READY PLAYER ONE

Le grand jeu

READY PLAYER ONE

« Je crois au fond que je souffre du syndrome de Peter Pan. En effet, je ne veux plus grandir et rester définitivement un grand gosse ! Mais attention : un gosse réaliste et parfois cynique sur le monde qui l’entoure. »

Steven Spielberg

« La déesse de notre temps a pour nom Nostalgie, nouvel Être suprême d’une société sans Dieu. »

Emmanuel Hoog, Mémoire année zéro, 2009.

Il y a peu, Steven Spielberg prédisait la mort du blockbuster de super-héros. Le succès du récent « Black Panther » semble pourtant conforter le prévisionnel de la firme Marvel. Alors, puisque le glas des super-costumés n’a pas encore sonné, le père du plus célèbre des gamins au vélo entend bien organiser la contre-attaque, secouer le cocotier formaté du film à grand spectacle pour revenir aux fondamentaux et aux bonnes vieilles recettes. C’est le grand retour des DeLaurean, des geeks en goguette et des chemises à carreau : Tonton Spielberg nous sort le grand jeu alors, « Ready Player One » ?

Il était temps de rappeler à tous les fans de pop culture que les vieux héros ne sont pas finis. Ils ne demandent qu’à reprendre du service, et pour ce faire, Spielberg a trouvé dans le roman d’Ernest Cline l’opportunité de réveiller toutes ces franchises qui firent le bonheur des années VHS pour les plonger joyeusement dans le grand chaudron des mondes virtuels. Retour vers le futur : L’Amérique de 2045 n’a toutefois pas grand-chose d’un univers high-tech tel qu’on pourrait l’imaginer, avec voitures volantes et skateboards en lévitation. En cette époque pas si lointaine, les classes laborieuses auront fini par s’empiler dans les « Stacks », sortes de bidonvilles de mobil homes installés à deux pas d’immenses cimetières de voitures. « C’est plutôt triste. Pas triste au point qu’on se demande comment des gens peuvent vivre dans un tel environnement. » tempère Janusz Kaminski, chef opérateur attitré de Spielberg depuis maintenant de longues années.

Certes, la vie n’est pas toujours rose pour Wade l’orphelin qui vit chez sa tante et son poivrot de concubin, mais lorsqu’on voit Tye Sheridan, jeune homme bien propret regagnant son antre secret pour s’évader vers sa seconde vie numérique, on peut légitimement se dire qu’il y a des destins bien pires au monde. Il faut dire qu’une société baptisée Innovating Online Industries fait en sorte d’acheter la paix sociale en inondant les masses de réalités virtuelles accessibles via des casques, combinaisons haptiques ou lunettes plus ou moins sophistiquées. L’OASIS devient donc le refuge sans limite et sans contrainte d’une humanité sous emprise, un numérique park dont les esclaves seraient en quelque sorte tous consentants. Si des conflits numériques ont visiblement fait quelques victimes (comme les parents de Wade), l’apocalypse n’a pas eu lieu, laissant le champ libre à l’empire IOI et ses cohortes de « Sixers » pilotés par le dénommé Nolan Sorrento (Ben Mendelsohn à nouveau du côté obscur après « Rogue One ») pour prendre le contrôle de ce juteux marché ludique.

Celui qui fut, avec son ami Lucas, taxé de fossoyeur du Nouvel Hollywood, prend donc ici le parti des indépendants (il y est même question de rébellion clandestine) face à une firme omnipotente et tentatrice. Internet oblige, les électrons libres avancent masqués, sous pseudo arthurien par exemple. Wade est Parzival dans le monde virtuel, et le Graal convoité se fait appeler « Easter Egg ». Il prend la forme d’un mirifique pactole de dollars planqué quelque part dans l’immensité de l’OASIS numérique par son défunt concepteur. Et c’est sous la perruque ébouriffée de celui-ci (une sorte de Doc de l’informatique sous Lexomil) que l’on trouvera l’indispensable Mark Rylance qui, après Harrison Ford et Tom Hanks, devient la nouvelle mascotte du réalisateur. Dans cette histoire, il est le démiurge de tout cet univers référentiel. Vénéré tel un dieu par le plus idolâtre de ses preux chevaliers servants, on le retrouvera muséifié dans son propre univers en une série de tableaux vivants retraçant divers épisodes de sa vie dans des décors de Sitcom. Si l’idée de mise en scène ne manque pas d’amuser, la révérence dont l’autiste Halliday fait l’objet interroge néanmoins. Il incarne une personnalité à part, plutôt lunaire, irrémédiablement réfugié en enfance, un profil qui n’est pas sans rappeler celui du réalisateur lui-même.

