SHOWGIRLS

La nouvelle Eve

« J’ai été éreinté tellement de fois dans ma vie qu’on ne peut plus vraiment me toucher avec ça. Naturellement, c’est toujours plus agréable de s’entendre dire qu’on est un génie et que tout ce qu’on fait est magnifique. Mais je suis sûr que, pour un artiste, il vaut sans doute mieux, au bout du compte, se trouver de l’autre côté. L’hostilité vous pousse dans des zones inexplorées de votre âme, beaucoup plus que si l’on vous dit que ce que vous faites est très bien. Finalement, je devrais remercier tous ceux qui disent que mes films sont nuls. »

Paul Verhoeven

Prenez une jeune femme blonde à la plastique séduisante, jetez-là nue dans le grand bain bouillant de la cité du péché, ajoutez les néons, l’ambition, la musique racoleuse et les chorégraphies obscènes, une poignée de mâles en rut qui se lèchent les babines et se vautrent dans l’excès, et vous obtenez une comédie musicale d’un genre nouveau, qui met l’Amérique à poil sans même qu’elle s’en rende compte. C’est tout le pari de « Showgirls », longtemps le plus mal-aimé des films de Paul Verhoeven, un de ceux qui en mettent plein la vue au point de vous piquer les yeux.

Depuis les vagues d’indignation qui ont accueilli la sortie de « Spetters » aux Pays-Bas, Paul Verhoeven n’avait pas vu tel raz-de-marée de critiques négatives. « Showgirls », son onzième film, restera pour beaucoup le pire jamais montré, raflant à l’époque une dizaine de nomination aux Razzie awards, récompenses couronnant les plus mauvais films de l’année. Beau joueur, le réalisateur s’était rendu en personne à la remise des prix, concluant son discours par une formule dont le double sens ironique dit tout de ses intentions à Hollywood : « Je suis très heureux d’avoir reçu tous ces prix et peut-être d’autres à venir… parce que ça montre que je suis accepté et intégré à cette belle nation. » Sa stratégie est claire : pour montrer le vrai visage de l’Amérique, il faut faire bonne figure avant de lui trouer la peau. Nomi fera exactement de même.

Fille de nulle part voulant devenir goddess de la Las Vegas, c’est un rôle sans filtre qu’acceptera d’assumer Elizabeth Berkley. « Jesus is coming soon », tel est le message qui éclaire la nuit, mais le néon dysfonctionne (comme dans « le Quatrième Homme »), et le sens s’en trouve corrompu. La danseuse pas frileuse tentera tout de même sa chance dans les lieux de perdition, sous les feux des shows embrasés, mimant d’abord maladroitement toutes les singeries de la scène (celles qui ont tant fait rire le spectateur à côté de la plaque). A peine arrivée dans la ville, elle se fait dépouiller (c’était déjà un signe). « It’s your lucky day » lui avait pourtant lâché le bon samaritain qui l’avait prise en stop dans son pick-up de péquenot. Pas question de monter à l’arrière, elle prend place à côté du chauffeur. Et si l’envie lui prend d’avoir la main trop baladeuse, pas besoin de pic à glace, elle a son cran d’arrêt. Nomi (« know me »), on va apprendre à la connaître.

Mais à Vegas, l’ambition et la hargne ne suffisent pas, l’argent aussi a son mot à dire. Verhoeven a imaginé « Showgirls » comme « un film sur le sexe comme monnaie d’échange ». Pour en gagner, deux solutions : il y a l’argent magique qui coule des machines à sous (mais il brûle les doigts), et il y a celui qu’on gagne à la sueur de son front, qui s’obtient en jouant des coudes, qui met le corps à l’épreuve. Dans les nuits de Vegas, il y a toujours une place pour une jolie fille qui n’est pas avare de ses charmes, prête à vendre ses nibards pour une poignée de dollars. A la faveur d’un extra, on peut monter en gamme, se laisser tenter par la haute couture. Mais pour porter la belle robe, encore faut-il en avoir l’allure. Nomi apprend la leçon, « Verzèce » deviendra vite Versace, elle a le coup de l’escalier, elle sait comment monter les marches sans se laisser marcher sur les pieds. Il y a un feu intérieur qui la brûle et un feu d’artifice qui la guide, elle est comme ce volcan en éruption sur la scène du Stardust. Ce cabaret c’est son graal, capable de changer le champagne en eau bénite, surtout si on ajoute au package le patron à la Ferrari. Kyle MacLachlan a la fesse aguicheuse et la mèche ardente dans ce rôle sulfureux. Un peu trop propre sur lui, le joli garçon aime les soirées Rome antique, à Verhoeven de soigner sa « décadanse » dans la piscine.

