MOURIR peut ATTENDRE

Jamais plus, jamais

« Non, ce n’est pas de la mélancolie, plutôt une forme de tristesse et énormément d’émotions mêlées. Ce sont quinze années de ma vie ! C’est énorme. Mais je suis ravi qu’on ait fait ce nouveau film, parce qu’il permet de régler tout ce qui était en suspens. Je crois que c’est la bonne façon de prendre congé. Qui sait ce qui va se passer… »

Daniel Craig dans Première n°504, février 2020.

Il fallait bien qu’il s’arrête un jour. Blofeld sous les verrous, le « SPECTRE » exorcisé, Daniel Craig avait décidé de se ranger des DB, de laisser son 007 à quelqu’un d’autre. Sous la pression de la productrice Barbara Broccoli, et la promesse d’un dernier chèque pour garantir ses vieux jours, il s’est laissé finalement convaincre : « Mourir peut attendre » pour le célèbre James Bond, le temps d’une ultime mission qui les rassemble toutes, un produit de synthèse distillé par Cary Joji Fukunaga qui ressemble à un bouquet de fleurs fanées déposé sur le marbre froid d’une tombe qui attend sa dépouille.

« Mourir peut attendre » témoigne en effet d’une rare ambition : celle de boucler la boucle d’une série de cinq films se voulant, pour la première fois depuis les origines, en parfaite cohérence narrative. Avec l’arrivée de Daniel Craig dans le rôle, James Bond n’était donc plus cette « relique de la guerre froide » fustigée par la nouvelle M dans « Goldeneye ». En entrant au « Casino Royale », en reprenant la franchise au commencement de l’œuvre de Ian Fleming, on soldait les comptes des Brosnan, Dalton et autre Moore, époques bel et bien remisées aux archives du MI-6. Si Bond gardait encore quelques brins d’ADN du « dinosaure sexiste et misogyne » dénoncé par ailleurs, tel George Lazenby dans « Au Service Secret de Sa Majesté », il finissait par trouver l’amour dans les bras d’une Vesper aux yeux verts, promesse d’un bonheur qui aurait dû durer « all the time in the world ». On sait pourtant que pour Bond, les jeux sont faits depuis longtemps, tout est écrit dans des romans qui n’envisageaient pas de retraite pour cet agent secret. La vie de famille heureuse a fini sous le tapis, engloutie dans la vase vénitienne, perdue à la roulette (russe ?) du « Casino Royale ».

Le moment est venu désormais de tourner la page, de brûler les derniers souvenirs non sans ce dernier hommage que l’on rend généralement en se rendant au cimetière. C’est dans les Pouilles italiennes que Bond emmène sa Madeleine (son amour de Swann), sa nouvelle dulcinée française (parce qu’avec Léa Seydoux), pour un séjour mémoriel à l’ombre des caveaux qui surplombent la vieille ville. En rouvrant la plaie de ses souvenirs, cette visite nécrophile du Bond qui s’apprêtait à se la couler douce prend le risque de réveiller les vieux fantômes, de voir le passé lui exploser à la figure. S’il est acté que Vesper repose six pieds sous mer (Eva Green étant devenue pour toujours le fantasme englouti de 007), le balafré Blofeld (Christoph Waltz sans chat ni monocle), lui, bouge encore dans sa prison ultra-sécurisée. Ses sbires toujours actifs ne manqueront pas de semer la zizanie lors de la lune de miel pré-générique, impératif inscrit au cahier des charges qui s’avère être, comme dans le médiocre « 007 SPECTRE », le meilleur moment du film. Sous le soleil de Matera, Bond fait crisser les pneus de la vieille Aston chipée à Sean Connery, il sort les mitraillettes pour se débarrasser d’une clique de sbires motorisés emmenés par un Cyclope hargneux et persévérant, l’œil de Moscou grand ouvert pour semer la peur sur la ville. Comme toujours, Bond s’en sortira par une suite de pirouettes plus spectaculaires les unes que les autres, moments de bravoure aussi attendus que les gadgets et les voitures de luxe.

