JULES et JIM

Puis on s’est séparés…

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« J’ai séduit beaucoup d’hommes. J’ai toujours été vers des hommes qui avaient du talent. Je n’ai pas eu des amants pour avoir des amants ».

Jeanne Moreau

« Ce qui est merveilleux avec « Jules et Jim », c’est qu’il va tellement vite qu’on peut le revoir plein de fois, on n’arrive jamais à s’en souvenir. » disait récemment le réalisateur Arnaud Despleschin. Rien de plus juste que cette affirmation, immédiatement vérifiable dès que l’on convoque, en vrac, les images du troisième long-métrage de François Truffaut. Lire la suite

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CESSEZ-LE-FEU

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« Tends le cou, soldat, voici les coteaux de chez toi, les bois, les fermes, les marais. Là-bas, dans la vallée, l’Aisne coule dans les roseaux et ta maison t’attend toujours, avec son bandeau de glycine… Allons, un effort, soldat, raidis-toi, sors du trou !…    Et du fond de son rêve, Jacques voyait quelqu’un venir : seul, sur la route, traînant son ombre, le mort casqué rentrait chez lui. »

Roland Dorgelès, Le réveil des morts, 1923.

Au début du XXème siècle, la Grande Guerre avait faim. Elle aura mangé près d’un bonhomme sur trois qui s’élançait à sa rencontre sur cet immense rouleau de terre boueuse et lacérée déroulé de la mer du Nord au massif des Vosges. Chez les Laffont, on en prend acte, puisqu’un des leurs est donné manquant quand enfin sonne le clairon du « Cessez-le-feu ». Lire la suite

FRANTZ

 

Vivons heureux en attendant la mort

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Je suis venu te dire…
Le plus pur est celui dont il ne reste rien !
Pas un cri, pas un mot, pas un marbre peut-être !
Le plus pur est celui qui veut bien disparaître,
Sans rien dire de lui au grand public humain !

Maurice Rostand, Les Insomnies, 1923

« Qu’est-ce que vous faites chez moi ? » demandait Charlotte Rampling à Ludivine Sagnier dans « Swimming pool ». Chez François Ozon, il y a souvent un intrus « dans la maison ». D’une certaine manière, c’est un peu le cas avec « Frantz », librement inspiré du magnifique mélodrame d’Ernst Lubitsch « Broken Lullaby », lui-même adapté d’une pièce de Maurice Rostand dont il faut absolument taire le titre. François Ozon serait-il lui-même l’intrus du cinéma français ? Lire la suite