Costumes clinquants, beaucoup de strass, une bonne épaisseur de maquillage et la main lourde sur le mauvais goût, la mise en scène étourdissante de plans-séquence donne dans l’outrance pour se faire miroir de cette exubérante laideur, reflet « presque fellinien » (selon les termes du réalisateur) d’une ville où tout n’est qu’apparences. Initialement, Verhoeven pensait repartir en « Croisades » avec Schwarzenegger, puis il fut rattrapé par ce script concocté avec Joe Eszterhas, son complice de « Basic Instinct ». Celui-ci le voulait « Flashdance », le Hollandais le changera en « Eve », avec ses rivalités entre filles, ses coups de putes, le tout couvert par l’univers impitoyable du show-business. Il n’y a qu’une place en haut de l’affiche, pour être au sommet de la pyramide, à la droite d’Elvis. Il faut se battre pour l’avoir, il faut mordre pour la défendre, ne pas se laisser attendrir, ne pas tomber sous le charme sinon… « Cristal has left the building ». Les deux Gina du film en feront les frais : Gershon se fait dure comme Cristal, vedette de la revue autant que femme à abattre, Ravera sera la petite couturière noire, la (trop) bonne amie sur qui on peut compter.

Avec Molly, Nomi croit encore au temps de l’innocence, à l’âge des peluches et des ongles vernis. Mais gare à tout ce qui brille, gare au grand méchant loup. Elles tomberont dans le panneau d’un roucouleur de charme de passage à Vegas, un de ceux qui font fondre le cœur des midinettes avec son physique d’Apollon aux cheveux longs et ses airs de sauvage mal équipé. Verhoeven concède lui-aussi s’être un peu laissé déborder, s’être fourvoyé dans l’excès et le sous-texte travesti. « Honnêtement, le scénario n’est pas terrible. Mais c’est peut-être ce qui fait la puissance du film. C’est qu’on n’a pas vraiment besoin de l’histoire. Ce qui compte, c’est tous ces mouvements, ces couleurs, comment l’ensemble est mis en scène. » Jugement sévère, mais d’autres viendront à la rescousse.

Derrière la meute qui se plut à mettre « Showgirls » sur le grill, d’autres sons de cloche se sont fait entendre : « Showgirls est un des plus grands films américains de ces dernières années, c’est le meilleur film américain de Verhoeven et le plus personnel. Dans Starship Troopers, il a mis des effets autour pour faire passer la pilule, alors qu’évidemment, Showgirls est à poil. C’est aussi le plus proche de ses films hollandais. C’est d’une grande sincérité, avec un scénario sans aucune astuce. Et l’actrice est stupéfiante ! » L’inattendu plaidoyer de Jacques Rivette fera les choux gras des Inrocks et des Cahiers. Bien belle revanche pour un film qui le mérite, réplique cinglante à tous ceux qui pensaient « Showgirls » rhabillé pour l’hiver. Le film aura finalement une belle arrière-saison.

52 réflexions sur “SHOWGIRLS

  1. Pour une fois, je ne m’étais pas déplacé au cinéma pour voir Showgirls et devant la somme de critiques négatives, je n’en voyais pas l’utilité. Puis un jour, je me suis lancé. Et après le spectacle, je me suis demandé si j’avais vu le même film que tous ces détracteurs. Clinquant, excessif et qui tape là où ça fait mal. Rien n’est véritablement beau au pays de l’oncle Sam. La critique n’est que peu appréciée aux USA.

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    • Comme toi, effrayé par les critiques calamiteuses (qui continuent d’ailleurs à propos des films de Verhoeven), je me suis maintenu éloigné très longtemps de « Showgirls ». Je suis bien heureux désormais de l’avoir vu, et de l’aborder avec le recul nécessaire, car je crois que c’est un très bon Verhoeven.

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  2. Tu m’as bien fait rire en ce dimanche matin grisouille de novembre. Je suis d’accord avec tous les razzies ramassés par ce film (et pourtant j’aime Verhoeven souvent). Rivette devait avoir un coup dans le nez et toi tu as dû fêter ça avec une main sur le bojolpif et l’autre… on ne sait où.
    La pauvre Elizabeth a fait les frais de ce nanar clinquant entre léchage de barre, viol, et violence à cran d’arrêt.
    Voir comment ces filles ambitieuses (!!!) se débarrassent de leurs concurrentes me dégoûte purement et simplement. Nomi pousse Cristal dans l’escalier non ?
    Puis Nomi essaie d’aller tenter sa chance à Los Angeles… Mais on n’a pas eu la suite : « Nomi à Hollywood enlève le bas ».
    Et j’ai quand même presque atteint le fourire en lisant : « Kyle MacLachlan a la fesse aguicheuse »… Je pense qu’il doit avoir une doublure fesse car cet acteur n’a rien d’aguicheur.

