Les PROIES

Yankee soit qui mal y pense

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 » Mais pourquoi tenez-vous à en savoir autant sur la vie personnelle des gens ?
– En partie par curiosité et en partie pour me protéger, ma chère Amelia. La cruauté règne en ce bas monde et il faut prendre ses précautions.
– Avez-vous déjà lu certaines œuvres de Mr Charles Darwin ? je lui ai demandé. La Nature est cruelle, dit Mr Darwin.
– Dieu merci, nous sommes ici entre gens civilisés. »

Thomas P. Cullinan, The beguiled, 1966, p. 242.

Sofia a du style. Cela tient sans doute à sa passion pour la mode qui l’a conduite à faire un stage chez Chanel à l’âge de 15 ans. Cela n’a échappé à personne, dès ses premiers pas dans la cour des longs-métrages, elle sapait ses vierges suicidaires avec goût, en les baignant de lumières vintages au parfum de mélancolie douce-amère. Elle s’enticha ensuite d’une de nos gloires d’Ancien Régime à la garde-robe bien fournie et à la frivolité très pop. Puis dernièrement, elle suivit un gang de fashion victims qui s’étaient mises en tête de faire des bêtises chez les gens fortunés. Ce sont des interdits d’un autre genre que « les Proies » de son nouveau film s’apprêtent également à franchir, dans un Sud sécessionniste qui, pour l’occasion, s’habille en Coppola. Lire la suite

MIAMI VICE

In the air tonight

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« Il embrassa la mer d’un regard et se rendit compte de l’infinie solitude où il se trouvait. »

Ernest Hemingway, Le vieil homme et la mer, 1952

Le vent souffle sur Miami. Par la fenêtre, les yeux dans le vague, Sonny Crockett scrute l’horizon en quête d’un avenir. Est-il condamné à infiltrer sur petit écran ? Pas le moins du monde car de la série « Miami Vice » Michael Mann a tiré un grand film tourmenté. Lire la suite