TITANE

La boule au ventre

« Le corps déformé de la jeune infirme, tout comme les corps déformés des automobiles accidentées, révélaient les possibilités d’une sexualité entièrement nouvelle. »

James G. Ballard, Crash, 1973

Il faut s’y habituer, lorsqu’on aborde une œuvre signée Julia Ducournau, il faut s’attendre à être remué. Son précédent film « Grave » avait marqué la pellicule, croquait le cinéma avec une rage bestiale tout en faisant rimer cinéma d’auteur avec film d’horreur. La jeune cinéaste a décidé de s’écarter encore un peu plus de la voie centrale, de prolonger l’exploration des chairs, du sexe, des identités variables et des corps inflammables en implantant une plaque de « Titane » sous la peau de son éprouvant nouveau film, histoire de voir de quel métal les gens sont faits.

L’affiche prévient d’emblée en exhibant sa cicatrice : le corps va déguster, la tête la première. C’est l’impressionnante débutante Agathe Rousselle qui s’y colle, dédie son corps à la mise en scène, se livre sans retenue à Ducournau. Cette dernière l’explore sous toutes les coutures, l’exhibe, la cogne, la déforme, la transforme, la modèle à volonté comme un morceau de métal chauffé à blanc. « Titane » raconte la « métalmorphose » d’une femme, l’aboutissement d’un processus d’accouchement difficile et douloureux, l’émergence d’une humanité nouvelle, une odyssée de l’espèce. Cette histoire naît d’un accident, d’un drame ordinaire et brutal, d’un rêve qui fait une sortie de route, « dans lequel j’étais enceinte et j’accouchais de pièces de moteur » précise la réalisatrice. Cette passion pour la mécanique du corps renvoie naturellement au « Crash » de Ballard, et plus encore à son adaptation à tombeau ouvert par un fameux cinéaste canadien adepte de la Nouvelle Chair. « Cronenberg est quelqu’un qui est sous ma peau depuis presque vingt ans maintenant et dont l’œil me parle beaucoup » avouait-elle déjà dans les pages de Mad Movies à la sortie de son film précédent.

Elle partage avec ce réalisateur une fascination pour les fluides, les vidanges de l’esprit, les corps cabossés et les griffures mentales, pour les organes qui palpitent sous le capot, pour les avertissements que l’on se grave sur le corps : tel le loup Mortensen paré de ses multiples tatouages dans « Eastern Promises », Alexia arbore des messages explicites comme ce « Love is a dog from hell » inscrit entre ses seins. Pour mieux atteindre le spectateur, et plutôt que de céder à l’illusoire immersion d’un film en relief, le cinéma de Ducournau fait le choix du choc, du dérangeant, « mon but premier, c’est de faire sentir » dit-elle : ses images frappent comme des uppercuts, mordent le gras du spectateur, obligeant parfois à détourner les yeux, à se recroqueviller dans son fauteuil. La mécanique référentielle évoque aussi King, et pourquoi pas Carpenter, lorsque tous deux donnaient aux chromes de leur « Christine » des reliefs aguicheurs et mortels. Ici aussi, il est des rendez-vous intimes dans un garage désert au beau milieu de la nuit. Les liens qui unissent Alexia, la fille au crâne traumatisé, et la Cadillac flamboyante qui s’expose au salon du tuning semblent fusionnels. Toutes deux entament un corps à corps lascif attirant les yeux des visiteurs qui n’en croient pas leur braguette. Ce soir-là, dans l’enfer des guitares des Kills, elle allume la mèche avant de mettre sa féminité au placard et se changer en dard mortel après le baiser de la mort.

