The THING (1982)

A l’intérieur

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« Au moment où nous franchîmes la passe, les hautes régions du ciel étaient effectivement couvertes de vapeurs tourbillonnantes chargées de particules de glace, et il semble tout naturel qu’elles aient pu affecter d’étranges formes qui mirent en branle l’imagination enfiévrée de mon compagnon. »

H.P. Lovecraft, At the mountains of Madness, 1936.

« C’est le premier film qui m’a fait littéralement bondir hors de mon fauteuil. » Cette déclaration du réalisateur John Carpenter ne vaut pas pour sa version virale de « The Thing » mais bien pour « la Chose d’un autre monde », son modèle tant admiré signé Christian Nyby et son idole Howard Hawks. Il y a pourtant un océan qui sépare les patriotes du grand Nord repoussant la rouge invasion venue du ciel et les besogneux congelés dans leur base rudimentaire de l’Antarctique. La mutation opère, l’élève dépasse le maître, et le trouillomètre descend largement sous zéro.

Il aura fallu plus de trente années pour que l’extra-terrestre belliqueux atteigne les antipodes de notre planète. Autre temps, mais pas forcément autre mœurs, les tenants de la Guerre Froide n’ont visiblement pas dégelé à l’écran « Peut-être qu’on est en guerre contre la Norvège » avance un cuisto funky monté sur roulettes. Il est vrai qu’en ces eighties émergeants, le réchauffement des relations avec l’URSS n’est pas encore d’actualité, et le royaume du roi Olav se trouve en première ligne. Le chasseur norvégien lancé à la poursuite d’un pauvre chien aux abois, ne lâchera pas un traitre mot d’anglais compréhensible, sinon quelque charabia que le yankee renfrogné aura bien vite pris pour une déclaration de guerre. Sans laisser à ces messieurs le loisir de se perdre en de stériles conjectures, Carpenter dépêche illico son maverick de choc vers la source des problèmes, histoire de nous donner un avant-goût des infortunes à venir.

« Personne ne se fie plus à personne » confie MacReady à son magnétophone, seule oreille en odeur de confidence, une fois la langue déliée par quelques gorgées de J&B. Visiblement, Kurt Russell a récupéré le deuxième œil de Plissken (« escape from New York » mais prisonnier au Pôle Sud), et s’est enfoui le visage sous une toison presqu’aussi épaisse que celle de ce husky qui cavale dans la neige au début du film. Il prend bien vite les commandes, fendant les airs dans son hélicoptère valkyrien, un chapeau à la Kilgore vissé sur la tête comme s’il prenait d’assaut la base norvégienne. C’est shotgun en main et lunettes antigel sur le nez qu’il s’avance tel un cow-boy sans peur et sans reproche dans les décombres d’un laboratoire dévasté (devançant ainsi les space marines au secours des colons de L-426).

D’un sarcophage de glace, Carpenter exhume les restes de « Who goes there ? » (la nouvelle de John W. Campbell à l’origine du film de Hawks), enfile le script du fils de Burt Lancaster dans sa poche revolver, et se lance tête baissée dans l’exercice du remake. Loin d’enfouir toute forme d’hommage au « renard argenté » d’Hollywood, Big John profite de son budget confortable pour rendre à une ancienne connaissance la monnaie de sa pièce. Evoquant les suites de son premier film écrit avec Dan O’Bannon, il se souvient que « Dark Star terminé, nous avons envisagé de faire ensemble « they bite », une histoire d’insectes préhistoriques qui prennent l’apparence des proies qu’elles dévorent, humaines ou non. » Pas d’insecte préhistorique dans les parages, sinon un gros bug alien particulièrement hostile et dangereux qui a tout d’une réponse directe au « huitième passager » dont est si fier son ex-acolyte.

De toute évidence, le désertique continent de roche et de neige vaut bien un océan glacial intergalactique, et les stridences violoniques d’Ennio Morricone s’alignent à la perfection sur les constellations musicales de Jerry Goldsmith. L’Outpost 31 s’apparente donc à un ersatz du Nostromo, mais John Carpenter n’envisage pas tant « The Thing » comme un thriller d’atmosphère (à l’aune du film de Ridley Scott). « The Thing » ressemble plus à un western en huis-clos, un « Hatefull eight » complètement muté. Afin de marquer le pas dans la représentation de l’horreur, il en appelle au talent de celui qui incarna pour lui à l’écran le spectre vengeur d’un brumeux Capitaine, un jeune bricoleur aux idées géniales et pour le moins délirantes dont le nom deviendra bientôt une des légendes des effets spéciaux. Rob Bottin se tua (presque) à la tâche pour concevoir ces monstrueuses abominations difformes : démembrements, amputations, animaux écorchés vifs et hideuses visions de cauchemars où pullulent créatures asymétriques et tentacules dégoulinants (le genre de « choses » que même H.P. Lovecraft se refusait de nommer).

