Star Wars : l’ASCENSION de SKYWALKER

Quo Vador ?

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« Ce que j’aimais dans Star Wars quand j’étais gamin, c’était les héros improbables : tu n’es rien, insignifiant, tu pars dans l’espace et tu découvres que tu vaux quelque chose, tu rencontres d’autres personnages, des amis loyaux, une nouvelle famille,… »

Jeffrey Jacob Abrams, in Première n°502, décembre 2019.

« Ceux qui errent ne sont pas toujours perdus. »

J.R.R. Tolkien

Aussi loin que nos yeux peuvent sonder les tréfonds de l’univers, nombreuses brillent encore les étoiles. Cette guerre entamée il y a maintenant plus de quarante années par George Lucas ne prendra-t-elle donc jamais fin ? Un nouveau triptyque s’achève néanmoins avec ce « Star Wars, épisode IX : l’ascension de Skywalker », marquant le retour de J.J. Abrams aux commandes du vaisseau amiral de la maison Disney. Alors que le voyage touche à sa fin, celui à qui on avait confié la tâche de réveiller la saga endormie doit désormais prendre la relève des « derniers Jedi », réparer les robots cassés, et proposer une conclusion épique à la hauteur du culte stellaire.

J.J. Abrams n’est pas un créateur, c’est un réinventeur. Pour donner la pleine mesure de ses capacités filmiques, il a besoin d’un matériau existant. Il fit ses armes sur les travaux de jeunesses de Spielberg, il eut ensuite à relancer la « Mission : Impossible », il offrit une renaissance à Star Trek et le voici désormais sauveur annoncé d’une saga Star Wars en perte de vitesse. Les audaces iconoclastes du précédent volet signé Rian Johnson, et surtout l’échec (relatif) de « Solo » mirent en effet un méchant coup de frein à la stakhanoviste production d’épisodes. Exit donc Colin Trevorrow (renvoyé à son park à dinos), l’épisode IX sonne le retour du JJ.

Cette nouvelle trilogie qui s’était offert un réveil en fanfare doit pouvoir se coucher dignement dans le crépuscule de son étoile double. Plus que crépusculaire, la tonalité est même quasiment funèbre dans « l’ascension de Skywalker » lorsque tonne le générique de John Williams et que s’inscrivent ces mots liminaires du déroulant introductif : « the Dead speaks ! » L’origine du ricanement glaçant entendu dans les premiers teasers ne fait plus aucun doute : « no one’s ever really gone ». Abrams a compris que dans Star Wars comme dans tout mythe classique, les héros sont immortels. Et leurs acteurs le sont aussi. Pour preuve, la présence dès les premières séquences de la regrettée Carrie Fischer, pourtant disparue brutalement avant même le début du tournage. De la même manière, des voix revenues d’un passé lointain vont à nouveau se faire entendre. Ils sont l’écho d’une époque engloutie, ils en appellent à « l’ascension de Skywalker », à la convergence des Forces, à une résurrection annoncée par ce titre aux promesses de vie éternelle.

Abrams et son co-scéanriste Chris Terrio n’auront qu’à fouiller dans les archives pour trouver les pièces manquantes qui ressouderont les morceaux du présent. Plus que dans les débris de pistes abandonnés par « les derniers Jedi », c’est bien sur les ruines des épisodes IV à VI qu’Abrams trouvera son bonheur. Dès « le Réveil de la Force », il en avait une pleine conscience, faisant de son personnage principal une pilleuse d’épaves. Nonobstant un lignage prestigieux et énigmatique (sur lequel on aura « le fin mot »), Rey n’est autre qu’une simple ferrailleuse, une héroïne venue du peuple, comme l’était Luke le fermier de Tatooine, comme l’était aussi Anakin, petit génie de la mécanique, et comme le sont les acolytes de la nouvelle génération : Poe (un ancien trafiquant d’épices) et Finn (un ex-Stormtrooper). « You have us ! » lance un personnage emblématique de la première trilogie enfin de retour lui-aussi. Toute la famille est réunie, l’union fait la Force. Abrams n’invente rien, et pourtant tel était le secret de ce pouvoir à l’œuvre depuis que « la Guerre des Etoiles » existe. On lui sait gré de s’en emparer afin de faire que cette conclusion soit triomphale, de faire en sorte que les protagonistes de cet achèvement accèdent à leur tour à un statut mythique.

