OPEN RANGE

Champ libre

« Les Anglais ont Shakespear ; les Français, Molière. En Argentine, ils ont Borges, mais le western est à nous. »

Robert Duvall (5.01.1931 – 15.02.2026)

En voyant Boss Spearman ramener à lui seul les chevaux du convoi dispersés par l’orage, Mose Harrison et Charley Waite auront ces mots : « Boss est un sacré cow-boy. » et l’autre de compléter : « Yep, on n’en fait plus des comme lui. » Ces répliques prononcées respectivement par Abraham Benrubi et Kevin Costner dans « Open Range » auront assurément fait plaisir à Robert Duvall. Le réalisateur confesse d’ailleurs qu’il n’aurait jamais fait le film sans lui. Lire la suite

La POURSUITE IMPITOYABLE

fièvre du samedi soir

« Les personnages ne m’intéressent pas s’ils ne vivent pas une expérience, s’ils ne vivent pas une métamorphose et s’ils ne permettent pas au public d’avoir le sentiment qu’il a appris quelque chose et que cela aurait pu lui arriver. »

Robert Redford, entretien avec Michel Ciment, 1976.

En septembre 2010, disparaissait le cinéaste Arthur Penn, auteur du « Gaucher », de « Bonnie & Clyde », de « Little Big Man ». Il était âgé de 88 ans. Quinze ans plus tard, le même mois, Robert Redford le rejoignait à l’âge de 89 ans. Le décès d’un grand artiste est toujours une bien mauvaise raison de se replonger dans son œuvre, fut-ce même par nostalgie. Mais c’est pour cette bien mauvaise raison qu’il faut absolument revoir « La poursuite impitoyable » d’Arthur Penn, film ô combien marquant, un portrait d’une Amérique qui résonne avec l’actualité. Lire la suite

BULLITT

Lalo et Steve

« J’ai eu beaucoup de succès avec « Bullitt » et « l’Inspecteur Harry », si bien que j’ai commencé à être catalogué comme compositeur « d’action urbaine ». Combien de poursuites j’ai pu écrire ! Je me sens responsable de la démolition de tellement de voitures. Certaines nuits, je ne peux pas en dormir… »

Lalo Schifrin (1932 – 2025)

Si l’on évoque des titres comme « Trois milliards d’un coup », ou bien « Les quatre malfrats », « Les grands fonds » ou même « les copains d’Eddie Coyle », pas sûr qu’il y ait grand monde pour lever un sourcil. Et à l’énoncé du nom de leur réalisateur Peter Yates, cela ne devrait pas susciter beaucoup plus de réactions. Mais si on dit « Bullitt », alors là, la référence fuse immédiatement : Steve MacQueen, la poursuite en voiture (« le premier hallali motorisé de l’histoire du cinéma » écrivait le critique Jean-Louis Bory), et puis juste derrière, assurément, la musique signée Lalo Schifrin. Lire la suite