Dans ce lointain royaume de glace, d’où l’on ne verra pas venir la menace, les seules sources chaudes sur lesquelles les survivants peuvent compter sont autant de réponses dérisoires : lance-flammes ou fusées éclairantes viennent rougir la superbe image bleutée distillée par Dean Cundey, illusoires lueurs d’espoir pour ces confinés du point limite austral. Toute sortie en extérieur ne peut être que temporaire, obligeant les résidents à rester cloitrés dans des espaces exigus, au risque de se laisser envahir par les démons de la méfiance engendrés par une telle promiscuité. Carpenter laisse alors les pires fantasmes se glisser dans les ombres des films de Jacques Tourneur : ici une silhouette, là une forme qui s’échappe d’un couloir, le moindre mouvement génère le suspens autant que le soupçon.

Les malheureux se débattent en vain contre un ennemi qui vient de l’intérieur, un colonisateur implacable qui se propage et se nourrit de son hôte pour mieux asseoir son règne. « The Thing » contient des scènes effrayantes, mais c’est avant tout un film d’action » constate, fin connaisseur, Kiyoshi Kurosawa dans son « effroyable histoire du cinéma ». C’est surtout un parfait alliage hitchcocko-hawksien dans le cadre d’un film de genre, alchimie si prisée des cinéphiles qu’on n’aurait jamais imaginé voir jaillir de la caméra d’un tel réalisateur. Des Zombie Zombie musiciens à J.J. Abrams en « Super 8 », bien des admirateurs se sont depuis essayés à la même noirceur, sans même s’apercevoir que c’est la pâleur de la neige qui fait ressortir le génie du Mal.

78 réflexions sur “The THING (1982)

  1. Je comprends mieux la référence dans ton dernier commentaire ! Les grands esprits se rencontrent, faut-il croire, et voilà que le confinement nous incite à aller explorer des huis-clos d’outre espace aux horreurs innommables… Ce sont des « choses » qui arrivent 😉

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    • C’est vrai Arthur, et qu’on soit dans le vide sidéral ou tout en bas du monde, les cris d’alarme restent étouffés.
      Ces deux films jumeaux portent les germes de nos angoisses actuelles et passées. Et le mons qu’on puisse dire c’est qu’ils sont vivaces.

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  2. J’ai toujours apprécié Kurt Russell, il a un de ces charisme. John Carpenter a été visionnaire et aujourd’hui il est culte. Ils ont un charme fou ses films. Ton texte est très chouette, j’ai plaisir à me replonger dans ces années 80 d’avant la chute du mur. Et puis « The thing » est sorti la même année que ma naissance ou plutôt l’inverse 😉 Excellent weekend à toi 😊

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    • Une belle année de cinéma que cette année là : l’alien de Carpenter rencontreta la concurrence féroce d’un égaré de l’espace. Le public boudera cette « Thing » un peu trop stranger et préférera téléphoner maison à la place. Dommage pour Carpenter pourtant à son meilleur, et qui offrait, comme tu l’as très bien dit, un rôle mémorable au charismatique Kurt. Il est d’ailleurs le leader naturel de cette histoire, Tarantino saura s’en souvenir quand il faudra enfermer huit salopards dans une auberge perdue dans le blizzard.

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      • C’est vrai que le cinéma de cette période était inventif. Toutes les franchises « alien », « rambo », « star wars », « Indiana Jones », « ET » et j’en passe, qui remontent à cette période d’un âge d’or si fécond où le cinéma était encore un art et pas seulement une histoire d’argent.. J’aime beaucoup la façon dont tu parles de cinéma. C’est réjouissant ! 🙂

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        • Merci beaucoup.
          Ce sont de veritables mythes qui sont en effet apparus à cette période, et qui creusent aujourd’hui encore le sillon du succès. Il ont pourtant ce charme vintage d’un savoir-faire bricolé, par trop délaissé à l’ère du virtuel et du tout numérique.

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  3. Je ne connaissais pas ce très bon clip de Zombie Zombie. Excellent choix !
    Question : tu fais quoi après le confinement ?
    Réponse : je file me détendre en Antarctique. Les grands espaces, l’air frais du Pôle Sud… tout ça. 🙂

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  4. oOooh. Un classique ! Encore un bien bel article, avec de jolies anecdotes (que j’ignorais pour la plupart !). Quel film. Quelle ambiance. Quelles horreurs. Quels personnages. Quelle fin !