Au début, c’est plutôt mal parti pourtant, constitué d’une mosaïque de récits parallèles qui s’éparpillent vers des pistes assez nébuleuses et des intentions peu probantes. Par le biais d’un montage pulsé qui lui vient de ses heures passées à étudier du Spielberg, Abrams parvient néanmoins à regrouper ses troupes pour mieux diriger sa quête identitaire vers son objectif d’outre-tombe. Sans déroger à la tradition, le récit nous transportera sur différents mondes avec plus ou moins de bonheur (l’espèce de macarena géante des habitants de Pasaana était-elle nécessaire ?), revisitant au passage, non sans propension nostalgique, les vestiges des hauts lieux qui ont marqué des générations de spectateurs. Le retour sur la lune d’Endor vaut ainsi moins pour le caméo des Ewoks que pour cette formidable vision du fragment de l’Etoile Noire émergeant d’un océan tumultueux, toile de fond magistrale pour un affrontement dantesque entre Rey et son gémeau maléfique Kylo Ren, aussi puissant en intensité qu’il l’est en émotion.

Depuis qu’ils se tournent autour, ces deux-là devaient bien finir par se trouver, pris dans les circonvolutions d’une caméra pilotée par un Abrams qui s’est octroyé les pleins pouvoirs. Non contente de réveiller les morts, sa mise en scène s’affranchit aussi de toute contrainte de temps et d’espace, connecte les âmes liées par leur dimension hors du commun, permettant au passage à Daisy Ridley et Adam Driver (tous deux formidables) d’entrer de pied ferme au panthéon des héros tragiques. Il aura donc suffi d’une pirouette au milieu d’un paysage désertique pour qu’Abrams reprenne pleinement les rennes d’un récit morcelé en intrigues annexes et autres stories superflues. Le réalisateur se souvient des sources qui ont irrigué la saga, et de leurs visions forgées par d’autres. Elles vont l’aider à retrouver de sa superbe.

Des forteresses grandioses et des statues colossales, comme sorties de l’imaginaire fertile de J.R.R. Tolkien, observent en silence le drame shakespearien qui se noue dans l’amphithéâtre du côté obscur, tandis que l’équilibre des forces en présence se négocie dans les airs en batailles homériques et incertaines. Si l’on en croit certains, il n’est plus de digne Star Wars au-delà du pourtant médiocre épisode VI (qui bénéficie aujourd’hui de l’indulgence de l’âge), et on reprochera sans doute à cette conclusion tout et son contraire : quelques faciles parallèles, certains clichés convenus, des ajouts anecdotiques (mais sympathiques : les chevaliers de Ren bien stylés, l’amusante marionnette de Babu Frik, le mystérieux sourire de Zorii) et autres longueurs inutiles. Il n’empêche qu’en parachevant son rêve de gosse, Abrams fait en sorte que ce retour des Jedi soit aussi son « Retour du Roi », que « the Rise of Skywalker » soit aussi l’avènement de l’esprit Lucas. Et s’il n’est pas adoubé par la communauté des fans, il s’inscrit pourtant pleinement dans la lignée de son créateur : celle des grands arpenteurs de ciel.

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56 réflexions sur “Star Wars : l’ASCENSION de SKYWALKER

  1. Atteint par la limite d’âge j’ai quitté l’immense nef avec l’épisode VII que j’ai vu avec mon fils et mon petit fils, neuf ans à l’époque. Je ne suis donc plus du voyage mais je dis « Respect » à l’égard d’une vraie oeuvre de cinéma, par delà le cinéma. Joyeuses Fêtes l’ami?

