Quelle drôle de gosse !

Mademoiselle D.

« Regardez autour de vous, dans la rue, les petites Danielle pullulent déjà, avec leur nez en l’air, leurs cheveux au vent, leurs talons plats, et ce petit air à la fois sage et provoquant. De toutes les « jeunes », c’est elle qui a le plus de personnalité. »

Benjamin Fainsilber, Cinémonde, 16 juillet 1936, n°404.

Il était une fois une petite fille impétueuse et fantasque qui voulait s’amuser à faire du cinéma. Tandis qu’elle entrait, un peu par hasard, dans ce métier qui commençait à peine à parler, elle mit un point d’honneur à ne jamais prendre les choses au sérieux. Mais le talent, ça ne trompe pas et il n’aura pas fallu cinq ans à Danielle Darrieux pour s’imposer comme la coqueluche du cinéma français, la grande vedette des fantastiques années 30 que s’arrachent auteurs et réalisateurs, l’espiègle qui sourit à ses admirateurs mais tire la langue aux journalistes trop insistants. « Quelle drôle de gosse ! » cette Danielle. C’est exactement ce que s’est dit Yves Mirande en écrivant pour elle ce scénario, bien vite mis en images par Léo Joannon. Lire la suite

Les trente-neuf marches

Fuir et laisser courir

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« La série des James Bond représente nettement une caricature grossière et malhabile de toute l’œuvre hitchcockienne. »

François Truffaut dans la préface de Le Cinéma selon Alfred Hitchcock, Robert Laffont, 1966.

En Ecosse, il y a des montagnes, des landes et des moutons, un peu comme « en Suisse, ils ont les lacs et le chocolat » disait Alfred Hitchcock. Certains auront peut-être en mémoire la DB5 garée au bord de la rivière Etive et James Bond en contemplation du Glen qui le mène sur la route de « Skyfall ». En rentrant au bercail, il marche sans le savoir dans les pas d’un autre fugitif qui, sous plusieurs aspects, peut être considéré comme son inspirateur. Cet homme aux abois se nomme Richard Hannay, et il se débat comme un diable pour dire toute la vérité sur « Les Trente-neuf Marches ».

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