TIME and TIDE

Feu à volonté

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« Il avait beau se projeter sur la droite avec toute son énergie, à chaque fois il basculait en arrière, sur le dos. Il essaya peut-être cent fois, en fermant les yeux pour ne pas être obligé de voir le frétillement des pattes, et il ne s’arrêta qu’au moment où soudain il se sentit au flanc une douleur inconnue, légère et sourde. »

Franz Kafka, la métamorphose, 1915

« Plus vite ! Tu es trop lent ! Plus vite ! »

Fei Lung dans « The Blade », 1995.

Le temps presse, la vague reflue. « Time and Tide » sont les deux mots que Tsui Hark inscrit au titre de son come-back au sein d’une production hongkongaise déclinante. Ils disent l’urgence, la sienne, et les revers d’une cité parvenue à son point de bascule. Cinéaste du chaos autant que frénétique inventeur de formes, il replonge dans l’enfer des armes, jetant toute ses forces dans la bataille sans se soucier des dégâts collatéraux. Il en sortira rincé, fourbu, mais il aura produit une œuvre essentielle et terminale, le dernier diamant noir d’une fin de siècle en lambeaux. Lire la suite