BLADE RUNNER 2049

Total Recall

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« Si les androïdes étaient restés inférieurs, comme les anciens Q-40 fabriqués par Derrain & Cie, il n’y aurait aucun problème et on se passerait de mes talents. »

Philip K. Dick, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, 1968.

« C’est Dick qu’on assassine ! » Le coup de gueule Métal Hurlant poussé par Philippe Manœuvre à la sortie du « Blade Runner » de Ridley Scott venait du cœur du fan de l’auteur. Peu à peu, la trahison s’est muée en indifférence polie avant de susciter un intérêt croissant allant jusqu’à devenir culte pour certains. Depuis, l’écho  de cette indignation s’est perdue dans le vaste temple des adorateurs de SF. Le film de Ridley Scott compte désormais davantage d’admirateurs transis que de contempteurs bougons au point de faire oublier le four dans lequel la Warner se fourvoya à l’époque, au point d’en fomenter une séquelle que d’aucuns espèrent sans doute plus lucrative. Le Canadien Denis Villeneuve sera alors celui qui, sous le haut parrainage de Ridley Scott et hors des diktats d’Hollywood, reprendra la chasse aux Réplicants en devenant l’artisan de « Blade Runner 2049 ». Le temps est venu de voir et de savoir de quel métal est forgée cette suite tardive. En d’autres termes, comme le dirait un Nexus-6 en fin de vie à l’adresse de son poursuivant : « Show me what you are made of ».

Philip K. Dick avait dépeint dans sa nouvelle un monde pollué à outrance, dont l’air était « chargé de particules radioactives qui le rendaient grisâtre et masquaient le soleil ». Plutôt que la ténébreuse mégalopole chandlerienne du film de Scott, cosmopolite et surpeuplée, Villeneuve choisit de s’approcher au plus près de ce pays en phase dépopulation décrit par l’auteur, une planète post-blackout, qui se désertifie au rythme des convois migratoires vers les « off-worlds ». Les grandes orgues cristallines de Vangelis ont laissé place aux synthétiseurs trempés dans l’acide d’Hans Zimmer ; ils se mettent à vrombir à mesure que se dévoilent les paysages blafards d’un monde climatiquement bouleversé. Celui-ci se partage entre pluie incessante et neige vaporeuse se déversant sur un gigantisme urbain aux prétentions pharaoniques sur lequel règne un potentat industriel nommé Wallace (Jared Leto en Tirésias faussement shakespearien, parfaitement grandiloquent). Le paysage contraste avec l’indigence de la périphérie où se terrent les derniers rebuts d’humanité et où ira se perdre quelque éleveur de larves protéinées à l’identité suspecte.

C’est en rendant une visite inopinée à ce dernier que l’on fera connaissance avec le Blade Runner nouvelle formule, un Ryan Gosling en mode Nexus de neuvième génération, investigateur modèle aux yeux de sa supérieure interprétée par une Robin Wright toujours très digne mais à la partition trop secondaire. Driver solitaire aux épanchements émotionnels plus minimalistes que jamais, l’acteur se fond parfaitement dans le long manteau de ce cow-boy synthétique avec lequel le script (repris en main par le vétéran Hampton Fancher) propose de créer un lien d’empathie. Pour ce faire, il l’extrait de son ascèse érémitique en le dotant de sentiments pour sa ravissante OS domestique baptisée Joi (sorte de cousine de « Her » confiée à Ana de Armas) et en sonde la mémoire programmée afin d’y dénicher quelques pistes énigmatiques à explorer.

Il se trouve que des Réplicants renégats courent toujours, conservant à la section des Blade Runners sa raison d’être. La découverte d’un secret dissimulé entre les racines d’un arbre mort par le docile androïde va ouvrir la boîte de Pandore d’une nouvelle forme de Nexus, et accessoirement réchauffer la piste éteinte qui conduit à ce cher Rick Deckard (toujours confié à la trogne renfrognée d’Harrison Ford), la légende et son chien dont on se demande encore s’ils rêvent tous les deux de moutons électriques. S’ajoute un petit cheval de bois en guise de « Rosebud » sauvé des braises et Villeneuve de jouer avec la mémoire, de raviver le charme factice des origines, de triturer la matière nostalgique aux relents surannés par le truchement de multiples évocations (ces hologrammes de chanteurs disparus), pour mieux aboutir à des retrouvailles inattendues avec un vieux modèle parfaitement remis à neuf.

