Mr MAJESTYK

Gros sur la pastèque

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« Marty. Y’know what we got here ? Motherfuckin’ Charlie Bronson. Mr. Majestyk. »

Gary Oldman in « True Romance », Tony Scott, 1993.

Il était une fois Charles Buchinsky, un type sorti de la mine, une ex-gueule noire comme on en trouve dans les romans d’Elmore Leonard. On ne l’a pas toujours croisé du bon côté de la loi sur les écrans, sans doute à cause de mauvaises fréquentations dans les wild bunch de « Vera Cruz » ou lorsqu’il se vit « Mitraillette Kelly », sans foi ni loi aux ordres de Roger Corman. Mais en devenant Bronson, il changea son fusil d’épaule, sortit l’harmonica vengeur, devint noble mercenaire au service de l’opprimé avant de se rédimer en salopard germanophone au sein de la « Dirty Dozen ». A l’orée des seventies, en cette période post-hippie entachée par le Vietnam, il lui fallait sortir du rang, devenir loup solitaire, gardien d’un ordre défendu par quelque inspecteur acrimonieux. Avant même qu’il ne songe à jouer les vigilantes urbains dans un fameux film de Mike Winner, le producteur Walter Mirisch lui proposa, au pied levé, d’être celui qui remplacerait Steve McQueen à l’affiche de son nouveau film. C’est ainsi que Bronson accepta de devenir « Mr. Majestyk », sous la direction de l’excellent Richard Fleischer. Lire la suite