GHOST in the SHELL (2017)

Lost in science-fiction

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« L’intelligence c’est la liberté intérieure. »

Stanislav Lem, Le congrès de futurologie, 1971

Scarlett Johansson doit être une écorchée vive. Après s’être livrée « Under the skin » à une fascinante réflexion sur l’altérité menée par Jonathan Glazer, s’être suspendue en « Her » à la corde vocale synthétique du splendide film de Spike Jonze, elle accepte de devenir le pantin de la section 9 pour la version live de « Ghost in the Shell » signée Rupert Sanders.

On se souvient encore d’elle, iconisée sans le savoir dans le plan liminaire de « lost in translation », lolita en petite culotte se matant l’« Eve » de Mankiewicz dans la solitude d’une tour high-tech de la capitale nippone, sans se douter alors de son devenir star (une célébrité d’ailleurs vouée au clonage dès « The Island »). Treize ans plus tard, la voici au firmament de la gloire, courtisée par les cinéastes les plus établis (Woody Allen s’enticha d’elle à trois reprises) comme par les studios aux poches pleines d’effets spéciaux. En jouant des coudes aux dépens de Margot Robbie (partie se consoler en jouant de la batte sous le nez de la « Suicide Squad »), acceptant ainsi de devenir le « Ghost in the Shell » de Sanders, Miss Johansson poursuit donc son œuvre de déconstruction, méthodique, réfléchie, déplaçant toujours un peu plus loin le curseur qui différencie ses incarnations retouchées pour l’écran de son engagement militant citoyen.

« Tu es ce que toute l’humanité aspire à être un jour » lui dit pourtant sa conceptrice interprétée par Juliette Binoche, qui n’envisage toutefois pas la singularité technologique comme source d’une solitude ultra-moderne. Toujours plus synthétique et artificielle, elle se jette à corps perdu dans le vide d’un futur hyper-technologique dans lequel l’humanité se noie, dans des mégapoles aquarium peuplées d’hologrammes publicitaires gigantesques et bariolés, et ne se projette plus qu’à travers ces prothèses synthétiques fabriquées chez Hanka Robotics capables d’améliorer significativement nos performances tout en nous permettant de violenter nos corps à volonté.

On la savait déjà Avengeresse venimeuse pour la Marvel, voici désormais notre Scarlett cybernétisée à outrance, promue major de la section 9 chargée de traquer les cybercriminels qui menacent l’intégrité de l’Etat. Du cyborg assemblé dans les cases du manga de Masamune Shirow, il ne semble pourtant rester que l’emballage. Son patronyme méthodiquement repeint dans les cuves des façonneurs de rêve de la maison Dreamworks, son corps aux lignes redessinées par des OS aux ordres, Scarlett Johansson se glisse dans les courbes parfaites du personnage de la BD comme s’il s’agissait d’une nouvelle peau pour mieux se lancer à la poursuite de sa véritable identité, guidée par un mystérieux hacker boiteux encapuchonné comme un seigneur Sith.

Sanders se montre assez doué pour jouer sur des effets graphiques dans les scènes d’action (le combat dans le sous-sol du club interlope) comme dans son générique (la naissance de l’androïde), préférant retrancher dans l’image pour aller vers l’abstraction plutôt que d’abonder dans la surenchère à la mode. Mais plus encore que l’œuvre papier, c’est bien davantage le « Ghost in the Shell » relu par le cinéaste Mamoru Oshii que Sanders dépouille méthodiquement tout au long de ce remake live. Le scénario s’apparente ici à un patchwork de motifs piochés dans toute une saga qui, au fil des ans et de sa popularité, s’est vue déclinée en longs métrages et en OAV, cultivant chacun leur propre interprétation du matériau d’origine. « Avec tout ça, j’ai composé une œuvre visuelle autour de laquelle j’ai construit une histoire. » se vante Sanders qui récupère un vieux projet tombé dans les limbes du development hell. Clint Mansell est chargé de composer un remix du thème mythique de Kenji Kawai, tandis que ce vieux renard de « Beat »Takeshi, caution nippone dans le texte, décroche sa propre séquence hommage particulièrement jouissive.

