DUNE (1984)

Prophétique Jihad

« — Ta religion peut-elle donc être réelle quand elle ne te coûte rien et ne comporte aucun risque ? Est-elle réelle dès lors que tu t’engraisses sur elle ? Est-elle réelle alors que tu commets des atrocités en son nom ? D’où vient que vous ayez dégénéré depuis la révélation originale ? Réponds-moi, Prêtre ! »

Frank Herbert, Les enfants de Dune, 1976.

Dans le passionnant documentaire de Frank Pavich « Jodorowsky’s Dune », l’artiste franco-chilien revenait sur ce moment où, pour faire son deuil, il s’était résolu à aller voir en salle le film réalisé par David Lynch, et contempler ce qui aurait dû être sien. Il évoque d’abord son dégoût de voir son inspiration galvaudée par un autre, puis sa crainte de se voir surpassé par un jeune cinéaste doué, et enfin son sourire et son soulagement à mesure que les scènes se succédaient à l’écran. « C’était horrible ! » lâche-t-il à demi-hilare. « Dune » de David Lynch ne serait donc pas ce chef d’œuvre SF qui devait chambouler l’ordonnancement de l’univers. Ce qui est plus surprenant, c’est que ce jugement lapidaire et définitif, le réalisateur du film n’est pas loin de le partager également. « Je considère ce film comme un échec tragique » peut-on lire dans un hors-série des Inrocks. Et c’est peu dire que la presse lui emboîtera le pas, invitant la plupart des spectateurs à passer au large de cette « adaptation éléphantesque ».

Lorsqu’enfin retombe la volée de bois vert, il s’avère que des sables de ce « Dune » relativement lynchien émane malgré tout un étrange parfum d’Epice. Vu de notre siècle de « performance capture » et du tout numérique, il semble d’abord se démarquer de son époque, celle où l’on chassait les Réplicants en attendant « le Retour du Jedi ». Il paraît plus vieux sans être plus daté, comme si en voyageant vers les confins de l’univers connu, dans les replis de l’espace-temps, nous ayons rejoint la grande époque des séries B aux effets bricolés, retrouvé la magie des origines, « du Jules Verne sous LSD » comme l’écrit si bien Vincent Ostria dans les Inrocks. Dans les concepts arts réalisés par Mentor Huebner on retrouve la pâte de la « Planète Interdite », les matte-paintings d’Albert Whitlock renouent avec le classicisme des films d’Hitchcock sur lesquels il a travaillé, et on retient plus encore l’impact visuel des titanesques vers des sables réalisés par l’Italien Carlo Rambaldi qui, avant d’être recruté dans l’équipe « Alien » (Ridley Scott s’était d’abord ensablé dans ce « Dune » avant de filer sur « Blade Runner »), avait déjà, bien des années auparavant, fait montre de quelques fulgurances psychédéliques sur « la planète des vampires » de Mario Bava. Ce sont finalement les ajouts numériques (les boucliers d’énergie qui transforment les acteurs en Lego Minecraft), hâtivement bidouillés par une paire de geeks de chez ILM sans doute payés à prix d’or, qui s’avèrent les plus disgracieux dans cet ensemble au design néo-byzantin et rétro-futuriste (les cabines de pilotage des vaisseaux et autres moissonneuses insectoïdes).

Ils vont surtout à l’encontre d’un principe édicté dans l’ouvrage de Frank Herbert refusant le joug des machines et des ordinateurs. Depuis l’océanique planète Caladan (patrie des « bons » Atréides), à la ténébreuse Giedi Prime au design steam punk (fief des terrifiants Harkonnens), en passant par les dorures impériales de la Maison Corrino sur Kaitan, le regard se promène entre cour élisabéthaine (les sorcières du Bene Gesserit), Reich bienveillant (les Atréides) et antichambre sadienne d’« Hellraiser » (l’antre Harkonnen). On y croise un monarque maximilien (Shaddam IV confié à ce bon vieux portoricain de José Ferrer), un duc au romantisme tolstoïen (Jürgen Prochnow en Leto Atréides) et un baron obèse, pustuleux et pédéraste entouré de ses minions musculeux (le chanteur Sting ayant pris la place dévolue à Jagger dans le projet Jodorowsky), sans oublier la face d’étron très « Eraserhead » du représentant de la Guilde précédé de ses cénobites. Les superbes intérieurs des palais, leur architecture gothique magnifiquement éclairée par un des maîtres de la Hammer (Freddie Francis) font presque passer le regret de n’avoir pas vu Giger collaborer à l’entreprise. « Par des amis, j’ai fait savoir à David Lynch que j’étais intéressé par une collaboration. Je n’ai jamais eu de réponse. » confesse l’artiste suisse dans une déclaration reprise par Mad Movies. La faute sans doute au moghul italien qui finance le projet.