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    • Si cela peut raviver ta curiosité, sache que le film n’est pas interdit aux plus de dix ans, et qu’il n’est pas nécessaire de se coltiner l’épisode 8 pour s’engager dans cette ultime aventure. Je suis à la fois triste et heureux que la saga s’achève enfin. Triste bien sûr de « regarder une dernière fois mes amis » comme le dit si joliment le droïde doré, mais heureux que Abrams ait pu reprendre le contrôle d’une franchise au bord du crash.
      Très belles fêtes à toi également camarade !

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  2. Puisque J.J. emprunte à tous les épisodes et les lie dans cet anneau unique, je vois la macarena géante comme un passage, le seul, inspiré de l’épisode I…

    Joyeuses fêtes ! (avec ou sans macarena 😉 )

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  3. Quel bel article ! Et quelle magnifique conclusion que cet épisode IX, à la fois hommage aux opus précédents et tour de maître pour ce qui est de boucler les boucles.
    Séduit depuis le début par cet univers, je suis totalement comblé par ce qu’en a fait ce petit génie de JJ Abrams. N’en déplaise aux inévitables râleurs (ces fans qui, à force de s’accaparer un univers, ne peuvent tolérer qu’il devienne autre chose que ce qu’ils ont décidé), ce dernier volet est une grande réussite.
    Merci, Prince, et très bonnes fêtes de fin d’année.

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    • Je crois que nous avons choisi le même côté de la Force !
      Je suis personnellement très fan de ce que Abrams avait fait sur l’épisode VII, et je suis heureux qu’il ait pu ainsi se réapproprier cette trilogie pour la conclure dans le même esprit.
      Il est sans doute le seul à s’être approprié le sens de l’épique, le souffle de l’aventure, avec un respect immense du matériau original, jusque dans les vieilles ficelles nostalgiques : les décors grandeur nature, des marionnettes, des chevaux à peine maquillés, tout ces détails un peu cheap sont les indispensables compléments à la débauche numérique indispensable à ce type de production.
      On a tellement glosé sur cette saga, beaucoup se sont tellement projetés, qu’on ne peut plus satisfaire tout le monde. Game of Thrones en a fait les frais récemment.

      Merci beaucoup Laurent, et je te souhaite de très belles fêtes étoilées.

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  4. Que je me suis ennuyée !
    Que c’est long, sans âme !
    Que les combats sont interminables !
    Malgré leur belle prestation, difficile (pour moi) de s’attacher à Rey et Ben. Désolée, mais ils n’ont pas l’étoffe des héros.
    La révélation (qui est Rey) fait flop.
    Palpatine est inintéressant au possible, se contentant de ricaner de toutes ses dents pourries sous sa capuche.
    Que reste t’il ? Les apparitions sublimes des héros de jadis, inoubliables eux.
    Quel merveilleux trio ils formaient ! Et comme les origines de leur rencontre et de leur ascendance m’avaient plu.
    Poe et Finn ne leur arrivent pas à la cheville en charisme, émotion et histoire personnelle.
    Je me demande s’ils marqueront une génération !
    J’en doute.
    L’esprit et la forme sont là, mais il manque l’essentiel, des personnages emblématiques et surtout L’ÉMOTION qui ne surgit que lorsqu’apparaissent par des subterfuges pas bien finauds, Han, Luke ou Leia (dont la mort ne provoque aucune émotion (un comble, on devrait être effondrés) et j’en voudrais à JJ à tout jamais pour ça… comme il avait raté celle de Han).
    Pour une fois, c’est moi la ronchon, bien déçue et nostalgique à jamais.

    aura donc suffit 

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    • Il suffit ! 😉
      As tu donc un cœur de Sith ? Ces héros, contre toute attente, m’auront marqué, moi et quelques autres. Nous sommes peu, mais nous sommes unis. Passées les vingt premières minutes pas très intéressantes qui vont permettre à JJ de se remettre dans son rythme, je me suis laissé emporter : l’empereur dans son caveau, les péripéties d’une planète à l’autre, et surtout ce formidable affrontement Rey/Ben (qui, contrairement à Annakin, ne bascule pas du mauvais côté au bon en une fraction de seconde) si loin, si proche, et même la petite blague du baiser avec lequel Abrams s’amusera la fin, jusqu’à ces voix qui remontent du fond des temps (même sir Alec est là). J’ai versé ma petite larme à la dernière réplique (c’était celle que j’attendais). Daisy Ridley est magnifique de bout en bout. JJ m’a vraiment fait oublier le calamiteux épisode précédent.
      Je suis bien triste que tu sois passée à côté. Moi, je n’ai qu’une envie : le revoir.