Le défilé se poursuivra avec une paire de James Bond girls qui s’amuseront à allumer la mèche de ses instincts libidineux sans toutefois succomber à la tentation de la chemise ouverte. La robe affolante d’Ana de Armas, la Paloma cubaine et fausse ingénue qui cache plus d’un tour dans son rouge à lèvres, ne sera rien d’autre que pour ses yeux. Cet épisode donne un peu de piquant à la salsa, notamment dans une scène d’action pétaradante qui vient jouer des coudes avec la « Rogue Nation » des Missions Impossibles de Mr Cruise. A cette danse s’invite aussi Lashana Lynch dans le rôle de Nomi, jolie poupée qui ne compte toutefois pas satisfaire le repos du guerrier dans la chambre à coucher de sa retraite jamaïcaine.

Il y a en effet péril en la demeure, un danger immédiat mobilisant les services britanniques comme ceux de son vieux camarade Leiter de la CIA. Pas de requins dans cette baie, mais une fleur vénéneuse qu’un homme masqué venu du froid a bien décidé d’utiliser pour effacer une partie de l’humanité du monde civilisé. Le grêlé de service est ici confié à Rami Malek, vengeur toxique et diabolique sapé comme le docteur No (time to die), dans une partition psychotique pour une rhapsodie un peu terne. Depuis sa base ultra-secrète, il envoie ses hordes au casse-pipe pour s’emparer d’une arme fatale développée par les apprentis-sorciers de la couronne, McGuffin d’une course poursuite contre la montre qui nous mènera de l’Italie à la Norvège, en passant par une île coincée entre Est et Ouest. Bond ira ainsi de surprises en découvertes, sur une trajectoire pourtant bien balisée par des décennies de franchise usée jusqu’au bout du canon.

De retrouvailles en désillusions, le mâle alpha abandonne un à un derrière lui tous ses attributs, il rend ses insignes à commencer par le matricule réattribué à un agent de terrain à la peau noire et à la gâchette féminine. Dans ce naufrage de la franchise, il ne faudrait tout de même pas croire que « Mourir peut attendre » cède totalement la place aux femmes et à l’enfant d’abord. James Bond reste l’impérial maître des opérations, dieu du tonnerre dans ce baroud d’honneur qui raffistole les fils maladroitement cousus du précédent volet. Mais le feu d’artifice se montre ici assez lassant, doté d’un scénario aux circonvolutions poussives et aux ressorts féministes sans véritable relief. Reste l’émotion de voir s’en aller l’espion qu’on aimait, peut-être le meilleur James Bond depuis Sean Connery. L’ère Craig s’achève, les fans ont « perdu leur doudou », mais il aura tout de même bien vécu avant de se laisser mourir.

63 réflexions sur “MOURIR peut ATTENDRE

  1. Une très belle chronique de ta part !👏😊 Daniel Craig est d’un charisme rare. Avec Sean Connery, il est mon James Bond préféré. Tu l’as parfaitement dit, on a un pincement au cœur de le quitter mais il fallait clore ce chapitre. Malheureusement, on est loin des heures de gloire de la franchise. J’ai vu la Bande annonce (en allant voir Dune) et franchement je me suis dis que je n’irais pas le voir. Il va cartonner, Daniel Craig le mérite pour l’ensemble de sa carrière, son charisme incroyable. J’attendrais la sortie Blu-ray. Ce que tu dis de ce dernier épisode confirme mes craintes. Mais Daniel Craig va voir son rôle de 007 graver dans le marbre des cinéphiles et ça c’est amplement mérité ! Je te souhaite un beau dimanche 😊

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    • Bonjour Frédéric,
      On aurait pu espérer un film digne de Skyfall pour la sortie de scène de Daniel Craig. On aura hélas qu’un épisode moyen, pas déshonorant tout de même. Le recyclage de la très belle chanson de Louis Armstrong permet d’ajouter une touche d’émotion à une intrigue pas transcendante, engoncée dans son cahier des charges et l’obsession de l’autocitation. Il vient néanmoins clore une suite de cinq films portés par un acteur au physique quelque peu « disruptif » (comme on dit aujourd’hui) mais qui aura remodelé à sa manière le personnage inventé par Fleming.
      Très beau dimanche à toi.

