La PORTE du DIABLE

La plume brisée

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« Laissez-moi être un homme libre – libre de voyager, libre de m’arrêter, libre de travailler, libre de faire du commerce, libre de choisir mes maîtres, libre de suivre la religion de mes pères, libre de penser, de parler et d’agir en mon nom – et j’obéirai à toutes les lois. »

Plaidoyer du Chef Joseph au Congrès en 1879.

« Nous ne devrons jamais oublier… » Cette dernière phrase prononcée par Paula Raymond, petite étoile éphémère de la Metro-Goldwyn-Mayer échouée à « La porte du Diable » d’Anthony Mann, vient enfoncer le clou d’un grand film malheureusement tombé aux oubliettes. Il a le malheur de sortir la même année que « la flèche brisée » de Delmer Daves, film entré dans les annales pour être le premier à défendre haut en couleur la cause indienne. Le destin tragique du Shoshone Lance Brisée sera pourtant une des interprétations majeures de Robert Taylor, devenant pour la bonne cause un Indien aux yeux clairs mais à la tunique bleue foncée. Lire la suite

Dans les griffes du VAMPIRE

Vampire, vous avez dit vampire ?

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Un cavalier surgit hors de la nuit, mais celui qui court vers d’inquiétantes aventures n’est pas le rusé Zorro. Pourtant vêtu de noir comme l’ibère renard, et comme lui Californien de souche, il signe son nom à la pointe de ses canines, dans le cou de ses jeunes et belles victimes. Edward Dein (et sa femme Mildred comme nocturne complice à l’écriture) s’autorise toutes les audaces « Dans les griffes du vampire » en injectant une dose de gothique fantastique dans un contexte de western aux motifs tout ce qu’il y a de plus classiques. Lire la suite

COWBOY Bebop

Dandy cool

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On l’imagine plutôt chevauchant sur les grandes plaines ou à flanc de canyon. Le chapeau vissé sur une chevelure transpirante, il remonterait la rue poussiéreuse d’une ville pionnière, le cliquetis de ses éperons se confondant avec celui du percuteur de son colt à l’entrée du saloon où l’attendent un verre de tord-boyau et quelques autochtones patibulaires accoudés au zinc. Mais ce ne sont que trois vieux schnock qui devisent en Japonais à l’arrivée du « Cowboy Bebop » dessiné et animé par Shin’ichiro Watanabe. Le réalisateur s’est emparé de tous les clichés du Far-West, vieux sage Indien et feux à volonté, pour mieux les propulser sur sa drôle de planète. Lire la suite