Véritable empereur de ce « Dune », Dino de Laurentiis, assisté de sa fille Raffaella, supervise l’ensemble, impose ses volontés au réalisateur qui se voit contraint de brider son imaginaire singulier (il envisageait un poème de cinq heures) pour rester dans les clous du producteur. « J’ai dû élaguer énormément. C’est ce qui a fait le plus mal au film. » rappelle encore Lynch. Force est de constater que la partie finale est fondue en une suite d’ellipses asthmatiformes, qu’un commentaire bouche-trous tente artificiellement de camoufler jusqu’à un évènement conclusif absent du roman qui, s’il ne bouleverse pas la face du monde, changera au moins celui d’Arrakis. Dans la bousculade des personnages qui prennent place sur l’échiquier du Landsraad, Lynch parvient à inventer un acteur : le débutant Kyle MacLachlan qui deviendra l’indispensable agent Dale Cooper à « Twin Peaks ». Durant une première partie parfaitement maîtrisée, il parvient à établir clairement les enjeux, montant astucieusement et sûrement les piliers d’un drame shakespearien où les pensées résonnent et la voix ensorcelle. « Dune » a tout d’une grande tragédie féodale (n’ayant rien à envier aux récents « Game of Thrones »), mais dont l’Epice se teinte de reflets troublants.

Cette ressource précieuse enfouie dans les profondeurs d’Arrakis permet de « voyager sans se déplacer » et devient un liquide aux vertus oniriques et spirituelles. S’il est d’abord naturel d’associer ses effets hallucinogènes aux motifs ésotériques chers au réalisateur, il apparaît rapidement que cette « eau de vie » s’apparente davantage à l’or noir que se disputent de longue date les puissances du monde entier. Le soulèvement d’un peuple autochtone sombrement vêtu, portant fièrement la barbe et récitant ses sourates prophétiques à la gloire d’un des derniers représentants d’un ordre déchu, et défiant l’autorité d’un dictateur impitoyable acoquiné à une puissance industrielle à la technologie diabolique, n’est pas sans se calquer sur une géopolitique très familière et toujours tristement d’actualité (« mon nom est un mot qui tue », quelle sinistre interprétation peut-on désormais faire de cette sentence). « Dune » de David Lynch n’est peut-être pas le « film-prophète » voulu initialement par Alejandro Jodorowsky, il traduit pourtant, dans ses zones d’ombre étranges et fascinantes, la vision d’un auteur dont la prescience finit par glacer les sangs.

62 réflexions sur “DUNE (1984)

    • C’est un Lynch un peu à part, il faut bien le reconnaître, car il est très largement désavoué par le réalisateur. Celui-ci n’avait accepté la proposition de Laurentiis uniquement pour pouvoir financer « Blue Velvet ». Malgré ses défauts, il mérite néanmoins le détour je trouve.
      Pas de temps à perdre alors, car déjà le sol vibre à l’approche de l’immense ver des sables signé Villeneuve. 😉

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  1. Malgré une réalisation chaotique pour son réalisateur, des effets spéciaux qui datent (surtout les surimpressions) et des scènes d’action mal filmées, le ‘Dune’ de Lynch reste pour moi une référence. Il y a toutes les qualités que tu énumères, ainsi que les costumes incroyables, et la musique de Toto et de Brian Eno. Quand on a lu les romans, le « miracle final » est effectivement hors sujet. Pas de place à une quelconque intervention divine chez Frank Herbert. Par contre, l’idée des « modules étranges » (un son peut tuer) est géniale et c’est du Lynch pur jus qui s’intègre bien à cet univers rétro-futuriste où la technologie n’est pas prohibée mais sévèrement contrôlée.
    La version de Denis Villeneuve s’apprête à débouler dans les salles. Je suis autant excité qu’inquiet : j’espère que ce gros projet ne fera pas les frais de la pensée woke qui ravage le monde de la culture.

