Star Wars : les DERNIERS JEDI

Balance ton Porg

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« Luke, quand je ne serai plus, le dernier des Jedi tu seras. »

Yoda, Star Wars épisode VI : Le retour du Jedi, 1983

L’univers est en expansion. Celui de la saga Star Wars également. A mesure que les galaxies lointaines très lointaines s’éloignent de nous à des vitesses exponentiellement vertigineuses, les films eux affluent de plus en plus régulièrement dans nos salles obscures, telles des comètes périodiques dont on attend les plus merveilleux présages. Captain Kathleen Kennedy, gardienne du temple lucassien hébergé désormais au sein de la maison Disney, a tendu le sabre laser au padawan Rian Johnson avec pour mission de nous offrir en cette fin d’année un « Star Wars épisode VIII : Les derniers Jedi » plus épique et plus palpitant encore que le précédent. Alors, bonnes ou mauvaises sont les nouvelles des étoiles ? Lire la suite

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AVA

Les yeux noirs

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« Qu’est-ce donc que cette joie du premier soleil ? Pourquoi cette lumière tombée sur la terre nous emplit-elle ainsi du bonheur de vivre ? Le ciel est tout bleu, la campagne toute verte, les maisons toutes blanches ; et nos yeux ravis boivent ces couleurs vives dont ils font de l’allégresse pour nos âmes. Et il nous vient des envies de danser, des envies de courir, des envies de chanter, une légèreté heureuse de la pensée, une sorte de tendresse élargie, on voudrait embrasser le soleil. »

Guy de Maupassant, L’aveugle, 1882

Plonger dans le noir. Fermeture à l’iris, l’obscurité envahit l’écran, sans espoir de retour. Perdre la vue, c’est sans doute le cauchemar de tout cinéaste pour qui ce sens est, plus que tout autre, primordial. Dans une comédie pleine d’autodérision, Woody Allen s’en amusait follement, mais Léa Mysius, pour son entrée en long métrage, choisit une voie plus grave. Ce sera celle d’« Ava », héroïne indocile et ombrageuse qui, malgré sa cécité menaçante, n’a pas l’intention de nous faire verser une larme. Lire la suite

La PROMESSE de l’AUBE

Tout sur sa mère

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« Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. »

Romain Gary, La promesse de l’aube, 1960.

Romain Gary disait : « L’homme n’a qu’une vie mais il est fait pour la vivre au moins deux fois. » Il faudra donc pas moins de deux adaptations au cinéma de son roman « La promesse de l’aube » pour essayer de toucher du doigt le personnage tourmenté et suicidaire qui se cachait derrière l’homme de plume. Après Jules Dassin de son vivant, c’est le français Éric Barbier qui, à titre posthume, entend bien traduire sur écran large le récit picaresque de cet étonnant personnage qui fut toute sa vie convaincu qu’il devait tout à sa maman. Lire la suite

SANTA & Cie

Some like it hotte

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« You better watch out, you better not cry
Better not pout, I’m telling you why
Santa Claus is comin’ to town »

John Frederick Coots/Haven Gillespie, 1934.

Le ciel est gris, la nuit tombe tôt : Noël est à nos portes ! A peine octobre et ses horreurs clownesques ne sont-ils plus qu’un vilain souvenir que c’est déjà Christmas time ! Alain Chabat débarque le jour de la Saint Nicolas, tenant les rennes de « Santa & Cie », pour nous offrir un peu en avance son nouveau cadeau jovial, histoire de faire passer ce soir de déprime dans un immense éclat de rire. Lire la suite

A Beautiful Day

A la masse

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« Je m’arrache de la fenêtre et parcours la chambre en chancelant ; je m’englue au miroir, je me regarde, je me dégoûte : encore une éternité. Finalement, j’échappe à mon image et je vais m’abattre sur mon lit. Je regarde le plafond, je voudrais dormir. »

Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938

« Hey Joe ! Où est-ce que tu vas avec ce marteau dans la main ? » Allez donc héler, tel Hendrix martyrisant sa Strato, cet ogre à la barbe hirsute, silhouette massive et encapuchonnée qui marche d’un pas décidé au-devant de ses ennemis. Il vous répondrait : « Je m’en vais fracasser le crâne d’une clique de gros dégueulasses qui aiment un peu trop la compagnie des petites filles », juste avant de vous souhaiter « A Beautiful Day ». C’est en tout cas ce que voudrait nous faire croire le titre « français » du nouveau film de Lynne Ramsay. Lire la suite

Au revoir Là-haut

Mascarade

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« Maintenant, ce n’était plus du désespoir que reflétaient ses yeux… c’était une haine grandiose, superbe, qui donnait à ses traits une expression de noblesse en même temps que de mystère et le faisait ressembler à quelque envoyé du destin venu pour troubler la fête. »

Arthur Bernède, Judex, 1917.

Chaque année, à l’approche du 11 novembre, les visiteurs se font plus nombreux dans les cimetières où gisent les restes de ceux qui sont tombés durant la Grande Guerre. Familles ou bien promeneurs des jours fériés viennent ainsi arpenter ces champs de croix sous lesquelles reposent désormais en paix les corps des aïeux fauchés dans la fleur de l’âge. Et pourtant, qui sait à qui ou à quoi peuvent bien appartenir les ossements qui dorment sous nos pieds ? « Mais qu’est-ce que ça peut foutre, bordel de merde ! Quand ils viennent se recueillir, les parents, ils creusent pas la tombe pour vérifier que c’est bien leur mort à eux ? » lance plein de morgue Henri d’Aulnay-Pradelle, savoureux escroc des Années Folles, répugnant personnage né entre les pages d’« Au revoir là-haut », que l’on aimera encore détester dans l’adaptation enlevée qu’en a faite Albert Dupontel. Lire la suite

THOR : Ragnarok

L’Asgardien de la galaxie

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« The Yellow-hair Hammer-fighter, Hulk will smash you like a flea ! »

Stan Lee in The Mighty Thor # 385, novembre 1987.

Il y a quelques années, la réalisatrice Lexi Alexander (dont le principal titre de gloire s’intitule « Punisher : war zone ») déclarait : « Marvel est devenu l’équivalent de Coca-Cola pour le cinéma. C’est un goût unique, inimitable. On sait très bien que ce n’est pas révolutionnaire, et que ça n’est sûrement pas bon pour la santé. Mais tout le monde aime se faire un Coca de temps en temps. » Au diable le régime sans sucre, la Maison aux Idées assume son surpoids en frappant le gong fatidique du « Thor : Ragnarok » que s’est follement amusé en mettre en boîte (ou en canette) un fantasque Maori nommé Taika Waititi. Lire la suite