FRANCE

La guignole de l’info

« Mon Dieu sauvez-nous de ceux qui sont fins, sauvez-nous de ceux qui savent la vie : mon Dieu sauvez-nous des imbéciles. »

Charles Péguy

« Television, the drug of a nation » : il y a plusieurs décennies de cela, un Disposable Hero nous mettait en garde sur l’usage toxique de cette lucarne ouverte sur le monde. Aujourd’hui les écrans sont partout, les chaînes innombrables, et à la télé se sont ajoutés les réseaux numériques, les alertes, notifications, murs d’informations… Comment ne pas s’y perdre ? C’est précisément ce que tend à démonter « France », dernier(e)-né(e) d’un Bruno Dumont à cran qui fracasse une image pieuse, celle d’une fausse prophétesse du petit écran, émiette son mal-être aux quatre coins de la guerre avant de plonger le tout dans le bain froid de son crincrin et de tous ses z’inhumains.

« Dès qu’il y a un écran, il y a de la fiction », Bruno Dumont préfère être clair d’emblée en le martelant dans les colonnes des Cahiers. Aucune hypocrisie dans sa vision de la « France », sinon celle à peine voilée qui s’affiche dans les débats de plateaux, à la table des dîners lugubres, dans les salles de montage. « Tu as bonne mine sur la photo », « T’es géniale », « ça s’est bien passé », « t’es la plus grande journaliste de France, France », autant de phrases lénifiantes, de compliments creux qui se déversent à longueur de journées dans le microcosme médiatique et qui nourrissent l’égo de la poupée vedette de la chaîne « i ». Dumont aime gratter derrière les images, il aime faire descendre les statues de leur piédestal. Comme il l’avait fait magistralement avec Juliette Binoche en Camille Claudel, seule actrice professionnelle lâchée dans l’enclos d’un asile, puis avec les bourgeois burlesques et déjantés de « Ma Loute », il détourne l’aura de célébrité de Léa Seydoux vers un univers plus trivial, pour mieux l’emboutir dans la matière rugueuse de ceux qui ne sont pas du métier, tous ces acteurs non-professionnels dont le réalisateur tire toujours le meilleur. A leur contact, les professionnels n’en deviennent que plus factices, poussés dans les retranchements de leur partition.

Seydoux est l’inhumaine de l’écran, poupée blonde soulignée de rouge, regard glamour en surplomb qui veut être l’aimée du téléspectateur. Elle en devient presque effrayante (voire repoussante), plus robotique que Yul Brynner dans sa démarche affirmée et sa posture glorieuse, tandis que Blanche Gardin en fait des sketches à ses côtés en agent dévouée. Championne des phrases toutes faites, elle sert de contre-point humoristique dans un film qui pourtant se montre austère, rétif à toute ironie facile, refusant le sourire en coin(-coin). « France » n’est pas très drôle, mais pour sûr elle est tragique. Dumont est de ces réalisateurs qui abîment, qui n’acceptent jamais la beauté vendue pour argent comptant. Il va chercher la faille, il presse sur la plaie pour en faire suppurer les larmes. Hélas, ici ne coulent que des larmes de crocodiles. Qu’elle soit aux prises avec son affreux Jojo de fils, ou bien congelée dans son appartement-mausolée de la Place des Vosges où elle retrouve son mari atone interprété sans effort par Benjamin Biolay, à aucun moment France ne parvient à déchirer l’emballage de sa plastique froideur. France demeure. France de Meurs, la transparence du jeu de mot est quasiment grotesque.

A travers le nom de son personnage, Dumont désigne aussi sa cible. Vu l’habillage, les chaînes d’infos en continu se reconnaîtront sûrement, mais c’est bien le service public qu’il a dans le viseur (France 2 meurt). Mais comment y croire quand la présentatrice se fait aussi reporter de terrain, cumule les postes tout en s’affichant si seule dans des couloirs sans rédaction, sans patron, sans autres collaborateurs que cette Lou qui bouffonne à ses pieds ? On n’y croit pas davantage quand elle quitte le confort parisien pour se retrouver par un demi-clair matin sous un bombardement (image pittoresque d’un quelconque conflit d’Afrique du Nord), en train de mettre en scène l’interview d’un touareg enturbanné au fond d’un faux canyon, ou bien sur le frêle esquif qui est censé transporter ceux qui fuient la guerre vers un havre de paix. Bien sûr, Dumont fait avec les moyens du bord, mais l’artifice ajouté aux fabrications finit par annuler toute pertinence critique. Il se montrait autrement plus subtil et percutant quand il prenait à bras le corps le sort des migrants par le biais de la simplicité comique et surréaliste de sa formidable série télévisée (comme quoi, parfois, la télévision n’est pas à jeter avec l’eau du bain).

