DOCTOR STRANGE in the Multiverse of Madness

« L’impétueuse furie de la rafale nous enleva presque du sol. C’était vraiment une nuit d’orage affreusement belle, une nuit unique et étrange dans son horreur et sa beauté. »

Edgar Alan Poe, La Chute de la Maison Usher, 1839 (traduction de Charles Baudelaire).

« Are you happy ? » La question se pose dans notre monde plus près que jamais du grand chaos. Plus notre monde se recroqueville, plus l’univers cinématique de la Marvel semble occuper le terrain de la poudre aux yeux. Une mission : divertir, détourner le regard de la morosité ambiante. Et avec le rapatriement de la totalité du catalogue de personnages autrefois dispersés aux quatre vents, la Maison de Idées peut enfin voguer au gré de ses envies, pourvu que les spectateurs suivent. Alors que l’on croyait venu le bout de la ligne narrative à l’occasion d’une fin de partie homérique, voici que se déploient d’autres possibles esquissés dans le « No way home » de Spider-Man. Mais à force de multiplier les cases, le risque est d’en perdre quelques-unes en route. Tandis que le monde chancelle sur son pied de réalité, on en appelle au « Docteur Strange in the Multiverse of Madness », et on met Sam Raimi sur le grill pour voir si le charme agit.

« Nous verrons quel genre de Docteur Strange vous êtes. » Ainsi s’adresse un maître des arts psychiques au maître des arts mystiques. Voilà bientôt une demi-douzaine d’années, le « Docteur Strange » de Scott Derrickson ensorcelait un public pour la plupart ignorant des prodiges d’un personnage jusqu’alors coincé entre les planches des comics. Benedict Cumberbatch devenait le visage crédible du mage encapé, amené à léviter au gré des films jusqu’à ce « Multiverse of Madness » piloté par un maître de l’épouvante. L’étrange Docteur est entre-temps passé d’outsider du tour de passe-passe au titre de vénérable de la geste héroïque, place laissée vacante après la disparition d’Iron Man. Et c’est avec la même digne malice que l’acteur renfile ce costume de prestige, plus que jamais capable d’effectuer des prodiges en un tournemain.

Toujours flanqué de Wong, le Sorcier Suprême (et de son acteur homonyme), le nouveau mentor de Spidey laisse cette fois les toiles pour une étoile, une fille perdue qui est à la fois la clé et la porte vers des mondes mitoyens, autant de réalités alternatives à explorer au gré de films ou de séries sous label Disney. Elle apparaît inopinément, perturbant le trafic new-yorkais par un bel après-midi ensoleillé, poursuivie par un Shuma Gorath monoculaire et tentaculaire (à moins qu’il ne dissimule le masque d’une sorcellerie plus écarlate). A travers cette créature maladroite, un brin ridicule et caoutchouteuse, pointe l’humeur vintage et cartoonesque de l’inventeur du Darkman et de la trilogie cadavéreuse « Evil Dead » (à moins qu’il ne s’agisse d’une facétie du scénariste Michael Waldron, showrunner de la série « Loki »).

Raimi ne cessera tout au long du film de multiplier les tics de réalisation qui font sa griffe : rapides travelings avant, plans décadrés, ricanements, portes qui se ferment brusquement, réveil des morts et autres êtres possédés et désarticulés que l’on croisa naguère dans le sillage de Ash vs Evil Dead, parfois même chez le « Spider-Man 3 » et même « Jusqu’en enfer ». Comme dans les films consacrés au tisseur, Bruce Campbell passe la tête pour égayer les zygomatiques, aux prises à nouveau avec une main droite qui le harcèlera jusqu’aux dernier tronçon du générique. Raimi a aussi dragué dans son sillage son compositeur préféré, Danny Elfman renouant glorieusement avec ses élans lyriques et sa chorale d’anges déchus. Ses compositions virtuoses habillent des joutes de croches et de rondes, jusqu’à ce duel musical étonnant entre un Strange et son sinistre double, à grand renfort d’estocades toquées de Beethoven et de syphons symphoniques wagnériens, jusqu’à ce qu’un choix fatal ne conduise le cher Docteur à sa chute du haut de sa maison.