Le rêve ludique spielbergien envahit chaque espace de ce film, convoquant d’autres monarques du Panthéon Amblin comme Chris Colombus (qui donne son nom à la ville où se déroule l’action) ou Robert Zemeckis (associé à un Rubicube temporel). On pourra tout autant demeurer dubitatif sur la vénalité de la quête proposée à l’humanité vidéo-addict, offrant à tout un chacun le loisir de s’aligner au départ d’une course où tous les coups sont permis avant, in fine, d’en appeler à l’insurrection et prendre d’assaut la citadelle. Renverser le pouvoir, faire triompher les outsiders, le vieux mogul de l’entertainment, en déballant tout le coffre à jouets de la Warner, en profite pour adresser quelques coups de mentons provocateurs à la concurrence aux grandes oreilles. Visuellement époustouflante, cette course tient autant de Mario Kart, du rollercoaster minier dans « le Temple Maudit », que de ces « Fous du Volant » qui ne se faisaient pas de cadeau dans la série animée signée Hanna et Barbera.

Pour contrer le satané diabolique Sorrento, le réalisateur pioche dans le roman de Cline quelques personnages empreints de culture vidéo ludique tels le géant bionique Aech, le Ninja Daito et le Samouraï Sho, ou bien encore la motarde Art3mis. Spielberg (au patronyme si ludique lui-aussi) s’amuse comme un petit fou sur son circuit Hot Wheels bourré de chausse-trappes et d’invités surprise : King Kong, T-Rex, Géant de Fer et autre Mechagodzilla peuplent ainsi cet univers ultra-référencé, foisonnant à l’excès que l’on survole en voltiges vertigineuses filmées en plans séquences immergés dans un flot de CGI. S’il se ménage des itinéraires personnalisés, Spielberg tient à rester fidèle à l’esprit du roman, prenant pourtant bien soin d’élargir le champ des références afin de s’adresser à toutes les générations de spectateurs, quitte à noyer tout le monde afin de n’oublier personne. Le réalisateur de « A.I. » se laisse déborder par son enthousiasme encore juvénile, comme lorsque dans la quête du « Rosebud » il s’empare d’un lieu mythique de la grande cinéphilie horrifique pour un détournement qui tient hélas bien trop de la parodie.

Emporté dans le torrent des références, Spielberg n’en est plus à une hérésie près, quitte même à se changer en père la morale dans son laïus final. « Un jour viendra où les histoires mythologiques seront supplantées par un autre genre que des jeunes réalisateurs songent actuellement à explorer pour nous tous. » disait-il encore dans son allocution prospective, tandis qu’il commençait déjà à réfléchir au tournage d’un nouvel « Indiana Jones ». Nostalgie quand tu nous tiens.

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37 réflexions sur “READY PLAYER ONE

  1. Je comprends que le film puisse diviser avec un réel excès de nostalgie. En revanche, il me semble que techniquement, le film est assez bluffant. On a surtout l’impression que « Ready player one » est un hommage à ses influences cinématographiques et une dénonciation du média actuel.

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    • Techniquement c’est vrai, même si esthétiquement c’est plus discutable. Malheureusement les prouesses du numérique qui n’ont plus de limites que celles de l’imagination du réalisateur ne m’impressionnent plus vraiment. Tout devient possible. C’est bluffant oui, mais on finit par se lasser.
      Spielberg n’est pas vraiment en position de dénoncer une industrie dont il a été un des principaux pourvoyeurs de recettes. On sent bien qu’il cherche à dénoncer les travers opportunistes des grands studios alors qu’il est justement en train de nous vendre de la nostalgie au kilo pour la puissante Warner. Dans cette histoire, on se dit finalement que tout n’est qu’une histoire de pognon. La différence tient juste à celui qui saura le mieux l’utiliser. J’aimais mieux Jurassic Park où le créateur aux rêves d’enfant voyait sa création lui échapper pour devenir un monstre incontrôlable.