Mais ici, il n’a d’yeux que pour « Madame France », sa vedette. « France, c’est quelqu’un que j’aime bien. Je veux la sortir de là. » dit-il lors de la promo. Alors il l’emmène en cure à la montagne, lui fait faire de l’aérobic dans la neige, la met dans les bras d’un beau gosse qui cache son jeu sous son bonnet (et qui reviendra errer du côté de chez France comme un clodo), lui inflige avanies et turpitudes pour la guider vers la voie de la rédemption. « Qu’est-ce que tu veux, que je pleure encore ? » fredonne-t-elle, et de verser des litres de larmes faciles tout au long du métrage, rendant cet état de déprime particulièrement exaspérant. « Regarde un peu la France, c’est magnifique non toute cette torpeur ? » chantait Miossec. Pas franchement en l’occurrence. Ici c’est un autre Christophe (in memoriam) qui signe la musique. Feutrée, atmosphérique, elle en devient agaçante là où elle devrait se montrer déchirante. Le propos même se fait démonstratif, bégayant, se chausse de gros sabots, où l’on apprend à remplacer le carnet de chèque par le don de soi à la soupe populaire, où on nous pointe du doigt le chemin de piété à emprunter et que Dumont ramène tout naturellement sur le terrain boueux et brumeux de son Nord natal. « C’est très beau ici, non ? » dit la vedette décoiffée. Dommage que le film ne le soit pas tout autant.

53 réflexions sur “FRANCE

  1. Le fait est que tout pour moi ici est un repoussoir (Juliette B. n’était pas ce qu’il y avait de mieux dans Ma Loute) et je n’ai pas trop de temps à perdre. Je vais passer mon tour, le film se contentera très bien d’une future vision éventuelle en vod

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  2. Tu as retenu le « C’est très beau ici, non ? » qui vient juste après le « C’est terrifiant. » que j’ai retenu de mon côté.
    Mais beau ou terrifiant, nous en venons à la même conclusion : c’est terriblement nul. La scène de l’accident m’a fait mourir de rire. Dumont doit peut-être regretté que son film ne soit pas diffusé dans des salles 4DX, il nous aurait gratifié d’odeurs de merguez quand la voiture flambe. Un ratage complet. 🙂

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    • Je ne sais pas si les nombreuses critiques positives que j’ai vu passer sont écrites par des amis de Dumont mais j’ai quand même l’impression d’une sorte d’hallucination collective devant ce film. Ou bien c’est moi qui n’y comprends plus rien au cinéma.

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        • Comme avec Juliette Binoche, cela part en effet de Léa Seydoux qui souhaitait tourner avec Dumont. Mais visiblement, le réalisateur s’en est très bien accommodé, c’est en tout cas le sentiment qu’il livre aux Cahiers du Cinéma : « Quand j’ai rencontré Léa, j’ai perçu une nature intacte sous l’image glamour. J’ai écrit le personnage pour elle, en sachant qu’elle allait retrouver quelque chose d’inentamé… » Il y a donc un véritable consentement de la part de l’auteur qui cherche à utiliser l’image publique pour atteindre le coeur authentique de l’actrice. Ce projet avait très bien fonctionné avec Binoche dans « Camille Claudel 1915 », ici je trouve cela complètement raté. La forme, le scénario, rien ne fonctionne à mes yeux.

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  3. Bon on a pas tout à fait vu et ressenti la même chose. Mais nous sommes finalement assez d’accord :
    WHAT THE FUCK ???
    Avec le recul et bien que je ne sauverais QUE Léa de cette chose (et oui, j’en reviens pas moi-même de dire ça de Mademoiselle fille de, nièce de, qui n’avait pas prouvé grand chose jusqu’ici), ce film est assez déplaisant. J’essaie(rai) de l’exprimer mais je m’emmêle les pinceaux n’ayant rien lu à propos du film, ni entendu son auteur en parler.

    Le propos même en se fait

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    • Dumont est très convaincant et son propos fort intéressant quand tu l’écoute en interview. Sauf que je ne retrouve rien de la pertinence de son point de vue dans le film, ou plutôt j’en distingue des bribes mal fichues.
      Léa ferme les yeux, Léa ouvre les yeux, Léa verse une larme, Léa sent qu’elle va craquer, Léa a une crise d’angoisse, Léa fait la tronche, Léa s’en prend à Lolo le cadreur,… mais qu’est-ce que c’est que ce cirque ? Et les critiques ont adoré ça (les mêmes qui ont descendu « Benedetta » !!!) Invraisemblable.
      Par contre je sauve tous les acteurs non professionnels, particulièrement la famille de Baptiste (?), l’homme au scooter, et la « femme du monstre » à la fin .Dumont ferait mieux de rester dans ses Flandres, ça lui convient mieux (ça me fait penser que je n’avais pas aimé non plus « 29 Palms »)
      Ah, j’oubliais Blanche aussi, elle m’a au moins fait sourire quelques fois (mais je sais que toi non).

