Une PLUIE sans FIN

L’employé modèle

« La couleur des fleurs
S’est fanée, hélas !
Tandis que, le regard perdu
Je pense à la fuite de mes jours
Dans la nuit où il pleut sans fin. »

Ono no Komachi (825-900)

Plus d’un milliard de Chinois, et moi, et moi, et moi ? Il y aura bientôt plus de citoyens dans ce pays que de gouttes de pluie tombant des cieux gris. Difficile de trouver sa place dans cette « Pluie sans fin » d’individus qui se fondent dans la masse, de s’élever au sein de la multitude en pleine mutation économique. C’est le constat fait par Dong Yue dans ce premier long métrage, coup de maître en forme de regard rétrospectif, tracé à la mine de plomb sur des souvenirs gris acier. Lire la suite