Corps empalé, monstre énucléé, héros calciné, désintégré ou même tranché dans les grandes largeurs, le réalisateur profite de ces univers parallèles pour s’adonner à un jeu de massacre sans conséquence. L’imaginaire du film d’horreur est ici convoqué à grand renforts de citations qui ne se limitent pas à ses seuls films, à en croire cette chasse à l’homme dans un dédale au design « Alien » par une Sorcière Rouge à la démarche de Jack Torrance. Elizabeth Olsen prolonge sa dépression psychotique entamée dans l’excellente série « Wanda/Vision » pour atteindre le stade paroxystique de méchante sorcière de l’Est (ne lui manque que le balai et le chapeau pointu) à l’irrépressible besoin de maternité. Et si la folie se loge quelque part dans le film, c’est bien dans l’esprit de cette witch complètement « ding-dong », plutôt que dans le scénario. Le teint blafard et le fond de l’œil cramoisi, elle torture, envoûte et terrorise, elle répand les miasmes de la mort rouge dont les secrets résident dans un grimoire aussi maudit que le Nécronomicon qui réveillait les morts dans les précédents films de Raimi.

Qu’il s’agisse du Darkhold, du Livre des Vishanti ou même du scénario, Raimi ne semble pourtant avoir que faire, poussant toujours plus loin le curseur visuel, livrant du fan service à gogo (les amateurs de Mutants, de Fantastiques, d’Illuminati, d’Inhumains et de troisième œil pourront jubiler tout leur soûl) pour mieux le piétiner sauvagement dans la séquence qui suit. Mais ce gigantesque survival en forme de train fantôme finit par se changer en une bouillie ésotérique dont les enjeux se perdent d’un monde à l’autre, s’inclinant devant les exigences de plus en plus grossières de parité et de pluralité ethnique : America Chavez, interprétée sans magie par Xochitl Gomez, coche à elle seule la case de la communauté hispanique et de la famille homoparentale (à moins qu’elle ne soit en réalité l’objet d’un enjeu plus géopolitique si on en croit le fin analyste de la Kinopithèque).

Rejouant à sa manière le spleen de Peter Parker aux noces de Mary-Jane, le volet romantique des amours contrariées entre Stephen et Christine se voit, de rêves-passerelles en intervalles cosmiques, complètement étouffé par le barouf de la bagarre, dévalué dans l’emboîtement des univers, dissout dans une sorcellerie qui ne menace finalement que le cénacle super-héroïque. « Après, il faut accepter les règles du jeu. On s’inscrit dans une continuité, on n’est pas maître de tout. » reconnait le réalisateur dans les colonnes du magazine Première. Des contraintes qui s’abiment dans quelques trous d’air explicatifs que Raimi tente de compenser par sa science débridée de la mise en action. « J’aime divertir les gens, je veux qu’ils s’éclatent. Si ce n’est pas le cas, je m’en veux énormément. Mais si ça leur plaît, alors là je suis gonflé à bloc, je sais que j’ai fait mon travail, et personne ne peut se sentir mieux que moi. » expliquait jadis le réalisateur alors qu’il faisait basculer l’Araignée du côté obscur. Nul ne sait vraiment si cette « Madness » plutôt « middle of the street » saura contenter les hordes de fans toujours plus exigeants ou attirera les foudres de l’evil web.

45 réflexions sur “DOCTOR STRANGE in the Multiverse of Madness

  1. J’ai capitulé devant la MCU, mais là, la présence de Sam Raimi me titillait… Surtout quand je lis « Raimi ne cessera tout au long du film de multiplier les tics de réalisation qui font sa griffe ». Ça fait plaisir ! C’est ce qui manque globalement au MCU selon moi, de vrais auteurs derrière la caméra, des gens qui ont les épaules assez larges pour « s’approprier » des projets. Par contre, j’ai déchanté en lisant la fin de ta chronique… ^^

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    • J’avais un peu peur que Raimi se laisse diluer dans l’uniforme Marvel. Il trouve suffisamment d’énergie pour laisser s’exprimer ses motifs. Mais faute d’un bon scénario, cela se limite trop souvent à de l’emballage, un peu comme chez Tim Burton aujourd’hui. Il n’y a plus la fraîcheur, voire la dinguerie et l’humour qui hantaient ses projets personnels, y compris les derniers comme « from hell » ou ses premiers Marvel (« Docteur Strange ? – déjà pris » répond JJJ dans Spider-Man 2 quand il faut trouver un nom au nouvel ennemi de Spidey). Reste quand même un réalisateur qui s’éclate visuellement, un Cumberbatch toujours impeccable dans le costume du Doc, et une Scarlett Witch assez effrayante.