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      • Ahah, je ne sais pas si j’aurais le temps de l’articler, celui-là, j’ai toujours la rédaction de l’article sur Titane en cours. 😀
        Mais sinon, j’y suis allé tellement à reculons qu’au final, j’ai été plutôt surpris en bien.
        C’est très contemplatif, assez ironique, mordant et peu subtil, mais il y a quand même un quelque chose d’intéressant au bout du compte et je comprends qu’il ait atterri parmi les sélections officielles cannoises.
        Pour moi, je l’ai vu du début à la fin comme un drame façon Boulevard du Crépuscule, où le but du jeu était d’apercevoir une émotion sincère sur le visage ultra maquillé et figé de Seydoux. (« Le premier qui la voit pleurer pour de vrai, tapez des mains ! » On aurait pu jouer tous ensemble dans la salle. ^^)
        Elle se prend tout dans la gueule, les succès, les échecs, les erreurs, les drames personnels, les déclarations d’amour passionnées, elle tente de s’humaniser en allant aider à la soupe populaire, mais elle est au final incapable de ressentir quoi que ce soit de « vrai ». Elle joue à la guerre, ne se sentant pas en danger quand ça explose à côté d’elle, elle se dore la pilule sur son yacht, avec les migrants qui cuisent sur leur pneumatique à côté. Quand elle essaie de se comporter bien moralement (ça arrive… en aidant Baptiste, en sermonnant son fils…), ça lui retombe dessus, on lui dit que c’est pas la peine, on ne veut pas de la France qui aide, on veut de la France qui soit belle à la télévision et qui continue à faire rêver.
        J’aime pas Seydoux, mais j’ai trouvé l’intention de Dumont dans ce film assez touchante.
        Pour le jeu de mot, j’étais parti sur « France de Meurs, France se meurd » en contrepèterie. 😀

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        • La seule émotion sincère que j’ai entr’aperçu chez Léa Seydoux, c’est ce fou rire pendant le tournage du reportage chez les combattants Touaregs, quand elle claque des doigts pour montrer au gars où regarder et qu’il l’imite. Je trouve qu’à ce moment là, le terme de « cirque médiatique » prend une forme nouvelle, on assiste à une espèce de séance de dressage en direct, effet involontaire de mise en scène, assez amusant autant que révoltant dans ce qu’il montre évidemment.
          Par la suite, plus rien ne me revient, sinon la litanie des scènes fausses, fades, insipides, énervantes. Je n’ai que l’image d’une actrice qui ne fait que feindre (c’est ce qu’on lui demande d’ailleurs), artificielle dans l’univers artificialisé à dessein par Dumont. « La France elle pleure maintenant ? », le sans-abri touche juste, mais en face je n’ai rien, je n’y crois pas : pas une seconde à cet accident sur-découpé et étiré, à ce dîner surréaliste, à ce gamin pourri gâté, à ce prof de latin/journaliste/clochard amoureux qui ne ressemble à rien, à ces émissions de télé/débat qui imitent maladroitement l’hystérie des plateaux, à ces reportages sous les bombes où l’actrice peine à trouver les mots au point de se retrancher dans l’injure répétitive, … J’ai eu envie de crier comme à Lolo le caméraman « P#*$ Bruno, qu’est-ce que tu fous ? aucun argument ne porte ! » Bien sûr, les thèmes sont là, visibles, appuyés mêmes, mais annulés par la forme. J’ai bien peur que le cinéma de Dumont ne soit pas soluble dans le fait de société, trop métaphysique, trop abstrait pour une satire qui se voudrait à ce point être dans le « vrai ». « France » n’est sans doute pas assez spirituel à mes yeux. Ou bien trop peut-être, ce qui fait que je dois être une de ces « idiots utiles » dont on parle dans le film.

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  4. Que j’ai hâte ! J’ignorais qu’il venait de sortir. Je l’ai prévu dans les tout prochains jours, il fait l’ouverture du festival ciné de ma campagne. Je balaye vos avis très vite, mais je ne m’étonne pas trop du désappointement général. Je sais à quoi m’attendre avec Dumont, ou plutôt non, je sais que cela devrait être un mélange de surprise surprenante et de chaos brinquebalant. Et puis j’avais adoré Ma loute.

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    • C’est dur pour Léa (elle était facile, je sais), mais disons qu’ici Dumont joue aussi de cette image à la fois antipathique et sophistiquée. En ce qui me concerne, c’est davantage l’accord du fond avec la forme qui pêche.

