CAPTAIN AMERICA : Civil War

Cap ou pas Cap ?

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« Quelle que soit la cause de Captain America, je suis avec lui, car c’est la meilleure personne au cœur le plus pur sur toute la planète. »

Stan Lee

Jusqu’ici, on l’avait plutôt épargné. Il s’en était même plutôt bien sorti lors d’une deuxième salve impliquant « le soldat de l’hiver ». Mais voilà, « Captain America » est désormais rattrapé par le rouleau compresseur « Avengers », avalé dans une « Civil War » qui ne reconnaît plus les siens. Les frangins Joe et Anthony Russo avaient su choisir la voie de la guérilla dans les pas du super-soldat à peine décongelé, les voici désormais aux ordres des costumes cravates de la « maison aux idées », yes men obéissant au cahier des charges imposé par contrat. Lire la suite

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ANT-MAN et la GUEPE

Drôles de petites bêtes

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« Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
De cette vérité deux fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde. »

Jean de la Fontaine, Le lion et le rat, 1668

Ça commence à fourmiller de bestioles dans l’univers Marvel. Il y a trois ans, le grand public faisait connaissance avec, « Ant-man », le plus petit des Avengers imaginés par Stan Lee. Les lecteurs avertis de comics savaient déjà qu’à la fourmi bagarreuse s’associe forcément sa piquante compagne ailée pour former le duo que Peyton Reed met cette fois en scène : « Ant-man et la guêpe ». Lire la suite

AVENGERS : Infinity war

Mauvaises nouvelles des étoiles

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« Cependant, à d’innombrables années-lumière de là, aux marges de l’infini, une voix se fait entendre :
– ça va mal ! La Mort a un bien meilleur jeu que nous, Lord Chaos ! Nous devons lancer nos derniers atouts !
– Nous donneront-ils la victoire, Master Order ? Thanos n’a encore jamais eu un jeu aussi fort ! »

Jim Starlin, to duel a mad god, Marvel two-in-one annual #2, 23/08/1977.

Voilà dix ans maintenant que le Marvel Cinematic Universe a entamé sa grande saga, semant de film en film, de cycle en cycle, les petits et gros cailloux qui conduisent au grand ramdam débarquant sur les écrans : « Avengers : infinity war ». Première mi-temps d’un affrontement cataclysmique dont l’enjeu n’est ni plus ni moins que la survie de l’univers, il ne fallait pas moins de deux réalisateurs pour mettre en ordre de bataille cette monumentale fresque composite faite d’éléments épars. Reste à savoir qui de Anthony ou Joe Russo saura le mieux recoller les morceaux. Lire la suite

BLACK PANTHER

Le royaume du chat

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« Ces démêlés constants rendirent Chaka extrêmement adroit dans l’art de combattre le bâton à la main ; il savait parer les coups venant d’innombrables bâtons dirigés tous à la fois contre lui, et combattre tout en évitant le coup dirigé contre sa tête. Il y apprit aussi à courir très vite et à fuir avec une extrême vélocité. Il n’éprouvait dans ces luttes aucune peur quelconque, d’autant plus qu’il en avait maintenant l’habitude. Il sut courir sans perdre haleine, éviter les coups au moment voulu, se baisser et se courber à temps ou bondir de côté, sauter en l’air et revenir frapper à l’endroit sensible au bon moment. »

Thomas Mofolo, Chaka, 1925.

A l’approche des guerres infinies, le bestiaire Marvel s’agrandit. A l’occasion d’une fratricide confrontation, la maison aux idées en avait profité pour sortir de sa ménagerie ses toutes nouvelles prises : il y eut bien sûr d’abord la fameuse « araignée » qui fit le buzz sur la toile comme ailleurs, s’ajoutant à la « fourmi » qui se montrait tout à coup beaucoup plus grosse qu’elle n’en avait l’air. Et puis il y eut la « Black Panther », entité débauchée au cœur d’une brousse non répertoriée, félin monarque africain qui n’entendait suivre que son instinct pour châtier les assassins. La souris géante Disney s’est donc emparée du beau chat noir et a confié au réalisateur africain-américain Ryan Coogler le soin de le mettre en cage. Lire la suite

THOR : Ragnarok

L’Asgardien de la galaxie

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« The Yellow-hair Hammer-fighter, Hulk will smash you like a flea ! »

Stan Lee in The Mighty Thor # 385, novembre 1987.

Il y a quelques années, la réalisatrice Lexi Alexander (dont le principal titre de gloire s’intitule « Punisher : war zone ») déclarait : « Marvel est devenu l’équivalent de Coca-Cola pour le cinéma. C’est un goût unique, inimitable. On sait très bien que ce n’est pas révolutionnaire, et que ça n’est sûrement pas bon pour la santé. Mais tout le monde aime se faire un Coca de temps en temps. » Au diable le régime sans sucre, la Maison aux Idées assume son surpoids en frappant le gong fatidique du « Thor : Ragnarok » que s’est follement amusé en mettre en boîte (ou en canette) un fantasque Maori nommé Taika Waititi. Lire la suite

SPIDER-MAN : Homecoming

Les folles journées de Peter Parker

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Penny : Spider-man, get him Spider-man.

Sheldon : Amazing Spider-man, Ultimate Spider-man, Spectacular Spider-man, Marvel Adventures Spider-man, Spider-man 2099 ?

The Big Bang Theory, saison 2, épisode 20

L’arachnide domestique est décidément un animal bien difficile à écraser. Surgissant toujours au moment où l’on s’y attend le moins, il se faufile dans les recoins les plus inaccessibles. Et alors qu’on pense en être enfin débarrassé, il réapparaît un peu plus loin, toujours aussi fringant. Au cinéma, c’est un peu la même chose. Après avoir longtemps mariné dans les tiroirs obscurs d’Hollywood, l’homme-araignée a fini par tisser sa toile sur écran large et dans le cœur du grand public. Et après avoir fait ses mues dans un studio adoptif, le voici de retour au bercail pour un « Spider-Man : Homecoming » orchestré joyeusement par un dénommé Jon Watts. Lire la suite

The WOLVERINE : le combat de l’immortel

Nagasaki, mon amour

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« — Mais pourquoi tomberait-il dans un piège ?

— Ce n’est pas tout à fait cela. Cela a trait à la nature humaine, voilà tout. Au fond, les gens ne sont pas forts, mais faibles. Et la solitude n’est pas leur état naturel, surtout quand s’y ajoute le fait d’être entouré d’ennemis et cernés de sabres. »

Eiji Yoshikawa, La Pierre et le Sabre, 1935

On l’a d’abord cru définitivement grillé. Empoisonné par les lubies de producteurs peu scrupuleux puis enterré vivant par un Gavin Hood contemplant ses restes pourrissants dans la fosse commune des nanars super-héroïques. Mais tout lecteur de Marvel sait bien que « Wolverine » est indestructible, toujours debout pour mener « le combat de l’immortel ». Pour son retour en solo, Hugh Jackman s’était forgé un corps d’adamantium, preuve qu’à cette renaissance, il croyait dur comme le métal chromé qui recouvre son squelette. Il s’en remettait alors au bon vouloir d’un cinéaste digne de ce nom : James Mangold. Lire la suite