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    • Merci beaucoup. Le film a beau ne pas être fabuleux, il inspire tout de même quelques réflexions à l’aune du réalisateur qui s’y colle.
      Je pense que cette magie-là ne fonctionnera effectivement pas sur toi. 😉

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      • Surtout j’ai constaté des trous dans ma connaissance du monde Marvel- leux. Une bonne partie de tes remarques étaient pour les connaisseurs…..je suis d’autant plus admiratif ( sans flagornerie) quand je juxtapose ce texte à celui consacré au Melville – bcp plus ma tasse de pomerol

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        • Il est certain qu’entre Marvel et Kessel, il y a plus d’un gouffre à franchir. Mais le cinéma n’est-il pas lui-même un gigantesque multivers dans lequel on aime se dédoubler, se perdre et s’abandonner à des sentiments contrastés ? J’avoue céder pleinement à cette folie.

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  2. In the last period, the Marvel films have been a constant disappointment not only for the technical side of the times quite anonymous but above all for a story and script written reluctantly, which does not even undertake. The fact that Raimi is behind this film gives me hope and your review was interesting. Sooner or later I’ll see it.

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    • The fact is we go for it anyway. It remains enough curiosity to take a look on what happens to the characters. Disappointment is really due to the erratic script and the weakness of the purpose, but the technical part is good. Raimi’s touch imprints most of the film and the cinematography by excellent John Mathieson (he made Logan and Gladiator) is not bad at all.

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  3. j’ai des enfants qui adorent les marvels…. et moi je n’en peux plus, c’et un supplices que d’enchainer ces films bublle gum sans ames ni inventions. Mais celui ci est plutot au dessus du lot. il y a des idées graphiques et quelques très belles scenes d’actions qui contrairement à l’usage sont lisibles ET efficaces.

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    • Mes enfants adorent aussi, mais j’avoue que je suis largement responsable de cette addiction. 😉
      C’est sûr qu’il est clairement au-dessus des « Eternels », film qui m’avait enquiquiné de bout en bout. Mais je trouve que, par rapport aux films du début, on perd largement en qualité de scénario. Visuellement, par contre, ça déménage. Et le côté « horrifique » de ce « Multiverse of Madness » (merci Sam Raimi) se démarque un peu des autres.

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      • Est-ce à dire que les origins stories (je sais pas s’il faut tout mettre au pluriel dans l’expression ^ ^ ) étaient plus originales en terme de scénario ? N’est-ce pas la complexité visuelle, le rendu foisonnant et brouillon qui rendraient les derniers scénarios, ceux notamment nous plongeant dans le Multivers, qui troublerait notre lisibilité de l’histoire ? J’ai l’impression qu’il y a deux catégories de récit chez Marvel : ceux qui racontent comment un bonhomme lambda est devenu super-héros, soit, et ceux où un vilain t’oblige à chercher un artefact pour empêcher ceci ou détruire cela. Bon, c’est écrit sans grosse réflexion 🙂

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        • Il y a clairement un décalage d’identification qui s’installe ai fil de l’évolution du personnage dans les films. Le héros finit par assumer pleinement son statut et ses pouvoirs, c’est le cas de Stephen Strange, là où le Spider-Man de Sam Raimi, tout au long des trois films, voyait son statut malmené par les doutes intérieurs et l’impact de l’image publique qu’il renvoyait. De même pour Iron Man qui changeait de braquet dans le premier film, et dont l’image finissait par être attaquée dans les films suivants.
          Il faut bien reconnaître que les atermoiement amoureux de Strange et de Christine Palmer dans cet épisode sont très nettement relégués au second plan. Quand au trauma de Wanda Maximoff suite à la disparition de son grand amour, il est totalement effacé par sa détermination à détruire tout ce qui tente de se dresser sur son chemin.