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    • Quand la séquence pré-générique est si réussie, c’est en général mauvais signe pour la suite. C’était déjà le cas pour SPECTRE.
      Quant à Ana de Armas, j’étais déjà sous le charme de l’hologramme de 2049, mais là j’avoue que c’est encore mieux. 😀

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    • Merci beaucoup !
      Très bonne idée que de se remettre dans les pages de Fleming. je n’ai lu que « bons baisers de Russie », un des romans préférés de JFK paraît-il. J’aimerais bien en lire d’autres un de ces jours.
      Daniel Craig incarnait un Bond assez éloigné de celui imaginé par Fleming il me semble. L’auteur disait qu’il visait chez son lectorat une zone située entre le haut de la cuisse et le plexus solaire. Au vu de ce nouvel épisode, j’ai tout de même l’impression qu’on a décentré cible. Autre temps, autres mœurs comme on dit. 😉

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    • Il y a déjà une tripotée de noms qui sortent du chapeau pour un éventuel Reboot (Fassbender, Cavill, Madden, Hiddelston voire même Emilia Clarke ou Gillian Anderson)… je trouvais l’idée d’Idriss Elba était plutôt bien vue, mais je crois que la campagne de calomnies à propos de sa candidature a eu raison de sa motivation hélas. Je crois plutôt que ce sera quelqu’un que personne n’attend, un peu comme Craig quand il a endossé le rôle. Et il sera sans doute très différent de celui-ci. Tout est à réinventer désormais. un peu comme pour le Batman.

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      • J’ai entendu aussi ces noms-là, mais je n’y crois pas trop. Fassbender serait bien, mais il avait déjà décliné l’offre la dernière fois que le casting était ouvert. Il faudrait un acteur qui soit relativement inconnu et qu’on ne puisse pas affilier directement à un autre personnage. (exit Hiddelston)
        Idris Elba me plaisait bien aussi.
        Broccoli a dit qu’elle ne voulait pas de James Bond féminin, pour sa part.
        Pour moi, le suspense est total !

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  2. Je n’ai jamais était un grand fan de la saga 007, l’ère Moore est cartoonesque au possible, l’ère Connery vaut surtout pour le charisme de l’interprète et je n’ai pas encore vu ceux de Dalton qui apparemment sont plus violent ou Lazenby qui se prend tous les torrents de haine contre lui. En revanche j’ai regardé tous les Brosnan et les Craig, et y a du bon comme du mauvais mais au moins les deux acteurs ont su réinventer le personnage, le moderniser ce qui est une très bonne chose. Concernant Mourir peut attendre, je considère que c’est l’un des Bond les plus ambitieux et osé de toute la franchise. Que ce soit sa fin inattendu, l’apparition de la fillette, le retour de Lea Seydoux (unique James Bond girl a revenir il me semble) et sa double scène d’ouverture qui commence de façon intime dans une maison (En français s’il vous plait) puis de manière plus classique avec les sbires de Blofeld. Ayant détesté Spectre et Quantum Of Solace, Mourir peut attendre m’apparait comme un excellent moyen de conclure les aventure de ce James Bond ci en attendant l’annonce du prochain 007. Pour ce qui y est des points négatifs, je regrette bien sûr que les femmes surtout Lynch soit aussi peu exploité, surtout après le ramdam que son personnage a provoquer. Enfin il y a le cas Remi Malek qui ne dégage aucune intensité, faute a un personnage mal écrit, mal introduit dont les motivations sont tout de même assez faibles. On se croirais revenu aux années 70 ou entrain de regarder un dessin-animée. Franchement JB mérite mieux. Ils auraient dû laisser Blofeld vivant si c’était pour en arriver là.

