HELLRAISER III

Flesh for fantaisie

hellraiser-iii-church

« What a waste of good suffering ! »

Pinhead in « Hellraiser », Clive Barker, 1987.

Il est devenu le pilier de ce monde de brutes. Après « Hellbound », on croyait Pinhead enfin libéré de ses tourments, mais le voilà qui revient dans « Hellraiser III », cloué au pilori par un Anthony Hickox qui nous promet de faire régner « l’Enfer sur la Terre ». Lire la suite

HELLRAISER II : Hellbound

L’antre de la folie

hellraiser2-1

« J’ai longtemps cru que j’inventais ça. Mais « ils » me le dictaient, me donnant le pouvoir de le rendre réel. Et maintenant, ça l’est. »

Sutter Kane, In the Mouth of Madness, John Carpenter, 1994.

« Ce n’était à l’époque qu’une rumeur, ce dôme du plaisir où ceux qui avaient épuisé les futiles délices de la condition humaine découvraient une nouvelle définition de la volupté. Et la route menant à ce Paradis ? Il existait, lui disait-on, plusieurs cartes des points de liaison entre le réel et le plus réel encore, tracées par des voyageurs dont les os étaient depuis longtemps tombés en poussière. »

Clive Barker, The Hellbound Heart, 1986, p. 63.

« Quel plaisir de vous voir de retour » dit à Kirsty cette femme dont la peau des joues est traversée d’une tige de métal rigide. Les amateurs de piercing et autres visions incisées dans le cortex de Clive Barker n’auront pas eu à souffrir toute une éternité pour à nouveau revoir leurs monstres préférés. Un an à peine après « Le Pacte », il invite les plus mordus à prestement franchir les portes de « Hellraiser 2 : Hellbound » pour lequel l’Américain Tony Randell joue cette fois les maîtres de cérémonie. Lire la suite

HELLRAISER, le Pacte

… et souffrir de plaisir

Hellraiser_Le_Pacte_1

« J’ai vu le futur de la terreur, il a pour nom Clive Barker »        Stephen King.

« […] vers dix ans je pus lire la vie des martyrs. Je me souviens avoir éprouvé une horreur qui n’était que du ravissement à ces lectures ; ils souffraient des pires tourments, avec une sorte de joie, ils se languissaient dans les geôles, étaient suppliciés sur le gril, percés de flèches, jetés dans la poix bouillante, livrés aux bêtes féroces ou cloués sur la croix. Souffrir et endurer d’affreux tourments m’apparut à partir de là comme un pur délice […] »

Leopold Von Sacher-Masoch, La Vénus à la fourrure, 1870.

Tels la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, ils lui sont apparus. Clive Barker les nomma Cénobites. Leurs corps transpercés, lacérés, écorchés et sanguinolents, ils ne sont que plaies et blessures, martyrs éternels d’un enfer de plaisirs déviants, équarrisseurs en toge de cuir noir cousue à même la peau. « Démons pour certains, anges pour d’autres ». Nés dans l’encre de ses cauchemars d’écrivain, ils ont fini par prendre corps devant sa caméra, répondant à l’appel de quelque adorateur tenté par l’expérience « Hellraiser ». Lire la suite