La PROMESSE de l’AUBE

Tout sur sa mère

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« Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. »

Romain Gary, La promesse de l’aube, 1960.

Romain Gary disait : « L’homme n’a qu’une vie mais il est fait pour la vivre au moins deux fois. » Il faudra donc pas moins de deux adaptations au cinéma de son roman « La promesse de l’aube » pour essayer de toucher du doigt le personnage tourmenté et suicidaire qui se cachait derrière l’homme de plume. Après Jules Dassin de son vivant, c’est le français Éric Barbier qui, à titre posthume, entend bien traduire sur écran large le récit picaresque de cet étonnant personnage qui fut toute sa vie convaincu qu’il devait tout à sa maman. Lire la suite

FRANTZ

 

Vivons heureux en attendant la mort

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Je suis venu te dire…
Le plus pur est celui dont il ne reste rien !
Pas un cri, pas un mot, pas un marbre peut-être !
Le plus pur est celui qui veut bien disparaître,
Sans rien dire de lui au grand public humain !

Maurice Rostand, Les Insomnies, 1923

« Qu’est-ce que vous faites chez moi ? » demandait Charlotte Rampling à Ludivine Sagnier dans « Swimming pool ». Chez François Ozon, il y a souvent un intrus « dans la maison ». D’une certaine manière, c’est un peu le cas avec « Frantz », librement inspiré du magnifique mélodrame d’Ernst Lubitsch « Broken Lullaby », lui-même adapté d’une pièce de Maurice Rostand dont il faut absolument taire le titre. François Ozon serait-il lui-même l’intrus du cinéma français ? Lire la suite