L’engrenage criminel est enclenché, il va se poursuivre pied au plancher jusqu’à ce que le moteur s’emballe. Afin de faire table rase, d’empêcher toute résurgence de son précédent film, Ducournau n’hésite pas à livrer la Justine de « Grave » (la formidable Garance Marillier) à la frénésie criminelle de sa nouvelle tueuse. Mais la demoiselle s’avère être moins comestible qu’il n’y paraît, et Ducournau choisit de s’en débarrasser avec fracas, assassinant au passage tous les clichés dont elle s’était saisie en début de film, le tout avec une audacieuse pointe d’humour noir qui secouera la maisonnée. Une fois la terre brûlée, il y aura la fuite en avant, sans oublier de tuer le père et la mère au passage pour enfin entamer la mue, s’inventer une nouvelle famille, un milieu affectif plus adapté. Le physique atypique d’Agathe Rousselle va favoriser ce bouleversement d’identité qu’exige l’évolution de l’intrigue. Laissant pour un temps le fantastique à l’atelier, Ducournau va s’employer à démonter sa poupée sexy, à rendre sa féminité « flexible » pour lui donner des atours virils, tandis qu’elle/il porte gestation un mystère composite. « Je voulais faire sentir que la féminité était elle-même une forme d’hybridité, qu’on pouvait finalement se créer soi-même, comme on le souhaite. » explique-t-elle.

Dans la seconde partie du film, la femme « Titane » va se forger une identité nouvelle, fusionner dans le brasier d’un autre drame. C’est celui de Vincent Legrand, commandant du SDIS du 91, soldat du feu vieillissant, accroc à la gonflette, un rôle que Ducournau confie à un Lindon des plus surprenants. Lui aussi s’est sculpté un nouveau physique, celui d’un athlète taciturne qui sent ses forces l’abandonner, un chef de corps qui perd pied mais qui conserve l’autorité. « Moi, je suis Dieu pour vous » dit-il à ses jeunes subordonnés, alors qu’il tente de convaincre et de se persuader qu’il a enfin retrouvé son Adrien depuis trop longtemps disparu. Un fils certes sans barbe, sans voix, sans cheveux, un fils au ventre qui s’arrondit, aux seins qui gonflent, mais un fils à chérir, à serrer dans ses bras. De l’horreur presque grotesque des crimes du début, Ducournau bascule vers une émotion plus intime, plus intense aussi, ajoutant de la tendresse là où la curiosité malsaine l’emportait. Elle donne tout ce qu’elle a dans le ventre.

« J’avais aussi l’idée de faire un film sur l’amour parce que pour moi, c’est assez difficile d’en parler » explique-t-elle encore. De fait, elle imagine un amour singulier, d’un nouveau genre, un amour filial dégenré qui se change en amour incestueux dévoyé. Le fruit de cet amour engendre un film qui transgresse les genres, un alliage pour le moins inédit, plus solide que ne l’était « Grave ». Mais un film si particulier qu’on ne saurait dire s’il finira par se consumer ou s’il est la promesse séminale d’une nouvelle forme de cinéma français. Ce qui est sûr en revanche c’est qu’après « Parasite », « Titane » confirme que les monstres ont aussi leur place sur la plus haute marche.

57 réflexions sur “TITANE

  1. Bon jour,
    Un bel article qui fait froid dans le dos après nous échauder à la lecture …
    Bref, les films qui font peurs, je ne rentre pas dans la salle de ciné … je me rappelle être parti en milieu de visionnage de « Apollo 13 », c’est dire …
    Bonne journée 🙂
    Max-Louis

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    • Bonjour Max-Louis,

      Merci beaucoup une fois encore pour ton commentaire encourageant.
      Je reconnais que le cinéma produit parfois des images qui bousculent, mais c’est aussi en cela qu’il me plaît. Lorsqu’il s’évade comme ici au-delà du réel pour nous emporter dans une histoire tortueuse et éprouvante mais à la symbolique profonde, je trouve qu’il remplit pleinement son rôle. Je comprends néanmoins que le style ne convienne pas à tout le monde, comme ce « Titane » qui, avec l’exposition que lui procure désormais la Palme d’or, n’a pas fini de diviser et de faire causer.

      Sans parler de la cérémonie hilarante de remise des prix. 🙂

      Je te souhaite de passer un beau dimanche ensoleillé et apaisé.

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  2. Hello l’ami.
    A l’heure où il me semble bien m’éloigner du grand écran en un entracte prolongé je fais valoir un droit de non-envie, simplement. Multiples raisons…
    Je crois t’avoir déjà parlé de mes livres sur le cinéma dont certains pourraient trouver refuge chez toi.🎬
    Bravo encore pour tes chroniques et critiques si pertinentes. A bientôt.

