LICORICE PIZZA

Once upon a time… in Encino

« I wake up on the other side (send my love, send my tears)
Wondering, « was I just dreamin’ ? » (wavin’ back to my fears)
(City of mine)
Was I just dreamin’ ? »

Haim, Los Angeles, in « Women in music Pt III », 2020.

Prenez une galette de réglisse, creusez des sillons dans lesquels vous semez de quelques graines d’amour ramassées sous le « July Tree » de Nina Simone, ajoutez un peu de Jim Morrison, de Paul McCartney, de David Bowie et laissez venir Blood, Sweat & Tears, puis emballez le tout dans les arpèges de Jonny Greenwood, et vous obtiendrez une délicieuse « Licorice Pizza » façon Paul Thomas Anderson : un film qui a le goût de San Fernando Valley, des années lycées, des mini-jupes à fleurs d’oranger, des boulevards bordés de palmiers. Un film qui sent l’été toute l’année, un film qui court après le temps passé. Lire la suite

ELLE et LUI (1957)

Aux larmes, etc…

« Sam Baldwin : Elle veut me retrouver au sommet de l’Empire State Building. Le jour de la Saint Valentin.
Suzy : C’est comme dans le film.
Sam : Quel film ? »

Tom Hanks et Rita Wilson dans « Nuits blanches à Seattle » de Nora Ephron, 1993.

Au rendez-vous des cœurs serrés, l’adresse est toujours valide : au 350 de la 5ème avenue de New York, un ascenseur vous monte au septième ciel, là où se jouent les belles rencontres ou les infortunes de la vie. Dix-huit ans après avoir fait fondre les amateurs de mélodrame avec sa « Love Affair », Leo McCarey revient au sommet de l’Empire State Building pour une nouvelle version de « Elle et Lui » plus moderne, plus ample, plus colorée mais pas moins bouleversante. Le cadre change, mais pas la vue. Lire la suite

ELLE et LUI (1939)

Le rendez-vous de juillet

« Plaisir d’amour ne dure qu’un moment
Chagrin d’amour dure toute la vie. »

Jean-Pierre Claris de Florian, Célestine, 1784.

Au 102ème étage de l’Empire State Building, on jouit d’un imprenable point de vue sur les images du monde. De là-haut, on observe les vies minuscules : certaines sont joyeuses, d’autres sont tristes. A quelques centaines de mètres au-dessus du commun des mortels, l’immensité du ciel a force de loi, et impose ses foudres aux caprices de l’amour, pas besoin d’être grand singe pour s’en apercevoir. Leo McCarey savait tout cela mieux que personne, il y fera une place pour « Elle et Lui », sommet d’une des plus belles « Love Affair » que le cinéma hollywoodien ait jamais produite. Lire la suite

SPIDER-MAN : far from home

Watts next ?

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« Hélas ils n’en savent pas davantage après, car il faut beaucoup de temps pour connaître à fond les innombrables difficultés à surmonter dans un métier qui consiste à réaliser tout, même ce qui semble impossible, et à donner l’apparence de la réalité aux rêves les plus chimériques, aux inventions les plus invraisemblables de l’imagination. Enfin, il n’y a pas à dire, il faut absolument réaliser l’impossible, puisqu’on le photographie, et qu’on le fait voir !!! »

Georges Méliès in Ecrits et propos : du cinématographe au cinéma, 2016.

« Ce n’est qu’une ombre, je ne le vois pas distinctement. Mais je parie mon dernier dollar que l’homme qui s’avance vers moi est… »

Gerry Conway & Ross Andru in Amazing Spider-man # 41, février 1975.

Sauver le monde n’est pas une activité de tout repos, on peut même y laisser des plumes. Tous ceux qui ont pu assister au récent « Endgame » olympique des Avengers savent que certains ont fini sur les rotules, d’autres même ne s’en sont pas relevés. Après un tel cataclysme qui a « éclipsé » la moitié de l’humanité un lustre durant, une mise en congé des costumés s’impose. L’été arrivant, l’Araignée décide de partir en voyage dans « Spider-man : far from home », et le périple s’annonce mouvementé et jouissif car c’est à nouveau Jon Watts qui s’est chargé de boucler les valises.

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YESTERDAY

Suddenly

Film Title:  Yesterday

« A legendary rock group
Like history now to read
Like a magical fairy tale
That’s hard to believe »

Daniel Johnston, The Beatles, 1983.

« Nous sommes plus populaires que le Christ maintenant. »

John Lennon in the London Evening Standard, 4.03.1966

Et si ? Et si Hitler avait gagné la guerre ? Déjà vu, déjà lu. Et si Johnny était resté « Jean-Philippe » ? Déjà chanté, déjà mort. Et si les Beatles n’avaient jamais existé ? C’est le pari fou qu’ont tenté Danny Boyle et Richard Curtis avec « Yesterday », histoire de voir combien la face du monde en aurait été changée. Il faut sans tarder prévenir Lolo Voulzy qu’il va manquer un couplet à sa « Rockollection ». Lire la suite