GHOST in the SHELL (2017)

Lost in science-fiction

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« L’intelligence c’est la liberté intérieure. »

Stanislav Lem, Le congrès de futurologie, 1971

Scarlett Johansson doit être une écorchée vive. Après s’être livrée « Under the skin » à une fascinante réflexion sur l’altérité menée par Jonathan Glazer, s’être suspendue en « Her » à la corde vocale synthétique du splendide film de Spike Jonze, elle accepte de devenir le pantin de la section 9 pour la version live de « Ghost in the Shell » signée Rupert Sanders. Lire la suite

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UNDER THE SKIN

 

Star woman

under the skin

Scarlett Johansson est une actrice majeure. Sa carrière est depuis bien longtemps placée sur l’orbite des plus grandes stars de cinéma : à la fois grande interprète capable de jouer dans à peu près tous les films, à la fois sex-symbol qui affole les paparazzis et fait reluire le papier glacé. « Toujours plus inhumaine, loin des hommes et près de Dieu, à la fois éthérée et hyper-incarnée, elle est devenue le fantasme contemporain ultime, la “chose” la plus fascinante qu’on puisse voir (ou entendre) aujourd’hui dans une salle de cinéma. » écrit même Jacky Goldberg dans les Inrocks. Maintenant qu’elle a porté son image à son firmament, il lui fallait la déconstruire, la malmener, la triturer, la déformer voire, la soustraire. Tandis que la Marvel et Luc Besson continuent conjointement d’articuler en tous sens et en pure perte sa plastique marionnette, elle fait le choix de léguer son corps à deux inventeurs de formes, deux orfèvres du vidéo-clip, futuristes à leur manière, fossoyeurs à l’occasion. Le premier, Spike Jonze, ne retiendra d’elle que la voix, émanation sensible et vibrante de l’actrice qui la rendait si incroyablement présente dans « Her ». Au britannique Jonathan Glazer, elle confie son corps afin qu’il aille vérifier « under the skin » qu’il ne reste rien d’elle après son passage. Lire la suite