A BOUT PORTANT

Déjà mort

« A bout portant. Ça, je vous assure, ça caille le sang des amateurs de grand frisson. »

Lee Marvin, propos repris dans Marvin, the story of Lee Marvin, Donald Zec, 1978.

Au crépuscule de la vie, le temps est compté. Pour certains, résignés, il est vite épuisé et c’est toujours la mort à l’arrivée. Presque vingt ans après Siodmak, Don Siegel renvoie les « Killers » d’Hemingway au turbin pour une exécution « A bout portant ». Le réalisateur balaie les ténèbres germaniques de la première version, il chausse ses lunettes noires pour une adaptation au grand jour qui sent la poudre, la sueur et l’huile de moteur. Lire la suite