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    • Je suis ravi d’avoir ainsi égayé ton dimanche.
      J’avais oublié ton aversion pour Kyle, ce qui effectivement ajoute à la répulsion qu’a provoqué ce film sur toi, comme sur beaucoup d’autres.
      Pourtant, je peux t’assurer que je n’ai abusé d’aucun breuvage, pas plus que Rivette (encore que, je n’en sais fichtrement rien en vérité) et bien d’autres qui ont depuis réévalué les « Showgirls » (je pense à l’article de Strum à la lecture, comme toujours, passionnante : https://newstrum.com/2021/07/22/showgirls-de-paul-verhoeven-candeur-et-enfer-de-la-vulgarite/.
      Certes, ce qui s’y passe n’est pas joli joli, c’est bien le sujet du film. Les miroirs Vegassiens vendent du rêve à toutes les alouettes de passage qui pensent y trouver gloire et fortune, mais Verhoeven dit tout des turpitudes qui constituent l’ordinaire de ce lieu de perdition. De Vegas à Hollywood, il n’y a d’ailleurs visiblement pas loin. Pas la peine de faire une suite pour raconter la même chose.

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  3. Merci pour ce déterrage en règle ! J’étais allé au ciné et je n’avais pas aimé. Je n’ai jamais osé le revoir, mais avec Rick on en avait discuté récemment. Il faut vraiment que je le revoie, surtout qu’aujourd’hui, avec plus recul et de « bagage », je pense que je vivrais ce film autrement.

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    • Je comprends complètement l’effet repoussoir du premier abord. Même averti, je l’ai ressenti également. D’ailleurs, je cite Verhoeven qui lui non plus n’est très tendre avec certains aspects. Il y a quand même la volupté des plans-séquence, une mise en scène très travaillée qui emballe le clinquant des certaines scènes dans un élan assez troublant. Un film qui semble conscient de sa laideur, mais qui en fait sa force.
      Il est clair que le film est également à décrypter à l’aune du reste de l’œuvre du Hollandais. Il y a déjà du « Benedetta » dans ces rivalités de « sœurs de scène », de la manipulation, voire de la dévotion à une foi dans l’argent et la célébrité.

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  4. Je partage le sentiment du Prince et de l’Américain: Showgirls est désormais dans ma pile de « films à repasser de temps en temps pour reprendre confiance envers le cinéma » (pour être précis, entre Omoide Poroporo et Napoleon Dynamite, n’en déplaise à ceux qui rangent les films dans des tiroirs).

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    • Je savais en publiant que j’aurais des retours très contrastés. Je suis heureux de voir que plus d’un a aimé ce film. 😀

      Pas question de laisser certains films au fond des tiroirs, tu as raison. Mais de ton encadrement rassérénant je ne connais malheureusement que le magnifique « souvenirs goutte à goutte » du grand poète disparu Takahata (j’ai d’ailleurs un article complet concernant ce film qui attend sa republication). L’autre titre, j’avoue, m’intrigue autant qu’il m’effraie.

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      • Napoleon Dynamite est un film tellement « hors des clous » (et si parcimonieusement distribué) qu’il n’a (que je sache) même pas intéressé le jury des Razzie Awards! Il n’a en commun avec Showgirls que d’attraper quelques clichés du cinéma américain par la peau du cou et de le leur tordre (mais pas les mêmes, et gentiment). Je ne sais pas s’il est facile à trouver… de même que Katie Tippel, que j’ai bien envie de voir (merci Zoéline de l’avoir signalé) et que je cherche encore pour le moment.

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  5. Pas vu. Mais ta chronique est très bien écrite et donne une idée des qualités et défauts de ce film. Je me souviens de l’actrice Gina Gershon dans un autre film « bound » et elle était plutôt convaincante dans un genre sans doute différent. Bon dimanche Prince Écran Noir!