Malgré toute la déférence que l’on sent poindre dans chaque séquence culte (le plongeon du haut d’un gratte-ciel, le combat d’un homme contre un corps invisible, et jusqu’au fameux « spider-tank » démolisseur des piliers de l’évolution), il ne ressort de cette manie du décalco que l’absence criante de la moindre appropriation de l’œuvre qui n’est plus qu’un digest de la version d’Oshii, un « ghost in the shell » couturé des pistes de réflexions remontant à l’éveil de la conscience informatique d’HAL 9000 jusqu’à la naissance du trouble chez l’« Ex_machina ». « Nos corps sont la propriété du gouvernement. En cas de démission, il nous faudrait les lui restituer. Alors il ne resterait pas grand-chose de moi… » soupirait le Major Kusanagi dans le film d’origine, soulevant une question éthique qui n’est qu’à peine effleurée ici. Un consortium tout puissant se substitue à la mainmise de l’Etat dans ce nouveau scénario (encore un signe des temps où la politique réelle infuse le cinéma).

Constamment écrasé par ses références, Sanders finit par rendre une copie trop conforme visuellement, traduction kaléidoscopique du film d’Oshii qui vient diffracter le portrait séduisant de cette post-humaine insurgée qui finissait par se fondre dans le réseau. Femme de toutes les attentions autant qu’objet de convoitise, Scarlett Johansson se fraie in fine un chemin à travers ce « Ghost in the shell » remis à neuf, ajoutant par son entremise une ligne de code supplémentaire à son logiciel de célébrité.

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35 réflexions sur “GHOST in the SHELL (2017)

  1. Ce que TOUT l’humanité, really ?

    OAV ? C’est oik pour les béotiens ?

    Et donc le plongeon est culte ??? Mais je l’ai vu 20 fois avant les films ! Il ne manque que l’écran vert.

    Alors donc : mouais.

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    • Merci pour la coquille. J’en ai choppé une autre dans le dernier paragraphe qui t’avait échappé.
      Pas compris la deuxième intervention. Qu’est-ce que t’as vu 20 fois avant les films ?
      En conclusion, t’as pigé l’idée.
      ah j’oubliais : OAV = original animation video, c’est l’acronyme généralement employé pour désigner les manga animés destinés au marché de la vidéo.

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      • Je suis ravie qu’une coquille m’échappe… J’ai parfois l’impression d’être un robot et que toutes les fautes me sautent à la gorge.

        J’ai vu 20 fois la scène du plongeon car la mini bande annonce tournait en boucle avant les films. C’est plus clair ?

        Ah oui donc ta note est faite pour les initiés. AOV… Je vais m’empresser d’oublier ça.

        Je crois que je vais faire l’impasse sur Scarlett qui se jette dans le vide devant un écran bleu et la Juliette qui doit bien cabotiner.

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        • ok, c’est plus clair.

          J’ai un peu de mal avec Binoche dans les films américains. Non pas qu’elle cabotine, mais j’ai toujours l’impression qu’elle joue faux (comme dans « Godzilla » par exemple). Par contre elle était super dans « Ma Loute », où elle cabotinait à qui mieux mieux pour mon plus grand plaisir !

          En ce qui me concerne, Scarlett se jette sur mon écran bleu (ou vert) comme elle veut et quand elle veut. 😉

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          • Je trouve que dans Ma Loute Juju s’amuse. Ce n’est pas ce que j’appelle cabotiner. Elle m’a fait mourir de rire. Elle était DRÔLE. Quend elle répète Ma Loute en essayant d’imiter l’accent ! Et quand elle raconte qu’elle s’est fait violer par tous les mecs de cete famille de tarés !!!
            Dans les autres films, je n’en peux plus de son petit air supérieur. Ça a du commencer avec le film de Kiarostami. Alors qu’en interview elle est charmante.

            Par contre Scarlett je l’adore mais dans des rôles… chez Woody par exemple.

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            • Comme toi pour Binoche. Mais elle reste tout de même une actrice qui compte pour moi. Pas vu le Kiarostami.

              Scarlett chez Allen, formidable bien sûr (sauf « Vicki » qui m’avait profondément agacé). « Under the skin » tu as vu ? C’est puissant, mais exigeant. Même en sirène dans « Ave Cesar », film très moyen, elle tire son épingle du jeu.