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          • Oui ici il n’y a aucune question d’identification, sinon franchement mineure. « Suis-je un bon Docteur Strange parmi les différents Docteurs Strange ? ». Mais c’est vite balayé par l’action. De même, l’histoire d’amour, on s’en fout. En fait, on se moque pas mal de Strange dans l’épisode (faut voir en effet la manière dont le perso est malmené) et tout autant de Wanda, personnalité plus travaillée dans la série. Tout n’est que surface, seulement la forme compte, et ça tombe bien c’est là qu’on retrouve Raimi.

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  4. Je me souviens de mes lectures comics. Doctor Strange n’a jamais eu mes faveurs. J’ai tenté, il y a peu, les Marvel. Je n’y arrive pas. ca passe pas. Alors je me replonge dans les comics édités chez LUG et dans SAGEDITION pour les Batman. Et j’y prends toujours autant de plaisir. Et encore une fois, je ne peux plus « liker » tes articles. Un coup de Thanos ou de Kang ?

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  5. « « Are you happy ? » La question se pose dans notre monde plus près que jamais du grand chaos. Plus notre monde se recroqueville, plus l’univers cinématique de la Marvel semble occuper le terrain de la poudre aux yeux. Une mission : divertir, détourner le regard de la morosité ambiante. »
    Très juste et belle écriture !
    Cela fait longtemps que « Marvel » je ne peux plus.
    Et globalement presque tout le cinéma et les séries américaines me désole à vouloir me divertir.

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  6. Revoir Sam Raimi au commande d’un projet est toujours intriguant. Je n’ai pas du tout aimer son Oz, car l’univers ne m’a jamais spécialement touché et j’ai pas encore vu son Mort sur le grill qui est difficile a trouver. En revanche sa trilogie Evil Dead, son Darkman et bien sûr ces Spider-Man sont à jamais gravé dans mon cœur.

    Pour ce qui est de ce Doctor Strange, je suis relativement conquis par le film en tant que spectateur assidu de Marvel, surtout quand on se rend compte de la pauvreté visuelle qu’était No Way Home. Heureusement que Kevin Feige accepte enfin de confier les rênes de son « bébé » à de véritable auteurs comme en témoigne Chloé Zhao et ces Éternels, même si on devine qu’ils sont bridés. Toujours est-il qu’un « petit » Sam Raimi sera toujours plus stimulant qu’un John Watts sur les Spider-Man ou un Alan Taylor sur Thor 2.

    Pour en revenir à ta critique, je ne suis pas d’accord pour prétendre que WandaVision était une bonne série. Entre sa parodie des Sitcom qui me soule tant j’exècre ce format, et la fin qui donne l’impression d’être dans un épisode de Power Ranger, autant dire que ce n’était pas fait pour moi.

    La musique de Danny Elfman est insipide au possible, on est loin de ses compostions légendaire pour Tim Burton ou celle des Spider-Man de Sam Raimi qui ont fait les grandes heures de mon enfance.

    Restes la mise en scène brillante, les effets horrifique qui feront sursauté plus d’un gamin, un combat musicale dantesque et la confirmation que les X-Men comme les 4 fantastiques vont bientôt rejoindre le MCU.

    Une nouvelle page s’ouvre, attendons de voir où ce voyage dans le Multivers va nous conduire.

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    • Malgré tes réserves, tu sembles avoir bien apprécié cette deuxième ordonnance du Docteur.
      Bien sûr, nous ne sommes pas d’accord sur la musique (à mon sens une des plus-values du film, je l’ai réécoutée à part, elle fait tout pour l’ambiance horrifique, du grand Elfman), ni sur les films de Watts visiblement (j’ai préféré le multivers entoilé à celui-ci), ou bien sur « Wanda/Vision » (tout de même une idée formellement originale, même si j’ai tendance à te rejoindre sur l’affrontement final avec le Vision blanc), mais nous nous retrouvons pour louer l’apport de Sam Raimi dans ce « Multiverse of Madness ». On peut imaginer que si le film marche bien, il aura peut-être davantage de contrôle sur le script pour un autre épisode.

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      • Ce que j’espère surtout c’est que ce retour inespéré va lui permettre de refaire d’autres films et à en croire ce qu’il ces interviews, ça semble être le cas.

        Je ne trouve pas que les Spider-Man de Watts soient une réussite, au contraire. Ça se laisse regarder mais dans l’ensemble c’est assez naze.