La démarche se pare d’une évidente élégance teintée de déférence à l’œuvre source, mais dès lors qu’il se décide finalement à expédier l’agent K à la rencontre de son prédécesseur, devenu le temps d’une séquence un Stalker arpentant la zone interdite, le réalisateur, apparemment conscient de l’argutie du procédé, ne semble pas mettre beaucoup d’allant dans le régime de l’action qu’exige soudain le script. S’ajoute en sus un affrontement final frisant le grotesque avec une batave à la botte du tyran industriel, passage obligé qui succède à de longues heures d’enquête fastidieuse aux atours minimalistes. Plus intéressante est la rencontre avec une faiseuse de souvenirs mensongers recluse dans une bulle protectrice, ou encore la synchronisation d’une intelligence holographique avec un être incarné qui entérine le pacte amoureux unissant deux âmes artificielles. S’engage à travers ces deux séquences (et quelques autres) une intéressante remise en question de l’éventualité existentielle, proposition éminemment dickienne qui consiste à considérer que par le mensonge on peut accéder à la vérité.

S’il brille par sa beauté formelle (qui doit beaucoup une fois de plus au talent incommensurable de Roger Deakins), par son climat âpre et asphyxiant caractéristique des œuvres du réalisateur, « Blade Runner 2049 » passe néanmoins derrière les méditations métaphysiques du « Ghost in the Shell » façon Mamoru Oshii qui, s’appuyant largement sur le visuel du film de Ridley Scott, avait déjà su élargir la problématique initiale. Apportant son savoir-faire au moulin de la réflexion entamée trente-cinq ans plus tôt, Denis Villeneuve parvient néanmoins à faire dialoguer son film avec les débris de son prédécesseur, à prolonger une thématique à l’obsolescence pas encore programmée.

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37 réflexions sur “BLADE RUNNER 2049

  1. Ce film est beau, mélancolique, lancinant et s’installe durablement dans mon ADN cinéphile. Et revoir, dans la foulée le Blade inaugural… c’était magique :
    « j’ai vu taaaaaant de choses que vous humains… ». J’en frissonne encore. Rutger forever !!!

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      • Hélas faible fille que je suis, la nationalité des charmeurs est sans effet sur moi.
        Quand c’est charmant je succombe, d’un pôle à l’autre.
        Quoique je serai toujours plus sensible à un charmant au poil et au regard clairs qu’à un brun aux yeux noirs (trop de poils anéantit le charme).
        Cela dit « charme » est un faible mot pour évoquer l’effet renversant de Rutger et de sa tirade qui me fait entrevoir les portes de Tanhauser ou chevaucher Orion.
        Ces précisions indispensables étant faites je ne savais pas que la kung-fu-euse était batave. Le personnage et l’interprétaion de la sauvage sont le maillon faible du film d’ailleurs.
        Et c’est quoi cette baston aquatique O-O ???
        Je trouve aussi dommage que la faiseuse de rêves manque tellement de charisme et de fragilité… comme dit le poète « le charme ça c’est vraiment tout ! »
        Et « la » rencontre est un peu ratée/bâclée. Je trouve que parfois les réalisateurs ont le devoir de sortir les violons. Évidemment elle ne sait qui elle s’apprête à rencontrer (« oh, un visiteur ! »), mais Villeneuve aurait pu lui trouver une autre réplique que « bougez pas j’arrive, j’ai un truc sur l’feu »… alors que Deckard est tout vibrant d’amour.
        Je sais pas moi, mais on balance le concerto n°1 de Rachmaninov quand on tient une telle scène avec un Harrisson/Han/Indiana/Rick qui chiale pour la 1ere fois de sa carrière.
        Et dernière chose j’ai trouvé dommage que le Rosebud Licorne en papier se transforme en cheval de bois.
        Non mais.
        Il croyait qu’on ne renverrait pas le premier épisode le Denis ?
        Allez hop décidément ce film est à refaire. 🙂