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  5. La dernière réplique est belle mais mes yeux de Sith sont restés secs. J’ai même pensé : elle manque pas d’air la Rey, non mais oh. Pourquoi pas Organa tant qu’on y est.
    J’aurais préféré quelle soit fille de… (on aurait pu dire : ben oui je m’en doutais et pour une fois ça ne m’aurait pas gênée).
    Mais qui aurait été la mère ?
    Nous l’aurions appris dans l’épisode X, qui se serait situé entre le 6 et le 7 par exemple.

    Ah oui, j’ai oublié… dans les trucs ratés, il y a les « incrustations » de Leia (Carrie, love forever) et les champs contre champs tellement ratés qu’on ne peut que se redire à chaque apparition… ben oui Carrie est morte. Triste.

    Cette note me semble plus réaliste et en tout cas plus en accord (et bien mieux dit) avec mon ressenti.
    http://lasenteurdel-esprit.hautetfort.com/archive/2019/12/24/l-ascension-de-skywalker-6200498.html

    Pour le revoir, il me faudrait une sacrée dose de masochisme.

    Joyeux Noël 😂

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  6. J’étais fan, vu les 4-5-6 au cinéma, attendu avec impatience les 1-2-3 en rêvant regarder les 6 à suivre. Vu le décalage des effets spéciaux, c’est impossible. En plus je les ai trouvé décevants. J’ai abandonné la saga Star Wars et même si celui-là a l’air alléchant, je ne le regarderais pas.

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    • Lucas en a hélas perdu plus d’un avec sa prelogie, moi le premier même si, à la longue, j’ai révisé mon jugement sur certains épisodes (le I et le III) et me fixant sur les intentions du réalisateur.
      JJ Abrams a pour lui d’avoir su mettre en sourdine ce triptyque politique de préambule pour se fixer sur l’aventure et l’esprit serial qui animaient la saga originelle. Certes il vaut mieux avoir vu l’épisode VII pour se laisser aspirer par cette « Ascension ».
      Il faut garder l’espoir et du passé savoir faire le deuil. 😉

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  7. J’ai oublié le plus triste de l’affaire…
    Le retour pathétique de Lando Carlissian…
    Il ne manque que la réplique : coucou je suis encore là !
    Là j’ai failli pleurer… de rire.
    Mais on ne tire pas sur une ambulance et la magie de Noël a fait que j’ai ravalé mes ricanements sarcastiques.

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  8. Personnellement, je ne me lasserais jamais de « Star Wars », trop culte pour moi, trop important, continuer l’aventure est un plaisir depuis que je suis gosse et j’ai adoré cette nouvelle trilogie, quoiqu’en disent certains ! Ce dernier opus est pour moi, l’un des plus émouvants, une boucle est clairement bouclée, ça me donne encore des frissons et ce sera le cas, pour toujours…

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  9. J’ai hâte de voir cet épisode surtout pour une chose : balayer d’un dernier regard cette saga qui me suis depuis 42 ans !
    Peut-être dans un futur (pas trop lointain j’espère selon la sortie dvd) je me ferai la saga entière à la maison 🙂
    Passe de très bonnes fêtes de fin d’année, un oeil sur les étoiles… Et que la Force reste avec toi 🙂

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    • Comme le dit C3-PO dans une des très belles répliques du film : « je regarde mes amis une dernière fois ». Il sera difficile pour nous de les effacer de notre mémoire.
      N’aie aucune crainte, les Jedi marchent avec moi.
      Je te souhaite une très belle fin d’année dans cette galaxie lointaine.