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  2. J’ai été moins agacé que toi par le film que je crois assez personnel derrière son étalage numérique, la fin dans la chambre d’enfant renvoyant à A.I.. Je pense que Spielberg croit sincèrement à la morale du film, édictée non pas par le final comme un cheveu sur la soupe mais par toute la vie d’Halliday que le film raconte du début à la fin. L’aspect référentiel m’a paru surtout nécessaire à la mise sur pied du concept de l’OASIS et n’est pas si gênant que cela (les références passent vite), sachant qu’il faut faire la part des choses entre réalisateur et studio comme toujours, chacun ayant ses objectifs propres, Spielberg n’ayant pas le même point de vue que la Warner. Comme souvent, Spielberg fait de ses propres contradictions le coeur d’un film (ici, il est le jeune Wade, le vieil Halliday et l’enfant de la fin à la fois), ce que ses détracteurs n’ont cessé de lui reprocher, et ce que je tiens pour ma part comme une de ses marques de fabrique et donc comme quelque chose de personnel. Reste le véritable problème du film, sa laideur esthétique que sa cohérence thématique ne peut compenser. Et je suis peut-être indulgent parce je craignais le pire pour ce film d’abord fait pour les plus jeunes spectateurs.

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    • L’énigmatique Halliday est incontestablement le personnage le plus intéressant de ce film, et sa relation avec son comparse Ogden Morrow attise une certaine curiosité. J’ai trouvé hélas qu’ils n’étaient tous deux que les accessoires d’une quête dont je me suis désintéressé très tôt, à savoir celle de Wade.
      Sur la laideur de l’ensemble je te rejoins, et ajoute au ratage cette séquence « Overlook » qui tient, malgré la performance technique et son côté « surprenant », du blasphème pur et simple selon moi. Il faut dire que Spielberg ne s’était déjà pas fait des amis en reprenant le projet « A.I. » des mains de feu Kubrick. Serait-ce alors par provocation qu’il s’empare cette fois de cette pièce de choix dans l’héritage du maître ?

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      • Je me suis pour ma part surtout intéressé à l’énigme Halliday, tenant la quête de Wade pour accessoire. A propos de la séquence Shining : « Provocation », « blasphème » ? A ce point ? J’ai trouvé que la séquence était au contraire pleine d’humour et de tendresse. Je suis agnostique et ne tiens de toute façon pas Kubrick pour un des dieux du cinéma (de lui, je n’adhère sans réserve qu’à 2001 et Les Sentiers de la gloire), ni Shining pour autre chose qu’un très bon film d’horreur. 😉 Kubrick était un ami de Spielberg et la séquence relève pour moi du clin d’oeil affectueux tout en s’inscrivant dans la thématique du retour en arrière du film (Spielberg revenant sur ses pas pour se confronter ludiquement à un de ses maitres). La séquence Overlook fait aussi le lien avec la séquence finale dans la chambre d’enfant qui renvoie à A.I., preparé d’abord sous les auspices de Kubrick comme tu le sais mais que Spielberg s’est approprié pour en faire un film totalement spielbergien. PS : je tiens A.I. pour un très grand film et je ne crois pas Kubrick aurait fait quelque chose de plus intéressant, de plus déstabilisant ou de plus personnel. Lui même le pressentait peut-être puisqu’il avait de son vivant demandé à Spielberg de réaliser le film.

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        • Je passe sur la vénération douteuse du créateur qui permettra à Wade de franchir les épreuves…
          Pour revenir à Kubrick, je ne suis pas particulièrement idolâtre de l’eouvre de Kubrick, mais il me semble que la dénaturation dont Spielberg fait preuve vis à vis de son film, réduit à quelques vignettes grotesques, m’a particulièrement déplu. Tout comme il m’aurait tout autant déplu qu’il fasse la même chose avec « Blade runner » (initialement prévu), « Citizen Kane », ou « 2001 ». A moins que nous ne soyons dans un film parodique assumé, auquel cas j’ai du mal à situer dans quelle forme d’humour il entend placer son curseur. Bref, je considère cette escapade nulle et non avenue, quelle que puisse être la performance technique.
          Allez, nous dirons que ce film de Kubrick se pliait à la rigueur au jeu de piste tant il fit gloser les amateurs de thèses fumeuses (cf le documentaire « room 237 »).
          Passons donc sur ce postulat douteux que l’amitié que Spielberg entretenait avec Kubrick n’excuse en rien.
          Quant à savoir ce que Kubrick aurait fait de « A.I. » on pourra toujours supputer longtemps, le fait est qu’il est et sera toujours un film de Spielberg, et pas son meilleur à mes yeux (eh oui, nous divergeons aussi sur ce point).

