CAPTAIN AMERICA : Civil War

Cap ou pas Cap ?

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« Quelle que soit la cause de Captain America, je suis avec lui, car c’est la meilleure personne au cœur le plus pur sur toute la planète. »

Stan Lee

Jusqu’ici, on l’avait plutôt épargné. Il s’en était même plutôt bien sorti lors d’une deuxième salve impliquant « le soldat de l’hiver ». Mais voilà, « Captain America » est désormais rattrapé par le rouleau compresseur « Avengers », avalé dans une « Civil War » qui ne reconnaît plus les siens. Les frangins Joe et Anthony Russo avaient su choisir la voie de la guérilla dans les pas du super-soldat à peine décongelé, les voici désormais aux ordres des costumes cravates de la « maison aux idées », yes men obéissant au cahier des charges imposé par contrat. Lire la suite

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AVENGERS : Infinity war

Mauvaises nouvelles des étoiles

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« Cependant, à d’innombrables années-lumière de là, aux marges de l’infini, une voix se fait entendre :
– ça va mal ! La Mort a un bien meilleur jeu que nous, Lord Chaos ! Nous devons lancer nos derniers atouts !
– Nous donneront-ils la victoire, Master Order ? Thanos n’a encore jamais eu un jeu aussi fort ! »

Jim Starlin, to duel a mad god, Marvel two-in-one annual #2, 23/08/1977.

Voilà dix ans maintenant que le Marvel Cinematic Universe a entamé sa grande saga, semant de film en film, de cycle en cycle, les petits et gros cailloux qui conduisent au grand ramdam débarquant sur les écrans : « Avengers : infinity war ». Première mi-temps d’un affrontement cataclysmique dont l’enjeu n’est ni plus ni moins que la survie de l’univers, il ne fallait pas moins de deux réalisateurs pour mettre en ordre de bataille cette monumentale fresque composite faite d’éléments épars. Reste à savoir qui de Anthony ou Joe Russo saura le mieux recoller les morceaux. Lire la suite

GHOST in the SHELL (2017)

Lost in science-fiction

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« L’intelligence c’est la liberté intérieure. »

Stanislav Lem, Le congrès de futurologie, 1971

Scarlett Johansson doit être une écorchée vive. Après s’être livrée « Under the skin » à une fascinante réflexion sur l’altérité menée par Jonathan Glazer, s’être suspendue en « Her » à la corde vocale synthétique du splendide film de Spike Jonze, elle accepte de devenir le pantin de la section 9 pour la version live de « Ghost in the Shell » signée Rupert Sanders. Lire la suite

UNDER THE SKIN

 

Star woman

under the skin

Scarlett Johansson est une actrice majeure. Sa carrière est depuis bien longtemps placée sur l’orbite des plus grandes stars de cinéma : à la fois grande interprète capable de jouer dans à peu près tous les films, à la fois sex-symbol qui affole les paparazzis et fait reluire le papier glacé. « Toujours plus inhumaine, loin des hommes et près de Dieu, à la fois éthérée et hyper-incarnée, elle est devenue le fantasme contemporain ultime, la “chose” la plus fascinante qu’on puisse voir (ou entendre) aujourd’hui dans une salle de cinéma. » écrit même Jacky Goldberg dans les Inrocks. Maintenant qu’elle a porté son image à son firmament, il lui fallait la déconstruire, la malmener, la triturer, la déformer voire, la soustraire. Tandis que la Marvel et Luc Besson continuent conjointement d’articuler en tous sens et en pure perte sa plastique marionnette, elle fait le choix de léguer son corps à deux inventeurs de formes, deux orfèvres du vidéo-clip, futuristes à leur manière, fossoyeurs à l’occasion. Le premier, Spike Jonze, ne retiendra d’elle que la voix, émanation sensible et vibrante de l’actrice qui la rendait si incroyablement présente dans « Her ». Au britannique Jonathan Glazer, elle confie son corps afin qu’il aille vérifier « under the skin » qu’il ne reste rien d’elle après son passage. Lire la suite