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  10. Ah quelle belle critique de ta part qui renforce mon envie de le voir👏. J’y vais samedi soir. Tu as raison de souligner combien Daisy Ridley et Adam Driver sont d’excellents acteurs/actrices. La conclusion de cette trilogie fait débat mais j’aime ton argumentation. Au fond Star Wars c’est comme Scorsese et son dernier film : il y a des errements mais qu’il est bon de les retrouver pour une dernière fois, de rejoindre le mythe et de leur dire adieu.. On en attend sans doute trop mais J.J. Abrams est un très bon réalisateur. Tu rend un bel hommage à cette saga. Vivement samedi soir, j’ai hâte ! 🙂

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    • Je serai heureux d’avoir ton retour.
      Certains sont assez violents en effet, alors que franchement, Abrams fait ce qu’il faut pour nous garder encore un peu dans cet univers. Bien sûr, on peut davantage voir son travail comme une sorte de reboot déguisé, ce qu’il avait fait de manière assumée (et saluée d’ailleurs) pour Star Trek. Ce qui m’a beaucoup plu, ce sont aussi les emprunts au Seigneur des Anneaux, récit de quête tout à fait matriciel. Il y a Palpatine, sorte de Nécromant dans son Mordor, le Parler Noir, une inscription sur un artefact, des interventions deus ex-machina qui rappellent l’armée venant au secours des assiégés de Fort-le-Cor,… J’en passe. Et puis il y a ce titre biblique qui place le film sous le signe du sacré : un film signé Abra(ha)ms et Chris T(errio)!

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  11. J’ai pas passé un mauvais moment mais au global j’ai quand même trouvé ça assez moyen et c’est pas faute d’avoir eu envie de me laisser prendre au jeu. Ces films qui bouclent sans cesse sur eux même ça devient un peu usant à la fin. Le seul blockbuster de franchise qui a été capable de me transporter au level du SdA en terme d’épique et d’émotions ces dernières années c’est Mad Max Fury Road. Sinon j’ai l’impression que tout le monde s’est barré dans les séries télé, avec l’inconvénient assez majeure qu’elles n’ont pas le même budget.

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    • Fury Road a plus l’allure d’un reboot que d’une fin de cycle (cf mon article à base de chrome et d’huile de moteur).
      Ici c’est autre chose, et je gage que, comme pour la prélogie Lucas (accueillie sous les quolibets à l’époque), on saura reconnaître à l’avenir à la valeur de cet épisode au regard de ce qui nous attend maintenant.

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  12. C’est bon, j’ai enfin trouvé un vaisseau en partance pour ce dernier voyage. Comme toi, je l’ai pleinement apprécié. On y retrouve l’esprit de la trilogie d’origine (un film d’aventures, où les héros affrontent plusieurs péripéties et leur destin), des hommages bienvenus et comme tu le soulignes, ce ton héroïc fantasy qui rappelle Lord of the Rings, mais aussi et logiquement Harry Potter (JK Rowling s’en étant largement inspirée). C’est notamment le cas avec toutes les scènes sur la planète Exegol : les statues des anciens Sith (Argonath ?), le trône (de fer ?), les chevaliers de Ren (nazguls ?) et l’assemblée de créatures encapuchonnées. Les décors y sont éblouissants, les combats rudes et prenants et la 3D rend pour une fois plutôt bien. Une fin fort louable à mes yeux, qui se clôt là où elle a commencé, sur le double coucher de soleil du désert de Tatooine, où brillera pour toujours le nom des Skywalker. Et de tous les (grands) enfants qui depuis 40 ans vivent avec cette saga.