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    • Les costumes sont dingues, parfois un peu cheap quand même (les Sardaukars en combinaison NBC, c’était pas la meilleure idée mais sans doute moins cher à fabriquer en nombre) et les décors surtout, signés Anthony Masters et Giorgio Desideri et les matte-paintings d’Albert Whitlock.
      Nul doute que techniquement, le Villeneuve va écraser la version Lynch. Je ne doute pas un instant que le film sera un régal pour les yeux. Mon interrogation tient à la manière dont le scénario va s’accommoder de cet univers au jargon complexe et foisonnant, celui-là même qui en avait dérouté plus d’un à la première vision de « Dune » façon Lynch. Bien sûr, les férus de l’œuvre de Frank Herbert comme toi n’auront aucune difficulté à s’installer dans la géopolitique du Landsraad, mais j’imagine que Villeneuve et Roth ont pensé aussi aux béotiens qui découvriront le monde de « Dune » par ce nouveau film.
      En attendant, comme toi, je compte les jours et révise les prières du Bene Gesserit.

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  2. Belle chronique ! Je vais aller voir le Villeneuve, bien sûr, mais j’avais vu ce Lynch pas-comme-les-autres et l’avais plutôt apprécié. N’étant pas familier des romans, je me doute qu’ils ont été raccourcis pour l’adaptation cinéma, mais je ne peux pas parler de trahison (pas en connaissance de cause, en tout cas).

    Peut-être me pencherai-je un jour sur cet univers à partir de sa source littéraire. Mais j’ai du mal avec l’idée de lire autant de bouquins SF. Un conseil à me donner ? Est-ce que l’on peut se contenter d’un (ou de quelques) volume(s) ? Et par où commencer quand on n’est pas trop branché SF ?

    Cela nous éloigne du (des) film(s), pardon. Le côté prétendument « cheap » du Dune lynchien ne m’a jamais choqué. Je n’oublie pas que c’est un film de 1984 et qu’à l’époque, c’était déjà pas mal d’arriver à ce genre de « spectacle ». Et la voix de Virginia Madsen en intro n’a pas fini de m’envoûter…

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    • Cette introduction de la princesse Irulan (façon « femme à la bûche » dans « Twin Peaks »), je l’adore. On peut même considérer que Peter Jackson a repris le principe en ouverture du premier volet du « Seigneur des Anneaux » lorsque Galadriel explique toute l’histoire de l’anneau unique.
      Comparé aux « Star Wars » de l’époque ou à « Blade Runner », « Dune » est quand même largement plus faible : très bancal dans l’action, très explicatif dans son déroulé, très haché dans la bousculade des évènements finaux.
      Je ne sais pas si je suis le plus indiqué pour te guider vers la littérature SF. Je pense que le « Dune » de Herbert est une porte d’entrée intéressante, écrite il y a plus d’un demi-siècle mais toujours très actuelle car elle soulève des problématiques qui sont aujourd’hui nôtres (écologie, modernité, religion). Cela se ressent d’ailleurs dans le film, mon sous-titre de « prophétique Jihad » et mon dernier paragraphe en attestent.

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  3. Moi non plus, je n’ai jamais détesté ce film. Malgré ses défauts, je trouve qu’il parvient malgré tout à nous faire voyager dans un « ailleurs », ce qui est loin d’être anecdotique quand on embarque dans une fable de sable de cette démesure-là. Très jeune, quelques scènes m’avaient même non pas traumatisé, mais diablement dérangé… Il faudrait que j’essaie de le revoir…

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    • Le film s’est fait copieusement descendre à sa sortie, y compris par Lynch d’ailleurs, qui garde un souvenir très pénible des trois ans de travail sous l’égide des deux Laurentiis. Le baron Harkonnen est effectivement bien gratiné dans cette version, il m’avait également marqué à l’époque.
      Il a pourtant un charme unique, c’est vrai. Pour le coup, une version moderne se comprend largement. Espérons qu’elle laisse transparaître toute la complexité du roman de Herbert.