        Pour WandaVision évidemment qu’on peut saluer l’audace, d’autant que c’est parfaitement justifié par le scénario. Le problème c’est que mon inversion pour les sitcom a eu vite fait de rendre mon expérience désagréable. Je suis néanmoins ravis qu’ils aient proposé autre chose, et qu’ils en aient profité pour parodier Malcolm qui est peut-être la seule série de ce genre que j’affectionne. Nostalgie quand tu nous tiens.

        Ha oui et tu as évoquer le caméo de Bruce Campbell, en revanche tu as occulté la célèbre voiture de Sam Raimi, présente quand Strange se rend dans le multivers qui se disloque. Elle voltige en arrière plan.

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  7. Bravo pour ton texte, même si je ne partage pas ton enthousiasme.
    Je n’ai plus beaucoup d’intérêt pour les produits Disney/Marvel. Cette logique industrielle fait que je m’y perds. Dans ce Doc Strange 2, dans quelle réalité, quelle monde sommes-nous ? Il y eut le geste de Thanos, finalement annulé. Et à présent on nous sors la théorie du « multivers ». Trop de films, trop de personnages et de moins en moins d’émotion. Mais toujours l’affrontement des gentils contre les méchants. Car, ne nous y trompons pas, ces films sont avant tout destinés à un public d’ados/jeunes adultes consommateurs de soda/pop corn et de produits dérivés. Du coup, tout le talent de Sam Raimi ne peut sauver le vide du scénario (juste un épisode de plus afin de préparer l’épisode suivant). En fait je me fout complètement de leur multivers. Ce qui faisait la force d’un ‘Logan’, ce sont ses personnages attachants et très humains malgré leur mutation.
    ATTENTION SPOILER : revoir ici un célèbre professeur en chaise-roulante me fait mal au coeur. Après des adieux aussi réussis, aussi poignants dans ‘Logan’, l’acteur aurait du tourner le dos définitivement (comme il l’avait annoncé à l’époque) à cet univers super-héroïque. Bref, je préfère voguer vers d’autres rivages, par Odin !… 😉

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    • J’ai prévu de voguer vers les mêmes côtes ! Je garde ton article pour plus tard.
      Tout ce que tu dis est absolument juste sur l’entreprise Marvel, et je te rejoins totalement sur « Logan » qui reste sans doute la tentative de démarcation parmi les plus réussies.
      Reste la capacité de la firme à (me) divertir, toujours intacte malgré les déceptions ou les réceptions en demi-teinte. Je ne suis pas tellement attiré par les autres produits équivalents tout aussi peuplés de sorciers, de trésors, de grosses voitures et de dinosaures, ma fibre nostalgique restant attachée à ces personnages que j’ai découverts dans les cases de mes magazines de BD (à l’époque assez confidentiels, il faut s’en souvenir) ou sur des écrans m’emportant vers une galaxie lointaine, très lointaine.

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  8. Princecranoir, te voilà sorcier de notre Multivers digital pour ouvrir un portail dimensionnel sur ma propre page. Merci 😉 Belle écriture à nouveau avec cet article. Et nous nous accordons à peu près sur cet opus. Disney avance un tout petit peu dans l’épouvante, essayant peut-être de répondre à la curiosité d’un public qui, ayant été biberonné aux films Marvel, a l’âge à présent de vouloir se faire peur. Je pense raté horrifique qu’était les Nouveaux Mutants. C’est dommage, ça donne toujours envie sur le papier, mais le résultat est toujours décevant. On nous dit maintenant qu’il faudrait s’essayer aux frissons donnés par Moon Knight, une série dont les images vues me font penser à la première saison de Legion.

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    • Pas vu « Légion » mais je suis très intéressé par « Moon Knight », personnage dont j’aimais les intrigues en BD.
      Nos univers mitoyens méritent je pense des passerelles plus aisées à ouvrir que les portails dimensionnels. J’ai beaucoup apprécié ton analyse qui met en résonnance les enjeux de ce « Doctor Strange in the Multiverse of Madness » et la brûlante actualité internationale. Et si nos yeux sont aujourd’hui rivés vers l’Est, peut-être devrait-on aussi le porter vers une étoile un peu plus lointaine, jaune sur un fond rouge et patrie de Shang-chi.
      La tentative horrifique reste modeste, il faut bien le reconnaître, et avouons que l’apport de Sam Raimi vaut davantage pour sa capacité à bousculer la mise en scène plutôt qu’à effrayer véritablement son auditoire.
      Et merci pour cette appréciation rédactionnelle.