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          • A.I. : son meilleur, certes non ; l’un de ses plus intéressants, sur un plan formel comme thématique, oui. Et je n’ai pas suffisamment d’estime pour Shining (bon film d’horreur mais pas plus) pour m’offusquer qu’on s’en moque gentiment et je crois Spielberg quand il affirme que cette escapade bon enfant dans l’Overlook hotel aurait amusé Kubrick.

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            • PS : ce n’est évidemment pas censé être le Shining de Kubrick que nous voyons, mais un jeu vidéo imaginé par le geek Halliday à l’intérieur de Shining. Des jeux vidéo ayant pour cadre un film, cela existe déjà pour le meilleur et pour le pire. Et quitte à prendre un film comme cadre de jeu dans Ready Player One, Shining ne me parait pas être le pire choix.

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              • Pour le meilleur ou pour le pire en effet, quitte à devenir un objet de dérision. Après tout, pourquoi pas en effet, mais je n’ai pas trouvé ce choix à mon goût. Quitte à détourner un film, Spielberg aurait pu choisir un des siens (pourquoi pas une petite aventure dans « Amistad » ou « la liste de Schindler » pour pousser le bouchon du mauvais goût jusqu’au bout), qui se trouvent d’ailleurs tous épargnés.

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  3. Amusant nous avons sorti notre article dessus le même jour. Je ne suis pas dans la même optique que toi. Pour moi les références ne font pas le film, ni le discours. Elles sont un décor. Tu ne les reconnais pas ? Pas grave, tu passe à autre chose. Zak Penn avait fait exactement la même chose à l’époque de Last action hero.
    Comme le discours qu’il développe n’est pas exactement celui que tu évoque selon moi. A mon sens, Spielberg a le même discours que les Wachowski il y a dix ans avec Speed Racer. D’un côté, des industriels qui veulent exploiter quelque chose jusqu’à plus soif. De l’autre, des créatifs et / ou passionnés qui veulent faire perdurer leur passion / art sans avoir à faire avec les industriels qui peuvent les brider. C’est ça le vrai discours du film. Le fait que Spielberg puisse suggérer qu’il est prêt tôt ou tard à passer la main et désire que son oeuvre puisse perdurer à travers d’autres personnes (les fans, ceux qui veulent continuer certains aspects de son oeuvre etc). Comme la pop-culture évolue au fil des décennies à travers de nouveaux éléments. C’est clairement ça qu’il dit dans le final à travers James Halliday. Ou en tous cas je le vois ainsi et il n’y a aucun cynisme de sa part, qui lui serait symbolisé par Sorrento.

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    • J’aime bien cette thèse en effet. L’apport de Zack Penn au scénario est effectivement à prendre largement en considération, et c’est sans doute la donnée qui manque à mon analyse. N’étant pas un grand fana de « Last Action Hero » (qui porte surtout la patte de Shane Black non ?), je ne m’étonne guère que ma réception soit néanmoins si mitigée.
      Sur l’absence de cynisme de Spielberg, je pense en effet que tu as raison.
      Il faut que je voie « Speed racer » (et que je me refasse une opinion sur « Last Action Hero »)