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  6. Ah, j’en connais un qui vient de prendre du bon temps au « Cheetah’s » ! Une meilleure adresse que le club de Miami dans lequel s’effeuillait Demi Moore au milieu des 90’s…
    Quoi qu’il en soit, ton fabuleux article réhabilite à merveille ce chef-d’œuvre maudit, incompris, injustement vilipendé. Il faut du temps pour reconnaître à leur juste valeur les œuvres visionnaires (qu’on se souvienne aussi du monumental « Starship Troopers »…). Et pourtant, Paulo signe là une fable sur l’arrivisme parmi les plus féroces et passionnantes, un étourdissant conte de fées pour adulte. Il y a bien sûr différents degrés de lecture dans « Showgirls ». C’est une satire qui interroge le réel, détourne le spectacle qu’il illustre. Tel est le génie caustique de ce pirate de Verhoeven… « Showgirls » : l’un des plus grands films sur l’Amérique (et sur Hollywood).
    Pour faire durer le plaisir, je t’invite maintenant à faire la connaissance de Katie Tippel, délice hollandais (et non turc) partageant plus d’un point commun avec notre chère Nomi…
    Et n’oublie pas : CE QUI COMPTE, C’EST LE SHOW !!!

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    • Ah, le Cheetah’s et ses numéros graveleux, ses strip-tease vulgos et toutes les singeries qui vont avec… la meilleure adresse de Vegas, bien moins tape-à-l’œil que le Stardust ! Surtout qu’il est tenu par l’inénarrable Robert Davi, une gueule de tueur qu’on a connu jadis en truand Fratelli aux trousses des « Goonies ».
      Je t’emboite le pas (de danse) dans le plaidoyer en faveur de « Showgirls ». Verhoeven sera sans doute un des plus grands réalisateurs incompris (tu as raison, l’incroyable « Starship Troopers » aura souffert et souffre encore d’une même réputation navrante). Trop retors le Paulo (le batave n’est pas docile, on s’en rend compte en ce moment), incapable de s’aligner, il fait dans la contrebande. Tous ses films américains (sauf le dernier, qui sonne aussi creux que son titre) regorge de ce double-langage, de ces images faussement séductrices. J’évoquerai bientôt son admirable transposition de Philip K. Dick (dont la paranoïa s’accorde à merveille avec le style du Hollandais).
      Faut que je m’intéresse à « Katie Tippel » en effet, et que je me remate « Starship Troopers » et son déballage gore sur la scène de Klendatu.

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  7. Je n’ai pas vu ce film mais ta critique me plaît et je remarque qu’avec le temps qui passe et un brin de nostalgie, nous pouvions apprécier un film trouvé moyen à l’époque. Du coup, j’ai regardé les sorties de film USA en 1995 et je vois « sur la route de Madison », « Braveheart » etc.. Showgirl a dû échapper à mon choix de l’époque 😉
    Bon après-midi 🙏

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  8. Ah c’est malin cher Prince, moi qui voulais me coucher tôt ce soir, je me suis retrouvé face à ce DVD acquis il y a quelques mois, en me disant « Faut que je le revoie, un Verhoeven mauvais ça ne peut pas exister ! » Je n’avais pas détesté Showgirls à l’époque, mais je n’en avais gardé aucun souvenir.
    Donc je confirme : ça n’existe pas un mauvais Verhoeven. Ce film est excellent. Déjà de part réalisation toute en précision. L’image est magnifique, le rythme parfait, comme si on regardait un grand show. On en prend plein les mirettes, peu de monde sait filmer comme ça.
    Ensuite la critique de la société du spectacle est acerbe et très en avance sur son temps : les hommes abusent de leur pouvoir pour s’acheter les faveurs de jeunes débutantes (coucou Harvey) et les femmes entre elles sont de vraies tigresses. Tout le monde y passe : le mec sympa est en fait un obsédé sexuel qui va se marier parce qu’il se sent obligé, le patron du casino retourne sa veste pour le fric, le producteur est un pourri de première, la star du show une femme hautaine et aigrie, même la bonne copine oublie ses principes pour coucher avec son idole. Alors oui, ça sent le stéréotype, mais quand on y réfléchit un peu, c’est juste parfaitement exact : toutes les ascensions de ce genre se font au détriment des autres et ne sont qu’éphémères, car un jour, ça sera à vous de chuter (dans l’escalier). Le strass et les paillettes en prennent pour leur grade.
    Jusqu’à cet ultime plan, que l’on peut comprendre comme celui où Nomi abandonne ce monde de pourris pour retourner à une vie normale. Vraiment ? Et ce panneau qui indique la direction de « Los Angeles », tout comme celui du début indiquait « Las Vegas », vous pensez vraiment que c’est un hasard ? Car s’il y a un monde où strass, cocaïne et coups bas font bon ménage, c’est Hollywood et ça, Verhoeven en sait quelque chose. Sacré Paul…