    La pâleur (et le froid mordant) de la neige qui fait ressortir le génie du Mal.

    Oui !

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    • On peut dire en effet que sous ces latitudes extrêmes, le froid mord, et pas qu’un peu !

      C’est aussi une des
      données que le film de Carpenter prend très au sérieux. La menace est double, extérieure comme intérieure. Cela fait partie des points forts du film, rendant la situation particulièrement critique pour cette communauté d’hommes entre eux.

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  5. Lovecraft en a cauchemardée, Carpenter l’a filmée !
    L’inquiétante étrangeté se transforme ici en coup de flippe intense, vertigineux et super/ultra/méga stressant ! De quoi rendre aussi givré que le père Torrance dans son labyrinthe de glace !
    Et cette musique (« dumdum…dumdum…dumdum… ») qui s’infiltre insidieusement dans nos esgourdes dès l’énigmatique séquence d’intro ! Et les tours de prestidigitation de Bottin, certainement les plus « monstrueux » du cinéma ! Et cette trouille magistrale orchestrée par Big John (le seul, l’unique, l’irremplaçable), leçon de 7e art où tous nos repères disparaissent pour mieux nous déstabiliser !
    Bref, « The Thing », chef-d’œuvre absolu sur l’indicible, reste un sommet inégalable.
    Merci à toi, ô grand Mister Freeze des Ténèbres, pour avoir si bien causé de cette pierre précieuse et glaçante avec tant d’à-propos et de chaleur cinéphagique…

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    • Hey voilà un post qui me défrise assurément !
      Grand merci, mais nous sommes d’accord, le film est inspirant.

      La musique compte pour beaucoup, c’est vrai, pour une fois laissée à l’expertise d’un cador de la BO. Morricone in fine produit une sorte mix entre du Herrmann et du… Carpenter je trouve. Quoiqu’il en soit un score hautement efficace, cela va sans dire.
      Tous nos repères disparaissent en effet, effacés par la blancheur étale de ces confins (et qui vaut bien la noirceur spatiale qui enveloppait le Nostromo). Dans un autre film de commande à la charge terrifiante tout aussi élevée, John Carpenter renouera avec cette horreur mutante et protéiforme. D’aucuns auront réunis d’ailleurs the Thing, l’Antre de la Folie et Prince des Ténèbres sous un triptyque apocalyptique qui leur sied bien. Chez Carpenter il est souvent question d’une humanité acculée, d’une presence très « fluide » et mouvante du Mal qui cherche à corrompre, à pervertir, à rallier à son panache. Faut-il y voir l’expression des rapports compliqués entre Big John et l’establishment hollywoodien ? Peut être. Quelque chose de l’ordre du fameux « indicible » Lovecraftien dominé en tous les cas ces films. On retrouve cela dans quasiment tous les autres d’ailleurs, y compris dans Halloween, ou même Christine, autre film de commande dont j’ai ici même dit tout mon amour (c’est quand même une belle mécanique tu avoueras 😉).

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      • Absolument ! Le minimalisme (et l’efficacité redoutable) des notes de Morricone fait immanquablement penser au style musical de Carpenter… Une fusion artistique digne des fusions organiques de la Chose ! D’ailleurs, puisque tu parles de l’excellent « Christine », le film repasse lundi prochain à 20h50 sur France 5. Un petit tour à bord de ce bolide néfaste and furious qui ne se refuse pas ! Comment ça « je préfère me refaire « Le Petit Baigneur » sur C8″ ?!? 😊

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        • Ah le petit baigneur… Je le mettrais bien dans la gueule du monstre tiens celui-là. Pas le meilleur de Funès, loin s’en faut.

          Mais revenons à nos Carpenter et à ses obsessions néfastes and furious ( je crois que je vais m’en vouloir toute une vie d’avoir loupé ce jeu de mot). Belle programmation que celle de Christine sur F5, mais qui reste néanmoins subordonnée au petit écran, une voirie bien mal adaptée aux courbes si joliment carrossées de la Plymouth charmeuse, forever my darling… J’entends d’ici gronder son moteur mécontent depuis le garage.

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    • C’est l’histoire d’un organisme d’origine extraterrestre qui, une fois décongelé de l’Antarctique, prend possession des organismes vivants, les habite et les copie. Ce principe épidémique du remplacement est très proche de celui développé dans « l’invasion des profanateurs », autre classique de la paranoïa anti-communiste typique de la SF des années 50, ayant lui-aussi subi plusieurs remakes.