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        • A mon sens l’apport de Penn est vraiment de mettre les références en décor (le name-dropping est finalement rare au contraire de personnages ou éléments « cultes » parsemés à droite et à gauche). Dans Last action hero, Penn avait placé Catherine Tramell (toujours jouée par Sharon Stone) devant le commissariat et le jeune Danny voit passer le T-1000 (lui aussi toujours joué par Robert Patrick). Certes on les voit bien à l’écran, mais si tu n’y fais pas attention, ce n’est pas grave en fin de compte. Comme ce n’est pas grave de ne pas voir la camionnette de L’agence tous risques, Ryu de Street fighter ou la Mach 5 de Speed Racer. 🙂
          Je dirais que tu as des éléments des deux scénaristes, l’un apportant à l’autre. Penn était le premier scénariste je crois donc globalement l’histoire générale doit être de lui. Puis il y a des choses qui reviennent dans RPO. Black c’est plus des éléments spécifiques. La scène avec l’hélicoptère fait directement penser aux deux Armes fatales qu’il a écrit (et on peut aujourd’hui rajouter Au revoir, à jamais et Iron man 3). L’enfant renvoie à différents films. Les gamins de Monster squad, les gamins kidnappés dans L’arme fatale et Au revoir à jamais et les sidekicks actifs comme Danny, la fille de Bruce Willis dans The last boyscout ou la fille de Ryan Gosling dans The Nice guys. Sans compter qu’un de mes followers m’a récemment dit que le méchant surnommé Adolf dans L’arme fatale 2 devait s’appeler Benedict. Soit le prénom du personnage de Charles Dance dans Last action hero.
          Speed Racer est un film que je n’avais pas apprécié à sa sortie, en grande partie aussi car le film n’a pas été bien vendu. On te le montrait comme finalement sérieux avec quelques bastons, au lieu de miser sur la vitesse. Je ne l’apprécie à sa juste valeur que depuis quelques années. Il s’agit plus d’un film enfantin où le discours (contrairement à RPO qui est clairement mis en avant) est plus sous-entendu (comme certaines allusions personnelles des Wachowski). Last action hero je l’ai apprécié dès que je l’ai vu à l’adolescence. Le plus ironique est que ces deux films qui aujourd’hui sont plus ou moins cultes (le Wachowski n’a clairement pas la même réputation qu’il y a dix ans) se sont plantés à leur sortie et RPO s’en sort mieux que prévu. Reste que le box-office us n’est pas phénoménal au contraire de l’international.

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  4. Pour ne réagir qu’au commencement de ton article, Spielberg riposte d’un film quand une pluie de hallebardes Marvel DC (surtout Marvel) s’abat partout dans le monde… Même s’il rappelle qu’il est là, il n’est pas prêt de gagner cette guerre.

    Er pour réagir de façon plus générale, moi qui ai souvent regardé Spielberg avec méfiance (davantage il est vrai quand il traite d’histoire), cette année, c’est le sans faute, toujours divertissant, jamais inutile.

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    • C’est sûr qu’avec l’ « infinity war » qui nous tombe sur le râble, rarement sans doute le terme de blockbuster (bombe capable de détruire tout un quartier) n’aura aussi bien porté son nom.
      Je n’ai hélas pu voir qu’une moitié insatisfaisante à mes yeux de son œuvre annuelle. Mais je compte bien me plonger dans les « Pentagon papers » dès qu’il sera disponible en vidéo.

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  5. J’aime pas quand tu fais ton geek avec des mots et des sigles que je comprends même pas. Il y a sacrément du cinéma dans ce… « catalogue » !!!
    C’est peut-être un tour de grand 8 étourdissant mais WTF (oh un sigle !) que c’est bon, que ça fait du bien !!! Qui nous offre ça ?
    Voir ce film quelques jours après ou avant, je sais plus, l’exécrable et bien moche visuellement Black Panther… on n’a plus de doute sur qui est le taulier.
    Tu peux faire la fine bouche et prendre ce film de haut ou avec des pincettes, tu es chez toi (ben si) mais je t’interdis de dire que Steven est vieux.
    Tout comme je t »interdis de bouder ton plaisir en qualifiant la virée chez Joooohnyyyy de… comment dis tu, détournement parodique ? J’ai gloussé de plaisir à l’unisson de la salle et jai poussé un noooon de frayeur amusée quand Machin entre dans la chambre… mince jai oublié le numéro… 47 ? 247 ???
    Avertissement par LR avec AR (oh un sigle !) suit.

    Spielberg annonçait la couleur : dans le titre il y a player.
    Par contre j’avais jamais vu que le réalisateur était patronimiquement programmé :-). Merci pour ce clin d’oeil finement observé. Ça jai bien aimé.

