L’Homme qui tua la peur

Devine qui vient de nous quitter…

« À travers ses rôles révolutionnaires et son talent singulier, Sidney Poitier incarne la dignité et la grâce, révélant le pouvoir des films pour nous rapprocher. Il a également ouvert les portes à une génération d’acteurs. »

Barack Obama

Il a choisi l’aube de cette nouvelle année pour briser ses chaînes, dans la chaleur de la nuit. Sidney Poitier ne viendra plus diner. Acteur oscarisé et militant au côté du pasteur King, « Esclave Libre » pour Raoul Walsh, il restera dans l’Histoire d’Hollywood comme un précurseur, l’icône qui éveilla les consciences d’acteurs tels que Denzel Washington, de cinéastes comme Spike Lee. Au tout début de sa carrière, il fut aussi « l’Homme qui tua la peur », un petit film tourné sur les quais par Martin Ritt, avec un jeune Cassavetes pour partenaire. Lire la suite

A BOUT PORTANT

Déjà mort

« A bout portant. Ça, je vous assure, ça caille le sang des amateurs de grand frisson. »

Lee Marvin, propos repris dans Marvin, the story of Lee Marvin, Donald Zec, 1978.

Au crépuscule de la vie, le temps est compté. Pour certains, résignés, il est vite épuisé et c’est toujours la mort à l’arrivée. Presque vingt ans après Siodmak, Don Siegel renvoie les « Killers » d’Hemingway au turbin pour une exécution « A bout portant ». Le réalisateur balaie les ténèbres germaniques de la première version, il chausse ses lunettes noires pour une adaptation au grand jour qui sent la poudre, la sueur et l’huile de moteur. Lire la suite