L’AMANT DOUBLE

Mortel transfert

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« Bien sûr les jumeaux sont des cas dérangeants, fascinants et étranges – j’en ai connu à l’école – mais au cinéma ils ont le plus souvent été utilisés de façon dégradante, comme des monstres ou des saints. (…) La gémellité me paraît aussi une parfaite métaphore pour tous les rapports de couple, mari et femme, parent et enfant, qui sont intenses et claustrophobiques à la fois. »

David Cronenberg in Positif n°337, mars 1989.

François Ozon est un réalisateur qui aime donner de faux rendez-vous. Alors qu’il s’est fendu l’an dernier d’un remake d’un classique de Lubitsch en prenant des accents chabroliens, il renoue cette fois-ci avec son penchant provocateur et sème le trouble avec « l’Amant Double ». Lire la suite

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FRANTZ

 

Vivons heureux en attendant la mort

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Je suis venu te dire…
Le plus pur est celui dont il ne reste rien !
Pas un cri, pas un mot, pas un marbre peut-être !
Le plus pur est celui qui veut bien disparaître,
Sans rien dire de lui au grand public humain !

Maurice Rostand, Les Insomnies, 1923

« Qu’est-ce que vous faites chez moi ? » demandait Charlotte Rampling à Ludivine Sagnier dans « Swimming pool ». Chez François Ozon, il y a souvent un intrus « dans la maison ». D’une certaine manière, c’est un peu le cas avec « Frantz », librement inspiré du magnifique mélodrame d’Ernst Lubitsch « Broken Lullaby », lui-même adapté d’une pièce de Maurice Rostand dont il faut absolument taire le titre. François Ozon serait-il lui-même l’intrus du cinéma français ? Lire la suite