Une affaire de famille

Nobody knows

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« Quand tout va bien, on suit son chemin sans trop penser à ceux qui vous accompagnent, mais quand tout va mal, quand on se sent dans une mauvaise voie, surtout quand on est vieux, c’est-à-dire sans foi dans le lendemain, on a besoin de s’appuyer sur ceux qui vous entourent et on est heureux de les trouver près de soi. »

Hector Malot, Sans Famille, 1878

« C’est l’histoire d’une famille, l’histoire d’un homme qui tente d’assumer son rôle de père et, plus encore, le récit initiatique d’un jeune garçon. »

Kore-eda Hirokazu

Être né quelque part pour celui qui y est né est toujours un hasard. Mais qui n’a pas rêvé un jour de pouvoir choisir ses parents ? Cette idée a sans doute traversé plusieurs fois l’esprit du réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda, lui qui grandit entre mère et sœurs, marqué par le souvenir d’un père régulièrement absent. Devenu cinéaste, il en fait « Une affaire de famille », thème récurrent qui traverse une œuvre reconnue, un fait de société qui devient même le titre d’un film couronné d’une Palme d’Or et gratifié d’un accueil critique très largement élogieux. Lire la suite

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The THIRD MURDER

L’aveu

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« Si blanc que soit ce champ,
si pur que soit un être,
nous agissons toujours comme dans l’obscurité :
à tâtons. Où se trouve la vérité ?
La neige tombe et tourbillonne. »

Livre des Nô, Steinilber-Oberlin et Kuni Matsuo, 1929.

La nuit. Misumi entraîne son patron sur les berges isolées du fleuve Tama, le frappe violemment à la tête avec une clef anglaise jusqu’à ce que mort s’ensuive. Puis, il brûle son corps à même le sol. Sur son visage se dessine la grimace d’un homme en colère. Sur sa joue, une éclaboussure de sang le marque du fer de la récidive. Les preuves sont là, sous nos yeux : « The Third Murder », et c’est la peine capitale que lui promet le réalisateur à la Palme d’Or, Hirokazu Kore-eda. Mais de l’assurance à la circonspection, il est un chemin qu’il nous invite à rebrousser. Lire la suite