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    • En avance sur son temps c’est vrai, et c’est sans doute une des raisons qui ont desservi le film à sa sortie. Il se pare d’une imagerie presque ringarde pour dénoncer les travers de la société du spectacle, il s’en prend directement à l’américan dream. Mais ce qui en fait, je crois, un pur Verhoeven, c’est que les filles semblent jouer un double (trouble) jeu, usant du système comme d’une arme (exactement comme le fera la jeune juive de « Black Book » avec l’occupant allemand, ou comme le faisait la captive des soudards dans « la Chair et le Sang »). La pauvre Molly, sans doute trop naïve et moins bien armée que Nomi (qui a pour elle un passé difficile qui lui a forgé le caractère) , paiera cher cette faiblesse. Tout comme Cristal lorsqu’elle finit par baisser la garde.
      Le panneau final confirme cet effet de miroir qui rapproche la scène de Vegas de l’écran d’Hollywood.
      Pas de mauvais Verhoeven en effet. « Hollow man » m’apparaît néanmoins comme le plus faible de la série américaine.

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  9. Je me souviens qu’à l’époque de la sortie du film en salle, je m’étais trouvé bien seul pour défendre ce film autour de moi. Depuis les avis ont évolué et c’est tant mieux.
    Les néons de Las Vegas me font penser à ceux de Soho que je viens de découvrir hier soir. 😉

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    • De Soho à Vegas, il n’y aurait qu’un saut dans le temps à faire ? Je n’ai pas vu le film de Wright, et je ne sais pas s’il brille d’autant de paillettes, mais ce qui est certain c’est que tous deux nous plongent dans les nuits chaudes et tourmentées d’un monde de perfidie.
      « Showgirls » a gagné des galons mais il est hélas encore aujourd’hui des êtres dans l’erreur qui hurlent à la vulgarité et à la bêtise à l’adresse de ce film et des autres Verhoeven.

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      • ‘Showgirls’ a été depuis réhabilité par le public et la critique disons la plus pertinente. Le film a eu droit (l’an dernier ?) a une petite édition blu-ray+dvd chez Pathé avec en bonus un entretien avec Verhoeven.

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    • Décidément, on trouve plus de spectateurs qui ont aimé que de personnes qui détestent.
      Verhoeven a l’art de nous mettre le nez dans le faux en permanence, glisse des fausses pistes, sème le trouble sur ses personnages. C’est pour cela qu’il est passionnant.

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        • Je sens qu’on va s’entendre : « Starship Troopers » compte parmi mes œuvres de SF préférées. Je trouve ce film d’une roublardise phénoménale, là où beaucoup n’y ont vu au premier abord que l’apologie d’un régime fasciste. On devrait prévenir le spectateur que la vérité se cache toujours sous le vernis dans un film de Verhoeven. Would you like to know more ? 😉

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          • Ce film est une pépite ! Ne pas voir la critique que Verhoeven fait c’est absurde…. je n’ai jamais compris cet aveuglement. Moi, c’est un sublime souvenir de cinéma et j’adore le revoir 🙂 . Et cette ritournelle « voulez-vous en voir plus » est d’une efficacité redoutable !

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  10. Pas vu mais c’est peu dire que ton post a piqué ma curiosité. Je connaissais l’anecdote des Razzie Awards qui en dit à mon avis assez long sur le bonhomme Verhoeven et le recul qu’il a vis à vis de son art. Ce film est probablement le « meilleur film jamais élu pire film de l’année », non ?

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    • 😂 C’est tout à fait cela ! Verhoeven est apparemment un réalisateur qui accepte volontiers la critique. Il a d’ailleurs eu à subir tout au long de sa carrière de nombreuses polémiques (rappelons entre autre le fameux décroisement de jambes de Sharon Stone). Ses choix de représentation sont particulièrement tranchés et s’accommodent assez peu de la censure et de la pudibonderie.

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  11. En effet, un film mal compris à sa sortie, mais qui s’avère un excellent Verhoeven. J’ai beaucoup aimé la fin où la candeur et les sentiments triomphent de l’enfer de Las Vegas malgré les apparences. J’avais chroniqué le film comme tu le sais.

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    • Je me souviens de ta chronique, et je me suis permis de partager le lien dans un des posts.
      Un film qui trouve c’est vrai une issue favorable même si on devine que les perspectives qui s’offrent à Nomi sur la freeway qui mène à LA ne sont pas des plus radieuses.

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  12. Sans doute un film mineur de Verhoeven, mais il n’a pas son pareil pour gratter le vernis de l’American Way of Life ! Rien que ça vaut le coup. Audacieux et cynique autant que flamboyant et cruel. Le pendant de « Starship Troopers » pour la danse et la mode ?!

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