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  5. Je sors de la projection. Bravo pour ton texte.
    Une déception pour moi aussi.
    Pas facile d’en parler. Tu en as fait le tour. J’ai eu l’impression que Bruno Dumont avait déjà tout balancé dans la première demi-heure de son film. Puis il meuble, il tourne en rond. Sa « France » est en proie au doute, à la mélancolie. Elle devient fragile. Va-t’elle se remettre en question professionnellement ? Pas vraiment. Et les gros plans larmoyants de se succéder les uns aux autres. La culpabilité est assénée lourdement à la louche, tout comme le double sens du prénom du personnage principal. Léa Seydoux fait le job, elle prend des risques et elle fait même des étincelles en duo avec Blanche Gardin.
    Je retiens une scène glaçante : cette réunion du monde de la finance dans un palace parisien où il est question de mettre en place un « nouvel ordre mondial sociaux-économique ». Dumont pouvait prendre une direction intéressante, mais à la place il choisit une amourette. J’attendais plus de ce réalisateur… ou moins (un court métrage aurait fait l’affaire).

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    • Ton commentaire est un parfait complément à mon avis.
      Je me souviens en effet de cette scène de dîner avec ce vieux mécène qui s’étrangle dans son grand cru (son vain ?) après avoir défini le capitalisme comme « le don de soi »… Édifiant.
      Pour le reste, je sauvé tous les acteurs non-pros et Blanche Gardin qui m’a amusé avec ses phrases toutes faites et son discours sur l’icône qui renaît de la boue…
      Mais le mal-être de France, je n’y crois jamais hélas. C’est bien dommage car c’est le cœur du film, et cela ne va nulle part. Jusqu’à cette destruction de mobylette (ou de vélo, je ne sais plus) que chacun interprète comme il le veut (j’ai lu des trucs hallucinants du genre « c’est la première vraie confrontation de France avec la violence »????). De toute façon, à ce moment du film j’avais déjà réglé son sort dans ma tête.

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  6. Complètement d’accord avec toi sur ce film sans aucun doute surestimé, du moins inabouti. cependant je trouve que Léa Seydoux incarne parfaitement son personnage, et Blanche Gardin sort son épingle du jeu même si je pense que son personnage méritait un parallèle plus frontal avec la vedette. Néanmoins, on est d’accord ça reste une déception.

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    • Il suffit à Léa Seydoux d’être cette France superficielle et fabriquée, c’est vrai que de ce point de vue elle s’acquitte de la tâche avec beaucoup de maîtrise. Néanmoins, on ne le sent jamais vraiment sortir de cette carapace, et ses larmes n’ont aucune saveur authentique. Profonde déception.

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  7. Tu as totalement raison sur Bruno Dumont. Je n’ai pas vu « France » mais aucun de ses films ne m’a touché. Un cinéma peu inspiré, très moche visuellement, bavard, prétentieux.. et j’en passe et des meilleurs 😉
    Tu as tout dit dans ta critique si juste. Léa Seydoux se « Marie Cotillardise », c’est dommage car avec Kechiche elle était formidable. 😊

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  8. En général, j’aime bien les film un peu « poil à gratter » et j’avoue que celui la me tente bien, malgré ta critique plus que mitigé. J’ajoute que, pour ma part, je n’ai rien contre Léa Seydoux (mais, je ne supporte pas Karine Viard, chacun ses goûts).

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    • Oui, on a tous comme ça des réserves sur certains acteurs ou actrices. Personnellement, je ne suis allergique à aucun(e) mais je reconnaît des préférences pour certain(e)s.
      Ici ce n’est pas tant Léa Seydoux, que ce que Dumont lui fait faire qui m’a gêné.

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  9. Humm, ta critique ne donne pas trop envie.

    De Dumont, je n’aime pas du tout la période réaliste sociale (La vie de Jésus, L’humanité), j’ai adoré P’tit Quinquin (peut être parce que le film était tellement improbable que l’effet de surprise a joué à plein) et j’avais détesté Jeanne.

    Si j’en crois ta critique, on serait plus dans le style de Jeanne ne serait-ce que pour la musique de Christophe et le « inspiré de » Péguy.

    Il faudrait dire à Dumont qu’adapter Péguy au cinéma n’est pas simple et très casse gueule.

    Pour ce qui est de la vulgarité crasse de la télévision moderne, je pense qu’on n’a guère fait mieux que le Ginger et Fred de Fellini

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    • Contrairement à toi, je suis très client de la veine crue de Dumont première période, et j’aime aussi énormément ses élans mystiques (Hadjewich). Évidemment « P’tit Quinquin » et dans une bien moindre mesure « Ma Loute » (dont j’ai relu ma critique mitigée sur le Tour d’Ecran). Mais là, je n’ai vraiment pas passé un bon moment.

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