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          • Mais le piano, c’est aussi un instrument à cordes 😉

            En effet, lors de la scène de catch aquatique le film prend un peu l’eau. Par contre j’aime bien la séquence sous bulle. Discrètement placée, avec ou sans envolée larmoyante derrière, elle me plaît.

            Sylvia Hoeks qui joue Luv serait née à Maarheeze dans le Brabant-Septentrional, à en croire les infos wikipédiennes qui, comme le monde qui nous entoure nous dirait monsieur Dick, ne sont pas toujours d’une fiabilité redoutable.

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  2. Hors des « diktats d’Hollywood », c’est pas si sûr. Il suffit d’aller fouiner sur les raisons du départ du compositeur Johann Johannsson. Tout est tu… mais on se doute que l’auteur qui devait bien faire confiance à son compositeur (vu qu’ils ont travaillé ensemble sur d’autres films et qu’il le rappelle sur sa version de Blade runner) n’a pu faire tout à fait ce qu’il voulait. J’ai cru lire aussi que le final n’est pas tout à fait la vision première souhaitée par Villenveuve… Et je crois davantage à de petits différents avec les studios plutôt qu’avec Scott, dont on ne sait pour l’instant la réelle implication.

    Je suis content de lire que tu as pu voir, par transparence, dans l’officier K, le cowboy solitaire. Car, tu l’as lu, pour moi la réussite du film, ou du moins sa grande originalit, tient dans sa forme, une sorte de post- western.

    Par ailleurs, j’apprécie de retrouver dans ton article, les meilleurs souvenirs, du citoyen Kane devenu agent K à d’autres entités, Her ou Ghost ou bien les deux. Souvenirs communs ou… implantés ? De quoi remettre en question notre nature ?

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    • Ou bien le fondement de notre existence même ? comme le suggérerait Rick Descartes… 😉

      Hollywood est en embuscade c’est vrai, surtout avec un budget aussi conséquent. Saluons tout de même la forme contemplative, loin des standards des films SF à gros budget et qui ne garantit pas retour sur investissement. Certes la musique a été partiellement confisquée (je suis sans doute un des rares à ne pas m’en plaindre), certes on devine ici et là des passages obligés sur lesquels planent les ombres des décideurs en cravate, mais Villeneuve comme Nolan semble avoir désormais les coudées franches pour oser le « gros film » qui fait confiance à l’intelligence du spectateur.

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      • Mais je ne me plains pas beaucoup non plus de Zimmer que j’aime bien par ailleurs. A réécouter la bande musicale à part, une mélodie ou deux bien réelles accrochent ma sensibilité, directement en lien toutefois avec la bande originale de 1982. Zimmer et Benjamin Wallfisch puisqu’ils sont deux crédités, alourdissent davantage l’ambiance (seulement par le son, plus sombre, plus pesante -les basses expliquant facilement l’impression). Sur la durée du film, la musique m’a paru cependant bien accompagnée l’ensemble.

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        • Zimmer aime jouer sur les vibrations, les variations d’intensité (comme celles qui accompagnaient les rescapés de « Dunkirk »), ajoute ici et là quelques notes westerniennes à son Armageddon sonore. Manque effectivement un thème pareil à celui qui accompagne le souvenir du film de Scott.

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  3. Ouaip, je partage largement tout ce que tu as écrit, mon bon Prince. Y compris dans les commentaires et cette conviction que Villeneuve a désormais une liberté plus complète que bien d’autres pour faire ce qu’il veut à Hollywood.

