DRACULA

Du sang et des larmes

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« Vous pouvez aller où vous le désirez, dans ce château, sauf dans les chambres fermées à clé et où, bien entendu, vous ne voudriez pas pénétrer. Il y a une bonne raison pour que les choses soient ce qu’elles sont et si vous voyiez de mes yeux et saviez ce que je sais, vous comprendriez sans doute beaucoup mieux. »

Bram Stoker, Dracula, 1897.

« La chose la plus importante est de me souvenir combien j’aimais aller voir des films d’horreur avec mon frère. »

Francis Ford Coppola, journal 1989-1993.

Francis Ford Coppola est-il lui-même devenu une créature de l’infra-monde au point de vouloir restaurer à l’écran l’image du « vrai » « Dracula » ? Devenu dictateur fou sur le tournage de « Apocalypse Now » comme le rappelle sa propre femme Eleanor dans un ouvrage qui lui est consacré, lessivé par le poids des échecs commerciaux de ses films dans les années 8O, le voici au crépuscule du siècle dernier tassé comme Corleone dans son fauteuil attendant la fin. Par-delà la mort « commerciale » il ressuscitera à travers ce Dracul de haute lignée. Naguère champion du Nouvel Hollywood qui finit trahi par cette « Eglise » artistique à laquelle il était tant dévoué, il est depuis considéré comme un monstre sacré. Faut-il voir chez ce « Dracula » l’épopée d’un réalisateur qui se brûla les ailes par sa passion du septième art ? Lire la suite

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HELLRAISER III

Flesh for fantaisie

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« What a waste of good suffering ! »

Pinhead in « Hellraiser », Clive Barker, 1987.

Il est devenu le pilier de ce monde de brutes. Après « Hellbound », on croyait Pinhead enfin libéré de ses tourments, mais le voilà qui revient dans « Hellraiser III », cloué au pilori par un Anthony Hickox qui nous promet de faire régner « l’Enfer sur la Terre ». Lire la suite

TWIN PEAKS : fire walk with me

Ma bûche a vu quelque chose cette nuit…

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« Le jour où Laura est morte, il faisait une chaleur torride. Jamais je n’avais connu une chaleur pareille. Pour moi, toute vie avait disparu de New York. Car la mort atroce de Laura me laissait seul. »  

Waldo Lydecker in Laura d’Otto Preminger (1944)

De quoi sont faits nos rêves ? David Lynch est peut-être un des rares cinéastes qui ont identifié la matière qui les compose. Bois, velours, formica ou encore crème de maïs, tous les ingrédients sont disponibles dans « Twin Peaks : fire walk with me ». Lire la suite