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    • Je me retrouve pleinement dans tes griefs adressés au film. Safin est transparent, son plan aussi nébuleux et absurde que celui de certains méchants des ères précédentes come tu l’as très bien constaté. Rami Malek fait ce qu’il peut pour rendre son personnage inquiétant mais il n’a pas assez de substance à travailler, et ça se sent. Je ne suis pas non plus très convaincu par l’histoire d’amour entre Bond et Madeleine Swann, mais j’avoue que l’idée de la petite fille m’a touché. Je n’ai pas revu « SPECTRE » avant de voir « Mourir peut attendre », mais je les mets au même niveau dans le déroulé de leur intrigue : quelques séquences prenantes, un Daniel Craig impérial (il l’était malgré tout dans « Quantum of Solace » même si c’est incontestablement le volet le plus faible de la série) mais des enjeux brouillons et des personnages manquant de charisme.
      J’ai une certaine tendresse pour les vieux Bond, notamment le Lazenby sur lequel j’ai écrit un article. Bien sûr, il appartiennent à une autre époque, plus fantaisiste, mais pas moins mélancolique pour certains.

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  3. Pingback: MOURIR peut ATTENDRE — LE TOUR D’ECRAN | Mon site officiel / My official website

  4. Voilà un bien beau texte pour un film qui malheureusement n’est pas franchement à la hauteur. Rien à dire sur Dan’ qui a vraiment joué le jeu jusqu’au bout avec son beau visage marqué et son regard d’acier à filer des orgasmes à… euh qu’est-ce que je raconte moi ? mais que tout cela est mou et inintéressant à part de-ci delà quelques étincelles (dont la robe affolante de Miss de Armas qui est toujours aussi charmante et rigolote) et Lashana Lynch que je ne connaissais point et qui est à suivre (surtout qu’elle finit un peu par être sacrifiée). Mais alors ! pas une once d’alchimie même préfabriquée entre Daniel et cette pauvrette de Léa qui se fait voler la vedette par le portrait de Vesper Lynd ! Même en photo Eva Green est plus expressive ! Bref… Nous allons charitablement oublier jusqu’au nom de monsieur Malek et ne nous souvenir que de Mads et de Javier (Rami a été coupé au montage non ? il me semblait qu’on le voyait/entendait un peu plus dans la bande-annonce… mais bon c’était avant tout le toutim, j’ai sans doute la mémoire qui flanche quoique je ne me souviens pas non plus qu’il y ait eu un méchant dans Bond aussi peu bandant, à part peut-être Curd Jurgens (avis très personnel)… même son exécution ne laisse pas de traces c’est dire).
    Bon j’attends la sortie de la suite de Knives out histoire de rigoler un coup avec Dan’ et que Bond aille au diable !

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    • 😂
      Tu touches juste à chaque phrase, aussi efficace que le sauvage Danny dans un escalier rempli de méchants armés jusqu’aux dents. Et dire que même cette pale copie de la scène de l’escalier de « Dheepan » n’est pas à la hauteur… Je suis bien obligé d’être du même avis concernant Mlle Seydoux, no offense. Elle ne s’accorde pas avec Craig un seul instant, pas plus que dans le précédent volet. Et puis qui a inventé ce nom ??? D’habitude avec Bond, on a droit à des patronymes autrement plus fleuris du genre « Minous à profusion », « Abondance de la queue » ou « Bonne nuit »… 😜
      Quant l’ami Malek, il faut croire que ce n’était pas son moment. Son Safin ne vaut évidemment ni le Chiffre, ni Raoul Silva, pas même dans le piteux prologue en forme de film d’horreur norvégien. S’il laisse une trace sur la joue de Craig, c’est pour sublimer la gloire de celui-ci. Bond meurt un autre jour, comme chacun sait.

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  5. Un peu long le dernier tour du commandeur Bond. Mais un film d’action de qualité avec des personnages un peu plus travaillés que d’ordinaire. Et le film trouve le bon équilibre, je trouve, entre respect des codes et modernisation de la franchise.