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    • Cette version propose en effet des effusions plus spectaculaires.
      Peut être as-tu vu la première version signée Hawks et Nyby qui se situe au Pôle Nord ? John Carpenter en utilise un extrait dans « Halloween », le film passe à la télé le soir où le tueur est de sortie. Il en reproduit ici une scène presque à l’identique.

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  6. Voilà un film qui m’avait bel et bien fait « bondir hors de mon fauteuil » adolescent. Il faudrait que je revois un jour ou l’autre ces Carpenter pour voir s’ils tiennent toujours la route. Merci de m’y avoir refait penser.

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    • Et quand on sait l’appétence naturelle du réalisateur pour ce genre, cela semble encore plus évident. Il suffit de comparer la base polaire « the thing » à son équivalent dans le désert de la Planète Rouge dans « Ghosts of Mars », l’analogie saute aux yeux.

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  7. Très envie de le revoir depuis un moment, mais mon DVD est (provisoirement ?) hors de portée. J’attendrai bien encore un peu…

    Merci d’en avoir reparlé. C’est un film que j’ai découvert quand ma cinéphilie n’était qu’une vague idée et que je veux revoir pour mieux l’évaluer. Je cautionne à l’avance l’expression « film culte », mais je veux l’étayer par une nouvelle vision…

    Merci, Prince, de m’avoir remis la chose sous les yeux.

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    • Je peux te confirmer que ce fut pour moi un plaisir de sortir cette horreur culte de sa gangue de glace, et de la partager avec vous.
      Si tu retrouves ce DVD perdu dans la neige, n’hésite pas, ce qu’il contient te rendra tout chose. ❄️

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  8. Hou la la, pas vu depuis au moins vingt ans mais j’en garde un souvenir vivace et Carpenter … no comment, le maître absolu de ce genre de cinéma dans cet âge d’or qu’ont été les années 80.

    Et (comme j’apprends toujours des trucs de dingue en lisant tes posts), ce serait une forme de remake d’un film D’Howard Hawks ? Howard Hawks, vraiment ? Le même que celui de The big sleep and His girl Friday ? Incroyable!

    Bref, très beau post, comme d’hab. Encore un film, un de plus, sur la liste de ceux qu’il faudra que je revoie si j’en ai l’occasion.

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    • Le Howard Hawks de Scarface et de Red River himself. Pour tout dire, la première version de cette adaptation d’une nouvelle de John Campbell a été réalisée par Christian Nyby, le monteur de Hawks. Mais il semblerait qu’il fût très largement à la manœuvre sur le tournage dans l’ombre de son poulain, lui même une sorte de « chose » prenant possession du film malgré lui…
      Une version qui mérite le coup d’œil elle-aussi.

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  9. … et moi aussi je tire mon chapeau face à « Zombie, Zombie » , belle trouvaille, choix heureux… comme l’est de nous faire re-visionner ce formidable film (mon premier « bond fauteuil » du cinéma a été cependant dans « Alien » de R.Scott) dans une période de guerre contre l’invisible. Bravo !

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  10. Bonjour Princecranoir, j’ai revu ce film, il n’y a pas longtemps. Je ne me rappelais plus qu’il y avait deux survivants et non un. Les effets spéciaux non numériques restent effrayants. Un huis-clos étouffant digne d’Alien. Merci pour ton billet. Bonne journée.

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  11. Un film horrifiant et paranoïaque jusque dans ses dernières minutes. A l’image de ce thème d’Ennio Morricone stressant et pesant. Puis les effets de Rob Bottin tiennent terriblement bien le choc. Un vrai cauchemar.

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    • Je le revois à chaque reprise avec un effroi renouvelé.
      Dans la foulée je me suis refait « Ghosts of Mars » avec sa ville minière qui ressemble à la base polaire. Pas du tout la même ambiance sonore, la même atmosphère et le même soin apporté, même si on a Greg Nicotero aux maquillages.

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      • Un film que je suis content d’avoir pu voir au cinéma. En fait, je trouve le film encore plus effrayant maintenant que je connais l’astuce de Dean Cundey pour savoir qui est la chose ou pas. Le final n’en devient que plus glaçant encore.
        Ghosts of Mars est pour moi vraiment raté. Trop de récits dans le récit. Trop de personnages inintéressants. Même les fantômes ne sont pas si intéressants et le chef apparaît comme un clone de Marilyn Manson. Puis certains effets-spéciaux quelle horreur. Je pense notamment à la mort de Clea Duvall qui est vraiment honteuse.