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    • Bonjour Claude,
      Je comprends cette « non-envie » car le film n’est clairement pas conçu pour susciter l’adhésion de tous. Les partis-pris sont radicaux mais le fond est bien présent, c’est ce qui le rend estimable à mes yeux.
      Merci encore pour la proposition. Vu que je suis en vacances, je pourrais éventuellement pousser jusque chez toi en effet.
      A bientôt.

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  3. J’avais adoré GRAVE – découvert par hasard dans une salle de ciné clairsemée d’Osaka, sous le titre RAW. Quelle baffe cloutée ! La Palme décernée à cette réalisatrice me fait donc vraiment plaisir, même si je ne peux pas encore voir TITANE.

    Merci pour ce papier froissé – comme la tôle.

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  4. Vu le jour de sa sortie, je ne pensais pas que le film aurait une palme d’or et je suis plus que ravi de m’être tromper. Au lieu d’un énième film sociétal, le jury de Spike Lee à décider de
    récompenser l’audace, de prendre un risque fou mais tellement important pour l’histoire du 7e art et la cause des femmes. Titane est une expérience sidérante, que je vais m’empresser de revoir au plus vite. Il y a tant de chose à analyser, une œuvre titanesque telle qu’on n’en vois peu malheureusement. Merci à Ducournau d’avoir ouvert la porte a plus de diversité au sein de notre pays. Je ne sais pas si tu l’as remarqué mais le père d’Alexia dans Titane est joué par Bertrand Bonello. Je trouve ça ouf, qu’elle ai réussi à engager Lindon et le réalisateur de Nocturama autour d’un projet aussi radical.

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    • Oui, j’avais noté ce parrainage de Bonello. On peut ajouter aussi Jim Williams au score, déjà auteur de l’ambiance musicale de « Grave » et qui a travaillé avec le fils Cronenberg sur « Possessor ». Histoire de boucler la boucle.
      Après « Grave », Ducournau a fait sensation un peu partout, elle a travaillé avec Shyamalan pour sa série sur AppleTV, et je pense que les propositions vont désormais affluer. Mais saura-t-elle rester aussi radicale ?

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      • J’ai lu des critiques qui disait que c’était un cadeau empoissonné cette palme aussi tôt dans sa carrière car ça va non seulement lui mettre davantage de pression et on sent dans les interview que c’est une femme très émotive et qu’elle peut malheureusement s’enfermer dans le body horreur et ne plus rien tenter d’autres, par crainte de décevoir. Sans parles des mauvaises langues qui évoque une palme pour la symbolique plus que pour le talent pourtant bien réel. J’espère effectivement qu’elle va s’envoler, continuer à nous bousculer et surtout résister aux sirènes alléchantes d’Hollywood, au contraire d’Alexandre Aja dont le dernier film français depuis 15 ans, a fini sur Netflix, ce qui me rends plutôt triste.

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        • C’est certain que cette récompense ne sera pas aisée à porter par la suite, d’autant plus qu’elle semble totalement inattendue. Cette amoureuse de cinéma qui « regardait la cérémonie à la télé en famille » comme quelque chose d’inaccessible est sans doute tombée de son fauteuil en entendant son nom pour la Palme d’or. Être dans la sélection officielle était en soi déjà un cadeau pour son film.
          Elle peut aussi se dire qu’elle n’a plus rien à prouver désormais, quel que soient ses choix, pourvu qu’ils lui ressemblent. Et très honnêtement, je ne suis pas sûr qu’elle puisse abandonner tout de suite la voie qu’elle a emprunté depuis ses débuts derrière la caméra.

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        • Ses films sont de sacrés morceaux, mais ils méritent le déplacement en effet.
          On lui reproche beaucoup de rester un peu trop dans les pas de Cronenberg alors que ce n’est pas le seul à travailler la question des corps de cette manière (dans un style somme toute assez différent en plus). Avec le recul, le travail de Ducournau m’évoque aussi celui de Claire Denis ou de Marina de Van qui elles aussi exploraient ces affres de l’âme en creusant sous la peau. Serait-ce alors une affaire de femmes ?