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    • Equilibre très imparfaitement tenu pour moi. Safin aurait mérité un peu plus de travail justement. Je comprends qu’il ne soit plus que le prétexte d’une franchise qui a largement choisi d’appuyer sur la note mélodramatique des amours défuntes de Mr Bond. Les tourments intérieurs l’emportent bien souvent sur les objectifs à atteindre. A ce petit jeu, pas sûr que Bond soit le plus qualifié. Mais grâce à Craig, il reste solide, assurément.

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  6. Faible face aux multiples déclinaisons de James Bond, je me laisserai très probablement aller à aimer cet opus et ce même s’il est truffé autant de défauts que d’autres le sont de gadgets. Mais Mourir Devra Attendre. J’aime déguster mes Bond dans un fauteuil Chesterfield tout en sirotant tranquillement ma vodka Martini, au shaker et pas à la cuillère !

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    • Les thèmes de James Bond sont en effet entrés dans le domaine classique, et font parfois leur retour comme dans cet épisode qui fait la part belle au magnifique « We have all the time in the world » chanté par Louis Armstrong, sans doute une des plus belles chansons qui ont accompagné 007. Il parvient même à éclipser la chanson titre interprétée par Billie Eilish.

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  7. Ah le spoile de la mort qui tue !!! :-))) on en a lynché pour moins que ça…
    Le scénar a de big faiblesses et un intérêt limité (ça manque de chiffre et de torture sur une chaise… my godness cette scène) mais l’ensemble tient la route je trouve au niveau efficacité et émotion jusqu’à un final, comment dire… in the mood for regrets éternels.
    La scène de la Paloma je pense que je pourrais me les passer en boucle. Elle est exceptionnelle la minette au décolleté interminable. Et elle reste de marbre devant James ô James. Toujours prête pour la déconne la petite.
    Tout ça pour dire que Bond sans Dan, ce sera sans moi. Non mais où qu’ils sont allés chercher l’ectoplasme qui se prend pour 007 ?
    On rêve.
    Et le couple Léa/James… spa trop ça. On dirait le grand frère et la petite sœur, ouèche.
    Bon je suis naze. 13 films en 4 jours… je digère…

    rouge à lèvre

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    • Rhoo, j’en dis si peu… 😉
      Je suis assez de ton avis sur Nomi (nom de Showgirl, pas de Bond girl), mais je ne pense pas qu’elle soit l’avenir du Bond, le matricule ne fait pas tout. Je sens venir une nouvelle résurrection. Mais Bond, tout est possible.
      Je n’ai pas été plus emballé que ça par cet ultime tour de Craig, mais je t’avoue qu’une autre danse avec la Paloma ne me déplairait pas.
      Je note pour le lipstick, les lèvres rougissent par deux bien évidemment…

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  8. Bonjour. Bravo pour votre chronique. Justement j’en étais resté à Skyfall qui se détachait du lot des James Bond avec Craig.
    Ana de Armas m’avait parue très bonne actrice dans A couteaux tirés,avec Craig d’ailleurs. Je ne l’aurais pas reconnue car si dans A couteaux tirés elle paraissait tout à fait commune,en paletot, là ,elle semble transformée et d’une beauté renversante.
    Comme quoi.

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    • Bonjour Ortiz, et merci beaucoup,
      « Mourir peut attendre » n’atteint hélas pas l’éclat esthétique de « Skyfall », il vaut surtout pour la sortie de scène de Daniel Craig, et ce n’est pas rien tout de même. Je n’ai pas encore vu « Knives out » dont on m’a dit grand bien, mais je conseille aussi la belle Ana en hologramme craquant dans « Blade Runner 2049 ».
      Bonne journée.

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  9. Je vois que tu n’es pas totalement emballé (le mot qui me sera resté de la lecture de ton article étant « lassant »), mais tu es pourtant parmi mon cercle d’amis cinéphiles celui qui a l’avis le plus modéré, tous les autres ayant….. détestés le film.