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  6. Vérif faite : c’est la room 237.
    Précision : The shinning… j’aime moyen malgré la succession de scènes cultes inoubliables et… les sourcils de Nicholson.

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    • La question ici n’est pas de savoir si on aime ou pas « Shining », mais celle de la pertinence de ce DETOURNEMENT(car c’est bien le cas) grotesque. Je crois que je ne mange pas de ce pain là, et la question de bouder mon plaisir ne s’est d’ailleurs pas posée devant le dernier Marvel (pas le « Black Panther » bien moche en effet, mais l’autre).
      De toute façon, je dois avoir un problème avec les films sur les jeux vidéos et l’univers méta-geek. J’avais déjà eu beaucoup de mal avec « Scott Pilgrim vs the World » d’Edgar Wright (dont le grand pote Simon Pegg est d’ailleurs au casting de Ready Player One), voire avec « Tron ».
      Sinon « Ready Player One » m’a aussi beaucoup fait penser à « Summer wars » de Mamoru Hosoda, un très grand film celui-là, qui passe sans doute mieux parce qu’il est un film d’animation pur jus.

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        • Si tu aimes le cinéma d’animation japonais, je ne peux que chaudement te conseiller la vision de « Summer wars » de Mamoru Hosoda, auteur du « garçon et la bête », « Ame et Yuki, les enfants loups », « la traversée du temps », sans doute une des plus doués de sa génération.

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  7. Comme tu l’as vu, ce film, pourtant bien foutu techniquement (ouais, esthétiquement, ça dépend ça dépasse) m’a profondément agacée, notamment cette fin mais MON DIEU c’est pas possible ! Presque l’impression que Spielberg ne connait pas son sujet en fait. Et la hype autour, n’en parlons même pas, certains internautes méritaient des paires de claque (je me suis retenue de l’écrire dans mon billet mais putain fallait que ça sorte).

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  8. Bon vu que j’avais bien aimé Scott Pilgrim, j’ai accroché là aussi. Je ne sais pas, moi ça me parle tout ça. Pas tant pour l’aspect rétro-nostalgie des 80s, mais plutôt pour cette capacité à voir le monde à travers le jeu (vidéo, de rôles, en société). Et même si ça reste très grand public, je me suis laissé emporter sans broncher par ces histoires de courses et de chasses aux trésors. Mon côté Les jeux de 20h sans doute…

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  9. Pas vu, mais je m’interroge sur ce que Christopher Nolan, cinéaste auquel fut un temps réservé la réalisation de cette adaptation, aurait pu faire d’un tel matériau. Sans doute qu’aux références au kilomètre, se serait ajouté un pensum bedonnant sur la virtualité du monde.

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    • Curieusement, je ne vois pas Nolan sur ce genre d’adaptation. Et puis je pense qu’il s’est déjà emparé de la question lorsqu’il fit plonger ses personnages dans les univers mentaux d’Inception. Sans doute aurait-il ici plutôt fait éclater la narration en une sorte de puzzle temporel.

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  10. Pingback: [Rétrospective 2018/3] Le tableau étoilé des films de mars par la #TeamTopMensuel | Les nuits du chasseur de films

  11. Je te rejoints sur certaines réserves. Tu as raison de dire que le monde réel de Sheridan n’est pas aussi triste qu’il pourrait en avoir l’air. Sheridan doit tenir davantage du Spielberg jeune, donc classe moyenne ou aisée, que d’un malheureux habitant de bidonville et un ado en détresse.

    Il y aussi sûrement quelque imperfection dans la séquence Overlook. Mais il faudrait la revoir maintenant pour mieux en juger.

    Du coup je m’accroche à une phrase à une belle phrase de ton article : « Le rêve ludique spielbergien envahit chaque espace de ce film », peut-être comme le petit David rêve le plus beau jour de sa vie dans la dernière scène de A.I.

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    • Astucieusement, tu emploies mes mots pour jeter un pont fort pertinent vers « AI ». Je l’emprunte volontiers, tant effectivement Spielberg trouve le moyen de plier son univers ludique à ces deux visions du futur. Je préfère néanmoins « AI » (qu’il me faudrait revoir) car Spielberg, sous patronage Kubrick/Aldiss, se trouvait sans doute moins contraint qu’avec le roman de Cline.

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