Pour une poignée de dollars

Et pour quelques notes de plus…

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« Je voulais que le film ait un style personnel proche d’une forme musicale. Aujourd’hui je peux dire qu’Ennio Morricone n’est pas mon musicien. Il est mon scénariste. »

Sergio Leone in Conversation avec Sergio Leone, Noël Simsolo, 1998.

Pour lui, la musique était un personnage à part entière. Et « Pour une poignée de dollars », Sergio Leone en fit son partenaire d’écriture. D’autres suivront l’exemple : Argento, De Palma, Malick, Carpenter, Bertolucci et même Verneuil, sans compter « les huit salopards » qui lui offrirent un Oscar en récompense. Ennio Morricone n’est plus, mais à jamais résonneront ses trompettes de la mort dans le sillage d’une diligence qui l’emporte vers la postérité.

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Les parapluies de Cherbourg

Où préférez-vous entendre du Michel Legrand ?

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Geneviève :
Mais… je ne pourrai jamais vivre sans toi !
Je ne pourrai pas ! Ne pars pas, j’en mourrai !
Je te cacherai et je te garderai !
Mais, mon Amour, ne me quitte pas !

« Vous êtes deux garçons très sympathiques. Mais dites-vous bien que les gens n’iront jamais voir un film où les personnages chantent pendant une heure et demie ! » C’est en ces mots que la plupart des producteurs recevaient le projet des « parapluies de Cherbourg » défendu par Jacques Demy et son fidèle compositeur Michel Legrand. Heureusement pour eux, une bonne âme appelée Mag Bodard les suivit dans leur mélomanie insensée, dans ce « film chanté, hors de toutes les normes, différent de toutes les choses qui ont déjà été faites » se justifiait-elle. Pour Jacques & Michel, c’est le début de l’aventure, l’envolée vers la consécration cannoise. Come disait Legrand, « c’était comme une bobine de fil : j’avais trouvé le bout, il ne restait plus qu’à tirer. »
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