TOY STORY 4

It’s alive !

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« Le lendemain, au lever du jour, ils arrivèrent sans encombre au pays des Jouets. Ce pays ne ressemblait à aucun autre. Il n’y avait que des enfants. (…)
— Quelle belle vie ! S’exclamait Pinocchio chaque fois qu’il croisait La Mèche.
— Tu vois que j’avais raison, répliquait l’autre. Et dire que tu ne voulais pas venir ! »

Carlo Collodi, Les Aventures de Pinocchio, 1881.

Donner la vie. C’est le très beau souhait que se fixent les jeunes amoureux transis lorsqu’ils fondent ensemble des projets d’avenir. C’est aussi le pouvoir que s’est octroyé le Pixar, super-ordinateur devenu emblème d’un célèbre studio de films d’animation. Les Pete Docter et autre Frankenstein à la manœuvre derrière leurs écrans ont d’abord injecté des consciences dans des objets inanimés. Tel Mickey l’apprenti-sorcier débordé par ses balais dans « Fantasia », ils ont choisi de multiplier les sujets et les histoires à raconter. Nous voici parvenus à la « Toy Story 4 », contée par Josh Cooley. Et cette fois-ci, ce sont les jouets qui ont pour projet d’avoir un enfant.

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L’ÎLE aux CHIENS

Loyal canin

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Voici les récits que racontent les Chiens quand le feu brûle clair dans l’âtre et que le vent souffle du nord. La famille alors fait cercle autour du feu, les jeunes chiots écoutent sans mot dire et, quand l’histoire est finie, posent maintes questions :
« Qu’est-ce que c’est que l’Homme ? » demandent-ils.

Clifford D. Simak, Demain les chiens, 1952.

Comme dans un haïku, il y a quelque chose d’ineffable dans le cinéma de Wes Anderson. Il est fait de cette même essence poétique, parfois déroutant mais toujours paré d’évidence. Cet univers d’auteur s’impose dès que l’on pose le pied sur « l’île aux chiens », petit bijou d’orfèvrerie japonisant qui se présente comme un conte cynophile à savourer image par image. Lire la suite

VICE-VERSA

Docter Maboule

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« Du jardin d’enfant à la vie adulte, les gens devraient plus prêter attention à leur intériorité, afin de devenir des personnes pleinement heureuses et de créer une famille, une communauté et une humanité plus épanouie. »

Le Dalaï-lama

Planqués derrière leurs écrans d’ordinateur, pianotant sans relâche sur leurs claviers, glissant inlassablement la pointe de leurs stylets sur les palettes numériques, les ingénieurs de chez Pixar ont plus d’une idée derrière la tête. Après avoir accusé un coup de mou en se retranchant derrière la facilité de franchises exploitables à merci, la firme à la lampe sautillante reprend du poil de Sully en retrouvant sa capacité à commuer les concepts les plus abstraits en blockbusters animés qui vous caressent les synapses dans le sens des neurones. La cervelle de Pete Docter est en ébullition si on en juge par le pétillement drolatique des dialogues qui fusent et le feu d’artifice de couleurs qui jaillissent de son « Vice-versa » renversant. Lire la suite