La fête est finie

Loin du Paradis

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« C’est la fête de trop !
Moi je l’ai faite, défaite et ça jusqu’au fiasco, c’est la fête de trop !
Regarde je luis de paillettes et me réduis au KO »

Eddy De Pretto, Cure, 2018

Deux filles dans la mouise, camées à zéro, rien que de très ordinaire dans le paysage cinématographique. Marie Garel-Weiss en fait une histoire personnelle à l’occasion de son premier film, et déclare que pour elles « la fête est finie ». Voyons voir si ce requiem pour deux jeunes filles peut faire partie des meilleurs films avec des héros jeunes ou des meilleurs films avec des héroïnes. Lire la suite

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Call me by your name

Partenaires particuliers

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« Ah ! s’il m’était donné, Juventius, de baiser sans cesse tes yeux si doux,
Trois cent mille baisers ne pourraient assouvir mon amour ;
Que dis-je ? fussent-ils plus nombreux que les épis mûrs de la moisson,
Ce serait encore trop peu de baisers. »

Catulle, Ier siècle avant JC

Un été 83, le cœur de Buñuel vient de lâcher non sans avoir exploré « cet obscur objet du désir ». Trente-cinq ans plus tard, le Sicilien Luca Guadagnino entend en prolonger l’éveil des sens en plaçant l’intrigue de « Call me by your name » cette même année si riche en souvenirs. Lire la suite

INSIDE LLEWYN DAVIS

No direction home

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« He was a friend of mine
He was a friend of mine
Never had no money
To pay for his fine
He was a friend of mine »    Traditionnel

Dans l’effervescence du prix remporté par « La vie d’Adèle » à Cannes en 2013, on en aurait presque oublié le Grand Prix du Jury décerné aux familiers du festival : Joel et Ethan Coen. Après leur adaptation à succès du « True Grit » de Charles Portis, les frangins repartaient dans une autre direction, plus intime, plus sépulcrale aussi. On les retrouvait « Inside Llewyn Davis », sur les traces d’un chanteur folk emporté dans une sorte de spirale infernale. Lire la suite

PHANTOM THREAD

Fil d’art

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« Une femme n’a pas besoin d’être parfaite ou même belle pour porter mes robes, la robe le fera pour elle. »

Cristóbal Balenciaga

Il a « la grâce naturelle du génie qui s’ignore », écrivait Marine Landrot, journaliste à Télérama. Le propos concernait Daniel Day-Lewis qui a bien des talents en effet. Mais il pourrait tout autant s’appliquer à l’art cinématographique de Paul Thomas Anderson qui a brodé son « Phantom Thread » aux mensurations de son magnifique acteur. Lire la suite