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              • Moi aussi je surveille toujours Juliette mais j’évite les films ou je sens que l’histoire n’est qu’un prétexte à sa gloire : regardez comme je reste jeune belle mince… celui où elle était chorégraphe, celui ou elle est enceinte , j’évite.
                Copie conforme était assommant de prétention.

                Vicky et Cie est un des rares Woody que je n’ai pas aimé.

                Quant à Under the skin… il a été trop exigeant pour moi. Sans une solide documentation comment comprendre ce machin ? Mais Scarlett assure.

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  2. Ce que j’ai vu était entre le pillage de la franchise animée (ou autre) et l’inintéressant total. Je vais en rester là. Par contre pour le box office, ce film confirme une chose. Quand on entendait les producteurs et la Paramount on avait l’impression que le film ne pouvait se faire qu’avec une big star du bo. On voit le résultat. Scarlett Johansson n’a jamais été bankable: elle peut faire monter un projet, cela n’en sera pas un succès pour autant. Chez Marvel elle est un second rôle. Chez Besson elle joue dans un film étranger que l’on qualifiera au mieux de film du milieu. Ça n’en fait pas une lead in bankable et cela se voit dans les chiffres plus que pas terrible de ce film.

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    • Chez Marvel, elle est un second rôle certes, mais tout de même dans le film qui a été le plus gros succès de la firme.
      Un film du milieu à 40 000 000 de dollars ? Je pense que Pascale Ferran serait heureuse de savoir les « films du milieu » français aussi bien dotés. Sans compter que « Lucy » est à ce jour le plus gros succès d’un film français à l’étranger.
      Maintenant, que ce « Ghost in the shell » se casse la gueule au box office ne m’étonne pas plus que ça. On ne peut pas dire que le film d’Oshii ait été également un grand succès populaire en France.

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      • Oui mais le problème c’est qu’elle n’est pas une lead in, et donc malgré qu’elle a joué dedans, cela ne veut pas dire qu’elle est bankable.
        Un film du milieu aux USA c’est entre 30 et 90 millions. Un film français moyen se trouve dans le type de budgets qu’à Pascale Ferran. En revanche le film de Besson dans tous les cas est une grosse production en France. Je parlais sur la base des USA. Mais comme je le disais c’est un film du milieu aux USA qui plus est étranger. GITS est un film à 150 millions de dollars il me semble, on en est bien loin avec Lucy.
        Pour le film d’Oshii, il faut le remettre dans son contexte aussi. C’est l’époque où la japanimation se montrait en France. En France, il est tout de même considéré comme un incontournable notamment par ceux qui l’ont découvert dans les 90’s en vhs, et ceux comme moi qui l’ont découvert dans les 2000″s avec le dvd. L’éditeur Manga a beaucoup fait pour ce type de films et c’est pareil pour Ninja Scroll, Akira, les Patlabor et bien d’autres que l’éditeur a sorti à une époque où la japanimation se résumait au Club DO. Le truc c’est que ce film comme ceux que j’ai cité sont un peu moins connus des jeunes générations, car Ghibli a bouffé littéralement le marché en France. Toutefois avec la sortie de ce remake, l’original peut ressortir dans une édition décente et en plus la franchise n’a pas attendu le remake pour continuer. Après c’est un problème de curiosité. Tout le monde ne va pas aller voir qu’il y a quatre films, une série et des oav et ne l’oublions pas un manga qu’en plus son éditeur (Glenat) n’a même pas réédité pour la sortie de ce remake. Toutefois je suis content de voir que certains spectateurs qui ont vu ce remake veulent voir l’original, car ils n’ont ironiquement pas été convaincu et semblent regretter d’être passé à côté. J’ai l’impression de passer pour un vieux croulant! 😀

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        • Ok, je comprends mieux ton raisonnement sur « Lucy » comme film du milieu. C’est vrai que budgétairement parlant, y a pas photo.
          Par contre, d’après Forbes, Johansson reste la plus rentable des actrices en 2016. Honnêtement, j’ai du mal à voir qui, parmi les autres, serait considérée comme plus « bankable » qu’elle actuellement. Jennifer Lawrence peut-être ?