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  12. Un chef d’oeuvre du genre, et un des très nombreux de la part de Carpenter. Un film qui m’avait traumatisé gamin (quelle idée de montrer ça à un jeune enfant ! haha), je n’ai pas pu voir la scène du chenil sans détourner le regard avant de trèèèèès nombreuses années. Un film glaçant et maitrisé qui n’a pas pris une ride quasi 40 ans après. Très content d’avoir pu le voir au cinéma deux fois en seulement une décennie (2010 lors d’une soirée avec Halloween juste avant, et 2014 en soirée spéciale précédé d’Assaut et suivi par L’Antre de la Folie). Et comme pour Time and Tide, une furieuse envie de le revoir maintenant, bien que connaissant le film par coeur.

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    • Glaçant. On ne peut pas dire mieux en la circonstance.
      Cette intro également, avec la course du chien dans la neige, est d’une intelligence rare. Elle reste imprimée durablement dans les mémoires. Cette échappée ensuite vers la base norvégienne constitue presque la dernière respiration avant le long confinement paranoïaque et étouffant.
      Un film injustement boudé hélas à sa sortie en salles, dont l’échec (comme celui de Jack Burton) nourrira finalement d’autres œuvres noires telles Christine (même si c’est une commande, on sent la carrosserie trempée dans l’acide), ou Prince des Ténèbres.

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      • Pour l’intro, le sublime score composé par Morricone aide à poser une ambiance dés le premier plan sur cette étendue désertique et glacée, pourtant si simple.
        Beaucoup des films de Carpenter furent boudés à leur sortie, il y en a très peu qui ont vraiment fonctionnés finalement, c’est dommage. L’échec de The Thing et Jack Burton a fait plus de bruits car les budgets étaient bien plus élevés.
        Christine j’ai mis des années avant d’aimer le métrage, il a fallut que je le revois il y a quelques années chez un ami pour vraiment aimer. Alors que Prince des Ténèbres, on en avait parlé sur mon article, ça reste mon métrage préféré de Big John.

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        • Un Morricone qui se fond dans les nappes givrées façon Carpenter. Excellent.
          Je suis content que tu aies fini par l’adopter la belle Plymouth. 😉
          Il faut que je me refasse Prince des Ténèbres. J’ai un souvenir lointain et glaçant de ce film.

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          • Oui finalement, on ressent plus la patte Carpenter que Morricone sur cette bande son.
            J’aurais mis le temps hein, j’ai finis par aimer le film quand un ami a voulu absolument que je le réévalue et me force un peu en soirée à ce qu’on se fasse Christine et Starman (qui était pour lui le seul Carpenter que je n’avais jamais vu). Grand bien lui a prit, vu que j’ai adoré les deux.
            Voilà, tu sais quoi regarder ce weekend ! Et après tu voudras écouter l’ost en boucle haha.

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  13. Un film d’horreur, d’angoisse et de paranoïa que le public accueillit froidement à sa sortie. Mais le temps à fait son oeuvre, heureusement.
    Perso, il m’effraie toujours autant. Et les effets spéciaux n’ont pas pris une ride.

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  14. La chose d’un autre monde, déjà évoqué dans une scène d’Halloween ou le petit Tommy regarde un extrait à la télé avant d’apercevoir Micheal Myers par la fenêtre. Hélas, il faudra attendre la folie des vidéo club et des rediffusions pour que le film de Carpenter obtienne la reconnaissance mérité. En même temps il a eu le malheur de sortir la même semaine que le ET de Steven Spielberg. Entre le pessimisme de Big John et l’émotion Spilbergienne, il ne pouvais que perdre le duel. Et aussi incroyable que ça puisse être le Remake/Prequel qu’ils ont réalisé en 2011 était presque aussi impressionnant que The Thing. Excellente critique comme toujours.

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    • Merci beaucoup.
      C’est vrai que le film de Hawks/Nyby est déjà cité dans « Halloween », sans savoir qu’on lui commanderai un remake quelques années plus tard. Gros échec pour Carpenter qui aura du mal à avaler la pillule. C’était aussi un peu sa revanche sur son ex-pote/rival Dan O’Bannon qui avait fini par s’illustrer avec le script de « Alien ». Force est de constater que « The Thing » aura moins de succès que le film de Ridley Scott.
      Tu m’intrigues avec ce prequel. Je n’ai pas cherché à le voir, considérant tout ajout au chef d’œuvre de Carpenter tout à fait inapproprié. Mais si tu dis qu’il est aussi efficace alors…

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      • J’étais moi aussi septique en le découvrant, et c’est peut être parce que j’en attendais rien justement que j’ai passé un bon moment devant. On sent que le réalisateur de cette nouvelle version de The Thing à un immense respect pour le travail de Carpenter, qu’il a découvert adolescent, et c’est ça qui m’a le plus touché.

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