Les aventures de RABBI JACOB

Alors on danse

rabbi-jacob-1

« Juifs, Arabes, ensemble… »

Philippe Katerine

Pourquoi les gens se détestent-ils autant ? Visiblement, le phénomène n’est pas nouveau, le communautarisme, la xénophobie, le racisme n’ont pas d’âge. Faute de connaître le vaccin qui nous immunisera de ces fléaux, mieux vaut en rire quitte à forcer le trait, et tourner ces tristes sires en ridicule comme s’amusait à le faire monsieur Molière. Ou bien encore Gérard Oury qui, dans « les Aventures de Rabbi Jacob », commet l’impardonnable sacrilège de conciliation, un exutoire nécessaire et salutaire dans un monde devenu complètement dingo. Lire la suite

Publicités

L’Exorciste

Le Diable dans le détail

exorcist-2

« Est-ce qu’il t’est jamais arrivé – parce qu’à moi, oui – de penser au diable, et à tout ce mal qu’il se donne pour faire son boulot ? C’est lui qui abat tout le turbin, pendant que Dieu reste assis là à rien glander, et en retire tout le mérite. Le Diable, lui, faut qu’il se démène, qu’il soit partout à la fois, à siffler comme un serpent et à ricaner. »

Kent Anderson, Sympathy for the devil, 1987

Comment ça va l’Amérique ? Ça va mal, cela n’aura échappé à personne. Ça sent le faisandé dans la Home of the Brave et ça ne date pas d’aujourd’hui. Plutôt qu’un énième remède politique, l’écrivain et scénariste William Peter Blatty s’en remet aux vieilles méthodes, et propose carrément, à l’orée des seventies, de recourir à « l’Exorciste », avant d’en confier la cérémonie à ce dingue de William Friedkin. Lire la suite

LISA et le DIABLE

Les visiteurs du soir

lisa-1

« En devisant de la sorte, les trois amis suivaient cette voie bordée de sépulcres qui, dans nos sentiments modernes, serait une lugubre avenue pour une ville, mais qui n’offrait pas les mêmes significations tristes pour les anciens, dont les tombeaux, au lieu d’un cadavre horrible, ne contenaient qu’une pincée de cendres, idée abstraite de la mort. L’art embellissait ces dernières demeures, et, comme dit Gœthe, le païen décorait des images de la vie les sarcophages et les urnes. »

Théophile Gautier, Arria Marcella, 1897

Qui n’a jamais rêvé se perdre dans une ville inconnue à la faveur d’une déambulation touristique ? L’ivresse de se laisser porter par ses pas, de se laisser conduire par le hasard, de suivre son instinct pour partir à l’aventure dans un lieu étranger, au risque d’y faire quelque étrange rencontre. C’est l’infortune qui guette l’héroïne du film de Mario Bava, sobrement intitulé « Lisa et le Diable », avant qu’un malfaisant producteur ne lui jette un sort pour l’éternité. Lire la suite