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          • Rentable peut être et en grande partie par Marvel justement. Sauf que comme je l’évoquais elle n’est pas le premier rôle. Cela me fait penser à Judy Greer actrice rentable de 2015 car elle avait joué dans Ant man et Jurassic World. C’est quand même assez ridicule comme calcul et on fait pareil en France.
            JLaw est plus bankable oui et curieusement mieux vu. Alors qu’elle est un peu rapace. 😉

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              • Oh oui. L’air de rien un Oscar, quatre nominations aux Oscars, héroïne dans deux franchises lucratives et le récent Passengers a plutôt bien marché.
                Visiblement pas trop pour qu »elle ait ce statut. Il y avait aussi Tomorrowland mais je ne vois absolument pas qui elle jouait. Dans Ant man c’était l’ex de Paul Rudd et la mère de sa fille. Dans Jurassic World la mère des deux gosses.

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  3. Quel dommage de s’être contenté du décalco sans s’être approprié de l’œuvre, d’autant plus que de l’eau a coulé sous les ponts et qu’en matière d’I.A., les réalisateurs n’ont pas chômé, y compris à la télévision (je pense aux séries Real Humans ou Westworld).

    C’est drôle que tu fasses référence à HAL 9000, car j’ai vu il y a quelques jours à peine « 2010 : L’Année du premier contact » de Peter Hyams, et j’ai revu le jour d’après « 2001, l’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick (quelle beauté ce film). Fidèle à lui-même, pour Kubrick, le réveil à l’humanité passe forcément par la violence et le premier meurtre. HAL 9000 est vraiment « un personnage » très intéressant, et j’ai presque été émue de le retrouver dans ce deuxième opus.

    Pour en revenir au film, je vais me contenter de le voir en DVD.

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    • Comme tu le dis très bien, le thème des IA a largement été balayé par la SF au ciné depuis « Ghost in the Shell » et a fortiori depuis « 2001 » (un chef d’oeuvre visionnaire). Spielberg, qui est à l’origine du rachat des droits d’adaptation de « Ghos tin the shell », s’est lui-même placé dans les pas de Kubrick en concrétisant son projet « A.I. »
      Cette version de Sanders n’est pas en reste, traitant bien sûr d’une humanité augmentée, à la botte d’une entreprise qui prospère sur ce marché florissant. Comme souvent, on sent poindre derrière le script le vent de la fronde envers ces grands groupes qui s’approprient actuellement le marché (Amazon, Google, Space X, etc…). Bien sûr, on a déjà vu ça dans « Blade Runner », manque ici peut-être une dimension philosophique ou poétique sur ce que sera l’humanité de demain, strictement limitée dans ce film au decorum. Visuellement, c’est assez chouette tout de même.

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      • Amputer la dimension philosophique ou poétique de la SF, c’est un peu comme retirer les épices d’un plat, il en perd de sa saveur. Andreï Tarkovski l’avait déjà très bien compris, pour s’être approprié le roman Solaris de Stanislas Lem (au gram dam de ce dernier d’ailleurs) ou Stalker. Pique-nique au bord du chemin, des frères Strougatski.

        Ceci dit, je suis toujours intéressée par le travail technique effectué, dont l’aspect visuel, raison pour laquelle je ne fais pas une croix dessus 😉

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        • Je suis bien d’accord. Mais il faut bien dire que ce sont des voies qui s’accordent difficilement avec les impératifs d’entertainment.
          Puisqu’on évoque Lem, (que je cite en exergue), as-tu vu « le congrès » ? On m’en a dit grand bien.

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  4. Tu as bien fait de me rappeler la signature de ta citation, cela m’avait échappée qu’il s’agissait de Stanislav Lem. Heureuse coïncidence donc 🙂 Je suis embêtée, car j’ai bien vu la première partie du film Le congrès, mais je l’ai abandonné en cours de route. C’est qu’il ne me plaisait pas tant que cela, mais j’ai totalement oublié pourquoi. Pas sûre non plus que je lui ai donné toutes ces chances (parfois, c’est juste pas le bon moment pour le voir). Bref, je n’ose pas trop me prononcer et cela vaudrait peut-être même la peine d’essayer de le revoir.

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  5. Ton commentaire est superbement écrit. Et je crois que l’on se rejoint AB-SO-LU-MENT. Mais pas sur la forme (dommage pour moi). Je crois que le grand intérêt du film c’est le film dans la carrière de Scarlet et ce que cela nous dit de ses propres efforts (à l’actrice) de désincarnation.