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    • Une fin logique, parfaitement dans la lignée des deux précédentes trilogies, le tout formant un triptyque cohérent digne des ancestrales légendes. Car de par ses origines, ses influences, Star Wars a beau se dérouler dans une très lointaine galaxie, elle appartient mons au registre de la SF qu’aux trafitions d’un lointain passé immémorial et immortel.
      Ravi de te compter parmi « tous » les Jedi. 😉

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  13. Pingback: [Rétrospective 2019/12] Le tableau étoilé des films de Décembre par la #TeamTopMensuel – Les nuits du chasseur de films

  14. Pas la cata annoncée par les fans (qui sont toujours dans une exagération extrême) dans le sens où ça reste divertissant, y a effectivement des pistes qui restent intéressantes. Mais j’ai quand même été un peu déçue même si je sais que je le reverrai pour lui donner une véritable deuxième sens, avec plus de recul. Pour moi, trop d’infos qui vont parfois trop vite, un peu trop de fan-service à mon goût et des personnages de cette trilogie hélas sacrifiés.

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    • Combien de personnages hâtivement sacrifiés dans la toute première trilogie, ce que les fans qui idéalisent le temps jadis ont tendance à oublier (Lando, tu le trouves développé toi dans la première trilogie ? Et Chewie ? et Bobba Fett, comment il se fait dégager, on en reparle ?) Pour ce qui est des personnages secondaires ici, Abrams ne leur attribue que leur place de personnage secondaire, ni plus ni moins. On pourra regretter indéfiniment que tel personnage ait plus de place que tel autre mais moins qu’un autre encore… « Rise of the Skywalker » est un film, pas une série en 5 saisons de 18 épisodes, il a donc à raison choisi de concentrer ses efforts sur les piliers de l’histoire que sont Rey, Kylo Ren et le grand méchant Palpatine. Johnson avait eu un peu tendance à oublier qu’on était bien là dans le cadre d’une saga familiale, pas dans un space soap opera.
      Sur le rythme de la narration, je te l’accorde, ça se précipite, surtout au début, comme s’il fallait faire entrer deux films en un (en considérant au passage que le VIII est une transition optionnelle). Cela m’a fait peur au début et puis, comme je l’explique dans le texte, il y eut le grand retournement.
      Je le reverrai avec grand plaisir.

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  15. Concernant ce que tu dis sur les personnages de la 1ere trilogie, au fond, je suis d’accord avec toi et c’est aussi pour ça que j’ai du mal avec l’épisode 6. En fait, je crois que ce sont des films qui mettent en place beaucoup de choses, qui en développent mais qui ont toujours du mal à tout conclure.
    Disons que je m’attendais quand même à un meilleur développement concernant Finn et Poe, ça m’a beaucoup frustrée. Et j’avais l’impression que Palpatine sortait de nulle part, son retour n’est quand même pas bien introduit, comme s’il manquait des scènes. Pour ma part, j’aime justement beaucoup l’épisode 8 (je sais que cet épisode est si décrié), je trouve que Johnson a réussi à y mettre un peu de passion et de force à cette histoire. Là, à mon avis, Abrams oublie d’en mettre, on sent qu’il est submergé par le cahier de charges et cherche à faire plaisir à tout le monde (et visiblement ça ne marche même pas). C’est dommage car il y a aussi des trucs très bien dans cet épisode, vraiment je ne jette pas tout non plus (les histoires de Rey et Kylo Ren fonctionnent dans l’ensemble bien et l’histoire qu’ils partagent reste très touchante à mes yeux), contrairement à des spectateurs que je trouve très sévère.

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    • On n’arrête pas de reprocher aux films américains, en particulier les gros films, de toujours vouloir tout expliquer. Et là, quand on élude un peu, on trouve qu’il n’y a pas assez d’explication. Parce qu’après tout, savoir comment Palpatine est revenu de l au-delà du Styx, est-ce que ça apporte quelque chose à l’histoire ? À mon avis pas grand chose de fondamental. Ça servirait d’agrément, comme d’autres choses qui sont dans le film, c’est vrai. Est-ce qu’on se demande par quelle magie le fantôme d’Obi-Wan revient dans l’empire contre-attaque ?
      Mais peu importe, moi le film m’a passionné, après la pirouette encore une fois, parce qu’il suffit parfois d’un plan, ou d’une scène pour sortir un spectateur de sa zone grise, celle qui est la mienne à chaque début de tout film : la zone sceptique. Soit le réal, par une idée, une phrase, un plan… M’en sort. Soit il me laisse sur le bord. Voire me pousse vers le large par des choix qui me semblent inappropriés. C’est ce qu’a fait Johnson à mes yeux. Beaucoup de belles images, mais trop de voies auxquelles je n’adherais pas, rien pour pour m’éblouir vraiment, pour m’épater, pour m’étonner.

