Un éléphant ça trompe énormément

Balle de match

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« Aujourd’hui te voici comme un langui Guy, te voici emballé dans ce suaire où tu parais plus grand couché qu’accroupi et ma voix émue mue de te savoir si mou. »

Pierre Desproges in « Ma plus belle histoire d’humour », Antenne 2, janvier 1986

Il n’aura pas mis très longtemps à suivre son vieux pote Dabadie. Jeu, set et match, Guy Bedos inscrit son nom au palmarès des trépassés, il a rejoint le bal des casse-pieds, sans doute pistonné par ses prédécesseurs. Il retrouvera Jean-Loup, c’est sûr, mais aussi Lanoux, Rochefort et Yves Robert… et les autres. Il n’a pas toujours fait l’unanimité ce réalisateur, mais maintenant que De Funès a le droit à la cinémathèque, on ne s’étonne plus que ses films soient considérés comme des classiques, mieux encore, des œuvres cultes. A la fin des glorieuses 70, le réalisateur de « la guerre des boutons » se forge une nouvelle réputation en signant cette drôle de comédie de mœurs au ton badin : « un éléphant ça trompe énormément ». Jean-loup Dabadie, fidèle du réalisateur, compose pour l’occasion des lignes de dialogues érigées en citations que les fans se plaisent à ressortir à la volée, dans les soirées plus ou moins arrosées. Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce calembour éléphantesque ?

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L’homme qui venait d’ailleurs

Born in a UFO

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« Regardez par ici, je suis au paradis
J’ai des cicatrices, qui ne se voient pas
J’ai mon histoire, qui ne peut être volée
Tout le monde me connait maintenant »

David Bowie, Lazarus, 2015

Tel un phœnix plusieurs fois ressuscité, il savait se réinventer. Créature protéiforme, en mutation perpétuelle, tantôt chien de diamant, tantôt araignée martienne, le David Bowie des seventies a fini par oublier au fond des loges la dépouille misérable de David Jones. Changé en artiste fantasque, atypique et adulé, hermétique dans ses choix et sibyllin dans ses propos, à coup sûr il était « l’homme qui venait d’ailleurs » du roman de Walton Tevis, fragmenté en éclats psychédéliques par le cinéaste anglais Nicolas Roeg. « There’s a Starman waiting in the sky… », alors ne tardons pas à le rejoindre. Lire la suite