The GRAND BUDAPEST HOTEL

Un Air de Panache

« On peut se sacrifier pour ses propres idées, mais pas pour la folie des autres. »

Stefan Zweig, La Contrainte, 1927.

Dans la famille très encombrée des Anderson qui occupent le premier plan du cinéma actuel (qui va de P.T. à P.W.S.), Wes est sans doute celui qui possède l’identité visuelle la plus remarquable. « The Grand Budapest Hotel » répond en effet à tous les critères de reconnaissance imposés par sa marque de fabrique : comédie à l’humour très cérébral, goût prononcé pour les décors miniatures et les looks surannés, couleurs criardes, scénario foisonnant trempé dans une loquacité sophistiquée doublé d’un sens très astucieux des mouvements d’appareil. C’est grosso modo autour de ces quelques termes que se définit le petit monde de Wes Anderson. Lire la suite

Inherent Vice

Docteur Strange Love

INHERENT VICE

« Je crois que je vais entasser mes affaires et acheter un pick-up
Descendre jusqu’à L. A.
Trouver un endroit qui soit chez moi et essayer de me remettre.
Commencer une toute nouvelle journée. »

Neil Young, out on the weekend, in « Harvest », 1972

Décidément peu adepte des modes de son temps, Paul Thomas Anderson s’autorise parfois un trip vers le passé, une taffe revigorante dans les glorieuses seventies, hippies et enfumées. Dix-sept ans après avoir narré les exploits filmiques d’un acteur bien membré dans « Boogie nights », le voici, dans la même décennie, aux basques d’un privé bizarrement luné pour « Inherent Vice ». Lire la suite