    Ce nouveau Blade Runner prend son temps et il m’en a fallu pour qu’il me plaise vraiment. Les superbes images m’ont permis de rester accroché à une histoire objectivement plus complexe que je ne l’avais imaginé avant de la découvrir.

    Quelle vision du futur ! Ce que j’aime, dans cette saga, c’est qu’elle est censée se dérouler dans des lieux que nous connaissons, après une rapide évolution vers le chaos pollué. Ce n’est pas seulement pour ce qu’elle dit de l’homme que je qualifierais ce long-métrage d’oeuvre d’anticipation. Et c’est dans le non-dit que résident peut-être les choses les plus effrayantes…

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    • Passé l’effet subjuguant des images, il faut en effet lutter contre le rythme indolent imposé par le montage et l’enchaînement des séquences. La mise en scène de Villeneuve se laisse d’autant mieux admirer, tant par la précision de ses cadrages et mouvements d’optique que par sa faculté à capter dans le regard et la posture de ses comédiens ce qu’il faut d’information pour combler les non-dits des dialogues. C’est peut-être en effet dans ces interstices que se cachent les qualités profondes de ce film, celles qui lui procureront peut-être une longévité pareille à celle de son modèle et prédécesseur.

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  4. Bonjour princecranoir, c’est vrai que le rythme est lent mais ce ce qui fait la force du film. Le spectateur a le temps de s’immerger dans ce monde dans lequel je ne voudrais pas vivre. Je ne le compare pas à Blade Runner (1). C’est autre chose. Le seul bémol que je ferai, c’est Jared Leto et son personnage grandiloquent. C’est presque grotesque. Tout le reste est très bien. Bonne après-midi et merci pour ce billet.

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    • Merci de ta participation Dasola. Il est vrai que son interprétation du dandy aveugle et mégalo Wallace n’est pas un modèle de sobriété. Néanmoins, il ne me l’a pas rendu spécialement irritable, juste un peu creux et verbeux dans sa partition. J’ai tiqué davantage sur le combat final. Ceci dit, tu as raison, le rythme est facteur indispensable de l’ambiance générale. Bonne soirée.

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  5. J’ai lu la critique de Manoeuvre dont tu parles qui était d’une crétinerie sans nom et d’une beaufitude d’un autre âge (il se réjouit d’y casser le nez de sa copine si ma mémoire est bonne). D’accord avec toi pour dire que Villeneuve se rapproche du spleen triste du récit de Dick. Je trouve qu’il s’émancipe assez bien aussi du Blade Runner d’origine pour faire un film qui traite de ses thèmes habituels (la quête de ses origines doublée d’une angoisse existentielle). La relation entre K et Joi est ce qu’il y a de mieux. Bref, c’est pas mal du tout, alors que je n’en attendais vraiment pas grand chose – dommage que la fin s’encombre de pistes narratives inutiles (le messianisme) et que la partie Wallace/femme répliquante soit si peu inspirée. Et il faut se boucher les oreilles quand les infra-basses sans inspiration de Zimmer font vibrer l’atmosphère.

    PS : Le livre de Dick est un roman (250 pages en poche) et non une nouvelle. 😉 Je ne sais pas d’où vient cette affirmation que l’on retrouve dans plusieurs textes. Un des meilleurs romans de Dick même.

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        • Désolé, j’ai pas de pages sur ma version Kindle, je me rends pas compte 😉

          Pas lu la critique de Manœuvre, je ne connais que ce titre rageur qui barrait je crois la couverture du magazine. Ceci dit, il semble que d’autres plumes n’aient pas été très tendres avec le film de Scott à sa sortie : Jean-Louis Cros dans « la saison cinématographique » qui pointait un contresens dans la forme du film qui s’oppose au simulacre dénoncé par Dick dans le livre. Reproche qui vaudrait tout autant pour le film de Villeneuve.