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  9. Mais du coup, grâce à sa patte visuelle, c’est quand même mieux que le Marvel de base ou justement ça créé une trop grande distance avec le scénario toujours à chier…. euh je veux dire toujours moyen pour ne froisser personne et amener des dollars ? 😀
    Et le Dr Strange, il est un peu moins stupide que dans le Spiderman en mode « ohlala on peut détruire le monde mais lol allez on lance ton sort » ?

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    • Il est un peu plus tourmenté que dans le Spidey. Et bien secoué par Raimi qui trouve de belles astuces visuelles. Le plus intéressant finalement, c’est la Wanda aveuglée par sa chimérique envie de sauver les enfants qu’elle n’a pas. Entre les deux il y a ce personnage McGuffin insipide au possible appelé America.

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      • Et la question piège à 1 million : peut-on suivre ce film sans se taper la série sur Wanda qui ne m’intéresse pas et que je ne regarderais jamais même sous la torture ? (non car il faut savoir que je n’ai jamais vu Thor 2 et 3, Captain 2 et 3, Ant-Man 1 et 2, ni Les Eternels, ni aucune série Marvel, et qu’au final ça ne manque pas à ma culture ^^ )

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  10. D’accord avec tes réserves tout en te trouvant bien sévère. Visuellement ça reste un spectacle grandiose et même s’il fait du « fan service » c’est le cas depuis toujours chez Marvel. Imparfait et sans doute encore trop « disneyien » mais Sam Raimi a fait le job et ça reste un très bon moment cinoche

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  11. J’ai rien compris, c’était chiant, moche, bruyant je me suis ennuyée.
    Les trois répliques UN PEU drôles de Benedict m’ont un peu reposée de ce fatras.
    La Wanda n’est un personnage ni attachant ni intéressant.
    Et il faut maintenant avoir vu les séries intermédiaires pour comprendre où en sont les personnages. OMG ces gosses !!!
    Je n’en peux plus de ces sous produits dérivés.
    J’espère résister la prochaine fois.

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    • J’ai comme toi l’impression que Marvel nous embarque dans un univers de plus en plus refermé sur son business model, qui met sur la touche les spectateurs occasionnels. Et encore, tu as vu quelques uns des films précédents qui ont pu éclairer certains points de l’histoire, j’imagine quelqu’un qui débarque sans rien connaître.
      Et puis la qualité des scripts se dégrade.
      Reste les gros clins d’œil de Raimi qui tente de faire exister son univers référentiel dans tout ça. Pas suffisant, je suis d’accord.

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  12. Enfin pris le temps de le voir. Conclusion : pas mal ce nouvel épisode de Charmed, mais je préférais quand il y avait 3 jolies sorcières ; )
    Franchement c’est du grand n’importe quoi : Strange qui fait des blagues pourries, une recopie du combat du sanctuaire déjà médiocre dans Shang-Chi, des super-héros parallèles tombés du ciel et éliminés en 2 temps 3 mouvements alors qu’ils sont censés compter parmi les personnages les plus puissants du multivers, un Strange zombie, une Wanda qui retombe si facilement dans la névrose déjà exploitée dans WandaVision,.. Sam Raimi est tombé bien bas ou doit avoir quelques factures à payer.
    Je pense que personnage le plus intéressant, c’est la cape ! Allez, je retourne me mater quelques épisodes des aventures des soeurs Halliwell !

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    • Ah, Ah ! Tu n’es donc pas charmé par le prestige du bon docteur !
      Je suis bien obligé de reconnaître que tu n’as pas tort sur certains points (le combat du sanctuaire, les névroses de Wanda, les blagues). Quand même, je te trouve dur avec Raimi qui tente, dans sa mise en scène, de mettre un peu de fantaisie dans ce scénario assez poussif. Et puis le principe de basculer la Sorcière du côté maléfique comme dans la BD est plutôt un bonne chose dans ce MCU très policé. Après, je suis assez d’accord avec toi pour admettre que les concepts commencent s’épuiser et à prendre un méchant coup avec cette histoire de multivers où tout est possible.
      Une bise Phoebe de ma part.

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