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  4. Juste un commentaire comme a pour casser l’ambiance pour dire que je ne suis pas trop fan de SF, que j’ai vu ce film il y a bien trente ans, que je n’avais pas détesté mais pas adoré non plus, en fait je ne m’en souviens plus. Je ne sais pas si j’irai voir le Villeneuve, « si j’ai le temps », c’est à dire probablement pas. Sinon, beau post comme d’habitude 😉

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    • Merci beaucoup.
      On ne peut pas faire plus SF que Dune. Et pourtant, dans toute œuvre futuriste résonnent les problématiques de notre époque, des références prises à l’Histoire (on est ici en pleine lutte féodale), une vision d’un autre monde qui éclaire le nôtre. C’est presque un exercice de style. Style qui ne touche pas tout le monde, je comprends.

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  5. Vu une fois. Je me souviens avoir eu beaucoup d’appréhension avant de le voir et de m’être laissé emporter par le récit malgré une esthétique quelque peu rebutante (pour moi). J’avais apprécié. Mais je ne l’ai jamais revu depuis et encore de l’appréhension…

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    • Il faut se faire à l’esthétique qui a un aspect vintage pas désagréable tout de même. Le récit se tient bien sur une bonne moitié de film avant d’accélérer dans une suite d’ellipses ahurissantes. Un tel récit ne pouvait se satisfaire d’un film de deux heures hélas. Content qu’il t’ait laissé plutôt bon souvenir (malgré l’appréhension).

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  6. Pas si mal ce Dune de Lynch généralement voué aux gémonies. Pas sûr que Villeneuve fasse beaucoup mieux. Bien sûr, il y a des choses ratées dans le Lynch, mais j’ai de l’affection pour ce film – j’y trouve comme toi un parfum d’épice – qui bénéficie de surcroît d’une musique inspirée de Toto, avec un très beau thème principal.

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    • Je te rejoins sur le thème principal, je suis moins fan des guitares FM de Toto. Et tu as raison, le charme a opéré finalement, malgré le reniement du metteur en scène, malgré les lourdeurs terribles. Je me souviens très bien de ma découverte du film au cinéma à l’époque, et cette impression de voir une SF plus baroque que celle proposée par George Lucas.
      Ce qui se profile avec la nouvelle version semble tout de même bien plus tenu.

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  7. Je me souviens d’avoir vu ce film en 1984 lors d’un voyage linguistique en Angleterre en Version Originale non sous-titrée. Du coup, je n’avais rien compris à l’histoire mais j’avais apprécié les images et la musique et puis l’allure de Sting que je trouvais beau, à l’époque… Mais tout ça était très typique des années 80, les vidéos clips et le rétro-futurisme comme tu l’appelles 🙂

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    • Une découverte en VO sans sous-titres, ce dût être effectivement assez ardu, tant le film est traversé du vocable Herbertien. Le film porte les stigmates de son époque, on le lui a d’ailleurs longtemps reproché. Mon affection pour ce film a été très fluctuante au cours des multiples visionnages, je crois que je suis parvenu à une forme d’entre-deux : j’apprécie son hybridation, moitié Lynch, moitié de Laurentiis, mais je reconnais sa structure bancale, ses défauts formels.
      On pourra aussi à jamais fantasmer sur la version de 14 heures envisagée par Jodorowsky avec Orson Welles, Mick Jagger et Salvador Dali.

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  8. Pas vu et pas du tout envie de le voir.
    Kyle MacMachin fait office de repoussoir pour moi.
    Et ton texte, ne m’aide pas. J’Y COMPRENDS RIEN.
    J’irai sans doute voir le Denis mais aucune urgence. Le casting est plus choupinou. Mais la BA ne me fait pas rêver.