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  6. Oui, il y avait eu beaucoup de critiques très mitigées de manière générale. Cela dit, je comprends qu’un amateur du roman de Dick ne trouve pas son compte dans le film de Scott. Les deux sont vraiment très différents.
    PS : une preuve de plus de la supériorité des vrais livres sur les kindle et autres liseuses. 😀

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  7. Après avoir revu la version de 1982, il me semble que cette suite est à la hauteur des attentes et s’inscrit parfaitement dans la veine du film original. On est d’accord sur le fait que c’est tant mieux si Ridley Scott n’a pas réalisé le film…

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  8. Une séquelle redoutée et pourtant excellente. Je ne jouerais pas au jeu du qui est mieux que l’autre. 2049 est en attendant une oeuvre complémentaire à son aîné, ne jouant pas de la nostalgie et allant dans d’autres directions fascinantes autour de l’intelligence artificielle. Quitte à parfois faire mieux que des films récents sur une même idée. Gosling est parfait dans son rôle, Ford s’en sort bien, Leto est à la ramasse mais les révélations du film sont les deux actrices principales du film. D’un côté l’envoûtante Ana de Armas, de l’autre la glaciale Sylvia Hoeks. Visuellement, c’est un des plus beaux blockbusters des 2010’s et il y a fort à parier qu’il vieillisse aussi bien que son aîné.

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    • Cela ne m’étonne qu’à moitié. Le récit engourdi par la froideur de la mise en scène, et puis sans doute quelques espérances erronées ou idées préconçues qui ont éloigné les puristes n’auront pas aidé.
      Le film de Villeneuve gagnera peut-être au fil du temps l’estime qu’il mérite pourtant.

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  9. Puis surtout c’est la suite d’un film qui a lui même été un échec commercial à sa sortie. Malgré son statut culte aujourd’hui, cela ne m’étonne pas que sa suite ne fonctionne pas. Après il a fait quand même 224 millions de dollars pour un budget de 150. Certes ce n’est pas monumental, mais ça sauve un peu les meubles.

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      • Après je ne crois pas que Villeneuve voulait faire des suites. Mais Ridley Scott y avait songé ce dont je ne vois absolument pas l’intérêt. Déjà que je ne sais pas comment la Fox veut financer un autre Alien après la plantade d’Alien Covenant (ou quand tu fais la moitié des recettes du précédent film avec moins de budget…).

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          • Cela reste quand même le réalisateur qui est responsable du film et cela s’en ressent pleinement. Le film ayant quand même une aura critique certaine, Villeneuve peut toujours postuler sur des projets lourds. Comme une adaptation de Dune pour Legendary.
            Par contre pour Alien, je pense que s’il y en a un autre, ce sera le dernier et en plus il risque de ne pas être très rentable encore une fois. Je ne comprends pas comment tu peux dire même à un réal qui a fait ses preuves sur une franchise qu’il peut continuer un truc qui ne marche pas. La prochaine fois il va le faire pour 70 millions et il en rapportera 150. Je caricature mais on est clairement dans ce cas de figure. Cela n’a aucun sens.

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            • Ah mais je ne conteste pas l’apport de Villeneuve sur le film, d’autant plus qu’il l’emporte dans une direction différente du précédent film. C’est sûr que ça lui donne du crédit pour le projet « Dune » qui traîne derrière lui une histoire complexe et chaotique, entre rendez-vous cinématographique manqué (Jodo), adaptation bancale (Lynch) et une mini-série paraît-il fidèle mais qui manque certainement d’ampleur. L’édifice filmique qui hissera le monument littéraire d’Herbert à sa juste place reste à faire. ce n’est pas un mince fardeau que Villeneuve entreprend de porter sur ses épaules de réalisateur.

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  10. Je n’ai vraiment pas boudé mon plaisir sur ce film tant la réussite d’un tel projet (en gros la suite d’un chef-d’oeuvre) paraissait hautement improbable. Il me semble que David Bowie devait initialement interprété Wallace. Dommage.

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    • Et je te comprends car sur bien des plans le film de Villeneuve fait honneur à son prédécesseur.
      J’avais moi-aussi vu passer cette info à propos de notre regretté Starman qui aurait pu incarner un Wallace très Space Oddity ! 🙂

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