    Pour ma part, et bien qu’ayant traité sur mon propre site de l’intégrale de la saga (qu’il fallait bien voir un jour ou l’autre pour la culture), je ne suis pas un fan, et n’avait pas prévu de voir cet opus en salles. Il ne m’intéressait pas tant que ça. Les avis m’ont ensuite calmé, et je me dis que finalement, la seule vraie raison qui pourrait me pousser à le voir dans quelques mois (années ?) sera la présence d’Ana de Armas, qui a toujours l’air aussi charmante, et de plus en plus à l’aise dans ses rôles, physiques ou non.

    Donc « MOURIR PEUT ATTENDRE », mais la vision aussi pour le moment 😀

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      • Oh il y a peu, mine de rien, le temps passe vite, c’était bien il y a déjà 3 ans, et des films ont coulé sous les ponts depuis (451 films vus cette année mon bon monsieur, oui oui).

        Si l’accueil public et le bouche à oreille joue vraiment sur le box office, ce James Bond va terminer sa course de manière décevante, et possible que ça calme l’arrivée du prochain acteur (actrice) et du prochain film donc. Ou que ça les motive à aller encore plus vite pour rattraper le coup aux yeux du public, en fait je l’ignore, je ne comprends plus les décisions des studios haha.
        Mais dés que je l’aurais vu, tu auras mon avis détaillé 😉

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  10. J’ai entendu dire que Craig allait prendre sa retraite au cinéma ! Bon, faire des cascades et puis tout ça, tout ça, il est vrai que cela fatigue un peu, mais de là à tout arrêter sur la pellicule à 53 ans, je trouve que c’est très étrange…
    Personnellement, j’ai toujours préféré Sean Connery 🙂

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  11. Je l’ai vu et je suis un grand fan de Bond, y compris des anciens. Et je trouve qu’il y a quelques bonnes choses dans ce film.. et pas mal de mauvaises.

    Les scènes d’action du début à Matera et à Cuba sont à mon avis superbe, et superbe est (et c’est un euphémisme) la petite Ana de Armas et sa robe comment dire… surprenante (euphémisme là aussi).

    L’une des très mauvaises idées du film est de ne garder de Armas que pendant 20 minutes et non pendant deux heures vingt et de nous recycler Madeleine Swan. Je pensais que l’une des règles non écrites était que lorsque Bond avait la mauvaise idée de tomber amoureux de quelqu’un, la Bond girl mourrait à la fin, je m’étais trompé.

    Quant aux torrents de sentimentalisme que tu n’as pas spoilé, no comment, je trouve cela affligeant. En fait, la première heure est d’excellente facture, le reste à oublier au plus vite.

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    • Je constate que nous avons la même analyse sur les points forts et faibles de cette ultime mission de Daniel Craig.
      On était en droit d’espérer un peu plus de style et moins d’atermoiements. L’orientation choisie depuis Quantum of Solace est tout de même plutôt dans ce registre, installant l’idée d’un Bond sensible, de l’homme sous la machine. Mais effectivement, « Au service secret de Sa Majesté » nous avait préparé à l’idée que la Bond girl était sacrifiée. Ici, ils choisissent d’inverser la règle. C’est une jolie idée tout de même.

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  12. Thought it was terrific. Sure it was politically correct but it managed to work round that restriction pretty well. I am one of the few people who liked the villain and I was in shock at the ending which I had not expected. I wouldn’t be surprised if the Broccoli mob just called it a day after this. There’s very little chance of a billion-dollar box office for some time to come. They will be lucky if they break even and anything they do after this will be subject to even more social media pressure. Better maybe to go out on this kind of high.

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    • Hello Brian,
      I’m glad you like the film more than I did.
      The narrative bow with Daniel Craig is surely the most coherent we ever saw since the first missions of double-o-seven. This ending, even if I finded it lower than my expectations, is a perfect conclusion, and a maximum risk for the future of the franchise. There will surely be a hype and a lot of angriness in the social media when the time will come to present the reborn agent. But I’m sure EON will find the opportunity to drink a cup of Bollinger to celebrate the newcomer.

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