The IMMIGRANT

A nous la liberté

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« Vivre sans espoir, c’est cesser de vivre. » Fiodor Dostoïevski.

« Dans la douceur de la nuit, mon attitude se modifia et je commençai à comprendre l’Amérique : les gratte-ciels, les lumières gaies et étincelantes, les extraordinaires enseignes lumineuses m’emplirent soudain d’espoir et d’un sens de l’aventure. Voilà, me dis-je, c’est ici qu’est ma place. »

Charles Spencer Chaplin, histoire de ma vie, 1964.

L’histoire des mouvements de population est vieille comme le monde. Alors qu’ils sont aujourd’hui encore des milliers à naviguer vers l’espoir d’un avenir meilleur, quittant la terre qui les a vu naître pour une autre pas toujours prête à les adopter, ils n’étaient pas moins nombreux à se presser comme du bétail à l’entrée du port de New York dans les années 20, comme en témoignent les reconstitutions superbes que James Gray a composées pour « The Immigrant ». Lire la suite

The LOST CITY of Z

Ivre de la jungle

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« A-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ? »

dernière phrase qu’aurait prononcé le roi Louis XVI sur l’échafaud.

Les grands voyageurs, depuis toujours fascinent, même les têtes couronnées prêtes à tomber. Faisant route, à voile ou à vapeur, vers les endroits les plus reculés du globe, ils nous promettent, à nous pauvres sédentaires, de l’évasion, rêvant de monts et de merveilles. Au mépris du danger, narguant la mort elle-même (« le sel de la vie » paraît-il), ils vont, sans savoir s’ils en reviendront, comme s’ils espéraient, tout au fond d’eux-mêmes, découvrir vraiment quelque chose dont ils ne reviendraient pas. Livingstone, Lapérouse, Percy Fawcett les avaient-ils en mémoire lorsqu’il partit à l’aube du siècle précédent à la recherche de ce mythique El Dorado précolombien, sur la piste d’un Atlantide qu’il avait rebaptisé « The lost city of Z » ? Lire la suite