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  16. Alors, j’ai enfin vu la bête ! (et pas mal d’autres films, j’ai fais des séances de gros rattrapage récemment, avec le STAR WARS, mais aussi BRAWL IN CELL BLOCK 99, UNDERWATER, THE GRUDGE, JUMANJI 1 et 2, ZOMBIELAND 2).
    Pas aimé. Pas une catastrophe non plus, il y a visuellement de belles choses, quelques scènes fonctionnent du tonnerre prises séparément. Mais prise dans un ensemble (de la saga, de la trilogie, du film même), beaucoup de choses m’ont fait grincer des dents.
    Palpatine uniquement éclairé au stroboscope et accroché limite à une grue, des plans diaboliques ridicules, une première demi-heure qui va archi vite pour faire un épisode 8 bis et qu’on n’ai pas le temps de se poser trop de questions (et rattraper le rythme lent du précédent ?), un scénario qui avance à coup de hasard (la dague trouvée au pif, utilisée au pif pile au bon endroit). Et ça renforce mon idée que Disney a lancée une trilogie en se disant qu’ils allaient créer l’histoire au fur et à mesure suivant les retours des fans, plutôt qu’un plan établit dés le départ, car la trilogie est d’un bancal.
    Alors oui, il y a de belles images, quelques bonnes idées, de bons acteurs, mais ça ne m’a pas suffit.

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    • Ça ne fonctionne pas sur toi, ça ne se discute pas. Et je pense que tu as complètement raison sur le fond du problème, à savoir une trilogie qui navigue au gré des intérêts financiers et des retours spectateurs. Le retour d’Abrams, la valse des reals sur plusieurs épisodes, en sont d’autres symptômes.
      Comme je l’ai écrit, le raccord avec l’épisode précédent et la mise en place du jeu de piste qui va conduire le récit est effectivement mené de manière effrénée. Pas forcément facile de rentrer dedans par ce biais. Mais dans la somme de détails qui cristallisent tes reproches, il manque quand même la dimension tragique de l’ensemble. Au-delà des détails sur lesquels on peut pinailler à l’infini (et là-dessus, aucun épisode n’en sortirait indemne), il s’agit bien d’abord de nous conter la fin d’une saga qui mêle deux familles tiraillées par les contraintes de la Force, de l’obscurité vers la lumière, et vice et versa. Palpatine ne m’a aucunement paru ridicule, j’avoue que là je ne comprends pas le reproche.
      Vu comment le temps a fini par adoucir le regard sur les épisodes de la seconde trilogie, je me dis que cet épisode gagnera peut être ses galons au fil du temps. Et puis si ce n’est pas le cas, s’il ne devait rester qu’un seul Jedi pour le défendre, je serai celui-là. 😉

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      • Surtout que récemment a été révélé l’idée de base de l’épisode 9 (avant la sortie du 8), qui continuait l’histoire de manière plus logique.
        Mais dans mon texte (qui sera posté un jour prochain, mais je ne sais quand), je parle justement d’une très grande déception et d’un aspect sans doute plus méchant dans mes mots car il s’agît justement de la fin d’une saga, et ça m’a laissé de marbre.
        Pas du tout adhéré à Palpatine, autant sa représentation visuelle dans le métrage, que son arrivée dans la nouvelle trilogie hors champ entre deux films, ni son plan diabolique qui n’a pas franchement de sens quand on prend la trilogie dans son ensemble.
        Oh après la seconde trilogie, j’ai revu le troisième opus, que j’avais trouvé juste potable à sa sortie, et mon avis reste le même. C’est le moins pire des trois. Le second restant un douloureux souvenir (endormi devant au cinéma, faut le faire).

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