STATION TERMINUS

Sur le quai

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« Ô mon amie hâte toi
Crains qu’un jour un train ne t’émeuve plus »

Guillaume Apollinaire, La Victoire.

Quand on entre dans la « Station Terminus » vue par Vittorio de Sica, on est d’abord surpris d’arriver à la fin d’une histoire, comme si on avait pris le train en marche, juste avant qu’il n’arrive à destination. Dès les premiers plans remontés dans le dos du réalisateur, « Indiscretion of an american wife » (tel qu’intitulé pour le public yankee) ressemble à s’y méprendre à n’importe quel mélo de hall de gare, genre très prisé depuis que public et critiques ont fait cette « brève rencontre » avec un chef d’œuvre de David Lean. La gare est en effet le lieu idéal où se croisent des personnes tous horizons, de tous les milieux sociaux, où quand certains font connaissance sur un coin de quai, d’autres se disent adieu pour toujours. Lire la suite

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MADAME DE…

Initiales D.D.

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« Quelle sublime comédienne, regardez ce tendre mouvement de l’épaule ! Regardez ses yeux mi-fermés ! Et ce sourire… oui, son sourire qui ne sourit pas, mais qui pleure ! Ou qui fait pleurer… J’adore travailler avec elle ! Elle sait parfaitement s’imbiber de mes conceptions, comme une idéale éponge intellectuelle, pour les faire égoutter ou, s’il faut, les déverser dans les scènes à jouer, avec une précision de mathématicien… Je l’adore ! »

Max Ophuls

Le cercle est indubitablement un motif de prédilection chez Max Ophuls. Après l’anneau nuptial enfermant Barbara Bel Geddes dans « Caught », entre « la ronde » de Schnitzler et le cirque de « Lola Montès », il réalise son pénultième film, l’éblouissant « Madame de …» à partir du roman de la grainetière Louise de Vilmorin.

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