    Sinon, bien que le film se range dans cette forme renouvelée (me semble-t-il) du blockbuster (exemple récent parmi des dizaines, Skull island), c’est-à-dire un film réussi dans sa forme (même si c’est relatif), qui propose des références parfois intéressantes, des pistes de réflexion en option (c’est plus facile quand le blockbuster est un remake d’un film qui n’était pas dépourvu d’idées) mais qui en terme de réalisation manque très souvent, ou toujours (faut voir), de personnalité et par conséquent d’intérêt, bien que Ghost in the shell se range disais-je dans cette catégorie, ce n’est pas un film que j’avais envie de ne pas aimé. Je suis pas sûr d’être clair là…

    Autre remarque, puisque tu évoques ces signes des temps, le film nous présente de nouveaux terroristes…

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  6. Après plusieurs lectures, je crois distinguer l’idée derrière le propos 😉

    Ceci dit, je crois que nous sommes foncièrement du même avis car il faut tout de même reconnaître que ce « Ghost in the Shell » 3.0 (puisqu’il existe déjà un 2.0 mis à jour par Oshii lui-même à partir du film initial) vaut essentiellement pour quelques plans esthétiquement soignés, y compris les séquences hommages qui reprennent quasi à l’identique celles de l’animé. De la part d’un réalisateur qui vient de la pub, on ne saurait attendre autre chose même si, derrière mon attaque quelque peu péjorative, je n’oublie pas que Fincher ou Ridley Scott étaient issus du même berceau et avaient en leur temps essuyé le même reproche. Il faut admettre néanmoins qu’on a l’impression que Sanders laisse le film penser à sa place, ce qui ne nous amène bien moins loin que ne l’avait fait Oshii (en particulier avec son « Innocence », quasiment aussi abscons que « Marienbad »).

    Heureusement, Scarlett assure. Et c’est toujours un bonheur de revoir Kitano en action.

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  7. Merci pour l’effort (de relecture !)
    Je ne sais pas si je confonds les deux films d’Oshii que j’ai pourtant bien vus. Dans mon esprit les deux scénarios étaient distincts, mais Innocence serait une simple reprise customisée du premier ?

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    • Non, quand j’évoque « Ghost in the shell 2.0 » il ne s’agit pas d’Innocence mais d’une version « améliorée » du premier « Ghost in the shell » dans lequel Oshii a incorporé des séquences en anime 3D (semblerait que le syndrome George Lucas touche même l’extrême orient). Je n’ai pas vu cette version mais j’ai lu que la greffe n’était pas très heureuse.

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  8. J’y suis allé pour Scarlett, bien évidemment… Mais l’univers de cette SF me reste légèrement hermétique… Je n’ai pas détesté mais je n’est pas été passionné non plus. Je vais aller voir le manga maintenant pour comparer au moins le scénario, l’emprise sur moi…

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  9. Juste quelques petits mots avant d’essayer de potasser un truc un peu plus consistant sur mon blog. Je suis bien moins sévère que toi sur ce coup-là et j’ai vraiment bien aimé cette adaptation, certes plus grand public et plus compréhensible que l’original, qui ciblait quand même un public de niche. Les thématiques sont donc moins poussées et différentes, mais ça me va aussi très bien. Je n’ai jamais été fan de Scarlett mais elle est tip top dans ce rôle, vraiment, je la félicite. Et sa voix sexy en diable contrebalance superbement son côté cyber. Franchement, j’y ai trouvé mon compte et je suis contente de l’avoir vu au cinéma 🙂

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    • Je suis heureux de t’avoir finalement motivé pour voir cette version de « ghost in the shell », même si je suis nettement moins enthousiaste. Bien sûr, je retrouve dans mon souvenir du film tous ces éléments qui t’ont convaincue (Scarlett, des thématiques technologiques, etc…), mais ne manque-t-il pas cependant un peu d’âme (de ghost » ?) dans cette grosse machine ?

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  10. Disons que l’âme n’est pas de même nature, le Major du film étant finalement assez différente de celle du manga, ils évoluent d’ailleurs presque à l’opposé. La grosse machine est plus balisée et moins complexe mais c’est aussi le prix à payer pour un film grand public, disons que je peux le comprendre, l’accepter et m’y retrouver malgré tout 🙂

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