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    • Merci à toi 🙂
      Vincent Lindon est une fois de plus très impressionnant dans ce rôle très exigeant. Il a beaucoup donné à Ducournau. Comme Agathe Rousselle, il lui a pour ainsi dire « sacrifié » son corps. Il est aussi le cœur battant de l’émotion qui finit par nous saisir après tant d’horreurs.
      Le film étant très éprouvant, je comprends tout à fait tes réticences. J’y suis allé sans avoir vu aucune bande-annonce, aucune image. Mon grand fils qui devait m’accompagner m’a fait faux bond au dernier moment après avoir vu la bande-annonce, comme quoi.
      Je pense qu’il est préférable de savoir où on met les pieds quand on entre dans la salle, ou bien d’être suffisamment prêt à recevoir ce type d’images. Pour ma part, ce parti-pris ne m’effraie pas et ne me repousse pas. J’ai beaucoup plus de mal en revanche avec certaines techniques de mise en scène, notamment les films tournés caméra à l’épaule tout le temps qui me donne la nausée. Mon dernier cauchemar fut « la Loi du Marché » de Stéphane Brizé, avec un Vincent Lindon formidable justement. J’ai dû quitter la salle avant la fin.

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    • J’ai essayé de faire en sorte que le contenu de mon texte prenne la forme d’un encouragement autant que celle d’un avertissement, à l’image des phrases inscrites sur le corps d’Alexia. Je ne sais pas si tu as vu « Grave » (dont l’ombilic reste visiblement par les prénoms des personnages : Justine, Adrien), mais si c’est le cas et si tu n’as pas aimé, mieux vaut t’abstenir.

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  5. Là encore tu en parles magnifiquement. Je suis plus réservé sur mon envie de voir ce film, que pour le Wes Andeson. J’adore Vincent Lindon (le meilleur acteur français actuel selon moi) donc je ne ferme pas totalement la porte mais la violence semble des plus rude dans ce long métrage. Le bon côté, c’est que Cannes, met en avant un film qui est tout sauf commercial. Toujours un plaisir de te lire 😊

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    • Tu n’es pas le seul visiblement à vouloir rester prudent avec ce « Titane ». Je pense que la Palme aura apporté surtout un peu de notoriété à la réalisatrice, sans doute pas un gros succès (d’ailleurs le film est interdit aux moins de 16 ans).
      En l’occurrence, ce n’est pas la première Palme d’or à être difficile à aborder. Dans d’autres registres, je pense aux relativement récents The Square ou Oncle Boonme (dont réalisateur, cette année, récolte le prix de la mise en scène).

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        • L’affiche elle-même est perturbante je trouve, avec l’exhibition cette cicatrice au dessus de l’oreille. Je pense aussi à celle de « Grave » qui intriguait avec le visage de Garance Marillier, un filet de sang coulant de son nez. Ducournau avait déjà marqué les esprits à l’époque, récoltant plusieurs prix dont celui du festival du film fantastique de Gerardmer. En raflant la Palme cannoise avec « Titane », elle fait un sacré saut qualitatif !

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  6. Merci pour ta belle chronique. Je n’irai quand même pas le voir, j’ai beaucoup de mal avec cette violence. Cela pose également une question sur l’objectif poursuivi par la cinéaste (un exorcisme de ses démons intérieurs ?) et par le jury, puisque récompenser un film que peu de gens pourront aller voir du fait des images insupportables, prône peut-être « l’inclusion » mais pas forcément celle des spectateurs…

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    • Je ne crois pas que Ducournau cherche à évacuer quoi que ce soit à travers ses images (si ce n’est peut-être ce rêve étrange que je cite dans l’article), mais peut-être cherche-t-elle à casser les représentations en poussant le spectateur dans ses retranchements. Ce n’est pas la première à le faire, ni même à être récompensée pour ça. On cite beaucoup le « Crash ! » de David Cronenberg comme influence visuelle et thématique de « Titane » mais il faut se souvenir de la volée de bois vert qui suivit le prix qui lui fut remis à Cannes par Coppola à l’époque.
      Je te rejoins en effet sur le plan de l’inclusion car c’est vraiment un film qui oblige à faire l’effort. Mais au cinéma, il faut parfois aussi oser sortir des sentiers battus. Je pense que c’est d’ailleurs un des motifs de satisfaction du jury pour lui octroyer la Palme d’or.

