Le HOBBIT : La Désolation de Smaug

L’année du Dragon

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Dresse ta main contre lui,
et tu ne t’aviseras plus de l’attaquer.
Voici, on est trompé dans son attente ;
à son seul aspect n’est-on pas terrassé ?

Job 40:32-33

Bilbo, toujours un peu plus loin. « Le Hobbit » le plus célèbre de la Comté suit le chemin redessiné par le pinceau de Peter Jackson. Du côté des tolkiennistes purs et durs la vision de « la Désolation de Smaug » risque bien de faire encore grincer des dents, le barbu néo-zélandais n’hésitant plus désormais à mixer à sa guise des éléments prélevés aux quatre coins de l’œuvre de J.R.R. Tolkien, d’en perturber la cohérence en mélangeant quelques feuilles de « l’Histoire de la Terre du Milieu » avec des éléments chronologiques tirés des appendices du « Seigneur des Anneaux ». Être adapté, c’est accepter d’être trahi, et Tolkien n’est plus là pour s’élever contre pareille injure faite à son œuvre. Mais on ne peut pas dire que le réalisateur se simplifie particulièrement la tâche en tentant d’assombrir le voyage picaresque et fabuleux de « Bilbo le Hobbit ». Lire la suite

Le HOBBIT : un voyage inattendu

Holm, sweet Holm

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« Farewell, dear Bilbo. Safe travels, darling Ian. »

Peter Jackson

Des abysses cosmiques traversés à bord du Nostromo à la grande saga du « Seigneur des Anneaux », tant d’univers ont été visités par Ian Holm, acteur magique à l’œil étincelant ! Beaucoup se souviendront de lui fumant la pipe à l’orée de son trou, dans un coin reculé de la Comté de Tolkien. Grâce à Peter Jackson, il était devenu Bilbo, « Le Hobbit » inventé par un universitaire, un vétéran de la Grande Guerre qui lui-même avait vécu « un voyage inattendu ». Mais déjà, dans cette seconde trilogie, il était un Bilbo fatigué, laissant à Martin Freeman le soin d’explorer pour lui la Terre du Milieu. Maintenant qu’à tout jamais il a fermé les yeux, il est plus que temps de refaire en son nom cet « unexpected journey ». Lire la suite

CONAN le BARBARE

Man of steel

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« L’épée qui tue le roi coupe les cordes qui maintiennent l’empire. »

Proverbe Aquilonien.

« Quand j’étais jeune, j’étais fasciné par ce monde-là, et j’ai consacré une grande partie de mes loisirs à l’étudier. Il me semble que nous pourrions y trouver des notions intéressantes, car je doute que nous ayons beaucoup gagné au christianisme. » Ainsi parlait John Milius, à propos de « Conan le Barbare ». Ce monde, c’est bien sûr celui du romancier Robert Howard qui créa dans les années 30 le personnage du Cimmérien, d’abord transposé sur script par Oliver Stone (qui d’ailleurs ne cessera de pomper à cette source pour irriguer quelques-unes de ses réalisations personnelles, « Alexandre » en tête) puis fermement repris en main par Milius. Celui-ci se l’approprie tant et si bien qu’il affirme avoir créé « un monde que je crois meilleur, plus intéressant et plus stimulant que le nôtre, un univers dont j’aimerais être le contemporain. » Lire la suite