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  9. J’attends avec une grande impatience de voir le Dune de Villeneuve qui a des critiques dithyrambiques ! Celui-ci de Lynch ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. On est loin de Blade Runner 😉 Il me faudra aussi lire ce chef d’oeuvre que j’avais abandonné adolescent… on fait tous des erreurs ^^ 😅 Passe une belle journée 😊

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    • C’est sûr que le Lynch tente l’impossible, et on sent clairement qu’à la fin tout se bouscule. Même le personnage de Paul perd toute la complexe ambiguïté du roman.
      Villeneuve est un amoureux du roman de longue date. Ça peut parfois desservir un réalisateur d’être trop passionné par son sujet. J’en jugerai très bientôt.

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  10. « Ce sont finalement les ajouts numériques (les boucliers d’énergie qui transforment les acteurs en Lego Minecraft) qui s’avèrent les plus disgracieux. » Ta phrase m’a fait sourire car, à l’époque de sa sortie, j’avais trouvé épatant ces fameux boucliers d’énergie. Comme quoi ce qui parait super moderne à une époque prend rapidement un coup de vieux. Difficile exercice que de critiquer ou de juger d’un ancien film avec le prisme du moment. 🙂

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  11. Trés beau texte pour un film qui a toujours eu mon capital sympathie en plus d’avoir été dans ma collection sous un nombre de supports monstrueux (vhs, dvd fr par Opening, dvd collector Allemand, édition anglaise de la version longue, collector français puis blu-ray). Le film qui m’a fait découvrir Lynch, qui m’a fair passer à la VO lors de la découverte sur Arte. Et puis oui, un film malade, mais avec une ambiance malgré tout, quelques images marquantes, un tout jeune Kyle, la musique de Toto dont j’ai toujours l’original en CD. Bref oui c’est bancal, mais j’adore !

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    • Peut-être mon premier Lynch à moi aussi, sans le savoir d’ailleurs lorsque je suis allé le découvrir en salle à sa sortie.
      Un film qui m’a marqué, dont les défauts ne me sont apparus que plus tard. Et peu importe d’ailleurs puisqu’il fonde une vision du roman d’Herbert, il jette des bases sur lesquelles forcément Villeneuve s’est appuyé. Le Quebecquois d’ailleurs se souvient bien de son ressenti à l’époque, lui qui était déjà mordu par le livre. Déçu certes par ce massacre narratif dans la seconde partie, mais séduit par différents aspects. L’introduction reste memorable, avec la douce voix de Virginia Madsen dans le rôle d’Irulan. La cour de Shaddam IV, les décors steampunk de Giedi Prime, les modules étranges qui crachent des sons qui tuent, et ces vers immenses, qui n’ont pas à pâlir face à ceux d’aujourd’hui : tout cela avait plutôt de la gueule, faut avouer.
      Je n’ai jamais vu la mini-série, que l’on dit honorable mais un peu cheap. Je me demande comment tout cela est retranscrit à l’image

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      • Le film a aprés tout son petit statut de film culte aujourd’hui. Culte et malade, mais tout de même. Mais c’est vrai que Lynch s’en sort trés bien durant la premiére heure, à quelques effets et raccourcis près. La seconde heure par contre sans connaissance de l’univers et des livres c’est plus compliqué.
        J’avais vu la mini série à l’époque. Mes souvenirs ne sont pas glorieux, ceux d’une oeuvre cheap, trop longue, avec des longueurs car parfois n’adaptant plus mais juste en mettant sur l’écrab le bouquin, et un casting que j’ai déjà oublié. Pas du tout envie de le revoir d’ailleurs.

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        • Surtout qu’il invente une fin différente.
          La version longue pour la télé que Lynch signe Alan Smithee est aussi une curiosité. Je ne suis pas sûr non plus d’avoir envie de la revoir.
          J’ai souvenir d’une scène étonnante, d’un kitsch absolu, montrant Patrick Stewart jouant de la balisette. Il est vrai que Gurney Halleck passe son temps à pousser la chansonnette dans le bouquin (« pas cette fois » dit Brolin dans le film de Villeneuve, pas dans le ton du film il est vrai).

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