DRIVE

Scorpio rising

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Un journaliste de Libération, Olivier Séguret, trouvait quelque chose de « Cronenbergien » dans « Drive » de Nicolas Winding Refn, notamment « dans son maniement de la violence ». Il y a un peu de ça et bien d’autres choses dans les replis de ce film séduisant, appliqué, et plutôt classieux. Lire la suite

La La Land

 

Les mélodies du bonheur

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« Pourquoi je filme ? parce que j’aime ça, parce ça bouge, parce que ça vit, parce que ça pleure, parce que ça rit… »

Jacques Demy

A en croire Damien Chazelle, sur les ponts embouteillés de La Cité des Anges, on y danse, on y danse. A la faveur d’un bouchon monstre, chacun sort de sa coquille de métal, le brouhaha des autoradios s’assemble en un phénoménal orchestre de ballet pour automobilistes qui se sentent monter des fourmis dans les jambes. Au milieu de toutes ces robes chamarrées, parmi ces danseurs de toutes les couleurs, la caméra voltige, élargit son horizon en scope, prend de la hauteur pour profiter de la vue. Elle serpente entre les voitures immobilisées puis se dérobe à la foule pour dévoiler un gang de percussionnistes clandestins planqué à l’arrière d’un camion. Ce n’est même plus un big band, c’est un big bazar, on se croirait revenu des années en arrière sur le pont transbordeur qui emportait les forains jusque dans les bras des « Demoiselles de Rochefort ». Toujours associé à Justin Hurwitz, son camarade de partitions qui voit cette fois la vie en Legrand, Chazelle injecte une dose de musicals du temps de l’âge d’or afin de nous souhaiter un splendide welcome to L.A. ? non, welcome to « La La Land », et ça fait bien longtemps que la « City of Light never shined so brightly ». Lire la suite