas encore à quelle sauce j’allais être mangé (c’est le cas de le dire !)
                C’est toujours constructif de pouvoir partager et échanger des avis dissonants, cela fait évoluer le regard sur un film et peut-être l’envisager autrement lors d’un autre visionnage.

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              • Voilà, on se comprend. Il y a quelque chose de viscéral qui accroche dés le départ. Même si ça aurait été encore meilleur au cinéma plutôt que dans ton fauteuil 😉
                Totalement d’accord, même sur les films mineurs ou d’exploitations, il y a toujours quelque chose à dire, ou un petit détail à partager. C’est intéressant. Et la manière dont on regarde l’oeuvre (et le « quand » et « comment ») joue énormément également.
                Pour ça que bon, je suis peut-être un peu maso, mais un film que je n’aime pas spécialement (tant que c’est pas vraiment détesté ou une haine viscérale envers le film), je tente toujours de redonner une chance quelques années après.

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              • Petit HS. Tu parle de « plan Kubrickien » un peu plus bas. En matière « d’horreur » en pleine lumière, très froide, très dérangeante, avec des « plans Kubrickiens », je recommande le grand film THE KILLING OF A SACRED DEER, du non moins grand réalisateur Yorgos Lanthimos.

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  2. Belle analyse de ce film, mais personnellement je ne sais pas si parce que je déteste les films d’épouvante ou que j’ai eu l’impression de voir un remake déguisé de The Wicker Man ce qui m’a pas mal troublé, toujours est t’il que je me suis profondément ennuyé devant ce long métrage, limite je me suis endormi, ce qui ne m’arrive jamais. Pourtant à chaque fois que je lis une critique dessus, les gens sont enthousiastes, évoque un bouleversement dans le genre. Je ne sais pas ce qui se passe, sans doute ai-je raté quelque chose.

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    • Visiblement, tu n’es pas le seul à être resté à la porte de ce « Village » revisité par Aster.
      Le rapprochement avec « the Wicker Man » saute yeux de manière éblouissante je trouve, mais l’intelligence de la mise en scène permet d’aller au-delà de l’évidence, puisqu’elle nous est livrée en pâture (dans tous les sens du terme). Elle nous oblige à porter le regard au-delà, c’est vraiment cela qui m’a plu dans ce film, qui en effet, à mes yeux, bouscule, ouvre de nouvelles portes comme l’avait fait intelligemment « The Descent » de Neil Marshall à sa manière. Je souhaite néanmoins à Aster une suite de carrière bien meilleure.

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  3. Bien loin de mon univers, je ne me suis pas encore lancé dans ce Midsommar pour la simple, et peut-être mauvaise raison, que je pensais qu’il s’agissait là d’une énième resucée de The Wicker Man, le seul, l’unique avec Christopher Lee et ses nymphettes dansant nues (oups! là, je m’égare). Mais à la lecture de ton retour, il n’est pas impossible que je tente l’expérience.

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    • L’ombre du « Wicker Man » plane en effet au dessus de « Midsommar », mais tu verras qu’Aster s’en affranchit avec talent. Christopher Lee est en effet irremplaçable, c’est sans doute pour cela qu’il n’y a pas réellement de figure equivalente dans ce film.

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  4. Je n’ai pas vu Hérédité, mais en ce qui me concerne Midsommar sera le premier et le dernier film d’Ari Aster que je vois. Non pas parce que le film est mauvais (si l’on excepte les seconds rôles caricaturaux) mais parce que le réalisateur, dont le talent est évident comme tu le notes justement, a su me déstabiliser et me faire peur et que je déteste cela au cinéma ! 🙂 Ames sensibles s’abstenir comme je l’écrivais dans ma critique.

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    • Aster fait montre d’une rare efficacité dans l’art d’effrayer (ou de déstabiliser) le spectateur, je te rejoins sur ce point. Il y parvient de manière enjoleuse, à la lumière des faits, sans prendre par surprise. C’est là ce qui fait aussi la grande qualité du film.
      Et un spectateur averti en vaut deux.

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  5. Un réalisateur étonnant qui en 2 films impose une image superbe, finement découpée et cadrée, au service de scènes que sa photo et sa mise en scène rendent atrocement dérangeantes et glaçantes. Alors oui, le scénario est à chaque fois plutôt « classique » pour un film d’horreur (Hérédité lorgne du côté de Rosemary’s Baby et Midsommar va pêcher chez Wicker Man), mais c’est justement son talent à rendre terrifiantes des choses banales qui en fait un cinéaste à suivre. J’aurai pour toujours en tête la cabane perchée, l’accident de voiture, le suicide au gaz d’échappement ou la chute de la montagne. Des images de cinéma qui imposent leur propre effroi, c’est assez rare pour le souligner. Une personne à suivre (mais pas de trop près !)

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    • L’art des réalisateurs talentueux est de savoir régénérer un genre donnant à voir ses motifs autrement. Comme tu le dis très bien, c’est précisément ce que fait (très bien) Ari Aster en « rendant terrifiantes des choses banales ». Il se montre d’autant plus troublant qu’il ne repose pas son savoir-faire sur des mécanismes d’épouvante au rabais : pas de jump-scares, pas de suspense frelaté. Il laisse simplement se diffuser l’impression de malaise jusqu’au point de rupture, ce moment où l’on se sait pris au piège (mais avec notre consentement, car il faut savoir où on met les yeux quand on regarde un film d’Aster) d’une situation qui va nécessairement dégénérer.

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  6. Ah mais je l’avais lu, celui-ci. Un soir, ou plutôt une nuit très tard. Fatiguée ( je tombais de sommeil), je me suis dit, je repasserai pour commenter. Puis tu vois, je repasse seulement.
    Je ne suis pas tellement film d’épouvante. Mais… mais, il faudrait que j’y regoute.
    Au suivant

    Aimé par 1 personne

    • Cette épouvante est tout de même très atypique puisqu’elle n’avance pas masquée, elle s’adonne au spectateur qui semble pris dans les rets de la communauté. Il faut sans doute avoir le coeur bien accroché parfois, mais je peux te garantir que le voyage vaut le coup d’œil.

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