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  7. Merci – tu m’as convaincu (j’ai « raté » la cérémonie pour cause de déplacement dans un endroit non-connecté….) …. Le marketing autour de ce film (dont certains aspects m’avaient fait penser à celui de « L’Exorciste » (Friedkin)) m’avait fait hésiter, mais là, …encore un article dans lequel ta prose « épouse » le sujet. Bravo !

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    • Ah, tant mieux ! On n’est pas du tout chez Friedkin en effet, comme je l’ai déjà exprimé, mieux vaut chercher du côté de Cronenberg pour la référence aisée, ou plus proche de nous vers le travail de Claire Denis ou Bertrand Mandico.

      En ce qui concerne la cérémonie, tu as manqué quelques bons morceaux et des barres de rire face à la totale improvisation de Spike Lee dans ses prises de micro (bien vite confisqué par Tahar Rahim et Mélanie Laurent qui avaient prudemment pris soin de le coacher ensuite). ça avait commencé de manière très solennelle et ennuyeuse comme souvent, mais quand c’est parti en live, c’est devenu jouissif. Un peu comme le film de Ducournau (sauf qu’il chauffe le moteur d’entrée de jeu, tu verras).
      Merci pour ton commentaire.

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    • J’avais également des réserves pour « Grave » et je ne m’attendais pas à être aussi convaincu par « Titane ». Je pense que son premier film préparait en quelque sorte le terrain. Par contre, je pense que si le rejet de « Grave » était radical, il sera difficile de recevoir positivement « Titane ».

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    • Merci Marie-Anne,
      Le film est destiné à des yeux avertis, il me semble, sinon l’expérience risque d’être fort désagréable. Si « Crash » n’était déjà pas envisageable, alors ce « Titane » le sera sans doute moins encore.
      Tu auras au moins quelques éléments sur le film grâce à la chronique.
      Bonne fin de journée.

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  8. Pingback: Paternité/Maternité Titane(sque) | Coquecigrues et ima-nu-ages

  9. Je t’avoue que je n’ai jamais pu me résoudre à regarder « Grave », il me semble qu’il y a quelques scènes qui concernent l’une de mes très rares limites en matière d’horreur… Concernant « Titane » les retours m’intrigue tellement et le tien ne fait pas exception, je ne sauterai peut-être pas le pas au cinéma, mais au moins à la télé !

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  10. J’ai bien aimé Grave, mais comme je l’avais dit à l’époque ce n’était clairement pas ce qu’il y avait eu de mieux à Gérardmer cette année-là. En revanche, c’est un chef d’oeuvre à côté de Titane. Un film qui nage dans l’absurde avec un tel premier degré que cela n’en est que plus drôle et pas sûr que ce soit le but (la Cadillac franchement ;D). La réalisatrice ne réalise pas non plus un film choc, encore moins un film très violent puisque la vraie scène crado du film ne l’est pas tellement tant elle est coupée (c’était un plan-séquence à la base) et ne va pas assez loin. En comparaison les agressions de la tueuse dans Dream home sur un modèle très similaire étaient gore à souhait. Le film n’est pas très original non plus, mixant The brood (et non Crash comme beaucoup n’arrêtent pas de le dire), Baby blood (qui était beaucoup plus dégueulasse) ou Tetsuo. En fait là où le film devient vraiment intéressant c’est dans la relation entre Lindon et la fille. Là il y a un truc. Franchement, cela m’attriste qu’on ne retiendra que cette Palme d’or peu convaincante pour parler d’un certain « cinéma de genre » alors qu’on a eu des Nuée, Dernier voyage ou encore Méandre beaucoup plus intéressants.

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